1998 – Faluchement Vôtre N°3 – Rennes


faluche, faluchard, rennes, faluchement vôtre

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textes des articles ci dessus


FALUCHEMENT VOTRE

 

Faluchement votre N°3
FEVRIER-MARS 1998

Le journal de l’A.F.R.E. (prononcez « AFFREUX ») pour l’année 1997-1998.

L’ A.F.R.E. est l’Association des Faluchards deRennes, association type loi 1901 à but apolitique, acconfessionel, à but non lucratif.

Copyright AFRE & P’tit Joe

 

 

Editorial

Déjà le 3ème journal ; et oui entourée d’une petite équipe de motivée ,notre petit « faluchement votre » fait son petit bonhomme de chemin….

C’est pour le repas faluchard que notre journal sortira, il y a ceux qui le liront et ceux qui ne le liront pas. Mais je suis sûr que mis dans une main, personne ne voudra s’en séparer, car il deviendra dans les années futures (je l’espère fortement), une sorte de RDV par chaque nouveau faluchard, où il apprendra les us et coutumes de ses anciens, l’actualités de la faluche et toutes les infos se rapportant à son béret bolognais.

Il y a aussi ceux qui seront au repas et ceux qui n’y étaient pas, mais ne venez pas dire que vous n’avez pas été prévenus. Une occasion de faire la connaissance de faluchards d’autres villes, et peut-être de nouer des amitiés pour un certain nombre d’années, et c’est sans doute ça être faluchard : savoir s’exporter et non pas simplement porter sa faluche lors du gala de votre corpo. Les présents au repas ne manqueront pas de noter cet esprit de cohésion entre les faluchards, qu’ils soient médecins, pharmaciens, scientifiques, économistes, droits, sans oublier nos amis les lettres (sans qui la faluche ne serait pas ce qu’elle est !). Certes, il y avait beaucoup de violets, mais les seuls à blâmer ne seraient-ils pas les absents au repas (je sais : les absents on toujours tort), mais il s’agissait d’un repas faluchard, où chaque faluchard était convié à montrer ses couleurs, sans aucune discriminations.

Je tenais à remercier tous ceux qui ont participer à l’organisation de cette fête de la faluche.

Une personne qui y était.

Marmotte .

SOMMAIRE

Page 2

Le port de la Faluche

Moi, le Faluchard de base

Page 3

Le vénéré ordre du Bitard

Page 4

Retour au 109

Montpellier ville de congrès

Page 6

Bologne ou le pourquoi de l’adoption de la Faluche

Page 7

Considérations

d’aeronautique

La position du mois

Page 8

Notre partenaire

Abonnement

Remerciements

le 6 mars: Gala Pharma

TWIX

 

LE PORT DE LA FALUCHE

 

Au cours des soirées faluchardes et lors de circonstances particulières, certains demandent que nous enlevions notre béret à pin’s. Celui-ci doit alors être posé religieusement sur l’épaule, la gauche, pas la droite enfin ! (Ah bon ?!?). Comme j’ai souvent un verre à la main, ça m’emm…- d’ôter mon béret, pas d’avoir un verre!- En effet, si enlever la faluche d’une main (celle qui est libre) est à ma portée, la remettre, toujours d’une main, me pose de plus grosses difficultés. Le béret se recroqueville, se tord. Je ne sais plus où est l’avant et l’arrière. Et l’opération demande plusieurs minutes d’effort et de concentration. Bref ça me donne l’allure d’un mec souffrant des séquelles d’une polio avancée ! Vous me dites : « Pose donc ton verre et tu auras les deux mains libres ! » C’est logique, mais je ne tiens pas à ce qu’on me le pique ! A ces déboires, il faut ajouter la tête que j’ai dès que j’ôte ma faluche : les cheveux aplatis en certains endroits, en pétard ailleurs, sans parler de la marque qui cint ma tête faisant penser que je vient d’ôter un képi (beurk !). A cette chevelure en bataille, ajoutez mon teint pâle et mes yeux rougis par l’alcool ressemblant à s’y méprendre à ceux d’un lapin frappé par la myxomatose. En comparaison, la tronche de l’Alien est angélique ! C’est dire !

Alors j’ai une requête. Qu’on me demande d’ôter ma faluche avec un air grave et solennel lorsque les nouveaux baptisés prêtent serment, soit. Mais foutez moi la paix quand vous allez chanter « La Paimpolaise », « Avé le petit doigt » ou je ne sais quoi encore, la faluche sur l’épaule (la gauche, pas la droite ! T’écoute ce qu’on te dit ?!?). Je suis assez grand (qui a dit vieux ?…) pour savoir ce que j’ai à faire. Je ne suis solennel que lorsque je le décide. Or, souvent, quand je suis parmi les faluchards, je préfère faire le con ! C’est étrange, non ? Pour finir, je rappelle ce que dit le code à propos de la faluche : « on ne l’enlève pas, même devant un professeur, sauf s’il a rang de recteur. » (Art.2) Cela dit, il m’arrive quand même d’ôter ma faluche: c’est lorsque j’ai les deux mains libres et que donc, par malheur, je n’ai pas de verre à la main! Tavernier, à boire!

LE GROGNARD

 

MOI, LE FALUCHARD DE BASE

Je n’ai pas pu réprimer l’envie d’exprimer mon agacement face à quelques signatures d’articles parus dans le premier numéro du « Faluchement vôtre ». J’ai donc pris le clavier, la plume n’étant plus vraiment d’actualité! Les deux lettres « G.M. » suivant systématiquement la signature d’un grand maître, qu’il soit en exercice ou pas, font un peu « frime », non ?!? Je savais que de nombreux grands maîtres avaient la grosse tête, mais là, ça va finir par se voir ! Bientôt, ils ne pourront plus se coiffer de leur faluche. Mais ne nous montrons pas trop sévères à l’égard des G.M., G.C. (grands chambellans) et autres T.V.A. (très vénérables anciens). Ainsi, nous pourrons, nous les obscurs, les sans grade, avoir aussi notre fierté: celle d’être des F.B. (faluchards de base) et d’accoler ces deux lettres « honorifiques » à notre signature !!!

Le grognard F.B.

RUMEUR

Il paraît qu’un carabin aurait pour aïeule une certaine Fatima. Cela se voit comme une main sur la faluche ! Rappelons tout de même que les symboles politiques et religieux sur la faluche sont fortement déconseillés sinon interdits.

DEVINETTE:

Parlons de pin’s: M. et Mme Nai-déjà-plein-la-faluche ont un fils. Quel est son prénom ?

BRUITS DE COULOIRS

J’ai entendu dire que de petites bestioles acariâtres étaient actuellement dans la gêne. Ils se seraient aussi rapprochés de l’espèce mère dont elles sont issus, mettant fin à une brouille passagère. Si on l’écoute, la rumeur met un lien de cause à effet entre ces deux potins. Les gens sont méchants !

 

P’tit Joe m’a proposé de bafouiller quelque chose sur

l’Ordre du Vénéré Bitard

(loué soit-t’il !)

, et bien woalà ..

Je vous parle d’un temps que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître. Ordoncques, ce fût là, asteure, que l’Ordre du Vénéré Bitard (loué soit-t’il !) pris à cœur de relever hardement les traditions estudiantines qui firent la gloire de bazochiens, cornards et autres Villon, euh vilains.

Ordre des escholiers fidèles de l’AGEP, il animait, avec la complicité de l’Ordre national et international de l’Astragale (une bande de carabins animés des mêmes intentions, et parfois des mêmes dignitaires) les congrès de L’UNEF. Puis après différentes fractures musculaires, l’Ordre se sépara de l’AGEP. Il sut se préserver des vicissitudes du temps et de l’argent, mais aussi des mégères bitardicides du MLF (organisées en groupuscules terroristes contre les activités de l’Ordre) en leur faisant partager sa couche.

Mais qu’est-ce que l’Ordre ?

Des anciens étudiants de Droit des années 60, que j’eus l’occasion de rencontrer me demandèrent « Existe t’il toujours à Poitiers ces étudiants de gauche qui portent la cape et la faluche ? »

Plus que de gauche, c’était surtout les seuls étudiants de l’époque à porter la faluche et à ne pas être de droite. Ils seraient plutôt libertaires, car l’Ordre n’est pas sérieux quand il le faudrait, et il l’est quand il ne le faudrait pas. l’Ordre est une parodie d’Ordre qui anime l’année universitaire pour le plus grand plaisir des escholiers et le malheur des bourgeois de la ville avec des Boumes, des vins chauds sur le Campus et La Semaine. La « Semaine des Bitards » est à Poitiers ce que le carnaval est à Rio. Chaque année, l’Ordre du Vénéré Bitard (LST) organise la Semaine Estudiantine pour le plus grand bonheur des étudiants pictaves et d’ailleurs, et à cette occasion Poitiers est rebaptisé Bitardbourg et l’on peut en voir les panneaux à chaque entrée de la ville.

La Semaine est un programme de festivités et de traditions séculaires dont Rabelais parle dans son Pantagruel. Cette semaine est ponctuée par la fanfare des Chiures de Mouche, émanation sonore de l’Ordre.

Mais à quoi ressemble ces Bitards ?

I,e Grand Maistre porte la cape bleue bordée d’hermine, les commandeurs la cape rouge au chevron bleu, les chevaliers la cape rouge, les novices la cape blanche et les chabousses (personnel féminin de choc) la cape verte. Les Bitards portent la faluche, apanage des étudiants de France, mais ne cherchez pas, son code, bien différent de celui des Faluchards, est le même depuis les années 30, car à quoi bon changer ce qui fonctionne.

Ah, j’oubliais le principal, c’est un jeu …

Manu

 

AJOUT A LA CLASSIFICATION DES FALUCHES DANS L’ECOSYSTEME RENNAIS

(cf. Faluchement Vôtre n°1)

Ce n’est pas sans une certaine déception, voire une déception certaine, que j’ai pris connaissance de la classification biologique de cet animal à activité plutôt nocturne qu’est la Faluche, si facilement reconnaissable à son haleine douteuse et néanmoins matinale de lendemain de fête. En effet, l’auteur a fait fi d’une classe aussi représentée que celle des Artplasticus, la classe des STAPSUS, plus communément appelée classe des Sportivus appartenant à l’embranchement des Falichus Satinus.

Dans un souci d’ouverture d’esprit, j’élabore alors plusieurs hypothèses pouvant expliquer cet oubli discriminatoire :

1°- le manque d’affinités avec Medicalis, Pharmacis et Scientis qui composent majoritairement l’équipe du Faluchement Vôtre.

2°- la capacité physionomiste de courte durée de certains membres de la faluche qui, étant redevenus Etudiantis, semblent ne pas se souvenir qu’ils ont passé quelques soirées avec les congénères qu’ils viennent de croiser sans les saluer.

3°- la peau satinée vert clair du sujet héritée d’un code plus ancien que l’actuel et posant donc un problème aux Scientis Puris (qui maîtrisent en général assez bien ce code étranger à bien des Faluches).

4°- le fait de ne pas assumer son corps chétif d’Etudiantis Non-Sportivus face au physique surestimé et supposé parfait du Sportivus qui, de surcroît, étudie également la physiologie humaine, la psychologie, la sociologie et l’histoire (Anima sana in corpore sano, ça vous dit quelque chose ?).

5°- les vapeurs d’alcool de la soirée précédant la rédaction de cette classification entraînant une amnésie partielle.

N’ayant point de rancœur, je compléterai donc simplement la classification :

EMBRANCHEMENT DES FALUCHIS SATINUS

CLASSE DES SPORTIVUS

Un seul individu à peau satinée verte ayant des affinités avec Droiticus (ainsi qu’avec quelques Medicalis, Scientis et Lettris), après un rapide passage chez les Medicalis.

Pour information : STAPS = Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives.

Dans la famille « Les Gocs », je veux… PYLG

 

Montpellier, ville de congrès

Le dernier week-end du mois de juin, nous nous apprêtons comme d’habitude à fêter l’anniversaire de la Faluche. Jeudi soir, on se prend donc une muflée en attendant que le camion arrive devant le Webb pour nous emmener cette année à Montpellier au 109.

Le chauffeur du camion était cool ce coup-ci on a eu le droit de regarder ce qu’on voulait à la télé. Oui mais voilà, Parrain avait pas pris les cassettes qu’on aime, on a dû faire un détour par chez lui. Nous v’là donc partis en direction de la ville-soleil, approvisionnés comme il faut pour leur montrer qui on est. Chouchen, bibine, pinard, et autre aliment ne devaient pas manquer car le voyage fut long et difficile, parsemé de pauses pipi, de pauses caca, manger, et toutes sortes d’activités qui n’ont pas à être relaté ici, vous aviez qu’à y être.

Un peu avant Montpellier, on a vu Carcassonne, et pas Honolulu, la ville des Cathares. Çà avait l’air chouette. Puis enfin on arrive là où vous savez, çà se voyait parce que Poupée recommençait à prendre un drôle d’accent tout en mouillant sa culotte. De joie, parait-il. direct au camping, piscine, bronzette, et tout le bordel, Flagger à gogo…

Les Clermontois, avait déjà monté leur tente destinée à être conviviale puisque c’était une immense bâche suspendue par un fil. Les Bitards n’avaient à ce moment qu’un seul de leurs représentants mais c’est déjà pas triste car c’est Golus. Les Montpelliérains ont des mines fermées, trop occupés à accomplir cette rude tâche qu’est accueillir un congrès national.

Le temps de s’enquiller un nombre déjà conséquent de bouteilles, le ballet des camions commence pour nous emmener à la première bouffe du 109. Honnêtement, je peux pas vous dire ce que c’était, par contre y avait un apéro, même plusieurs, puis un buffet froid. une minute de silence est demandée, je sais pas très bien pour quelle raison car je l’ai pas entendue, il y avait trop de bruit. Bref, la prière et à table, un coup de pinard, et en avant la musique!

Pour ce qu’aime pas la musique, il y a de la place dehors pour aller vomir, rencontrer, discuter, voire plus si affinités. N’étant pas accompagné de ma chère et tendre mie, je commence à me lasser d’observer ces amoureux d’un soir que les types de la sécurité prennent un malin plaisir à traquer avec leur Maglite, les stoppant ainsi net dans leur efforts pourtant bien engagés.

De retour au camping, c’est pourtant pas l’heure d’aller se coucher, Jérôme me propose de tenir compagnie pour un petit moment à une charmante bouteille de chouchen. un dodo bien mérité s’impose quand au beau milieu du petit matin, Cocoune trouve refuge dans ma tente. Un peu plus tard, les Chevaliers de l’ordre du Bitard, loué soit-il, arrivent et le font savoir en improvisant une fanfare, qui est décidément toujours aussi nulle. C’est alors que quelques bonnes âmes déposent devant ma tente une pochtron quelque peu éthylisé nommé David. La pauvre tente 3 places doit donc supporter quatre mâles dont deux gros. Heureusement, c’est bientôt l’heure de se lever avec un ptit déj pas plus varié que la veille au soir.

Après l’apéro, décollage pour le RU qui nous avait déjà reçu en 93, histoire de se requinquer un peu avant le rallye qui doit nous faire traverser la ville entière, devant ses bâtiments les plus illustres tels que la faculté de médecine, la place de la comédie avec sa fameuse fontaine, le parc qui vaut le plus beau des potagers, et bien sûr pour finir après une cinquantaine de km à pied devant l’hôtel de région. Une buvette nous y attendait, Bacchus merci.

Mais très vite le ciel aussi gris que nos consciences commence à se rafraîchir, t très vite le ballet des camions reprend, pour aller prendre l’apéro au campage, avant de repartir chasser la vachette en pleine brousse. Mais là, les nuages nous pissent dessus, et la paella se transforme peu à peu en soupe froide, alors que je m’efforce de me protéger sous une table. Profitant d’une accalmie je m’enfuie vers les camions garés très loin car le chemin était trop petit pour eux.

La soirée part en couille quand, de retour au camping, l’orage explose au dessus de nos têtes, ma tente prend la flotte, l’inondation se fait sentir, je commence à regretter d’être venu. Faut dire que de l’eau à un congrès faluchard, çà fait un peu blasphème.

Même les pires des choses ont une fin, et on peut enfin sortir dans la boue au beau milieu d’une nuit qui, en fin de compte, ne fait que commencer. C’est là aussi qu’on apprécie la tente des Clermontois située juste en face de la buvette.

Avant d’aller me coucher, je vide mes dernières binouses avec Jérôme (tiens donc çà faisait longtemps!) pas loin des chiottes d’où ne proviennent que quelques bruits de régurgitations si chères à nos amis les Bitards.

C’est sous un soleil chatoyant que nous nous réveillons. Il est temps de ranger les affaires si elles arrivent à sécher, de trouver un Efferalgan, de voir les tronches blafardes de ceux qui ont tenu le plus longtemps, de trouver quelque chose à grailler, de piquer une tête dans la piscine. C’est le moment de commencer à faire quelques adieux, quelques cadeaux, quelques échanges d’adresses, de pin’s et de sous-vêtements arrachés.

Il faut maintenant remonter dans le camion et s’en retourner vers un pays où y a du soleil. Le départ est déchirant. Heureusement, Gougou fait vite oublier ce moment désagréable. C’est toujours un de ces moments de bonheur qu’il sait nous offrir quand nous en avons le plus besoin. Notamment au MacDo où il a présenté son spectacle de mime, de l’autre côté de la baie vitrée. Y avait pas le son, mais vu l’attitude de ses voisins, y avait l’odeur!

C’est après ces frasques que, de retour à Rennes, il fallu nous séparer d’une manière définitive pour des mois d’été bien mérités. Vivement le 110!

BOUIG

 

...suite du N°2:

Bologne

ou le pourquoi

de l’adoption

de la faluche

 

Rouzaud nous décrit une scène à Montpellier de vivats et de hourras où les bans éclatent de tous cotés . Et dans le tumulte général « les casquettes, les toques et les bérets volent en l’air en signe d’allégresse ». Ces coiffes, où nul insigne particulier si ce n’est des rubans de couleur ou des plumes, qui viennent renforcer le sentiment de propriété personnelle, étaient jetées en l’air en signe de joie, gageons qu’elles devaient être échangées en signe d’amitié. Et c’est très certainement ce qui a dû se passer à Bologne, et qui permit aux étudiants parisiens « une heure après leur arrivée » de coiffer ce que Lavisse appelle le bonnet de soie des étudiants bolonais. Et ce sont ces étudiants qui en ramenèrent la mode à Paris.

Une coiffe commune à tous les étudiants de Paris, c’est une idée que personne n’avait eue. Et même si son adoption par les parisiens apparaît sommes toutes dans la logique de l’époque, il aura fallu un concours de circonstances extraordinaires pour qu’elle ait lieu. II aurait été intéressant de trouver dans le bulletin de l’association de Paris le compte rendu propre aux étudiants et par là même les explications qu’ils donnèrent à l’adoption du béret. De même, il aurait été intéressant de connaître les circonstances de l’adoption de la coiffe à Paris par l’ensemble de l’association. Hélas! Les bibliothèques parisiennes n’ont conservé le bulletin de l’association qu’à partir de la fin de l’année 1889.

Mais cette adoption n’est pas passée inaperçue, et il nous faut avancer une deuxième personne à qui les étudiants doivent beaucoup, même s’il fut moins populaire et reconnu que Lavisse. Lavisse est derrière la création des associations étudiantes et était présent lorsque les parisiens ont coiffé le béret. Louis Liard est l’homme qui a voulu que tous les étudiants aient une coiffe.

Liard, philosophe de formation, enseigna à Bordeaux (1874), et fut recteur à Caen, puis vice-recteur à Paris (1902). De 1884 à 1902 il occupa la charge de directeur de l’enseignement supérieur. Lors d’un passage à Montpellier, Liard conseilla aux étudiants de Montpellier d’adopter , à l’imitation des étudiants de Paris, une coiffure spéciale, et propose le « bonnet de Rabelais ». Quinze jours après, ils avaient leur coiffure.

Lorsque les étudiants montpelliérains ont présenté leur toque, il y eut une véritable « épidémie ». Ainsi lycéens, clercs d’huissier, garçons coiffeurs et bien d’autres adoptèrent à leur tour un couvre chef. Le même phénomène se produisit à Paris. Si bien que les parisiens ont décidé d’abandonner le béret usurpé par les « Philistins » (décision sans suite).

Nous pouvons supposer que ce que Liard proposa aux montpelliérains, il le fit aux autres associations étudiantes. Et en juillet 1889, les étudiants de France avaient presque tous une coiffe.

« LA FALUCHE,

une forme de sociabilité étudiante »

Manuel SEGURA

Mémoire de maîtrise en Histoire

– Poitiers 1994 –

 

UN BRETON A L’ESTRANGER…

Je tiens tout d’abord à saluer l’initiative des AFREux résidents qui, par ce présent journal, permet aux expatriés dont je fais partie, de prendre des nouvelles et la température des réunions faluchardes rennaises. Toulousain à cette heure je suis, Strasbourgeois bientôt je serai, faluchard toujours, mais la légende est arrivée jusqu’ici. Nous naissons, disent-ils, dans une barrique. Tout petit, élevé à la cervoise, le Breton reçoit un enseignement druidique qui l’immunise : le cidre, c’est de la Badoit, le chouchen de l’eau plate, la goutte du petit-lait. Sortes de demi-dieux, nous faisons vivre le mythe en écumant, ça et là, les quelques estaminets de la place. Nous défendons corps et âme le noir, le blanc et l’hermine et si notre foie vacille, notre foi prend le relais. Quand certains autochtones à l’accent chantant se vautrent dans la verdure, s’écroulent à l’agonie, régurgitent leur trop plein et maudissent Dyonisos, nous, stoïques, finissons notre énième verre. « Marée basse », nous luttons contre le flux et le reflux pour ravitailler au port. Puis, les cales bien pleines, nous hissons le drapeau aux hermines et partons à la chasse des quelques atteints encore en mer. Marins encore, corsaires toujours. Nous sommes respectés en réunion, craints en soirée, fiers de notre religion druidique et de notre foi (de l’autre aussi), toujours et encore les premiers à faire sauter un bouchon, les derniers debout, cela va sans l’écrire. Aux futurs expatriés, je n’aurai qu’un mot : « Partez en conquête », il faut faire vivre la légende. Aux dieux et déesses de toutes les couleurs, à bientôt en Olympie.

Cédrick

 

Considérations aéronautiques

Une jeune « violette » semble s’être spécialisée dans l’exécution d’une figure communément appelée « B.52 ». Je dis « figure » pour ne pas employer le terme « position », bien que ça y ressemble ! En effet, légèrement vêtue et flanquée de deux acolytes mimant les moteurs et … les hélices d’un avion, la demoiselle fait office de carlingue et de voilure. De là vient sans doute l’expression « t’es belle comme un … avion !!! » Ceux qui ne visualiseraient pas bien la posture iront voir le dessin du premier numéro du « Faluchement vôtre » (p.3). Cependant, il me semble utile de préciser un point important au sujet du « B.52 ». Cet aéronef est un bombardier lourd américain propulsé par huit réacteurs et non par deux moteurs à pistons entraînant chacun une hélice. La figure décrite ci-dessus ne peut donc prendre son nom. Ou alors, il faut mimer huit réacteurs. Je vous laisse imaginer ce que cela pourrait donner ! Plus simplement, je propose de rebaptiser la figure « B.25 ». Les chiffres sont les mêmes, mais inversés, et désignent un bombardier moyen doté, cette fois, de deux hélices. Je signale aussi qu’un avion possède, en général, une dérive, que le « B.25 » en a deux et que cette partie de l’appareil manque lors de l’exécution de la figure. Pour ceux qui, décidément, n’ont aucune notion aéronautique, je précise que la dérive est … la queue verticale ! Enfin, il me semble que les deux ogives du « bombardier » féminin ont une allure bien pacifique. Elles devraient plutôt inciter à faire l’amour, pas la guerre! C’est cooool !!!

Pour conclure, je serais d’avis, après avoir rebaptisé la figure, de rebaptiser aussi la jeune fille : pourquoi pas Mlle GLLOQ ?!?

November Roméo Victor

 

Mise en page:P’tit Joe, Marmotte, Twix, Erwan.

Dessin:Benjamin (Arts plastiques), Diesel (Inf.Montpellier).

Articles & documentation:NRV, Bouig (Inf.),Le Grognard F.B., Manu (Histoire Poitiers), Cédrick (STAPS), Cédrick (Aviateur au sol).

 


 

 Le « Faluchement Vôtre » était le journal de l’AFRE afin de fédérer autour d’articles venant de toutes les disciplines, un esprit faluchard qui était déjà très fort sur Rennes. Il suffisait de voir l’organisation pour les congrès où nous descendions à 2 cars, armés de Gwenadu et les coffres remplis de bouteilles de chouchen.

Le journal a été fondé par P’tit Joe, Erwan et Marmotte de Sciences, Twix de pharma avec les illustrations de Benjamin d’arts plastiques.

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