1998 – Faluchement Vôtre N°2 – Rennes

faluche, faluchard, rennes, faluchement vôtre

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textes des articles ci dessus


 

Editorial

Déjà le N°2 1ère année, à croire qu’il y a vraiment des Faluchards qui ont quelque chose à dire, d’ailleurs je vous rappelle que vous pouvez nous envoyer dessins ou articles, nous serons très heureux de les publier. Je tiens à ce sujet, à remercier ceux qui nous ont lu dans le N°1, il n’en reste plus qu’un pour les archives.

Passons à l’actualité, actualité qui se promet faste, bientôt arrive le « Gala du cinquantenaire de la corpo pharma » (Ndlr: AAEPR) qui se déroulera le Vendredi 6 Mars salle Rennes Congrès, boulevard Solférino: c’est à coté de la gare (non, ce n’est pas de la pub, c’est de la promotion!). En effet, lors de cet événement, un grand moment de la Faluche (en pharma en tout cas) aura lieu: tous les anciens de la corpo sont invités, ils ne seront peut être pas tous présents mais beaucoup seront là; il n’est alors pas impossible que quelques uns ressortent de l’armoire « le vieux béret qui y dort affaissé » (Ce que fit le monôme, l’A déc.1928 10ème année), depuis je ne sais combien d’année. A part ce détail, la soirée nous promet des moments tout aussi grands, peut être plus animés ou alcoolisés pour certains.

Je n’oublie pas non plus le grand bal droit et le Gala sciences éco qui auront lieu un peu plus tard, je préfère cependant leur laisser le soins de vous les présenter eux même (Je viens d’en griller un pour le prochain édito)

 

Sur ce, Faluchement Vôtre.

Pour les Pharma  Twix – Mickaël

SOMMAIRE

Page 2

Pour qu’on cesse de parler d’un GM en lettres

Page 3

St Valentin

« l’escargot »

Page 4

Revue de Presse

Page 5

Mise au Point

Page 6-7

Bologne ou le pourquoi de l’adoptation de la Faluche

Page 8

Notre partenaire

Abonnement

remerciements

 

 

 

POUR QU’ON CESSE DE PARLER D’UN GRAND MAITRE EN LETTRES…

Ce qui suit s’adresse aux jeunes mais aussi au moins jeunes ; aux « Lettres » mais surtout aux autres qui donnent leur avis sur le sujet sans connaître la situation ; enfin, à tous ceux qui se croient originaux en imaginant untel ou untel grand maître de la faluche « Lettres » à Rennes. Sachez que d’autres y ont déjà pensé !

Ainsi, régulièrement, le débat reprend pour savoir quand, comment, pourquoi, qui installer à la tête des faluchards « Lettres ». Les discussions s’éternisent et chacun apporte ses « solutions » à la question. Jamais personne ne semble porter attention aux faits qui ont toujours fourni la même réponse, à savoir l’absence d’un G.M. en Lettres. Et nombreux sont ceux qui refusent l’évidence : les « jaunes » qui n’ont jamais eu besoin d’un meneur, doivent continuer à s’en passer.

Les « Lettres » : un mythe

A la différence des étudiants en médecine ou en droit, les étudiants en lettres ne forment pas un corps. Ils ne sont pas unis. En cela, ils se distinguent également des étudiants en sciences qui ont toujours su former un groupe. Dans celui-ci, les distinctions entre filières restent secondaires : que l’étudiant fasse des maths, de la physique ou de la biologie, il est avant tout en sciences. Les littéraires, au contraire, sont avant tout étudiants en langues, en histoire ou en psycho. Les linguistes eux-mêmes se répartissent entre anglicistes, germanophones, hispanisants… On est fier d’appartenir à la filière qu’on a choisi et on l’affirme. On ne se côtoie qu’avec difficulté. L’unité est impossible. Imaginez les étudiants en médecine, pharma, dentaire et paramédical regroupés sous le même terme de « Médicaux » et vous aurez une idée de la situation des « Lettres ». Cette absence d’unité des littéraires apparaît nettement au sein du milieu associatif.

Une corpo ou des associations

En Lettres, il n’y a pas une corpo comme il en existe une en droit, en pharma, en sciences… Les littéraires disposent de plusieurs associations d’étudiants ; une dans chaque filière ou presque. Or l’impact de ces associations est faible, comme noyé dans la masse. Peu d’étudiants les connaissent, les fréquentent, en bénéficient. Ailleurs, par contre, la corpo détient une position hégémonique. Elle possède, en effet, le monopole, ou presque, des services proposés aux étudiants. La distribution d’annales, en particulier, est souvent attractive et lui profite largement, que ce soit sur le plan financier ou humain. Et c’est ce dernier qu’il faut souligner ici : plus nombreux sont les adhérents, plus nombreux seront ceux qui sortiront du rang pour devenir membres actifs… et faluchards.

Association et faluche

On le sait, les faluchards se recrutent au sein du milieu associatif. D’ailleurs, très souvent, le groupe actif de l’association et le groupe faluchard ne font qu’un. La volonté parfois affichée de dissocier les deux apparaît donc vaine. Or en Lettres, la distinction entre l’activité associative et celle de la faluche reste très forte. La faluche est loin d’être intimement liée à l’association puisqu’elle possède un caractère facultatif. Les quelques porteurs du béret étudiant n’y sont donc pas « contagieux ». Ainsi dilués parmi les membres d’une même association, les faluchards sont, en outre, dispersés dans plusieurs associations disciplinaires. Leur implantation et l’affirmation de leur identité s’en trouvent particulièrement amoindries. En Lettres, à défaut d’avoir, comme ailleurs, un caractère quasi obligatoire pour un membre d’association, le port de la faluche pourrait avoir d’autres attraits. En médecine, par exemple, le succès au concours de première année représente une exceptionnelle promotion de la faluche. Le port de celle-ci est le moyen d’affirmer avec fierté la réussite au concours et son appartenance au corps des carabins. En droit, en sciences ou ailleurs, les anciens bizutages devenus parrainages (lorsqu’ils existent encore) jouent un rôle similaire en faisant découvrir aux nouveaux ce drôle de couvre-chef. Il n’existe rien de tel à Rennes 2.

La rareté des faluchards « Lettres »

Il n’aura échappé à personne que les « jaunes » forment une espèce rare ! Depuis la renaissance de la faluche à Rennes, voici dix ans, une quarantaine de « Lettres » seulement a été baptisée. En outre, beaucoup d’entre eux ont peu ou n’ont pas du tout porté le béret étudiant. L’effectif des porteurs réguliers de la faluche est donc bien faible chez les littéraires. Les raisons en ont été évoquées. Elles suffiront, je l’espère, à faire comprendre qu’on ne peut pas raisonner simplement en considérant les 20 000 étudiants de l’Université Rennes 2 comme un énorme potentiel de faluchards. Des causes structurelles, qui ne s’effaceront pas du jour au lendemain, font que les « Lettres » n’ont pas la couleur la mieux représentée à Rennes… même si certains en rêvent !

Un grand maître en Lettres : pour quoi faire ?

La première fonction reconnue au grand maître est celle de diriger les baptêmes. Et ce rite revêt une importance particulière : il marque l’entrée dans le monde des faluchards mais aussi, et peut-être surtout, dans le groupe des faluchards de sa discipline. Ainsi, une couleur n’existe en tant que telle que si elle a son propre baptême et son G.M. Mais on a déjà vu que les « Lettres » ne formaient pas un groupe. La seule chose qu’ils aient en commun est la couleur de leur ruban. Ce n’est pas un grand maître qui assurerait leur cohésion. Il apporterait peut-être même la discorde. D’autre part, les « jaunes » ne sont pas assez nombreux (et cette année en particulier !) pour qu’un chef de file leur soit utile et encore moins nécessaire. Regardons une fois encore chez les autres. Il y a deux ans, les faluchards en I.U.T.-B.T.S. ont demandé à avoir leur grand maître et l’ont obtenu. Ils n’étaient pas plus nombreux que les « Lettres ». Aujourd’hui, les « blancs » ont entièrement disparu. Etait-ce bien nécessaire d’avoir un G.M. ? Prenons aussi l’exemple des « Sciences-éco ». Ils n’ont jamais été très nombreux non plus, mais ont toujours eu un grand maître. Cette année, il ne reste plus que lui. Cela fait réfléchir, non ? Quant au nouveau grand maître « Paramédical », l’avenir, que je lui souhaite « rose », nous dira si sa présence est justifiée.

JAUNI A L’IDEE

 

St Valentin

l’AFRE vous donne un coup de pouce. Recopiez cette missive amoureuse à votre amant, il vous en sera reconnaissant, et vous, « remplie » d’émotion.

Je suis très émue de vous dire que j’ai

bien compris, l’autre jour, que vous avez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde un souvenir de votre

baiser et je voudrais que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à vous montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul. Si vous voulez me voir ainsi

dévoiler, sans aucun artifice, mon âme

toute nue, daignez donc me faire une visite.

Et nous causerons en amis et en chemin,

je vous prouverais que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l’affection

la plus profonde et la plus étroite

amitié, en un mot, la meilleure amie

que vous puissiez rêver. Puisque votre

âme est libre, alors que l’abandon ou je

vit est bien long, bien dur et bien souvent

pénible, ami très cher, j’ai le coeur

gros, accourez vite et venez me le

faire oublier. A l’amour je veux me sou-

mettre.

LETTRE DE GEORGE SAND A ALFRED DE MUSSET

*lire la lettre une ligne sur deux!?!

 

 

Jeu: Amuses-toi à retrouver toutes les fautes volontairement glissées dans ce numéro, et tais-toi!

 

 

Rennes, le 31 janvier 1998

 

sujet : article sur le F.N. du POINT n°1323, de Janvier 1998.

 

Monsieur le directeur des publications,

en tant que Président de l’Association des faluchards de Rennes, je suis choqué et indigné par le rapprochement effectué entre la faluche, symbole étudiant apolitique et aconfessionnelle, et le F.N, parti politique d’extrême droite.

En effet, cet article mentionne que les faluchards (tout étudiant possesseur d’une faluche) sont des individus asociaux, extrémistes et antisémites. Aussi, je pense qu’il serait souhaitable de replacer ces propos dans leurs contextes historiques. Il est peut-être vrai que dans les années 60-70, certaines corporations étudiantes, comme celle de Droit Paris, auraient eu des actions et idées extrémistes ; or de nos jours, il en est autrement, la faluche étant détachée de toute considération politique.

L’assimilation F.N / faluche est d’autant plus facile à faire que Mr Jean-Marie Le Pen était Président de la corpo Droit Paris et donc faluchard, or dans ces années de rassemblement estudiantin, tous les étudiants et universitaires de France arboraient cette coiffe traditionnelle qu’est la faluche. Depuis mai 68, la faluche ne se trouve plus portée que par une minorité étudiante attachée à la tradition. Il serait donc dommage qu’un peu plus d’un siècle (110 ans pour être exacte) de noble tradition soit souillée sous prétexte que certains hommes politiques la portait à leur époque.

Nous ne voulons pas qu’à la suite d’une mauvaise compréhension des lecteurs fassent un tel amalgame tout à fait infondé et funeste pour l’image de la faluche ; le titre du paragraphe étant déjà suffisamment évocateur : « F comme Faluche ».

Nous vous demandons de ce fait, un droit de réponse, publié dans votre magazine, expliquant les fondements ainsi que les motivations qui nous poussent à porter la faluche avec la foi des traditions.

Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

Pour l’AFRE, le Président,

Yann Le Faou.

 

 

Les moeurs de l’Homo Phallus Paramedicis

Cette espèce très particulière des Homo Phallus (prononcez Faluche) a un mode de reproduction qui lui est propre puisque ses individus, jusque très récemment, faisaient une gestation uniquement extra-utero

Les hasards de la nature ont fait que la tribu pourrait désormais mettre bas par ses propres moyens grâce à l’apparition d’un géniteur encore fécond (car il existait déjà un mâle dominant issu de la branche des Scientis mais qui aurait perdu sa vaillance, ce qui reste à prouver).Cette nouveauté dans la sexualité de l’espèce rencontre pourtant certaines difficultés. En effet, tout acte progéniteur s’accompagne de tout un rituel amoureux auquel tous les membres de la tribu doivent être présents sans quoi les rejetons risquent de souffrir de malformations. De plus il faut que chaque famille de la tribu, les M.E.R.D.Es*, les Kinés, les Infs, les Préparateurs, ect, se mélangent afin d’éviter les phénomènes de consanguinité.Malheureusement pour l’espèce il semblerait que le mâle dominant ne daigne pas faire honneur aux autres familles que la sienne, en oubliant de les convier à la partouze, qui pourtant est le meilleur moyen d’affirmer les liens du clan et d’éduquer au mieux des petits dans des valeurs de diversité, de tolérance, du respect des ancienspour le savoir qu’ils nous prodiguent,enfin bref on connait la chanson (zaï zaï zaï).Selon les lois de l’evolution, il est fort à parier que, si le mâle dominant ne veille pas sur toutes ses ouailles, la vie reprenne le dessus en explorant de nouvelles voies. J’appelle tous les amoureux de Dame Nature à ne pas laisser une espèce s’éteindre en enseignant au jeune et fringant daguet à dominer dans le respect des traditions et de la convivialité qui nous sont chères. La puissance de l’Homo Phallus doit être aussi longue et vigoureuse que celle de l’Homo Erectus.

BOUIG

*Manipulateur en Electroradiologie Médicale Diplomé d’Eta

 

… suite du N°1

Bologne

ou « le pourquoi de l’adoption de la faluche. »

 

Les fêtes de Bologne se sont articulées sur trois points importants pour nos étudiants français.

Le premier, nous en avons déjà parlé, c’est de découvrir qu’ils ont un rang à tenir dans le monde universitaire européen. Voilà pourquoi en 1889, pour les fêtes cumulées du centenaire de la Révolution et l’inauguration de la nouvelle Sorbonne, ils ont invité les étudiants de France, mais aussi ceux d’Europe. II en est de même à Montpellier (1890), Nancy (1892) et certainement, à bien d’autres cérémonies dont nous n’avons pas trouvé la trace.

Les étudiants se sont sentis investis d’une mission confiée par le gouvernement. Mais très vite, Lavisse remet les pendules à l’heure. Les étudiants de Bologne ont invité leurs camarades français qui ont accepté. Et si le gouvernement a aidé les étudiants pour faire le voyage, ce sont les étudiants qui se sont donnés eux-mêmes la mission.

Et citant le carabin Corbin, Lavisse résume l’action des étudiants: « Vous avez montré aux étudiants de toutes les nations que les étudiants de Paris sont une force et qu’ils sont dignes de prendre place dans les solennités intellectuelles qui, de temps en temps, unissent les peuples dans une idée commune!

Là est le vrai service rendu par l’Association. Grâce à elle, notre jeunesse fait corps, elle devient une force au service de 1a patrie. » (Lavisse p 323).

Le second, plus flagrant, est la joute qui, dès le début avec la course de voitures, s’est engagée entre Français et Allemands.

 » A la courtoisie des Allemands, ils ont répondu avec politesse. Les étudiants d’Allemagne ont eu 1e bon goût de venir au devant d’eux à la gare, de les saluer, et de leur faire visite dans leur chambrée. Saluts et visites ont été rendus. […]

[…à l’immense banquet] Tout ce jeune monde était fort échauffé. Les toasts avaient commencé avec les horsd’œuvre, et un toast ne va pas sans boire. Un étudiant d’Heidelberg, vers le milieu du repas, s’approcha du président de l’Association française, verre en main, et cria: Vive la France! II lui fut répondu : Merci, mais excusez-moi, je ne puis crier : Vive l’Allemagne! Hélas! Rien de plus vrai. Bien que nous sachions ce que l’Allemagne vaut dans le monde et quel bienfait serait pour l’humanité la réconciliation de deux si grands pays, aucun Français ne peut aujourd’hui crier : Vive l’Allemagne! »

A la fin du banquet, les étudiants de Berlin proposèrent d’envoyer par télégramme à l’empereur Frédéric les vœux de l’assistance pour le rétablissement de sa santé. Ils demandèrent aux Français s’ils voulaient s’associer à cette démarche. Les nôtres n’hésitèrent pas à consentir; mais tout de suite, leur président rédigea ce télégramme : « Les étudiants de toutes nations, réunis à Bologne pour fêter le huitième centenaire de l’Université, adressent au Président de la République française l’assurance de leur profond respect. Ils se souviennent que la France est le pays du progrès et de la liberté!. » (Lavisse p 314-315).

Dans son discours adressé aux étudiants de Paris, Lavisse déclare:« Le jour où les souverains ont quitté Bologne, fidèles aux traditions de la galanterie française, les nôtres ont présenté à la gracieuse reine d’Italie un bouquet en présence des Allemands, qui n’avaient apporté que leurs rapières. » (Lavisse p319-320).

Lors de l’inauguration de la statue de Victor-Emmanuel, les Français étaient au premier rang avec leur bannière, mais une autre bannière tentait de s’avancer vers elle. C’était celle de l’université de Berlin. Le porte drapeau français ne s’est pas laissé dépasser.

Le troisième et dernier point qui marqua ces étudiants peut, comme le premier, s’étendre à toute la période étudiée précédemment. II s’agit de l’apparat, du costume et du paraître. Dans un extrait de son rapport de Bologne déjà cité, Lavisse décrit le cortège de tenues traditionnelles (Lavisse, p304-305), énumérant les diverses coiffures, les robes ou toges. Et témoin de tout cela, la population est ravie. Déjà en 1886, Lavisse, dans un discours prononcé le, 16 mars lors d’une réunion de l’association, remarquait : « C’est […] une heureuse idée que d’avoir marié sur le ruban que vous portez en sautoir la couleur universitaire aux couleurs de Paris. Rien de tout cela n’est banal; tout cela prouve au contraire, que vous vous entendez à composer votre physionomie, ce qui est un art difficile. Peut-être d’ailleurs les insignes ne sont-ils pas inutiles au recrutement. On m’a raconté qu’une délégation, envoyée à la cérémonie du mariage d’un camarade, avait été très flattée d’entendre demander quels étaient ces messieurs qui avaient, si jeunes, de si beaux rubans autour de la poitrine. Nous aimons, en France, les rubans; mais, bah ! Nous sommes pas les seuls […] » (Lavisse p227).

Non, les Français n’étaient pas les seuls, loin de là. Ils étaient même en retard. II n’est pas étonnant que Lavisse, dans un extrait cité plus haut, trouva la tenue des Français bien sévère, avec leur habit noir, leur cocarde à la boutonnière et leur ruban en sautoir, quand ils se sont trouvés dans ce  » ruissellement de lumière et de couleurs ».

Pour Rouzaud, les insignes (tenue, coiffe et ruban) « servent de marques de reconnaissance ou de moyen de ralliement ».

Mais l’importance accordée aux vêtements doit se placer dans le contexte de cette fin de siècle. Les Français accordaient une plus grande part de leur budget aux vêtements. La position sociale était donc moins évidente dans le port de l’habit qu’elle ne le fut. L’habit masculin de la bourgeoisie ne traduisait et n’exprimait plus la puissance et le pouvoir. C’est donc par les insignes que les étudiants faisaient paraître leur état, représentaient leur association, lors des manifestations publiques et officielles. Mais ce qui les faisait remarquer à Paris, les rendait « pauvres » à Bologne, au milieu des autres étudiants.

Ces trois points forment les circonstances qui ont permis et poussé à l’adoption du béret noir.

…à suivre dans le prochain numéro.

« LA FALUCHE

une forme de sociabilité étudiante »

Manuel SEGURA

Mémoire de maîtrise en Histoire

– Poitiers 1994 –

 

 

 

ABONNEMENT: Cher(e)s ancien(ne)s, loin de votre patrie universitaire et falucharde, restez en contact!

Faire la demande auprès d’un GM, ou bien directement à l’AFRE citée ci-dessous. Bien sûr, ce sera avec plaisir que nous recevrons votre courrier accompagné d’un article, dessin ou d’une actualité falucharde de par chez vous. Il vous en coutera un forfait de 6 Frs (port compris) par numéro. Faites la multiplication et envoyez vos chèques pour les X prochains numéros désirés (pour ceux qui ne comprennent pas, retournez au lycée)

A.F.R.E.

Association des Faluchards de RENNESc\o ARES

263, av. du Général LECLERC Campus de Beaulieu

35700 Rennes

Association type loi 1901 à butnon lucratif, apolitique et aconfessionelle

Remerciements:

Mise en page: P’tit Joe(ex-Sciences), Marmotte(Sciences), Twix (Pharma).

Dessin: Benjamin (Arts plastiques), Diesel (Inf.Montpellier), P’tit Joe (Manip Radio).

Articles & documentation: Hervé (Histoire), Bouig (Inf.),Mickaël (PHARMA), Manu (Histoire Poitiers), P’tit Joe (Faluchard un jour…).

 Le « Faluchement Vôtre » était le journal de l’AFRE afin de fédérer autour d’articles venant de toutes les disciplines, un esprit faluchard qui était déjà très fort sur Rennes. Il suffisait de voir l’organisation pour les congrès où nous descendions à 2 cars, armés de Gwenadu et les coffres remplis de bouteilles de chouchen.

Le journal a été fondé par P’tit Joe, Erwan et Marmotte de Sciences, Twix de pharma avec les illustrations de Benjamin d’arts plastiques.

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