L’affaire de l’étudiant de Bokassa

Le 4 décembre 1977, Didier Piganeau, étudiant à la faculté de Poitiers, assiste au sacre de Bokassa Ier en tant qu’invité personnel de l’empereur de Centrafrique. Didier Ier, Roi de Basoche, est le témoin vivant qu’étudier l’histoire du droit peut ouvrir des perspectives insoupçonnées.

Histoire de la Basoche

Du Xème au XIVème siècle, le Palais de la Cité à Paris était la résidence et le siège du pouvoir des Rois de France. De l’installation de son Conseil royal par Hugues Capet et presque jusqu’à l’inauguration du nouveau Palais de justice de Paris au printemps 2018, l’île de la Cité est donc le théâtre d’un ballet incessant entre gens de pouvoir et gens de justice que ce soit sous Saint Louis qui affectionne particulièrement les lieux ou sous Louis XVI qui termine son règne, raccourci, en laissant sur l’île de la Cité les principales institutions du royaume de France dont la chambre des Comptes mais surtout le Parlement de Paris.[i] Ainsi, juges, avocats et procureurs furent désignés Clercs de la basoche, du latin basilica qui signifie palais royal, le palais de la Cité.

En 1303, Philippe le Bel reconnaît alors une association nouvelle et lui accorde certains privilèges. La Basoche était consacrée. Associés pour le plaisir, les basochiens élisaient un chef qui prenait le titre pompeux de roi de la basoche, avait une cour, des grands officiers, une monnaie, des armoiries (trois écritoires d’or sur champ d’azur) et donnèrent naissance à une grande tradition de la farce, des sotties, des moralités et autres productions de théâtre comique du Moyen-âge. François Ier goûtant peu le ton caustique des juristes de l’époque interdit leurs représentations en 1540 mais la Basoche survécut tout de même jusqu’en 1793.[ii]

La renaissance poitevine du royaume de Basoche

Mécontents de cet état de fait et fertiles d’un terreau de juristes regrettant sa perte depuis bientôt deux siècles, c’est en 1962 que renaît le royaume de Basoche sous la forme d’une confrérie étudiante pictave réservée aux futurs juristes. Cette monarchie de ‘droit du vin’ à la joyeuse devise « Boire bite et bien » se reconnaît sous le signe de Bacchus.[iii] L’organisation du royaume est simple, un Roi, une Église et une Armée « ce qui fait au moins trois personnes » constate Didier Ier, Roi choisi par ses sujets en 1975 en raison de son retard à la réunion de désignation qui agrégeait alors une demi douzaine de clercs royaux. [iv]

Didier Ier, 23 ans, anciennement Didier Piganeau, suit alors la trace de ses prédécesseurs en perpétuant la coutume du GIP, le gag intellectuel et paillard.

Les voilà donc, pêle-mêle, qui portent des pétards au commissariat, relâchent des oiseaux exotiques dans les fontaines publiques, et observent la réaction des républicains – tous ceux qui ne sont pas sujets du Royaume – après l’affichage d’une banderole « Changement de propriétaire » devant l’hôtel de ville de Poitiers à l’annonce des résultats des élections municipales.[v]

Toutefois, en 1977, regrettant la place de premier plan qu’occupait la Basoche près la Royauté au Moyen-âge, Didier Ier et ses sujets entendent bien redorer les trois écritoires figurant à leur blason. Si cette année est celle du jubilé d’argent de la Reine Elizabeth II, les étudiants en droit ne sont toutefois pas disponibles en raison de leurs partiels et le Roi de Basoche n’a pas été convié aux festivités. Qu’à cela ne tienne, ils décident tout de même de s’excuser de leur absence par un bref télégramme adressé à la souveraine de Buckingham Palace : « Impossible to come and have tea with you because exams – Congratulations – Boire bite et bien – signé Sa majesté Didier Ier, Roi de Basoche ».[vi]

 

Télégramme de Didier Ier à Elizabeth II

 

Sans réponse ni nouvelle invitation, la confrérie lorgne alors sur un nouvel objectif.

L’invitation au sacre de Bokassa

En octobre 1977, se fait jour le projet de Bokassa de se faire sacrer Empereur de Centrafrique. Le Royaume de Basoche convoque alors son grand plumitif qui rédige une lettre à l’adresse de celui qui est encore simple Président « Mon cher cousin », parce que « vous savez, tous les souverains sont cousins, alors forcément ça fait des liens » explique Didier Ier dans son interview à Radio France Internationale. Le grand plumitif y expose l’histoire du royaume de Basoche, la proximité de son Roi avec les grands de ce monde et conclut en ces termes : « Vous qui êtes très soucieux de la tradition française, vous n’avez plus qu’à inviter le Roi de Basoche ». Ce qui tombe bien puisqu’il n’y a pas d’examens en décembre, date prévue du sacre.

Seulement, un mois plus tard, Didier Piganeau, celui qui, d’après sa propre formule, est à la fois pion dans un lycée et Roi d’une confrérie étudiante sur l’échiquier de l’éducation nationale, reçoit un appel de son grand plumitif : l’ambassade de Centrafrique à Paris a envoyé un carton d’invitation à l’adresse de Monsieur et Madame Didier Ier.

La lettre de l’ambassade centrafricaine à Paris

Branle bas de combat à Poitiers, le grand conseil du Roi se réunit autour d’un apéritif royal : que faire ? Engaillardis tant par leur prouesse que par les débuts de l’ivresse, le monarque téléphone à l’ambassade pour s’indigner. « Vous comprenez, rien ne semble prévu à la sortie de l’avion, pas de protocole, je vous rappelle que je suis le Roi de Basoche. », le personnel parisien de l’ambassade se confond en excuses et demande à sa majesté de ne pas s’inquiéter, que tout est bien prévu, une voiture avec chauffeur lui sera mise à disposition. Fort bien, dans la foulée le Roi s’enquiert négligemment de savoir comment récupérer les billets d’avion et à sa grande surprise l’ambassade n’est absolument pas désarçonnée et lui donne rendez-vous à Orly dans quatre jours. Nous sommes alors début décembre, à l’approche du sacre de l’empereur qui se tiendra le quatrième jour de ce mois.

Le plus décontenancé de tous, en réalité, c’est le souverain Didier Ier lui-même qui après une nuit de sommeil se décide à confirmer la discussion de la veille avec l’ambassade Centrafricaine. Il expose alors à demi-mots que la Basoche n’est qu’un modeste royaume, avec peu de sujets et un petit territoire dont la vocation est plutôt folklorique. Mais l’ambassade ne s’embarrasse d’aucune précision et lui rétorque : « Vous savez Monsieur, nous savons très bien qui nous invitons ». Par ailleurs, le départ a été avancé d’un jour et a lieu à Orly le lendemain matin de cet appel, seulement.

Voilà donc Didier Piganeau, sa compagne Dominique, et le Barde officiel du Royaume en route vers Paris. Ils ont pour seuls bagages des vêtements d’été et une tenue de gala, un costume pour Didier Ier par dessus lequel il portera une cape noire et une faluche. La tenue d’apparat du royaume de Basoche détonne.

 

Didier Ier en tenue d’apparat

 

Aller à Bangui, une mission de haut vol

Nos joyeux compères débarquent à Orly Ouest, se rendent à la porte d’embarquement indiquée sur l’invitation mais ne trouvent rien sinon personne. Le vol vers Bangui n’est pas indiqué sur les écrans, le royaume de Basoche a été pris à son propre jeu. Prêts à revenir bredouille, c’était sans compter la présence d’un jeune africain de l’âge de Didier Piganeau, vêtu d’un épais manteau de fourrure et d’un chapeau melon. Le Barde, le Roi et la Reine se dirigent alors d’un même mouvement vers cet homme et le souverain de Basoche décline fièrement son identité. Ils se trouvent en réalité face au Prince d’Éthiopie, Zera Selassié, qui confesse son ennui puisque lui non plus ne parvient pas à mettre la main sur son billet.

Les monarques, bras dessus, bras dessous, finissent par trouver un bureau auquel présenter leurs invitations pour obtenir un billet sur le charter pour Bangui, 150 places pour assister au Sacre. Seulement, aucun Piganeau ni Roi de Basoche ne figure sur la liste. Franchement abasourdi, c’est le Barde qui prend le relais de Didier Ier en s’indignant, haussant la voix et hurlant à l’incident diplomatique. Toutes précautions prises, c’est un employé de l’ambassade qui est appelé, il demande alors à voir une carte de visite royale.

Coïncidence ou fait divin de Bacchus, le père de Didier a fait faire en urgence, la veille, par un ami imprimeur, des cartes de visite dernier cri estampillées du sceau de la Royauté. Le sésame est là, Monsieur et Madame Didier Ier embarquent pour un voyage de cinq jours en Centrafrique. Si la plupart des convives semblent à la fête dès l’avion, l’étudiant en droit et sa compagne ne se sentent pas tout à fait à leur aise et appréhendent le traitement qui leur sera réservé à leur arrivée.

 

« La veille au soir, vous êtes étudiant en train de bûcher votre droit civil, le lendemain vous êtes Roi au sacre de l’empereur. »

Didier Piganeau, interview pour “Signes Particuliers” par Pierre-Edouard Deldique sur Radio France Internationale

 

Reçus comme des Rois en Centrafrique

Au débarquement de l’avion, c’est une berline ministérielle – une R16 blanche – qui récupère les étudiants, prêts à charger eux-même leurs valises si le Protocole ne leur avait pas rappelé à temps leur royale condition. Escortés par deux motards, le convoi part à grande vitesse vers les quartiers chics de Bangui où une villa est mise à la disposition du couple. La quatre-vingt neuvième des deux cent voitures avec chauffeur prévues pour les invités du Sacre leur est attribuée, preuve qu’ils font partie des invités de marque parmi les sept mille que comptera la cérémonie. Deux boys leurs sont dédiés et une sentinelle protège la villa, elle leur présente les armes matin, midi et soir ainsi qu’à chaque fois qu’ils entrent et qu’ils sortent de la villa.Les comparses ont presque oublié toute gêne lorsque à vingt et une heure, découvrant le frigo vide, ils décident d’utiliser leur ligne directe vers le Ministre de l’intérieur pour faire part du scandale. À peine trente minutes plus tard, une camionnette débarque des vivres à la villa.

Le jour du sacre, les autres invités ne semblent pas dupes. « Un canular si énorme que vous n’y croyez pas vous-même, les autres ne semblent pas y croire non plus ! » explique Didier Piganeau. Mais la politesse et le protocole aidant, les échanges se résument souvent à “Vous êtes le roi de Basoche ? – Oui.”, n’apparaît pas idiot celui qui ne révèle pas ses lacunes par de plus amples questions sur le Royaume.

Le sacre de Bokassa au style Charlemagne exhibe un faste démesuré et une ferveur populaire achetée par l’empereur au prix d’un régime de plus en plus violent. L’État français prête chevaux et tenues pour accompagner le carrosse impérial sur le trajet ainsi que des caméramen de l’armée pour réaliser le film officiel.

https://player.ina.fr/player/embed/CPD12002831/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/wide/1′ allow=’fullscreen,autoplay’

 

25 minutes – Reportage d’Arte et de l’INA sur le couronnement de l’Empereur Bokassa

 

Le retour à Poitiers sous l’œil des RG

Ayant eu vent de la nouvelle, le retour à Paris se fait sous le regard amusé des journalistes et des étudiants poitevins venus accueillir le Roi Didier Ier et celle qui deviendra son épouse, Dominique. Piganeau Père, lui, reçoit un appel moins chaleureux des renseignements généraux (RG) de la région ainsi résumé par son fils :

RG: Un certain Piganeau se fait passer pour le Roi de Basoche et aurait prétendu se rendre au couronnement de Bokassa. Mais comme nous sommes les RG, nous savons qu'il s'agit d'une blague, bien entendu, n'est-ce pas Monsieur Piganeau, que c'est une blague ?

PP: Absolument pas. Non seulement c'est vrai, mais il est surtout déjà revenu.

- silence sur la ligne -

RG: (Merde, qu'est-ce qu'on va dire au Procureur ?)

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous conseillons le livre de Didier Piganeau aux éditions de La Table Ronde, Le Roi chez l’Empereur.

Aujourd’hui, la Basoche est en sommeil mais le Roi Benjamin Ier désigné en 2008 n’a toujours pas été destitué. [vii]


[i] Palais de la Cité – Wikipédia

[ii] Basoche – WikipédiaLes Clercs de la basoche – Imago Mundi, Cosmovisions

[iii] Le Royaume de la Basoche: anecdotes et histoire – Faluche.info

[iv] Interview de Dider Piganeau pour l’émission « Signes Particuliers » de Radio France internationale animée par Pierre-Edouard Deldique en trois parties sur YouTube 12, et 3Source principale de l’article.

[v] cf. note [iii] 

[vi] cf. notes [iii] et [iv] ainsi que pour toute la suite de l’article.

[vii] Bitard, Faluchard et Basochard… Il y a quoi sous ta faluche ? – Centre Presse

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, veuillez nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée .


Source : https://www.curiositesjuridiques.fr/laffaire-de-letudiant-de-bokassa/

 

Le bizutage : Histoire d’un rituel entre brimades et tradition

Brigitte Largueze est Chargée d’études en sciences sociales à RES (Recherche et Sociétés)

Traditions et mise en scène identitaire
Dans de nombreuses formations de l’enseignement supérieur et dans les classes préparatoires aux concours des grandes écoles existe et se transmet un système de traditions qui constitue en soi un phénomène culturel complexe, spécifique à chaque école ou formation car chacune y appose une marque distinctive. Son action a des effets discriminants réels à travers la production de normes particulières, de valeurs et de marques identitaires. Elle est ouverte par un ensemble de rites et d’épreuves conduits par les anciens sur les nouveaux élèves.

 bizutage-histoire-rituel

En recherche : “naissance et renaissance de la Faluche”, si quelqu’un peut retrouver le document …

Titre : 
La faluche : naissance et renaissance / par Christiane Lambert ; sous la dir. de Jean-Claude Cabanis
 
Mémoire ou thèse (version d’origine)
Alphabet du titre : 
latin
Auteur(s) : 
Cabanis, Jean-Claude. Directeur de thèse
Date(s) : 
1993
Langue(s) : 
français
Pays : 
France
Editeur(s) :
[S.l.] : [s.n.], 1993
Description : 
1 vol. (212, 63 f.) ; 30 cm
Num. national de thèse : 
1993MON13147

2016 – Toulouse – La Bastide-de-Sérou. Ils font leur «spring break» à eux dans le Séronais

Les faluchards sont des étudiants belges et français.

 

Selon la tradition américaine, le «Spring break» désigne les vacances que tous les étudiants prennent au printemps pour faire la fête. Dans le Séronais, c’est une version un peu proche des traditions. Depuis quinze ans, les faluchards de Toulouse organisent leur congrès annuel, le premier week-end d’octobre, à La Bastide-de-Sérou. Les faluchards sont les étudiants de France et de Belgique qui se regroupent pour perpétuer les traditions étudiantes. Ils se réclament de François Rabelais et ils portent le béret appelé faluche depuis 1888.

Donc, ce dernier samedi, les organisateurs de l’université de Toulouse ont loué les 24 chalets du village vacances Les Lambrilles afin de recevoir 200 jeunes venant de différentes villes universitaires, Rennes, Brest, Nice, Bordeaux, Grenoble, Tours, Marseille, Metz, Aix-en-Provence, Toulouse…

Dans les traditions estudiantines respectées par les faluchards il y a le bon accueil, la tolérance, les valeurs de partage et, surtout, l’absence de bizutage. Les chants étudiants, dont certains remontent à Henri IV, sont recueillis et répertoriés dans un bréviaire. Chaque ville universitaire a un bréviaire de chants faluchards différent. Les Toulousains ont la réputation de très bien organiser leur congrès annuel. Aussi les faluchards, tels «Visse Versa», «Cocotte», «Master Kart», «Pernous», venus à ce congrès savent qu’ils chanteront et mangeront bien pendant cette fin de semaine au village vacances Les Lambrilles.

source : https://www.ladepeche.fr/article/2016/10/06/2433398-ils-font-leur-spring-break-a-eux-dans-le-seronais.html

2014 – Poitiers – Les faluchards rois du lancer de pantoufle (+vidéo)

Sophie, charentaise au pied: le lancer de pantoufle est un sport aussi pour les faluchardes.
Sophie, charentaise au pied: le lancer de pantoufle est un sport aussi pour les faluchardes.

Connaissez-vous le lancer de charentaise? La discipline n’est certes pas homologuée aux jeux olympiques, mais à ce petit jeu-là, les faluchards de Poitiers sont d’éminents spécialistes. Vendredi matin, près du restaurant universitaire Rabelais, ils étaient une douzaine à s’adonner à ce concours régulièrement organisé pour faire parler d’eux dans les rangs estudiantins. « Pour l’instant, le record est à 24, 70 m. Mais l’an dernier, un lancer avait dépassé les 31 mètres », expliquait Paul Bonnet, vice-président de l’association des faluchards étudiants en sciences (Afes), même s’il est lui-même inscrit en psychologie. Les faluchards, qui tiennent leur nom de la fameuse faluche, ce béret traditionnel des étudiants de France depuis la fin du XIX siècle, font surtout de ce lancer de charentaises le prétexte pour mieux se faire connaître dans une fac où la confrérie purement locale des Bitards est peut-être davantage connue. Comme les Bitards, les faluchards -une centaine au total sur le campus de Poitiers-, se réclament de l’esprit rabelaisien (« avec peut-être un moindre rapport à l’alcool! », sourit Paul Bonnet), et organisent régulièrement des soirées. Les prix à rafler lors de ce concours de lancer de charentaises consistaient d’ailleurs en quelques verres offerts au Wallaby (l’ex-Connemara) où les faluchards de Poitiers se retrouvent tous les mardis soirs à partir de 21h30.

Source : https://www.centre-presse.fr/article-334077-les-faluchards-rois-du-lancer-de-pantoufle-video.html

2001 – code lyonnais

Le Code Unifié et Solidaire Lyonnais


Article 0 :
La Faluche est apolitique, asyndicale, aconfessionnelle, et indépendante. C’est pourquoi il est interdit d’y voir figurer tout insigne ou symbole à caractère politique, confessionnel ou syndical. De même, il est interdit de porter la Faluche lors de manifestations politisées, syndicalistes ou confessionnalistes.

Article 1 :
La Faluche est plus que centenaire. C’est la coiffe traditionnelle des étudiants de France. Des étudiants français l’ont ramenée de Bologne, lors d’un congrès international d’étudiants, où ils adoptèrent le béret de velours des habitants de la région en juin 1888.

Article 2 :
La Faluche est portée de nos jours dans certaines Facultés et écoles, d’une manière habituelle ou à titre exceptionnel, lors des manifestations estudiantines. On ne l’enlève pas, même devant un professeur, sauf s’il a le rang de recteur.

Article 3 :
Il est interdit de faire de la Faluche une succursale des comptoirs de Monoprix. Elle doit être le parchemin qui s’enorgueillit toujours de nouvelles richesses étalant l’histoire de l’étudiant.

Article 4 :
L’étudiant doit se conformer à ces dispositions assez larges pour permettre toute fantaisie, assez strictes pour réaliser l’uniformité.

Article 5 :
La Faluche comporte deux parties : le Ruban circulaire (avec ses emblèmes), le Velours noir (avec ses insignes).

Article 6 :
Le ruban circulaire est à la couleur de la discipline principale. Pour les disciplines secondaires, on placera sur le bord supérieur du ruban de la discipline principale, un ruban plus mince aux couleurs de la discipline annexe.
Voici les couleurs nationalement adoptées, fondées sur celles des toges doctorales et professorales de l’Université française :

Médecine Velours Rouge
Pharmacie Velours Vert
Paramédical (infirmière, kiné…) Velours Rose
Chirurgie dentaire Velours Bordeaux
Vétérinaire Velours Violet
Sage femme Velours Fuchsia
Ostéopathie Velours Bleu Clair
Droit Satin Rouge
AES (à Lyon) Satin Rouge
Ecole de notariat Satin Rouge et Noir
Sciences Satin Violet
Sciences-Po Satin Bleu et Rouge
Lettres et Sciences humaines Satin Jaune
Sciences économiques et Gestion Satin Orange
Beaux Arts et Archi Satin Bleu
Classes prépas (Taupe, Khâgnes…) Satin Marron
Ecoles de Commerce Satin Rouge et Vert
Ecoles d’Ingénieurs Satin Bleu et Noir
BTS et IUT Satin Blanc ou aux couleurs de la filière
UFRSTAPS Satin Vert foncé
Oenologie Satin Rose saumon
Musicologie Satin Argenté
Ecole Normale et IUFM Satin Gris
Universités Catholiques Satin Rouge et Blanc

Il est d’usage, lorsque l’on appartient à une filière ayant des couleurs doubles de placer la couleur la plus foncée, en bas (pour les écoles de commerce, on place le vert en bas).
Sur ce ruban doivent figurer dans l’ordre :

  • le surnom(facultatif) en petites lettres,
  • les initiales des prénom et nom en grandes lettres,
  • le baccalauréat,
  • l’année d’obtention du bac,
  • le cursus étudiant.

Les baccalauréats :

  • Bacs littéraires : Lettre j
  • Bacs économiques : Lettre b
  • Bacs maths-physique : Lettre e
  • Bacs biologie : Lettres je
  • Bac E : Lettre E
  • Bac F : Lettre F
  • Bac G ou STT : Lettre G
  • Bac H : Lettre H
  • Bac T ou Technique : Lettre T
  • Capacité : Lettre C

Les emblèmes de discipline :

PCEM 1 (1ère année commune à Médecine, Dentaire et Kiné) Tête de mort sur Fémurs
Médecine Caducée Médecine
Pharmacie Caducée sur coupe
Paramédical Lettres PM ou Ciseaux
Chirurgie dentaire Molaire
Vétérinaire Tête de cheval
Kiné Caducée Mercure
Sage femme Croix de Ankh
Droit Glaive et Balance
AES lettres A.E.S.
Sciences économiques et Gestion Caducée Mercure
Sciences Palmes croisées Chêne et Laurier
  – Bio avec petite lettre B
  – Chimie avec petite lettre C
  – Maths avec petite lettre M
  – Physique avec petite lettre j
Lettres, Langues et Sciences humaines Livre ouvert avec Plume
Histoire Casque de Périclès
Géographie Globe
Sociologie Grenouille
Archéologie Tête de Sphinx
Sciences-Po Parapluie
Beaux-arts Palette et Pinceau
Archi Equerre
Classes préparatoires :
– Hypokhâgne/Khâgne Chouette à deux faces
– Taupin/Sup/Spé Palmes croisées Chêne et Laurier
– Bio Epi de blé
– HEC Caducée Mercure
Ecoles de Commerce Caducée Mercure (suivi du nom de l’école)
Ecoles d’Ingénieurs Etoile et Foudre (suivi du nom de l’école)
BTS Lettres B.T.S.
IUT Lettres I.U.T. ou Marteau et Maillet
Oenologie Grappe de raisin
Agronomie Epi de blé
UFRSTAPS Lettres U.F.R.S.T.A.P.S.
Musique Lyre

Remarque : Pour les filières non mentionnées, on précise le nom de la discipline, ou de l’école à laquelle elle se rattache, à la suite de l’emblème.

Le cursus universitaire :

  • une étoile dorée par année d’étude (se place en début d’année),
  • une étoile argentée par année redoublée (idem),
  • une double palme (lauriers serrés) pour l’obtention d’un diplôme de fin de cycle,
  • une grande simple palme pour un diplôme en cours de cycle,
  • une petite simple palme pour une fin de cycle sans diplôme,
  • une tête de vache pour toute réussite à la deuxième session,
  • une tête de mort pour tout échec définitif dans une discipline.
  • pour les personnes participant à une intégration ou un parrainage en tant que nouveau venu dans la filière étudiante, un petit ruban de satin est disposé de biais sous l’étoile de l’année correspondante, de couleur bleue pour les filières publiques (Lyon I, II et III, ENS, INSA) et blanche pour les filières privés (Université Catholique, EFAP, ITECH).
  • pour les équivalences, un petit ruban de satin noir est disposé sous une étoile dorée représentant l’année non effectuée mais validée
  • les étudiants étrangers placent le drapeau de leur pays d’origine sous la première étoile,
  • si des années d’études se déroulent à l’étranger, l’étudiant place le drapeau du pays d’accueil sous l’étoile de l’année correspondante.

Article 7 : le velours noir

Le velours peut comporter :

  • Les insignes :
    • des associations dont l’étudiant fait partie,
    • des fédérations dont elles font partie,
    • des associations, corpos, BdE, qui sont membres des dites fédérations,
    • des établissements scolaires et universitaires auxquels l’étudiant a appartenu ou appartient,
    • des villes, départements ou régions où vous faites vos études (idem),
    • des villes, départements ou régions de naissance ou lieu de résidence (sur ruban de ville natale),
    • des villes, départements ou régions dans lesquels vous avez séjourné pour motif étudiant (partie divers),
    • des congrès auxquels vous avez participé (partie divers),
    • de tous les clubs auxquels vous appartenez ou avez appartenu (partie divers).
  • Remarque :Les insignes doivent être constitués de matériaux nobles tels que le fer, le bois, l’émail, etc.. Il ne doit figurer sur la Faluche aucun insigne fait de carton, de papier ou de plastique.
  • Votre devise : elle s’inscrit en toutes lettres sur le velours de la partie personnelle.
  • Vos armes personnelles.
  • Les symboles :
Chameau à l’endroit : Célibataire
  à l’envers : Coeur pris
Pendu Marié(e)
Taureau Parent
  sur satin rose : d’une fille
  sur satin bleu : d’un garçon
Squelette à l’endroit : Amour de l’anatomie en tant que matière
  à l’envers jambes écartées : Amour de l’anatomie féminine
  à l’envers jambes serrées : Amour de l’anatomie masculine
Lyre Amour de la musique
Plume Amour de la littérature
Palette vernie (ou Palette et pinceau) Amour des arts ou de la peinture
Ancre Amour de la navigation
Aigle Amour de l’aviation et/ou brevet de pilote
Grappe de raisin Amour du bon vin
Fourchette Fin gourmet
Sphinx Polyglotte (parle couramment au moins 3 langues)
Nounours Gros dormeur
Fleur de Lys Scout
Fer à cheval Chanceux
Epi de blé et Faucille Chanceux aux examens
Volant Conducteur de fin de soirée (on coupe un morceau par accident)


Tous les insignes précédés d’une * ne peuvent être décernés que par un Grand Maître avec le témoignage de faluchards dignes de foi.

* Epi de blé Radin
* Coq Grande gueule (sachant l’ouvrir)
* Pachyderme Lourd
* Cor de chasse Grand(e) chasseur(euse) devant l’éternel
* Poule Personne très chaude
* Mammouth Gardien des traditions
* Homard Mène grand train
* Fourchette sur ruban bleu Cordon bleu
* 2 Fourchettes croisées Bouffe comme un gros porc
* Entonnoir Ne peut pas boire d’alcool
* Chouette Oiseau de nuit
* Ciseaux N’a pas cousu sa Faluche tout seul (blâme)
* Parapluie A vomi dans sa Faluche
* Clé de sol Digne chanteur(se) de paillardes
* I Dagobit simple
* X Dagobit croisé
* W Dagobit triple

Tous les insignes suivants sont développés dans l’article 14:

* Zéro A vomi honteusement
* Bouteille de Bordeaux Une par cuite certifiée (blâme)
* Bouteille de Champagne Une par coma éthylique certifié
* Bacchus Dignité dans l’ivresse
* Hache A ramené un trophée digne de ce nom
* Faux Passage de vie à trépas pendant un service hospitalier
* Quille Année perdue pour le Service National

Tous les insignes suivants sont des distinctions associatives ne pouvant être décernées que par un Grand Maître avec l’accord ou sur demande du Président de l’association :

* Simple palme Remerciement d’un travail fourni dans une assoce
* Double palme Remerciement pour le travail d’une année dans une assoce
* Abeille Remerciement exceptionnel pour le travail de toute une vie associative
* Chauve souris Nuit blanche pour motif associatif
* Sou troué Nuit au poste pour motif associatif

Tous les insignes précédés d’un + ne peuvent être décernés que par un Grand Maître avec le témoignage du ou de la partenaire.

+ Lime Acte laborieux
+ Flèche Ejaculateur précoce
+ Epée Fin baiseur
+ Pensée (ou Orchidée) Fine baiseuse
+ Feuille de vigne Perte de la virginité masculine durant la vie falucharde
+ Rose Perte de la virginité féminine durant la vie falucharde

Remarque : Pour les insignes endroit/envers, le repère est le ruban circulaire de la faluche qui est considéré comme le sol.

Article 8 :
La partie intérieure de la Faluche est appelée le potager. Le potager ne représente pas à lui tout seul l’esprit de la Faluche, loin de là. Chacun est libre de le cultiver ou non.
Si cet article peut paraître choquant à certain, sachez qu’il n’a qu’une portée modérée et qu’historiquement, il est apparu comme une particularité carabine lors de la synthèse nationale organisée à Lille en mars 1976.
Tout(e) Faluchard(e) ayant au cours de sortie, repas ou soirée, tiré un coup en bonne et due forme, devra mettre dans sa Faluche :

  • pour un copulation : une carotte
  • pour une fellation : un poireau
  • pour une sodomie : un navet
  • pour un cunilingus : une betterave

Pour tout dépucelage il aura droit, suivant l’endroit à deux légumes placés en X.
S’il s’agit d’un acte homosexuel, un diamant sera cousu à coté du légume en question.
Les actes coïtaux (carotte et navet) ne sont certifiés que s’il y a usage de préservatifs…..
Il faut aussi que les personnes se fassent surprendre, ce n’est pas de l’exhibitionnisme !!!
Tout(e) Faluchard(e) demandant à voir le potager particulier d’un étudiant, devra comme il se doit en passer par les armes selon les goûts dudit étudiant, qui choisira lui-même le lieu, le jour et l’heure.

Article 9 :
Sur le Velours supérieur, on dispose les rubans ci-dessous (voir schéma en dernière page) :
Pour tous les étudiants :

  • un ruban aux couleurs de la Ville d’études et de baptême + l’écusson de la Ville au centre de la Faluche.
  • un ruban aux couleurs de la Ville de naissance + l’écusson de la Ville.

Les étudiants ayant suivi ou poursuivant leurs études dans une autre ville placent un ruban aux couleurs de la ville d’étude partant du centre vers le bord gauche, parallèlement à celui de Lyon. L’écusson de cette ville est posé sur ce ruban(essayez de trouver un petit écusson).

Pour les Associations (en général, le ruban est de la couleur de la discipline) :

  • les membres du CA et membres actifs (actifs dans les faits) porteront un demi ruban partant du centre de la Faluche vers l’arrière avec les couleurs et les lettres de l’Association,
  • les membres du Bureau porteront deux demi rubans partant du centre de la Faluche vers l’arrière en forme de V avec les couleurs et les lettres de l’Association,
  • le Président portera un ruban du frontal à l’occipital avec les couleurs et les lettres de l’Association,
  • Pour les élus étudiants, sur un ruban jaune frontal-occipital dont l’extrémité arrière est laissée libre, on dispose :
  • pour les élus locaux :
  • pour les Grands Conseils de Fac ou d’Ecole (CA, CEVU, CS) :
  • une grenouille dorée par année de mandat,
  • pour les conseils de composante (UFR, Institut, département…) :
  • une grenouille argentée par année de mandat,
  • pour les élus CROUS : une tortue dorée par année de mandat,
  • pour les élus nationaux :
    • pour le CNOUS : les lettres CNOUS et les années de mandat.
    • pour le CNESER : les lettres CNESER et les années de mandat.
  • pour les élus européens : un drapeau aux couleurs de la CEE.
  • pour les élus internationaux : un drapeau aux couleurs de l’ONU.
  • Pour les Rédacteurs en Chef de journaux étudiants, on place un ruban de Satin Blanc du frontal à l’occipital mentionnant le nom du journal et les années d’exercice. Pour les membres des commissions de rédaction, on fixe un demi ruban de Satin Blanc identique à celui de membre actif ou du CA d’une association.
  • Il est conseillé aux faluchards de mettre les années de mandat, lorsque l’on est membre d’un bureau, sur le ruban étant en rapport avec ce poste.
  • De plus, Faluchards Associatifs Lyonnais “Unifiés et Solidaires” se reconnaît par son ruban tressé en Velours Rouge, Bleu et Jaune moutarde.

Article 10 :
Le Grand Maître (GM) est le gardien des traditions faluchardes et son objectif est de développer la Faluche tant dans sa filière qu’au niveau national. Sa tâche principale est de veiller à l’application des principes de base qui régissent le port de la Faluche. Lui seul est en mesure de décerner certains insignes.
Sa distinction est une Croix du Mérite émaillée de blanc, soutenue par un ruban aux couleurs de la discipline. Cette Croix lui sera transmise par le GM précédant, afin de perpétrer la tradition. Derrière le ruban, on trouve les initiales et les années d’exercice des anciens GM.
Dans toute filière étudiante où le nombre de Faluchés devient significatif et si le besoin s’en fait sentir, il sera procédé à l’élection d’un Faluchard ou d’une Falucharde qui après son intronisation deviendra GM.
Enfin, un GM est GM à vie.

Article 11 :
Toute Faluche devra être baptisée sous l’oeil attentif du GM et des anciens. Tout ce qui se passe lors d’un baptême ne doit pas être divulgué à des personnes non initiées, non dans un but sectaire, mais pour préserver l’intensité de l’émotion que procure un baptême.

Article 12 :
La Faluche doit être portée dans toutes les cérémonies, faluchages, intronisations, enterrements, lors des congrès, AG, CA, repas, soirées et sorties étudiantes.
Le respect de cet article permettra de développer la Faluche.

Article 13 :
La Faluche est un attribut qui doit être respecté de tous.
La Faluche représentant la vie d’un étudiant, toute personne regardant à l’intérieur ou mettant une Faluche qui ne lui appartient pas, encoure des sanctions définies par le propriétaire.
De façon identique, des sanctions pourront être prises par les GM ou les anciens pour tout non respect vis-à-vis d’une Faluche.

Article 14 :

* Zéro (grande taille) A vomi honteusement.
Blâme éthylique par excellence, le Zéro se décerne, quelle que soit l’heure, après un étalage public d’un état critique.
* Bouteille de Bordeaux Une par cuite certifiée (blâme).
La bouteille de Bordeaux concerne les excès éthyliques ayant conduit à une attitude particulièrement remarquée (perte de mémoire, dégradations, injures, infractions …).
* Bouteille de Champagne Une par coma éthylique certifié.
Pas de commentaire…
* Bacchus Dignité dans l’ivresse.
Le Bacchus est la marque des étudiants maîtres d’eux mêmes face à de fortes doses d’alcool. Il lui faudra se comporter avec dignité et surtout avoir toujours un minimum de présence d’esprit pour ne pas le perdre rapidement.
Avoir un Bacchus, c’est aussi connaître ses limites, aussi tout acte dégradant sous l’emprise de l’alcool entraînera le retrait temporel ou définitif du Bacchus.
* Hache A ramené un trophée digne de ce nom.
Il est souhaitable que la prise de trophée n’entraîne pas de dégâts conséquents. Les actes de vandalisme ne sont pas tolérables. Bien au contraire, un trophée n’est valable que dans le respect de la victime.
* Faux Passage de vie à trépas pendant un service hospitalier.
La faux peut être décernée à tout faluchard du secteur santé découvrant un mort dans le service ou assistant au décès d’une personne. Toutefois, un certain respect pour le trépassé doit rester sous-jacent au port de cet insigne.
* Quille Année perdue pour le Service National.
La quille représente une année perdue pour le service militaire. Celle-ci pend sur le ruban du cursus, sous une étoile dorée ou argentée s’il s’agit d’une année d’étude.


Ce code a été rédigé par les GM et les faluchards suivants :
Olivier POIZAT (Bidi), Alexandre MERCATELLO (Facto), Emmanuel HEURTIER (Manu), Alexandre HENNEQUIN (Kiwi), Cyril BLANC (Luccho), Florian PROST (Georges), Aude CHANCERELLE (Ode), Alexis H.J. ROUGEMONT (Spooky), Annabelle REYNAUD (Frostiz), Xavier BONDIL (Duracell), Benjamin HEURTIER, Johann LAFFARGUE (Zézette), Thomas BONJOUR (Cow-Boy),Mathias OLLIVIER (Byssus), Pascale GIUSEPPI (Félix), Patrick VELAY (JDA), Emmanuel FIQUETSophie VIVIAND, Antoine ROSATI (Toine), Nida BOUZIL (Beil), Sébastien MARTY (Titi).

Ce code a été approuvé et signé par les GM et les filières suivantes :
Cyril BLANC (GM Para-Med), Xavier BONDIL (GM Dentaire), Thomas BONJOUR (GM Pharma), Aude CHANCERELLE (GM Lettres et Sc Humaines), Alexandre HENNEQUIN (GM Médecine), Mathias OLLIVIER (GM Pharma), Olivier POIZAT (GM CPE Lyon), Florian PROST (GM UFRSTAPS), Annabelle REYNAUD (GM Sciences).


Particularités lyonnaises :

De façon générale, les étudiants faluchards lyonnais portent la “faluche lyonnaise”, qui diffère de la faluche “nationale” sur quelques points. De plus, certaines disciplines portent des faluches différentes de la faluche lyonnaise, ce qui les rendent parfois plus proches du code “national”. Voici quelques unes de ces particularités :

  • L’écusson de la ville d’études actuelle (c’est-à-dire Lyon) est placé au milieu de la faluche;
  • Certains insignes figurent dans le “code lyonnais” (nous verrons plus loin qu’il en existe deux…), et pas dans le code “national”. Citons pour exemple :
    • Ecureuil : membre d’une Junior Entreprise;
    • Ballon et Cornue : travail en labo;
    • Aigle :amour de l’aviation (vient de Nancy);
    • Lime : gros baiseur (vient de l’AE2L (lettres));
    • M : misère;
    • Lacet de cuir : sado-maso (vient de l’AE2L);
    • 69 : 69 de CPE.
  • Pour la disposition des rubans sur la faluche, se référer au haut de la page.

Avant (jusqu’à il y a environ 1 an 1/2) existaient à Lyon différents codes, en gros un par filière. Les Grands Maîtres lyonnais ont tenté de n’en faire qu’un, le code “unifié et solidaire lyonnais”, mais tous les Grands Maîtres n’y adhèrent pas, ce qui fait qu’il existe aujourd’hui encore des spécificités par filière. Citons-en quelques exemples :

  • A l’INSA de Lyon, les rubans situés sur le velour sont tous en velours; l’écusson de Lyon est placé de la même manière que sur la faluche “nationale”. Leur circulaire se termine à l’arrière par un “noeud de cérémonie”, ressemblant grosso-modo à un noeud-papillon, dont l’origine lointaine est peu connue aujourd’hui. Une des hypothèses est qu’il servait à reconnaître les faluchards de ceux portant simplement une Faluche lors des bizuthages des Première Années. Par ailleurs, leur code comporte certains insignes ne figurant ni dans le code “national”, ni dans le code “unifié et solidaire lyonnais”. Citons pour exemple :
    • Cupidon : fiancé;
    • Ancre : organisation des INSAïades;
    • Cadenas : grouillotage (le grouillot est le concierge des résidences; les étudiants peuvent faire ce boulot;
    • Trousseau de clés : externe;
    • Vélo : 24 heures de l’INSA (sur le noeud de cérémonie);
    • Sous troué + chiffre : plus gros déficit lors d’une manifestation (en kF); cet insigne fait aussi son apparition en Sciences Lyon;
    • Lapin : adepte de la culbute;
    • Faux : accident de voiture ayant entraîné l’hospitalisation d’un passager;
    • Faux croisées : idem avec alcootest positif.
  • En Droit, les significations de la carotte et du poireau sont inversées;
  • En Véto, le circulaire est violet et non bordeaux, comme dans le code “national”;
  • De même, en Dentaire, le circulaire est bordeaux et non violet, comme dans le code “national”;
  • En Ecoles de commerce, sur le circulaire, le vert est au-dessous du rouge, contrairement au code “national”, précisant que la couleur la plus foncée doit être en-dessous;
  • Dans la filière Ingénieurs, les faluchards centraliens et insaliens portent un circulaire bleu roy et noir, comme il est dit dans le code national, mais les ingénieurs de CPE portent un circulaire noir et blanc, et ceux de l’ECAM portent un circulaire violet et blanc;
  • En Lettres, les faluchards portaient jusqu’à il y a environ 2 ans sur le velour de leur faluche un ruban jaune, très large, représentant leur appartenance au bureau de l’association des Lettres, AE2L, pour les distinguer des simples membres de l’association;
  • En Sciences Eco, la faluche est très différente de la faluche “nationale”; j’expliquerai prochainement pourquoi.

Ce site n’est plus mis à jour… Webmestre : Touf (Centrale Lyon) – dernière modification le 26/11/01


A propos des codes :

Les premières traces écrites de codes datent des années 60 (Paris 66, Toulouse 66, Lille non daté). Cependant, la Faluche avait à l’époque mauvaise réputation, aussi bien de par sa ressemblance avec une béret militaire ou fasciste que de par l’utilisation que certains en faisaient (élément de reconnaissance entre bizuth et bizuteur, par exemple).
La renaissance de la Faluche a eu lieu dans les années 90 lorsqu’elle a commencé à s’étendre vers d’autres Facultés moins “traditionnelles” (comprendre autres que Médecine, Droit et Pharmacie). Dans chaque grande ville universitaire, nous avons assisté à une explosion démographique du nombre de Faluchards, la Faluche passant du statut de confidentielle à reconnue.

Les Grands Maîtres se sont nationalement réunis lors du congrès organisé à l’occasion du 100ème anniversaire de la Faluche à Reims. Ils ont alors écrit un code “national”, servant en fait théoriquement de base à tous les codes régionaux : ce code contient les éléments de base des codes de la faluche, et les code régionaux sont alors censés n’être que des copies de ce code national, auxquelles on aura rajouté quelques particularités régionales. En pratique, on observe des divergences conséquentes, car bon nombre de faluchards ne sont pas prêts à laisser tomber leur code traditionnel régional pour adopter un code “national”.

Dès lors, chaque année, lors des congrès nationaux, le code de l’année précédente a été révisé; les Grands Maîtres, lors de leur réunion nationale annuelle, y ont apporté quelques modifications.

Aux 101ème et 102ème anniversaires de la Faluche, les modifications en question n’ont pas été très importantes : en fait, cela n’est qu’aux 103ème et 106ème anniversaires de la Faluche que des modifications importantes ont été effectuées.

Ces modifications concernent notamment la disposition des rubans et insignes sur les Faluches. Je vais donc essayer de résumer par des dessins, d’après les diverses informations que j’ai pu recueillir, la disposition des rubans sur la Faluche, suivant les codes. Je présenterai la Faluche type 100ème anniversaire de la Faluche (à peu près identique à celle type 106ème anniversaire), la Faluche type 103ème anniversaire de la Faluche, la Faluche lyonnaise et la Faluche montpellieraine.

La Faluche nationale du 100ème anniversaire de la Faluche
A côté officiel
B côté officiel : pin’s de congrès
C côté personnel
D voyages personnels ou étudiants
a1 ville d’études
a2 autre ville d’étude (suivante dans l’ordre chronologique)
b1 membre d’une association (adhérent)
b1+b2 élu de l’association (membre du bureau, membre du CA)
c1 membre d’une autre association
c1+c2 élu de cette association
d membre du conseil d’université (UFR) : CA de l’université, CE,…
e élu de fédération
f région de naissance
g ville de naissance
La Faluche nationale du 103ème anniversaire de la Faluche
A côté officiel
B côté officiel : pin’s de congrès
C côté personnel
D voyages personnels ou étudiants
c ville d’études
a autre ville d’étude (suivante dans l’ordre chronologique)
e1 membre du CA d’une association
e2 membre de cette association
e1+e2 membre du bureau de cette association
d membre du conseil d’université (UFR) : CA de l’université, CE,…
f région de naissance
g ville de naissance
La Faluche lyonnaise
A côté officiel
B côté divers – cadeaux – voyages
C côté personnel
a1 ville d’études (Lyon)
a2 autre ville d’étude (suivante ou précédente)
b membre actif d’une association
c membre du bureau d’une association
d membre du conseil d’université (UFR) : CA de l’université, CE,…
e président d’une association ou membre d’une fédération
f ville de naissance
g écusson de Lyon

 

Source : http://toufboy.free.fr/falindex.html