2019 – Poitiers – La chasse au bitard sur les murs du Resto U

La chasse au bitard sur les murs du Resto U
La chasse au bitard sur les murs du Resto U
© (Photo Patrick Lavaud)

 

Sur le mur du restaurant universitaire Roche d’argent, le Poitevin Yvan Gallé a immortalisé, au début des années cinquante, la célèbre chasse au bitard menée par les étudiants, chaque printemps. De 1944 à 1950, le peintre a également décoré une grande partie des murs de sa propre maison rue des Carmélites.
Selon la légende, le bitard serait un animal mythique qui vivrait dans la forêt de Ligugé. Il a donné son nom à une confrérie étudiante, l’Ordre du vénéré bitard, inspirée des écrits de Rabelais. Chaque année, au printemps, a lieu une semaine festive pendant laquelle la ville de Poitiers est renommée « Bitard bourg ».

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/la-chasse-au-bitard-sur-les-murs-du-resto-u

2019 -Poitiers – Les Bitards débarquent à Bitardville

Les étudiants ont revêtu leur traditionnelle faluche et leur cape
Les étudiants ont revêtu leur traditionnelle faluche et leur cape.
© Photo NR

 

L’Ordre du vénéré Bitard (loué soit-il) a lancé, hier, sa traditionnelle semaine estudiantine.
Aux douze coups de midi des cloches de l’église Saint-Porchaire, à Poitiers, les dix étudiants et étudiantes ont lancé leur faluche. Après avoir appelé l’esprit du bitard (cet animal imaginaire à la tête de fouine et au corps de carpe) au pont Joubert, les membres vont enchaîner les animations à un rythme marathon.
« Le Grand Maitre » Mathieu, en BTS NRC (Négociation et relation client), perpétue ce folklore rabelaisien : « On va faire différents trucs sur la fac et la ville. C’est un moment de partage, vraiment fraternel. »

source: https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/les-bitards-debarquent-a-bitardville

2018 – Poitiers : les Bitards sont dans la ville !

La fanfare des Bitards hier à midi lors de sa tournée des amphis sur le campus universitaire
La fanfare des Bitards hier à midi lors de sa tournée des amphis sur le campus universitaire.
© Photo NR

 

La 69e semaine estudiantine commence. Orchestrée par l’Ordre du Vénéré Bitard (Loué Soit-Il !) elle perpétue un folklore rabelaisien toujours vivace.

Le froid et les flocons sont revenus hier sur le campus. Les Bitards aussi, fidèles à une tradition étudiante quasi séculaire *. Autour de midi, coiffés de faluches et enroulés dans leurs capes, novices, chabousses, grand sommelier, grand escriturier, grand maître et autres grandes capières ont au son de leur fanfare rameuté des étudiants transis pour leur offrir un apéritif maison, la Jacqueline, et leur présenter le programme de la semaine.
Une 69e semaine estudiantine qui jusqu’à dimanche sera jalonnée d’apéritifs, d’un pique-nique, de soirées dans les bars, de jeux, rallyes et autres moments festifs. Pour Alexandre Lentz, le Grand Maistre Chalutier à la barre de ce vaisseau, c’est avant tout cela qui prime : « On perpétue une tradition rabelaisienne. Le plus important pour nous, c’est de réussir ses études et de divertir les étudiants avant leurs partiels, de lâcher la pression et de faire la fête ».

De Poitiers à Bitardbourg

Alors qu’on se le dise, les bitards sont en ville. Avec force slogans – le thème de cette semaine est “ Tiens bon la fac et tiens bon le vin ” – et une grosse envie de s’amuser dans une ville temporairement rebaptisée Bitardbourg. « Nous sommes la plus vieille association étudiante de France, poursuit le Grand Maître, avec ses rites et ses traditions, comme le pique-nique à la Pierre Levée, hommage à Rabelais ou encore la chasse au Vénéré Bitard (Loué Soit-Il !) qui aura lieu samedi et qui permettra de désigner un nouveau grand bitardier pour l’année à venir ». Cette semaine s’ouvre aussi cette année dans un contexte un peu particulier, quelques jours à peine après le vol du clitoris géant du campus et la dégradation de la Blanche verge, le phallus de béton emblème de la confrérie.
Simple coïncidence, malveillance assumée à l’encontre d’un ordre souvent taxé de sexiste ? (lire ci-dessous) « Il y a des gens qui ne nous aiment pas, reconnaît le Grand Maistre, mais nous on déplore ces actes. On est là pour divertir et rassembler les étudiants avant tout ».


* L’Ordre fêtera son centième anniversaire en 2021.

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/poitiers-les-bitards-sont-dans-la-ville

2018 – Le collectif du 8 Mars conteste la subvention à l’Ordre des Bitards

Suite à un article sur ” Minute de silence au conseil municipal de Poitiers”, un encart rouge où il est précisé qu’une subvention attribuée à l’ordre est contestée.

Le collectif du 8 Mars conteste la subvention à l'Ordre des Bitards
Le collectif du 8 Mars conteste la subvention à l’Ordre des Bitards

 

Le collectif du 8 Mars conteste la subvention à l’Ordre des Bitards

Après l’ouverture de la séance du conseil municipal, le Collectif du 8 Mars a été autorisé à prendre la parole devant l’assemblée. Le groupe, composé de femmes et d’un homme, s’est exprimé contre l’attribution d’une subvention à l’association L’Ordre vénéré du Bitard dont les membres sont considérés comme sexistes et rétrogrades. Il a suggéré que la subvention prévue soit reportée sur l’une des associations poitevines qui luttent contre les violences faites aux femmes.

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/minute-de-silence-au-conseil-municipal-de-poitiers

2018 – Les secrets d’une façade reconstruite pierre par pierre

Rue Gustave-Simon, une façade a été reconstituée lors de l’extension du Musée des Beaux-Arts. La raison : c’est derrière ces murs qu’a germé la plus vieille association étudiante de France ! Une plaque le rappelle désormais.

C’est sans doute une histoire que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Lors de son extension en 1999, le Musée des Beaux-Arts de Nancy a certes préservé dans ses entrailles des vestiges de fortification. Ce que l’on sait moins, c’est qu’au bas de la rue Gustave-Simon, le maire d’alors, André Rossinot, avait aussi exigé de l’architecte qu’il préserve une façade dans son projet. Laquelle a été démontée pierre par pierre puis reconstruite et intégrée dans le complexe. Il y avait là une bonne raison que les passants, presque vingt ans plus tard, peuvent découvrir grâce à une plaque commémorative qui vient d’être dévoilée sur le mur.

Resto U « bon marché »

C’est là, derrière ces pierres que s’est développée l’Association générale des étudiants de Nancy (AGEN), avec une bibliothèque et de nombreux événements festifs, créant même dans le prolongement de l’immeuble de l’époque « un restaurant universitaire bon marché ».
Ce pourrait être une histoire très locale sauf que l’AGEN, après une période d’associationnisme étudiant durement réprimée de la Restauration au Second Empire, fut la « première association générale des étudiants de France », souligne Romain Pierronnet, conseiller métropolitain délégué à la vie étudiante. Son modèle essaima un peu partout.
Fondée en 1877 sous le nom d’Union des étudiants, elle reste, 140 ans après, la doyenne des associations d’étudiants (mais en sommeil car jamais dissoute). Il est vrai que les AGE, qui furent un mouvement unique à vocation représentative, éclatèrent avec mai 1968 en différents courants.


Exposition et faluches

L’AGEN est ainsi le symbole de l’engagement étudiant. Pas un hasard d’ailleurs si la plaque a été dévoilée par le maire de Nancy et le président de la Métropole, des représentants du rectorat, de l’université, des étudiants… Elle témoigne d’une page d’histoire que s’efforce d’ailleurs de préserver et valoriser la « Cité des Mémoires Étudiantes » présidée par Jean-Philippe Legois. Cette association propose d’ailleurs jusqu’au 16 février une exposition sur les « AGE » dans les murs du GEC (cours Léopold), autre site emblématique de la vie étudiante. Entre panneaux, vidéos, documents anciens et faluches, on arpente une histoire qui peut démarrer rue Gustave-Simon avec le fronton d’un immeuble réalisé par le sculpteur lorrain Bussière.

Source : https://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2018/02/04/les-secrets-d-une-facade-reconstruite-pierre-par-pierre?fbclid=IwAR3o17_HvtcZeLoJdyQfx8RXezyt0F2SoeA8drlLW7XqPxnwNyEL7d_ucUE

2017 – Poitiers – Le Manneken-Pis habillé par les Bitards

La 71 e semaine de l’ordre du vénéré Bitard (Loué soit-il) s’est achevée en fin de semaine dernière par la traditionnelle visite des autorités de « Bitardbourg », nouveau nom donné à Poitiers pendant une semaine. Le commissariat de police intégrait inévitablement le circuit de remerciements du grand maistre, accompagné de ses adjoints, grand intendant, sommelier ou argentier. « Ici, tous les ans, nous vous offrons la garde-à-vue ! », ont rappelé les commandants de police qui avaient préparé un breuvage sans alcool. Un défi pour les dignitaires d’un ordre dédié à célébrer l’héritage orgiaque du regretté Rabelais, étudiant de Poitiers, en 1431. Les sons entêtants de la fanfare ont aidé à faire couler.

La semaine de l’ordre du vénéré Bitard (LST) est le seul moment de l’année où l’une des six copies du Manneken-Pis Bruxellois existante au monde, exposée dans le hall d’accueil du commissariat, a droit à un relooking inédit : habituellement vêtu d’un uniforme, le petit bonhomme du sculpteur Jérôme Duquesnoy (1619) se transforme également en bitard (notre photo) ! Présent depuis le 22 mai 1950 à Poitiers, le Manneken-Pis avait été offert par les policiers belges, en reconnaissance de l’accueil lorsqu’ils étaient réfugiés dans la Vienne, en 1940.

X.B.

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/le-manneken-pis-habille-par-les-bitards

2016 – Toulouse – La Bastide-de-Sérou. Ils font leur «spring break» à eux dans le Séronais

Les faluchards sont des étudiants belges et français.

 

Selon la tradition américaine, le «Spring break» désigne les vacances que tous les étudiants prennent au printemps pour faire la fête. Dans le Séronais, c’est une version un peu proche des traditions. Depuis quinze ans, les faluchards de Toulouse organisent leur congrès annuel, le premier week-end d’octobre, à La Bastide-de-Sérou. Les faluchards sont les étudiants de France et de Belgique qui se regroupent pour perpétuer les traditions étudiantes. Ils se réclament de François Rabelais et ils portent le béret appelé faluche depuis 1888.

Donc, ce dernier samedi, les organisateurs de l’université de Toulouse ont loué les 24 chalets du village vacances Les Lambrilles afin de recevoir 200 jeunes venant de différentes villes universitaires, Rennes, Brest, Nice, Bordeaux, Grenoble, Tours, Marseille, Metz, Aix-en-Provence, Toulouse…

Dans les traditions estudiantines respectées par les faluchards il y a le bon accueil, la tolérance, les valeurs de partage et, surtout, l’absence de bizutage. Les chants étudiants, dont certains remontent à Henri IV, sont recueillis et répertoriés dans un bréviaire. Chaque ville universitaire a un bréviaire de chants faluchards différent. Les Toulousains ont la réputation de très bien organiser leur congrès annuel. Aussi les faluchards, tels «Visse Versa», «Cocotte», «Master Kart», «Pernous», venus à ce congrès savent qu’ils chanteront et mangeront bien pendant cette fin de semaine au village vacances Les Lambrilles.

source : https://www.ladepeche.fr/article/2016/10/06/2433398-ils-font-leur-spring-break-a-eux-dans-le-seronais.html

2015 – Poitiers – Nouvelle République – Rentrée solennelle de l’Université et faluche

2A Poitiers, la Nouvelle République publie tous les jeudis des articles concernant l’Université, les étudiants, les professeurs … dans une “page Campus”.

Celle du Jeudi 8 octobre 2015 était consacrée à la rentrée solennelle de l’Université (avec un focus sur les couleurs des toges doctorales et le rôle de “massier”) ainsi qu’à une présentation de la faluche et des faluchards.

(articles parus en page 13, dossier préparé par Didier Monteil).

Poitiers - rentrée solennelle

Au premier plan, le massier, Louis Krauskopf, guide le cortège où l’on reconnaît notamment le président de l’université, Yves Jean, et le recteur Jacques Moret, chancelier des universités ?

La rentrée solennelle de l’université de Poitiers est codifiée par les couleurs des toges portées par les professeurs et un massier, sergent d’armes.

Le massier guide le cortège

Qu’est ce qu’un massier ? Il faut remonter au Moyen Âge pour comprendre ce personnage. Lors des processions religieuses et des rentrées universitaires, il y avait en tête de cortège un sergent d’armes qui portait une masse dont la tête, garnie de petites piques, servait à écarter les curieux sur le passage des cortèges. « Cet homme-là contenait la foule en agitant sa masse »,explique Louis Krauskopf. Depuis cette époque, le personnage a traversé les siècles sans changer son rôle ou presque. Le cortège de savants et d’autorités n’a plus besoin de prendre des mesures pour assurer sa sécurité et la masse reste bien inoffensive. « C’est toujours avec plaisir et bonheur que je joue ce rôle qui peut apparaître, aux yeux des néophytes, désuet mais qui perpétue la tradition »,témoigne le massier Louis Krauskopf. C’est lui qui guide le cortège pour aller à l’amphithéâtre. Cette année, la rentrée s’effectuera à la faculté de médecine. Louis Krauskopf est vêtu d’une toge noire. Comme le vice-président étudiant. Les autres, professeurs et autres vice-présidents, offrent une palette de couleurs variées mais très codifiées. La couleur de la robe diffère en fonction de la discipline enseignée. Ainsi les professeurs de médecine portent une toge rouge vif, ceux de droit en rouge plus clair, les sciences défilent en grenade, les lettres et langues ainsi que sciences humaines et arts en jaune et le président de l’université toujours en violet. « C’est Napoléon qui fixe et impose les couleurs des toges universitaires en 1804 »,explique l’universitaire, Laurent Hablot. Ajoutant : « Les juristes conservent le rouge de la souveraineté que l’on décline alors pour les autres disciplines autour de couleurs chaudes – l’université est souvent comparée au Moyen Âge au soleil du Royaume »

A cette cérémonie, assistent notamment des étudiants, les faluchards, ceux qui portent la faluche, une coiffe aux multiples significations (lire article ci-dessous) qui participe à perpétuer la tradition de cette cérémonie très officielle.

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2015 – Poitiers – Faluchard : le plus vieux réseau social étudiant

Les faluchards lors de la rentrée solennelle de l’université de Poitiers en 2011.

 

Bauer et Bilbo (c’est leur surnom de faluchard) respectivement en L3 chimie et 1 ereannée de doctorat en sciences ne tarient pas d’éloges sur l’esprit faluche, la coiffe que portent les étudiants. Elle signe toute la vie de ces jeunes gens qui entrent dans un cursus universitaire. Pour les initiés, on peut lire sur ce chapeau décoré d’insignes, de couleurs, de symboles toute la vie de son propriétaire. Connaître son niveau d’études, sa vie sentimentale, ses passions etc. Tout est codifié et le (*) circulaire (la bande de tissu qui entoure la faluche) fournit moult détails. Cette coiffe traditionnelle remonte à 1888. Il en existe dans chaque université avec ses spécificités. Le centenaire de la faluche, fêté en 1988 à Reims, a accouché d’un code national pour jeter une base commune.

Aujourd’hui, les faluchards en association perpétuent une tradition dans un « esprit d’entraide et de fraternité, c’est le plus vieux réseau social étudiant ». « Nous ne voulons pas être des consommateurs de l’université mais des acteurs »,expliquent-ils. Ambassadeur de leur établissement d’enseignement supérieur (– «Nous sommes fiers d’être ici » –)et de la ville de Poitiers, ils se disent apolitique, areligieux, aconfessionnel lorsqu’ils portent leur coiffe, qu’ils ne prêtent pas et ne quittent qu’en présence du Recteur, le chancelier des universités. « C’est le seul qui peut nous demander de l’enlever ».La communauté des faluchards a un Grand Maître et un Grand Chambellan qui n’ont « que le pouvoir que nous voulons bien leur donner. Ce ne sont pas des chefs. »Ce sont eux qui décident de baptiser l’impétrant.
Les faluchards montrent l’exemple en étant responsable dans leurs sorties. Ainsi, ils se réunissent tous les mardis dans un café de la ville pour entretenir ce lien et dire aux nouveaux que l’on peut s’amuser sans tomber dans l’excès d’alcool par exemple.

(*) circulaire est au masculin