1998 – Faluchement Vôtre N°4 – Rennes


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textes des articles ci dessus


FALUCH

 

Faluchement votre N°4
JUILLET 1998

Le journal de l’A.F.R.E. (prononcez « AFFREUX ») pour l’année 1997-1998.

L’ A.F.R.E. est l’Association des Faluchards deRennes, association type loi 1901 à but apolitique, acconfessionel, à but non lucratif.

Copyright AFRE & P’tit Joe

 

 

Spécial traditions étudiantes…

Spécial congrès Reims 110….

Voici un cycle universitaire et faluchard bien rempli qui s’achève. Comme chaque année, tout se conclut par la traditionnelle « convention nationale de la Faluche ». Au- delà de ce titre ronflant et sérieux, une formidable fête s’annonce. Préparez vos vitamines, vos Alka seltzers, vos aspirines, et sortez couverts!.

Le congrès est une occasion pour découvrir la Faluche sous d’autres formes, à travers différents horizons et convictions. Les prises de becs sont nombreuses car aucune ville vie son chapeau à pin’s de la même manière. Soyez certains qu’à Rennes, nous détenons la vérité!. De toute façon, tous les différents se règlent autour d’un verre et Rennes enterre toutes les autres! (Rajoutez le Malox et le Citrate de Bétaïne dans votre liste).

Reims se trouvant non loin de la Belgique, le bruit court que des autochtones étudiants passeraient la frontière pour nous rendre visite (Conseil: ne pas les défier à la bière, demandez à YULL qui mictionne encore de la mousse). On résume dans ce numéro les rudiments de ces traditions mais rien ne vaut une confrontation directe pour échange d’idées, et plus si affinités. En France existent aussi d’autres traditions étudiantes: l’Ordre du Bitard (L.S.T.) par exemple que vous découvrirez dans les pages suivantes, mais aussi la Tuna pour les espagnols. Dès plus amples informations, nous vous ferons découvrir « le royaume de la Basoche », « le Calot », les autres pays europpéens,…

Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter

un bon congrès!!

Faluchement Vôtre

Bitardement Vôtre

P’tit Joe , Chevalier de l’Ordre du Bitard (L.S.T.)

Dernier conseil: Gare à vos bouteilles de chouchen
qui sont prises d’assaut tous les ans.


SOMMAIRE

Page 2

La calotte, La penne (Belgique)

Page 3

Définition de l’étudiant

Page 4

Ordre du Bitard (LST)

Page 6

France 98

Classification Falucharde

Page 7

Pym’s et IRM

Page 8

La TUNA (Espagne)

Page 10

Compte-rendu de la réunion des GM -Montpellier 109-

Page 12

Kénavo!

BONNES VACANCES

à TOUTES zé à TOUS!!

 

Petit historique de la calotte:

De tout temps, l’une des premières préocupations de l’étudiant a été de s’amuser. Mais simplement boire, danser ou faire la fête ne représente rien de spécifiquement estudiantin. Par contre, certains grands symboles d’appartenance à ce monde particulier qu’est l’université demeurent encore à ce jour très représentatifs de l’étudiant guindailleur. L’une des versions les plus courantes de l’histoire de la naissance de le calotte est donc celle-ci: La calotte fut officiellement créée en 1895, par Edmond Carton de Wiart, et choisie comme symbole par les étudiants de la Société Générale Bruxelloise des Etudiants Catholiques; qui avait pour but de « rendre un caractère estudiantin » à la jeunesse universitaire qui s’embourgeoisait. La calotte fut donc choisie comme signe distinctif pour représenter l’étudiant catholique.

– Où ? La calotte se passe dans les universités catholiques, dans certaines écoles supérieures catholiques et dans certains ordres. (Exemples: L’Ordre de la Calotte Montoise,  L’Ordre du Toré,…..)

– Qui ? La plupart des gens qui la passent, le font dans une idée de continuité par rapport aux baptêmes; comme une approche plus profonde du folklore estudiantin. Cependant, la symbolique de la calotte va beaucoup plus loin.

– Comment ? La calotte se passe en corona (il existe aussi des coronas sans passage de calotte et qui s’appellent alors des bibitives): réunion à huis-clos de calottés (disposés en forme de U à la manière des réunions de templiers) et de, généralement, plusieurs impétrants (personnes désirant passer leur calotte).

Durant cette réunion, il est chanté des chantsdu folklore estudiantin et régional, bu de la bière, et les impétrants y exposent les raisons de leur désir de porter la calotte. Il peut également y être demandé aux impétrants de remplir une « mission » dans un temps limité. Après quoi, a lieu le dépucelage de la calotte qui pourra alors être portée.

– Pourquoi: Les raisons qui poussent à passer la calotte recoupent généralement en grande partie la symbolique de celle-ci; mais ont également, TOUJOURS, des motivations personnelles des plus diverses.

La symbolique de la calotte:

– La calotte est avant tout le symbole d’une adhésion à un ensemble de valeurs telles que: L’OUVERTURE vers l’extérieur, la CAMARADERIE, la TOLÉRANCE et le RESPECT de l’autre et des TRADITIONS et du FOLKLORE.

– Étant caractéristique des écoles et universités catholiques (sauf exceptions), on lui attribue également une symbolique chrétienne (plus théorique que pratique).

– De par les insignes qui s’y retrouvent, elle permet de connaître globalement la provenance, le parcours estudiantin et le mode de vie de celui qui la porte, ainsi que ses attaches particulières avec un cercle ou une régionale.

– Le port de la calotte, par la participation aux coronas (passages de calottes) qu’il sous-tend, montre un esprit de camaraderie et l’attrait d’une certaine ambiance estudiantine décontractée mais respectueuse des traditions.  

Pour le reste, je vous invite à consulter internet.

Petit historique de « la Penne »:

Le terme de penne est un mot d’origine wallone signifiant visière. La penne apparaît à l’ULB vers 1850 et se porte avec une visière courte. Elle est inspirée de celle des étudiants Allemands et se porte beaucoup moins que la faluche. La penne à visière longue apparut vers la fin du siècle sous le nom de « crapuleuse ». A l’ULB, la penne à visière longue apparut seulement vers les années 1950.

Qui et comment la porter ?

La penne, couvre-chef estudiantin sans symbolique religieuse, se porte par les étudiants ayant mené à terme leur baptême. La symbolique de la penne est très différente de celle de la calotte, la penne, symbole estudiantin de guindailleurs et de bons vivants, ne revêt pas de valeurs morales particulières (si ce n’est à l’ULB pour le libre examen). (Ce qui tendrait à démontrer que ces deux couvre-chefs, même s’ils s’opposent dans l’esprit de certains, sont simplement complémentaires et non en compétition).

Ses caractéristiques sont très variables selon les endroits d’où elle provient (couleurs, longueurs et motifs variables selon les écoles).

Les couleurs des pennes et deleurs bandes facultaires varient selon l’université ou l’école où on la passe; c’est pourquoi, le classement en sera fait par école.

La penne se porte dans les écoles et universités ne s’affirmant pas en tant que catholiques (Université de Liège, ULB, UMH,…) et dans certaines écoles catholiques (Gramme, Sainte-Elisabeth,…)

 

Disponibles sur internet à l’adresse: http://www.geocities.com/athens/7371

 

Définition de l’étudiant.

•ETUDE DE CORPS :  » L’ETUDIANT « 

ETAT NATUREL

L’étudiant est un corps sain assez répandu dans la nature. En France, l’un des gisements les plus riches est celui de la montagne Sainte-Geneviéve. On le rencontre à l’état libre dans les cafés et dans les cinémas, à l’état concentré dans les amphithéâtres ; ils forment alors une masse agglutinante et inerte. C’est un élément radio-actif et, fait surprenant, il a une durée normale de vie de cinq ans.

PREPARATION

On met une certaine quantité de minerais appelés « Bizuths » dans les amphis ; alors, sous l’action des lumières professorales, il s’y forme lentement de l’Etudiant. Après un ou deux morcellements, on procède à une bonne distillation fractionnée, un examen qui a pour effet de précipiter les impuretés sous forme de colles.

VARIETES

Il existe deux phénomènes : l’étudiant et l’étudiante ; le premier, le plus actif, se sublime devant le second, tandis que le second, trop souvent, fond en eau à l’examen. L’Etudiant présente un chimicotactisme positif pour l’étudiante (à de rares exceptions près). Il est dangereux de conserver les deux variétés dans un même champ d’action ; elles s’enflamment spontanément. Toutes deux ont une tendance assez prononcée à s’évaporer des amphis sous l’effet de l’argumentation de températures et de la luminosité des rayons solaires. Par une curieuse habitude, on dit alors qu’ils ont séché !

Ils s’extirpent plus ou moins facilement de n’importe quel établissement scolaire, à l’aide d’un solvant appelé « Bac à Lauréats ». Il faut noter qu’il est souvent nécessaire de recommencer l’opération.

PROPRIETES CHIMIQUES

Très peu stable, l’Etudiant donne des réactions diverses, mais toujours violentes. Il absorbe et libère l’argent à toute température. Cette libération est particulièrement active en présence d’alcool et de la variété 2 qui joue le rôle de catalyseur. On a alors une réaction de substitution avec l’alcool, pour lequel il a une grande affinité. Il forme ainsi un mélange détonant qui explose à la moindre étincelle. Le pouvoir d’absorption de l’Etudiant augmente au fur et à mesure de l’absorption … A forte concentration, il constitue une masse amorphe et sans réaction : on dit qu’il est plein ou rond.

Avec le flic oxyde de plomb, on a une réaction exothermique (22 cal. dégagées) particulièrement violentes, avec effervescence (40° environ). Cette réaction se fait en deux temps :

•Coloration externe passant de rose au bleu, puis au rouge ; à ces stades, projection de particules lourdes.

•Formation d’un précipité sur l’agent en présence ; absorption par la force publique ; libération de cartes d’identité en un récipient spécial et en général peu propre : le Commissariat.

Enfin, l’Etudiant a la propriété de gratter le papier. Il est peu résistant à l’influence somnifère des cours. La variété 1, comme la variété 2, prend une coloration plus ou moins verdâtre sous l’influence du réactif appelé Examinateur.

OBSERVATION

La variété Etudiant se conserve dans l’alcool et à l’abri de l’humidité. La variété 2, en raison de son effervescence perpétuelle, doit être conservée en vase clos ou « Foyers ».

La conservation des deux variétés peut conduire à une forme très curieuse de la cristallisation appelée « Mariage» ; cependant, en raison de son électro-positivité, l’Etudiant se combine souvent avec plusieurs variétés 2. La molécule formée est rarement stable : souvent, la stabilité est augmentée par la formation d’une précipitée.

USAGES

L’Etudiant sert à remplir des carrières libérales ou commerciales, mais, au bout de quelque temps, il se transforme en un autre corps : « La Bourgeoisie ». Il faut noter que ce corps peut être attaqué très violemment par des cellules rouges.

D. LECUVRE.                   

Cet article est extrait de « Flandres-Étudiant », un mensuel des Etudiants de Lille datant des années 60.

 

L’Ordre du Bitard (L.S.T.)

Disponibles sur internet à l’adresse: http://www.worldnet.fr/~wmatter/ordre/

 

L’Ordre du Bitard (L.S.T.) : hiérarchie, costume et coutumes

•Hiérarchie :

L’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.) est constitué par les dignitaires (chevaliers et commandeurs), les novices et les chabousses. Il est dirigé par le Grand Maître.

L’étudiant qui veut devenir bitard se présente aux dignitaires. Il reçoit un surnom et devient novice. Si il manifeste des aptitudes, il devient ensuite dignitaire et est intronisé chevalier. Et si ses qualités le justifient, il sera plus tard intronisé Commandeur.

Le Grand Conseil statue sur chaque intronisation. Le Grand Maître est élu à l’automne. Il nomme le Grand Conseil, dont il fait partie avec : le Grand Sommelier (boissons), le Grand Argentier (comptes), le Grand Escriturier (courrier et archives), le Grand Intendant (rangement, bricolage, victuailles…) et le Grand Chantre (chansons paillardes, canulars et donne le LA). Tous sont choisis parmi les dignitaires.

Le Grand Bitardier, déterminé par la printanière Chasse au Bitard, (L.S.T.) en fait aussi partie (chef des novices).

Eléments féminins, les chabousses côtoient les bitards, sans espoir de promotion.

•Costume :

Les bitards portent tous une faluche, coiffure traditionnelle des étudiants de France. C’est un béret de feutre. Des insignes et rubans de couleur y résument la vie du porteur. Les bitards y ajoutent un chevron, et portent une cape.

Sommairement, les chabousses ont une cape verte, les novices un chevron blanc et une cape blanche, les chevaliers un chevron bleu et une cape rouge, et les commandeurs surchargent avec un liseré argent sur le chevron bleu de la faluche, un chevron bleu sur la cape rouge.

Le Grand Maître se distingue au premier coup d’oeil à sa cape bleue à bordure de fourrure blanche, le Grand Bitardier à sa cape camaïeu. Sans indiquer certaines autres particularités.

* Coutumes :

*Les bitards visitent les lieux poitevins devenus mythiques grâce à Rabelais (la Pierre Levée et Passelourdain). *Le cusec (cul-sec?) de verre de vin rouge est une institution. L’hymne au Bitard (L.S.T.) est chanté à chaque instant solennel. *Chaque bitard a une chanson paillarde qui lui est sienne au sein de l’Ordre. *Le vénéré Bitard (L.S.T.) est célébré lors de réunions secrètes et nocturnes.

La fanfare des Chiures de Mouche est l’émanation sonore de l’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.)

Les trompettes, trombones, basses, souba, grosse caisse et caisse claire y sont représentés. Elle fut créée pour soutenir les chanteurs de chansons paillardes, chères aux étudiants de tous temps. Loin des musiques martiales et des harmonies municipales, le répertoire reprend des classiques des bandas (la pixuli, quand j’étais saoul…), des standards (when the saints go marchin’…) et des pastiches de variété (le clair de lune à Maubeuge, le lion…).

Enfin une formation sérieuse qui ne se prend pas au sérieux! Les décibels des cuivres chauffent vite l’ambiance, et les fanfarons se transforment en clowns, apaches, mafiosi ou wokie, pour le plaisir de tous.

Le recrutement est toujours ouvert. Aucun niveau n’est requis, mais la motivation et l’amour de la fête sont demandés.

La fanfare est souvent de sortie, sur invitation d’un organisateur de lunch, apéritif, boume. Les Chiures de mouche participent aux concours de fanfares (Paris, Nantes…) et aux ferias (Vic-Fesenzac, Dax…). Nous avons des liens avec d’autres formations, principalement des fanfares des Beaux-Arts (Paris, Lyon…). La fanfare exerce également son talent à la demande, lors d’animations musicales : rencontres sportives, foires, inaugurations. Contactez nous!

Rabelais, Poitiers et l’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.)

Si Rabelais (1494?-1553) ne fut pas étudiant à Poitiers, il y séjourna longtemps et y côtoya le monde universitaire. Et son Pantagruel est incontestablement l’étudiant le plus célèbre de l’Université de Poitiers. Voici comment Maître Alcofribas raconte le haut fait (Pantagruel roy des Dispodes, chap 5) :

« De faict vint à Poitiers pour étudier, et proffita beaucoup : auquel lieu, voyant que les escholiers estoyent aulcunesfoys de loysir et ne savoient à quoi passer temps, il en eut compassion; et un jour print d’un grand rocher qu’on nomme Passelourdin une roche…, et la mist sur quatre pilliers au milieu d’un champ bien à son aise, afin que lesdictz escholiers, quand ilsz ne scauroyent aultre chose faire, passassent temps à monter sur ladicte pierre, et là à bancqueter à force flaccons, jambons et pastés, et escrire leurs noms dessus avec un couteau, et de présent, l’appelle on la Pierre Levée. Et, en mémoire de ce, n’est aujourd’huy passe aulcun en la matricule de ladicte université de Poitiers, sinon qu’il beu de la fontaine caballine de Croustelles, passe à Passelourdin et monte sur la Pierre Levée. »

Rabelais attribue à Pantagruel l’origine de coutumes qu’il a pu observer. Celles-ci sont perpétuées par l’Ordre du Bitard (L.S.T.), même si les champs ont disparu autour de la Pierre Levée. L’Ordre du Bitard (L.S.T.) trouve ses racines chez Rabelais, mais ses origines bien antérieures en font la plus vieille tradition estudiantine française encore vivante. Et ses membres se plaisent à prouver qu’humanisme n’est pas incompatible avec grivoiserie. 

 

 

 

Le vénéré Bitard (loué-soit-il)

Le dieu des étudiants de Poitiers trouve ses origines dans les temps anciens, quand les dieux habitaient l’Olympe. Junon, épouse de Jupiter, fauta un jour avec un berger. Le courroux de son mari dut influencer le destin : elle enfanta dans la douleur.

Son rejeton était un monstre : tête de fouine, corps de carpe, plumes de dindon, pattes de lièvre et palmes académiques. Cet être, dieu par sa mère, était le vénéré Bitard (L.S.T.).

Pourtant Junon, horrifiée par l’aspect de son divin enfant, le projeta par dessus monts et vallées. Ce dernier tomba dans la foret de Ligugé.

Par de nombreux miracles, il y fit connaître sa nature divine aux autochtones. Ceux-ci lui rendirent un culte et battirent un sanctuaire en son honneur.

Au cinquième siècle, Saint Martin convertit de nombreux indigènes à sa religion. Le sanctuaire devint un couvent.

Mais des initiés, refusant les idées nouvelles, s’enfuirent dans les bois avec les reliques du vénéré Bitard (L.S.T.). Ils enseignèrent leur religion à leur enfants.

 

C’est ainsi qu’au fil des siècles, leur mystères furent transmis aux dignitaires de l’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.). Le culte est toujours célébré par les « escholiers fidèles » lors de réunions nocturnes et secrètes. Le Grand Bitardier est l’étudiant qui trouve le vénéré Bitard (L.S.T.) lors de la printanière chasse au Bitard (L.S.T.).

Hymne au Bitard (L.S.T.) sur l’air des Montagnards

Bitard, notre dieu vénéré,

protège nous toujours,

de tes forets de Ligugé,

où tu t’ébats tout le jour.

Songe à tes escholiers fidèles,

sur eux sans cesse étends

ton aile.

Oh! escholiers, Oh! escholiers,

louons en choeur, louons en coeur,

du plus profond de notre coeur

le Bitard vénéré loué soit il!

ah ah ah ah ah ah

Soyons gais (ter)

Oh escholiers (bis)

Soyons gais (ter)

car le Bitard est là

car le Bitard est là

car le Bitard est là

car le Bitard est là

car le Bitard est là(bis).

(La faluche est projetée en l’air au final de cet hymne)

Une semaine de bacchanales printanières, pour se défouler avant les révisions pour les examens de juin. Elle a lieu au printemps, fin mars ou début avril. Le programme diffère très peu d’une année à l’autre.

Lundi :

8h : les bitards annoncent les réjouissances à venir dans les amphithéâtres de l’Université, en kir et fanfare.

11h 69 : apéro/fanfare dans un RU.

Après-midi : jeux de plein air : concours de cusec, lancé de charentaises…

Soirée : guinche dans un cabaret pictave.

Mardi :

Midi : début officiel de la Semaine Estudiantine, au douzième coup de la cloche Anne, église Saint Porchaire.

11h 69 : apéro/fanfare dans un RU.

18h69 : arrivée triomphale du vénéré Bitard (L.S.T.) en la cité de Poitiers, de retour de sa mystérieuse migration. Les étudiants se comptent par centaines pour l’accueillir et lui rendre gloire lors d’une procession en kir et fanfare.

Arrivée au pont Joubert : le pont est couvert d’étudiants…

 

Juste après : bal populaire gratuit.

Mercredi :

11h69: suivant Rabelais, les bitards vont «banqueter à force de flacons, jambons et pâtés» sur la Pierre Levée.

La fin d’après-midi est consacrée à la visite d’une cave, pour faire couler les victuailles.

Jeudi :

11h69 : apéro/fanfare dans un RU.

14h : début du rallye par équipes, à coups d’énigmes, étapes et diverses boissons.

 Epreuve dans les faubourgs poitevins.

Jeudi en soirée : mirobolante boume sous chapiteau, jusqu’à tard dans la nuit.

Vendredi :

11h69 : apéro/fanfare dans un RU.

14h : la tournée des autorités, réservée aux initiés.

Les bitards sont reçus par les institutions de la ville, du commissariat à l’Université.

 Accueil à l’Hôtel de Ville.

Samedi :

11h 69 : Départ en bus pour la Chasse au Bitard (L.S.T.), dans les bois de Chanteloup. L’étudiant qui découvre le vénéré Bitard (L.S.T.), caché dans les fourrés, devient le Grand Bitardier. Il est le bras droit du Grand Maître.

Dimanche :

Les survivants des 6 jours de Bitardbourg se retrouvent pour un pantagruélique banquet. L’occasion de raconter les exploits des jours passés ou à venir.

Chaque étudiant est convié à participer à ces agapes (une participation symbolique est demandée pour le rallye ou la boume).

Des Rennais, montpelliérains, lyonnais, parisiens ou tourangeaux sont déjà venus festoyer avec les bitards et les étudiants de Poitiers.

Avis aux amateurs

 

 

 

France 98

Après la phase « préliminaire » très longue (2 ans!), le « tirage » a eu lieu en décembre. En juin, sera donné le « coup » d’envoi! Ce n’est pas un hasard si le mondial de football doit être retransmis sur CANAL+, la chaîne du foot et… du porno! D’ailleurs le nom de la mascotte résume bien le programme: FOOT-X!!!

Sans attendre, l’Hermine s’est faite l’alliée de cet ailier ailé. Elle change donc de partenaire. Il faut dire que son ex, le coq gaulois, a bien failli disparaître malgré des années de bons et loyaux services en tant qu’emblème du sport français.

En effet, le CON (Comité Olympique National), sans doute alléché à l’approche des fêtes de fin d’année, avait décidé de passer le coq à la casserole. Un mouvement d’indignation massif et unanime (affreux, affreux, affreux!) ne s’est pas faite attendre. Le célèbre gallinacé pourra donc chanter les pieds dans la merde!

Rien à foot.     

 

REPONSE DE L’AUTEUR A L’AJOUT DE LA CLASSIFICATION DES FALUCHES DANS L’ECOSYSTEME RENNAIS.

(CF FALUCHEMENT VOTRE 3)

Ce n’est pas sans une certaine surprise ,voire une surprise certaine, que j’ai pris connaissance de l’existence de cet animal à activité pédestre qu’est le Stapus (Animal à ego sur-dimensionné ayant pour particularités anatomiques: deux cerveaux et un seul muscle gastronecmien [Définition du traité de zoologie]).Cependant mon petit Le Goc (en opposition au grand Le Goc, faluchard jauni par ses écrits ),je t’ai lâchement oublié et je m’en excuse.

Mais dans mon embêtement, j’élabore plusieurs hypothèses pouvant expliquer cet oubli non discriminatoire :

#Le soir de la rédaction du numéro 1 ,il y avait bien un Art plasticus (si jalousé)pour les dessins mais point de Stapus ,peut-être est-ce là mon erreur et par conséquent le fruit de notre discorde. En tout cas ,si tu veux rejoindre l’équipe du Faluchement Vôtre, on t’attend (surtout Ptit Joe qui a besoin de faire du sport ,NDLR :tu ne trouves pas qu’il a encore pris 2 ou 3 kilos après le repas faluchard ?Ne l’énerve pas , il va bientôt accoucher !Arrête on va se faire censurer.) .

#Les affinités du dit Satin vert avec les Droiticus qui ,rappelons nous, se déplacent toujours en banc.

Pour expliquer cette hypothèse, je m’en vais vous conter une petite histoire :

« Un jour de Novembre ,j’allais tout heureux à mon premier baptême Droit (Avant c’était soit trop cher, soit on n’était pas au courant). Une fois rentré dans l’auberge ,le seigneur Mimosa me donna à manger une paella .Entre deux crustacés, quel ne fut pas mon étonnement d’apercevoir une faluche verte au milieu d’une horde de rouges.

Je questionnais l’aubergiste :

– Mais qu’est ce que c’est ?

– C’est un rouge qui n’est pas encore mûr !

– Ha ,bon !Mais combien de temps mettra- t-il à rougir ?

– Environ 3 à 5 ans !( Cela fait beaucoup de temps pour une maturation sexuelle, mais d’après Mac Namara Physiologiste à l’université d’Ottawa, cette hétérochronie de développement entraine une augmentation de l’appareil génital et une diminution des synapses neuroneuroniques[A vérifier]. »

#Les vapeurs éthyléniques traînant dans le local de la rédaction, mais n’allez pas dire que j’écris sous l’emprise de l’alcool.

Voilà mon Méa culpa fait, veuillez accepter mes excuses mon cher Pierre -Yves .

Faluchement Vôtre Erwan the Bibisurf  

 

 

PYM’S

Encore vestimentés de nos freloques de ménestrels , déguenillés comme des pouilleux et notre bedasse respectivement pleines de souvenirs Mortuatiens (« Vingt dioux v’la t’y pas la saucisse de Morteau ») et Agenais (Ndlr : si j’ m’appelle maître Prunille c’est pas pour des prunes mais pour des pruneaux sacrebleu ! !), nous arrivâmes dans le Duché de Bretagne (du nom de la donzelle juvénile qui se fit violentement dépucelée par un moribond de seigneur Franc.), montés sur nos chariotes crottées par le pénible voyage.

Quelque temps plus tard, attablés devant une chopine de vinasse, nous vîmes débarquer une troupe de bardes à la langue bien pendue, chapeautés d’une coiffe étrange. « Mortecouille les bouffons du Roy ici !, dans l’auberge de Ponchaillou ? » Non : ils s’avéraient être en fait des Faluchards de médecine…

Lors du carabinage des puceaux de première année nous vîmes émerveillés et surpris à la fois, qu’ils festoyaient joyeusement des cervoises tièdes plein les poches. Nous fûmes éblouis par l’arc-en-ciel de couleurs et de lumières émanant des diverses faluches (certaines un peu vieillottes) présentes près de la paillasse. Après deux ans de vie « ecclésiastique » indubitable, la tête remplie de cours universitaires et paviotesques (les cours « Pavot » c’est du pipeau ) se contentant 2 à 3 fois par semaine d’un maigre « 5 contre 1 » ( « 2 contre ½ » pour les lépreux ), histoire d’aérer popol , et n’ayant goutté que très rarement au fameux beuvrage qui rend saoul (alcool ?) notre cerveau était encore vierge de toute intrusion éthanolique et cyprinique. En effet, les filles de première année, trop effarouchées pour daigner nous adresser leur foune (et encore moins la parole) se contentaient de passer tout leur temps devant leurs grimoires poussiéreux remplis de formules chimiques dignes d’un cours du mage Oeuzébius. 

Ces deux années de guerroyage sur les vastes étendues blanches des feuillasses , mis notre armée en déroute : ils sont trop forts les enculés d’en face (Ndlr : Mickey Willis alias Bernie Noël ) .Nous fûmes repoussés en seconde ligne avec les Trolls des cavernes . Nous voilà donc parachutés sur le campus de Beaulieu (caramba , encore raté ! ! ! ). L’ambiance beaucoup plus décontracte nous permis de festoyer plus fréquemment. La croisade fut rude, bon nombre de nos neurones y restèrent. Nous apprîmes donc à mieux connaître les dudits Faluchards, notamment ceux de sciences, ainsi que la tradition étudiante qu’ils perpétuent. On se fit connoître des anciens par notre désir d’arborer le fameux couvre chef . La sentence fut prononcée (« Yé m’appelle Oligo Montoya. Tou a toué mon père, prépare toi à mourir. ») ( …)Nous voici donc intégrés au rang d’initiateur de la tradition estudiantine et de la vie festive, que nous devons inculquer aux puceaux et défendre des « enculés d’en face ».   Eh les enculés !Vous croyez qu’on vous à pas reconnus ?.

PIM & JEAN PHY. (Sciences)

 

 

LA TUNA

INTRODUCTION:

La Tuna est une institution universitaire à caractère culturel qui garde vivace des coutumes héritées des étudiants espagnoles du treizième siècle. On peut dire que la Tuna, plus qu’une institution, est une tradition en soi qui, pour la comprendre en profondeur, exige d’approfondir un peu son histoire et ses coutumes. Entretenue par des jeunes étudiants qui, années après années, s’enrôlent dans ces files, elle est un lieu de rencontre pour tous ces étudiants amateurs du romantisme, de la nuit, de la musique et des voyages.

A ces origines, elle réunissait des étudiants qui de par leur condition économique ne pouvait payer les frais de logement à l’université et jouait donc dans les pensions et les auberges afin de ramasser de l’argent et un plat de soupe pour se sustanter. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les appelait les soupistes. Pour ce faire, il jouaient de la guitarre et de la bandurria et chantaient des vers populaires. Ils utilisaient aussi leurs talents musicaux faire succonber les demoiselles qu’ils courtisaient. On retrouve des traces de tout cela dans la première référence écrite à la Tuna que l’on trouve dans les archives de l’Université de Lerida. Dans ce document on interdit formellement aux étudiants de faire des sérénades nocturnes sous peine de se faire confisquer leurs instruments.

De nos jours, à cause de l’évolution de la société, la Tuna a perdu sa fonction de gagne pain pour les étudiants qui la composent (bien qu’il y ait certains étudiants qui se payent encore leurs études avec ce qu’ils gagnent grâce à elles) et regroupe des étudiants universitaires (« fauchés » par définition) qui attachés aux traditions et à la musique, aiment découvrir le monde, les femmes et de nouvelles sensations sans disposer de grands moyens. Pour ce qui est du reste, la Tuna a su garder vivace les traditions héritées des siècles antérieurs et le costume d’époque, elle interprète des chansons populaires avec les mêmes instruments (enfin, pas tout à fait les mêmes mais identiques et neufs), fait la sérénade aux dames (qui sont toujours aussi sensibles à ses chansons), voyage (invitée ou contratée dans la plupart des cas par des gens des quatre coins du monde qui veulent donc savourer de sa musique et de sa sympathie), et dispense sa bonne humeur dans les rues et les restaurants juste en échange d’une petite pièce de monnaie qui aiderait ses membres à financer leurs études ….Envoyer votre courrier à : tuna@etsit.upv.es .

HISTOIRE:

En l’an 1212, et sous le règne de Alphonse VIII, fut fondé le premier « Studium Generale », préfigurant ce qui plus tard deviendrait l’Université. Ces Etudes Générales et celles qui furent créés par après, attirèrent des jeunes de toutes les conditions parmi lesquels apparurent les « Sopistas », prédécesseurs des Tunos (membres de la Tuna) actuels.

Les « Sopistas » étaient des étudiants pauvres qui avec leur musique, leur bonne humeur et leur ruse parcouraient et égayaient auberges, rues et places en échange d’une assiette de soupe (d’où leur nom de « sopistas » que l’on pourrait traduire par « soupiste ») ou d’une pièce de monnaie pour financer leurs études. Au tomber du jour, ils sortaient pour chanter sous les balcons de leurs dulcinées. Ils reçurent le nom de « soupistes » car l’on disaient d’eux qu’ils vivaient de la soupe populaire et que, de ce fait, ils avaient toujours à portée de main une cuiller et un coteau de bois pour pouvoir manger n’importe où s’offrait à eux une occasion de manger. Ces couverts de bois qui étaient le signe distinctif des soupistes de l’époque est maintenant le symbole des Tunas Universitaires (c’est à dire celles qui rassemblent des étudiants de diverses facultés).

Ils étaient en fait la version espagnole d’une tradition européenne très répandue pendant le Moyen Age, qu’étaient les étudiants troubadours. La première trace écrite que l’on ai retrouvé des « soupistes » date de l’an 1300 et provient du Liber Constitutionem de l’université de Lérida, dans lequel on interdisait précisément à ces étudiants leurs virées nocturnes sous les balcons sous peine de se faire confisquer les instruments pour « tapage nocturne » (le silence était de rigueur après certaines heures dans l’université et dans la ville).

En 1348, Alphonse, X dit « El Sabio », se referait aux soupistes dans Las Partidas en disant : »Esos escholares que troban y tañen instrumentos para haber mantenencia »; c’ est à dire « Ces étudiants qui chantent des poésies et jouent des instruments pour survivre ». Razón de amor y denuestos del agua y el vino ou « Raisons d’amour et offense de l’eau et du vin » est une oeuvre de la même époque. Dans l’introduction, l’auteur brosse un dit : Un escolar la rimó, que siempre dueñas amó ou « un écolier fit des vers, qu’il aima toujours les maîtresses ».

Un prêtre de Hita composa plus de dix feuillets de chants pour « escolares que andan nocherniegos e para muchos otros por puertas andariegos » ou « étudiants errants nocturnes et pour bien d’autres errants sur les portes », et dans son « Libro del buen amor » (Livre du bon amour), il fait référence au caractère mendiant de ces étudiants : « Señor dat a escolar que vos viene a demandar. Dat limosna o ración faré por vos oración » (Seigneur, donnez à l’étudiant qui viens vous demander. Donnez lui l’aumône ou une ration et je ferai une prière pour vous ».

C’est au seizième siècle que se formèrent les Tunas telles que nous les connaissons aujourd’hui. Les « soupistes » se conformèrent à la « Instrucción para bachilleres de pupilos » qui fut imposée en 1538. Cette directive offrait logis aux étudiants qui ne pouvaient pas se le permettre financièrement. D’après celle ci, les études différentes ne pouvaient pas être mélangées, et étaient dirigées par les étudiants les plus anciens que l’on appelait d’ailleurs « bachilleres de pupilos » (sorte d’instructeurs), qui de plus devaient aider les nouveaux étudiants, ou un peu moins doués, dans leurs études. Ces maisons étaient donc majoritairement habitées par des « soupistes » qui par ailleurs ne furent jamais le bon exemple pour les études sérieuses. Ainsi dans le livre « La vida del Pícaro Guzmán de Alfarache » (« La vie du rusé Guzmán de Alfarache ») on y lit :

 » . . . no querían ver libro, ni atender a lo que habían venido a la Universidad; jamás se les caían las guitarras de las manos, daban mucho entretenimiento, cantaban muy buenos sonetillos y siempre tenían de nuevos, y los sabían hacer muy bien y pasar el instrumento » ce qui pourrait être traduit par « …. ils ne voulaient point voir de livre, ni s’occuper de ce pourquoi ils étaient venus à l’université; jamais les guitares ne tombaient de leurs mains, ils étaient un grand divertissement, chantaient de bons petits sonnets et en avaient toujours de nouveaux, et savaient très bien le faire et accompagner de l’instrument ».

Donc les nouveaux étudiants qui voulaient faire partie des chambrées des « soupistes » se convertissaient en valets de ces derniers qui en échange leurs apprenaient leur art ; ce qui d’ailleurs permettait aux « soupistes » d’avoir une vie similaire à celle des étudiants riches. Les nouveaux qui s’y décidaient, sans doute à cause de leur inexpérience, étaient les têtes de turc de leurs maîtres dans leurs activités, mais une fois passé un certain temps, le nouveau était admis comme un de plus parmi les autres et comme il est dit dans le livre « Historia de la vida del Buscón » de Quevedo, on y fait référence à ces coutumes estudiantines qui persistent encore aujourd’hui :

« Viva el compañero, y sea admitido en nuestra amistad; goce de las preeminencias de antiguo; pueda tene sarna, andar manchado y padecer el hambre que todos! » c’est à dire « vive le compagnon et qu’il soit admis dans notre amitié; qu’il jouissent des avantages des anciens; puisse-t-il avoir la gale, marcher maculé et souffrir de la même faim que nous tous ».

Comme l’a très bien dit D. Emilio de la Cruz y Aguilar dans ses « Chrónicas de la Tuna », « A pesar del paso y cambio de los tiempos, los tunos siguen siendo viva credencial de la juventud de siempre, los mismos antiguos ju glares y trovadores escolares que siguen en el mester, los entrañables y nocherniegos universitarios que, desde hace muchos siglos, sucediéndose a sí mismos, recorren rondando el mundo, cultivan los instrumentos populares y practican un género de música entroncada directamente con las albadas medievales o los cantos escolares pobres, testificando así este fenómeno cultural único . . .  » qui signifie  » Malgré le temps qui s’écoule et les changements qui en découlent, les tunos continuent à être les exemples de la jeunesse de toujours, les mêmes antiques étudiants troubadours qui suivent l’art et la tradition, les secrets et nocturnes universitaires qui, depuis dde nombreux siècles, se succédant à eux-mêmes, parcourent le monde en chantant, cultivent la musique des instruments populaires et pratiquent un genre de musique directement issue des aubades médiévales ou des chants pauvres étudiants témoignant ainsi de ce phénomène culturel unique… ».

Enfin, pour terminer, rappelions nous de Jiménez Catalán y Sinués y Urbiola, historiens de l’université de Saragosse, qui disait que :  » . . . de estas comparsas de tunos y sopistas salieron hombres que gobernaron a España y ocuparon puestos preeminentes en las letras, la política y el foro » qui veut dire  » … de ces bandes de tunos et « soupistes » sortirent les hommes qui gou-vernèrent l’Espagne et qui occupèrent des postes importants dans les lettres, la politique et dans la justice ».

SON COSTUME:

Le vêtement du tuno est probablement un des éléments les plus représentatifs et traditionnel de la Tuna. Très interpellant et d’un noir caractéristique, il n’a quasiment pas changé à travers les siècles et est similaire à celui utilisé par les étudiants des premières universités espagnoles. Le costume se compose d’une veste (jubón), de la « beca » d’une chemise, de chausses, de pantalons de différents modèles, de chaussures ou de bottes. La veste (jubón), serrée à la ceinture, se porte au dessus d’une chemise blanche au col et aux manches de grand format, généralement terminée par de la dentelle. Le premier document qui parle du « jubón » sur la péninsule ibérique date de 1377 et au XVI siècle son usage comme vetêment légér se répand. Les pantalons utilisés sont soit une culotte bouffante courte et ample, serrée à mi cuisse, soit une culotte courte serrée sous le genou surtout utilisés au XVIème et XVIIème siècle. Les chausses recouvrent la jambe du pied à la taille. On les utilisait seules ou en dessous des pantalons. La « beca » est une bande de couleur portée sur la poitrine et les épaules au dessus de la veste. Avant, elle indiquait que le porteur recevait une bourse de son université et comme boursier il recevait une aide qui faisait que son séjour à l’université lui fut moins coûteuse. les couleurs de la beca et l’écusson qui y est brodé identifient l’université et la Faculté ou Ecoles à laquelle appartient le tuno. La beca est donnée au tuno, par ses compagnos, cuando on considère qu’il a atteint un grade suffisant d’ancienneté et qu’il peut, par conséquent, représenter correctement sa Tuna, et donc son université. La cape est une autre partie importante du costume du tuno. Il s’agit d’un grand vêtement ample, sans manches, ouverte sur le devant et portée sur le costume. La cape n’est pas seulement qu’une protection contre le froid, elle représente aussi deux des conditions fondamentales pour être tuno : être un voyageur infatigable et être aimé de beaucoup de femmes. Sur le côté droit de la cape, le tuno exhibe les écussons des villes et des pays qu’il a connu par ses voyages avec la Tuna. Au dos, il porte aussi des rubans de toutes les couleurs brodés de dédicaces affectueuses par de jeunes filles qui de cette anière témoignent au tuno leur affection ou leur amour. Qu’il soit d’une petite amie, d’une mère ou d’une amie, comme le dit une des chansons les plus connues de la Tuna, « La Tuna Compostelana », « chaque ruban que porte ma cape est un petit morceau de coeur » « cada cinta que adorna su capa guarda un trocito de corazón ».

LA REPARTITION GEOGRAPHIQUE

DE LA TUNA:

Bien que la Tuna soit un phénomène espagnole à l’origine, on retrouve beaucoup de Tunas hors d’Espagne.La plupart d’entre elles sont au Portugal et en Amérique Latine, bienque qu’il y ait un certain nombre de pays européens où l’on puisse en trouver.

En Europe on les retrouve dans les pays suivants:

En Espagne, Au Portugal, En Hollande, En Belgique, En Irlande, En Grande Bretagne, En France????

 

 

Compte-rendu de la réunion des Grands Maitres

lors du 109ème congrès national de la Faluche

-Montpellier 109-

1 er point : La prolifération d’insignes dorés

On aperçoit de plus en plus des insignes sortis de nulle part tels le volant, le skieur, la cocotte, j’en passe beaucoup, proliférer sur les faluches. Lorsque l’on pose la question bête, c’est quoi ? Alors là c’est l’hallali. Le. volant veut dire as du volant, si tu as un accident tu retires une branche…Pourquoi pas un livre sous un rouleau de papier waters car on aime lire aux W.C.

La réponse apportée par les Grands Maîtres présents fut soit les insignes, mais pas dans le code. Il est vrai que l’on peut mettre des insignes dorés car on aime bien ou cela rappelle quelque chose mais de là à te jurer sur la tête de tes parrains et marraines que c’est dans le code, STOP ! ! ! Le code est déjà assez lourd comme cela, n’en rajoutons pas.

La dernière phrase est de GOUGOU : je veux un insigne qui sera des skis croisés avec une boule de pétanque et une raquette car j’aime jouer à la pétanque avec une raquette sur des skis.

2ème point : La prolifération des ordres et des rubans qui vont avec.

De même que les insignes dorés, les ordres fleurissent en France. Mais en plus, ces ordres ont des rubans. Sachant qu’il faut être trois minimum ou cinq, chaque soirée accompagnée de boisson finit par : tiens je crée l’ordre des Faluchards qui se touchent les burnes à minuit.

Les réponses furent diverses et variées. Les premières réponses furent pour ceux qui réfutent totalement ces ordres, car on voit des rubans partout et on comprend rien et surtout ces ordres n’ont pas d’utilité. La réponse de certains étaient: d’accord pas d’ordre, alors on réfute l’ordre du grelot, du buffalo et tous les autres. Enfin la troisième réponse, qui adoptée était: Les ordres d’accord, mais il faut qu’il y ait une raison d’être, et surtout que cela soit reconnu par les Grands Maîtres. Donc messieurs et demoiselles, à vos ciseaux !!!

3ème point: Le bien fondé actuel des Grands Chambellans.

Cette question posée par PETIT JOE (ancien Grand Maître sciences Rennes) fut reçue avec beaucoup de critiques.

La réponse majoritairement adoptée est que le Grand Chambellan est là pour seconder voire lors de l’absence du Grand Maître de le remplacer lors d’organisation, de soirées ou de Faluchards mal en point. II est vrai aussi qu’être Grand Chambellan est une formation pour pouvoir devenir Grand Maître mais n’est pas obligatoirement vrai. Et surtout l’objet de la question de PETIT JOE était que l’on voyait de plus en plus en plus souvent ce titre pour une action honorifique, des services rendus et ou plus comme une aide et un potentiel futur successeur. Donc en conclusion le titre de Grand Chambellan reste mais aux Grands Maîtres de les surveiller et de les former.

4ème point : Le rebaptème de Faluchards

Dans certaines villes des Faluchards se font rebaptisés par des Grands Maîtres compatissants du fait qu’ils ne les voient jamais leurs premier parrain et/ou première marraine. La réponse fut très rapide qui est : vous n’aviez qu’à bien les choisir. Là, il faut arrêter le sketch. Sinon on se fait baptiser toutes les semaines. A part la perte de faluche, aucun besoin de se refaire baptiser.

5ème point : La couleur du ruban d’architecture

La Grande Maîtresse archi de Nantes (fort jolie d’ailleurs !) est arrivée avec un dossier haut comme mes cours (si, si j’en ai). Pour elle la couleur archi est leur bleu clair dont je n’ai pas retenu le nom. Alors que dans les autres villes il est bleu ciel. Dans leur grande complaisance les Grands Maîtres ont adopté sa couleur. Pour plus de renseignements contacter la Grande Maîtresse archi Nantes (si vous pouviez me donner ses cordonnées en passant).

6ème point : Retour au 108

Dans ma grande fainéantise et surtout après cet enculage de mouches (excusez l’ expression mais c’est vrai) je n’ai pas fait de compte rendu de la réunion. Les seules (et bien maigres) choses qui ont été dites sont l’officialisation du ruban musique argentée avec comme symbole la lyre, le refus d’une couleur pour journalisme, et pour les équivalences débrouillez-vous avec vos Grands Maîtres !

7ème point : Le lieu du prochain congrès

Unanimement voté le prochain congrès se passera à REIMS. BONNE CHANCE !

Conclusion

J’espère ne pas avoir été trop lourd dans ce compte-rendu mais faute de temps lors de cette réunion certaines questions ou interrogations n’ont pu être posées. Elles sont :

Les Grands Singes c’est bien mais il faudrait qu’ils bougent et sont-ils utiles ? Instauration d’ un ruban pour Buffalo (j’ ai l’ air fin avec ce que j’ ai écrit avant ! ) Et d’ autres encore..

J’ai une idée personnelle qui est de faire un Week-end pour Grands Maîtres (pouvant être accompagnés sans arriver à 200) ou l’on pourrait enfin faire sérieux. Si vous êtes intéressés contactez-moi pour savoir si c’est réalisable un week-end (mon numéro est le 04 67 58 05 51). Je vous souhaite une excellente année Falucharde avec énormément de chouilles et réussites aux examens.

YULL

 

Remerciements

Mise en page: P’tit Joe & Twix

Dessin: Benjamin (Arts plastiques Rennes), KGB (Nancy ESSTIN), Diesel(Inf. Montpellier)

Articles & documentation:Manu (Histoire Poitiers), Vite-Fait (Poitiers), P’tit Joe (Manip Radio Rennes), Erwan (Sciences), Rien à Foot (Rennes), PIM & JEAN PHY (Sciences), NRV (Rennes),Yull (Paris – Montpellier – Rennes)

ABONNEMENT: Il vous en coutera un forfait de 6 Frs (port compris) par numéro. Faites la multiplication et envoyez vos chèques pour les X prochains numéros désirés (pour ceux qui ne comprennent pas, retournez au lycée).

 EMEN


 

 Le « Faluchement Vôtre » était le journal de l’AFRE afin de fédérer autour d’articles venant de toutes les disciplines, un esprit faluchard qui était déjà très fort sur Rennes. Il suffisait de voir l’organisation pour les congrès où nous descendions à 2 cars, armés de Gwenadu et les coffres remplis de bouteilles de chouchen.

Le journal a été fondé par P’tit Joe, Erwan et Marmotte de Sciences, Twix de pharma avec les illustrations de Benjamin d’arts plastiques.

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