1890 – le congrès de BOLOGNE raconté par E. LAVISSE

Les paragraphes sont les suivants:
– LA POLITIQUE ETRANGERE DES ETUDIANTS
– Devoirs envers les étrangers (Allocution prononcée dans une réunion de l’Alliance
française.)
– Les fêtes de Bologne
– Le retour de Bologne (Allocution prononcée dans une réunion des étudiants de Paris, le 23 juin 1889)
– Les fêtes de 1889 (discours aux étudiants étrangers et français, prononcé au banquet de Meudon, le 12 mai 1889)
– Présentation des etudiants à M.CASTELAR (discours prononcé le 13 novembre 1889, en Sorbonne dans une réunion de l’Association Générale des Etudiants de Paris)

Un extrait des fêtes de bologne:
« LES FÊTES DE BOLOGNE

Les fêtes de Bologne ont été très belles, et si pleines de toutes sortes de choses, que l’ensemble, « au moment où j’essaye de le représenter à mon esprit, m’appârait comme une toile immense, où des centaines de personnages, les uns en ordre de procession, les autres en tumulte de cohue. s’avancent ou se bousculent autour des palais, des fontaines, des églises et des statues, sous le grand soleil et le ciel bleu, avec, un éclat extraordinaire de couleurs, couleurs aux fenêtres d’où pendent les guirlandes et les tapis, couleurs surles épaules et les têtes bariolées de centaines de professeurs et d’un millier d’étudiants, couleurs sur les visages qui représentent toutes les nuances de la race aryenne, depuis la blancheur des septentrionaux jusqu’au brun doré des Méditerranéens.

Au fond du tableau, l’histoire dessine les contrastes des temps : le paganisme, le christianisme, la vieille Etrurie, Rome el le moyen âge se confondent. (…) »



Ernest Lavisse,
 né en 1842 et mort à Paris en 1922, est un historien français.

Présenté au ministre et historien Victor Duruy, Lavisse devient très rapidement précepteur du prince impérial (1868) sur recommandation de Duruy puis membre de son cabinet (directeur sans titre) en 1869. La défaite de 1870 touche au plus profond de lui-même ce protégé du régime. Décidé à œuvrer pour sa patrie vaincue, Lavisse, muni d’un modeste viatique, part étudier le fonctionnement du système universitaire de l’Allemagne victorieuse. Durant trois années, il étudie sur place l’histoire et les origines de la Prusse, thème qui restera sa spécialité. L’une de ses deux thèses, la Marche de Brandebourg sous la monarchie ascanienne préfigure ainsi ses œuvres futures les plus originales : Études sur l’histoire de Prusse (1879), Trois empereurs d’Allemagne, Guillaume Ier, Frederic III, Guillaume II (1888), et enfin deux ouvrages sur Frédéric le Grand en 1891 et 1893: La Jeunesse du Grand Frederic et Le Grand Fréderic avant l’avènement.

De retour d’Allemagne en 1875, Lavisse se rallie par degrés au régime républicain, jusqu’à y adhérer tout à fait lors de la crise du 16 mai 1877. Suppléant de Fustel de Coulanges à la Sorbonne en 1880 puis professeur adjoint en 1883, il succède à Henri Wallon à la chaire d’histoire moderne cinq ans plus tard.

En juin 1888, il participe en Italie aux grandes fêtes de Bologne, organisées pour les 800 ans de la plus ancienne université d’Europe.

Personnage phare de la IIIe République, membre de l’Académie française en 1892, directeur de la Revue de Paris en 1894, instituteur national, surtout lorsqu’il devient, en 1904, directeur de l’École normale supérieure, Lavisse mène durant toute sa carrière la régénération du système universitaire et scolaire du régime. Sa politique se révèle d’ailleurs plus patriotique que républicaine, comme les conservateurs s’en rendront compte très vite. Ernest Lavisse, le général Pau et Louis-Emile Bertin seront, avant la guerre de 1914, les cofondateurs de La Ligue Française. Ernest Lavisse, le général Paul Pau seront les Présidents d’honneur de La Ligue Française sous la Présidence de Louis-Emile Bertin. Fort de cette posture institutionnelle reconnue et incontournable, pendant la première guerre mondiale, il présida le Comité d’études, chargé par Aristide Briand en février 1917 de travailler à l’élaboration des buts de guerre de la France.

Professeur talentueux et orateur hors pair, capable de subjuguer par la force de son discours les auditoires les plus divers, Lavisse n’atteint pas cependant la dimension théorique d’un Leopold von Ranke. Durant deux décennies, il dirige la publication des célèbres ouvrages collectifs qui portent son nom : Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu’à la Révolution, 1900-1912, et l’Histoire contemporaine de la France, 1920-1922.

Ses ouvrages, parmi lesquels les nombreux « manuels Lavisse », accompagnent la formation de multiples générations de professeurs, d’instituteurs et d’élèves. Ils vont faire naître, phénomène nouveau, une véritable culture historique populaire en France. Toutefois, bon nombre de clichés y trouvent aussi leurs sources, Lavisse étant souvent plus soucieux d’une reconstruction systématique de l’Ancien Régime en fonction de l’avènement de la République que d’une stricte recherche de la vérité historique.

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5740418v.r=ernest+lavisse+etudes+et+etudiants.langFR

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