2015 – Poitiers – Bitard, Faluchard et Basochard… Il y a quoi sous ta faluche?

Ça rigole, ça picole, ça chante et ça braille. A l’occasion de la 69 semaine de l’ordre du Bitard (Loué soit-Il), nous faisons le point sur les trois ordres étudiants qui animent le campus et la ville.

Pour comprendre un peu mieux les trois ordres étudiants de Poitiers, nous avons choisi de les présenter sous quatre grandes thématiques: l’histoire, la tenue, la hiérarchie, les études.

L’histoire

Les Faluchards. Première trace de la faluche en 1888 mais il faut attendre 1980 pour voir l’apparition d’un code national que tous les Faluchards de France suivent à la lettre. A Poitiers, les premiers Faluchards apparaissent en 1990 avec les étudiants en médecine.

Les Bitards. La première trace d’une chasse au bitard dans les bois de Ligugé date de 1921, mais l’ordre a été créé en 1923 et n’est propre qu’à la ville de Poitiers.

Les Basochards. Né en 1961, le royaume de la Basoche, lié à la faculté de droit, est en sommeil depuis 2008 mais Benjamin 1, leur roi, n’a toujours pas été destitué. Date historique de la basoche à Poitiers: 1977 (lire ci-dessous)

La tenue

Les Faluchards. La faluche noire est la coiffe emblématique des étudiants faluchards. Chaque ruban, chaque insigne, chaque pin’s a une signification précise dictée par le code national de la faluche. Rien n’est fixé au hasard. Quelques exemples: le bandeau circulaire sur la faluche est en velours pour les étudiants en filière santé, en satin pour les autres. Les étoiles dorées correspondent aux années d’études. Lorsqu’elles sont argentées, elles symbolisent les échecs.

Les Bitards. Un peu comme les Faluchards, les Bitards portent la faluche avec grosso modo les mêmes codes: étoiles, palmes… « Mais on a moins de pin’s qu’eux » rigolent-ils. Le bitard porte surtout la cape. La bleue bordée de fourrure blanche pour le Grand Maître, un camaïeu pour le Grand Bitardier, une rouge pour les dignitaires (Chevaliers et Commandeurs), une blanche pour les Novices…

Les Basochards. « J’ai toujours ma couronne et le sceptre en forme de phallus chez moi », raconte Benjamin 1 qui ne sortait jamais sans pour les soirées. Tous les Basochards portent la cape noire et une faluche noire avec un ruban rouge.

La semaine des Bitards a été officiellement lancée mardi dernier devant Saint-Porchaire comme le veut la tradition depuis 1923.
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Les épingles et les rubans sur les faluches de Paul et Brieuc, fiers Faluchards, répondent à un code national très précis.

 

L’organisation

Les Faluchards. On ne devient pas Faluchard par hasard. Les « impétrants » (les nouveaux) doivent se présenter au Grand Maître (il en existe un par filière) accompagné du Grand Chambellan. Les baptêmes déterminent l’entrée dans l’ordre. On peut aussi croiser des évêques qui célèbrent des mariages d’amitié.

Les Bitards. « On se moque un peu de la hiérarchie », dit le Grand Maître. Il n’empêche. Lors de cette semaine estudiantine, le Grand Bitardier et les Chevaliers ont en charge de surveiller les Novices. D’autres grades existent: Grand Argentier, Grand Escriturier….

Les Basochards. Au royaume de la Basoche, il y a un clergé, une armée et une administration. Trois ordres eux-mêmes organisés en grades. L’armée est composée du général, du colonel, du capitaine et du sergent; le clergé est composé quant à lui du pape, du cardinal, de l’évêque et du moine. Pour finir, l’administration s’organise autour du sénéchal, du bailli, du prévôt et du jeune clerc.

Les études

Les Faluchards. Peut-on réussir ses études en étant Faluchard? Oui, affirment les étudiants qui voient surtout dans cette organisation « un réseau social » essentiel. « On se croise entre filières. Ça permet de ne pas se retrouver seul à l’université » ajoute Brieuc, étudiant en médecine.

Les Bitards. Le Grand Maître des Bitards de 2014, “Première A”, prépare une thèse sur la biologie cellulaire. Pas mal.

Les Basochards. « Beaucoup de Basochards n’ont pas brillé à la fac de droit » rigole Benjamin 1. Mais beaucoup sont devenus avocat, huissier, prof de droit… Benjamin 1 en attendant de rendre sa couronne est, dans le civil, assistant notaire.

Pour en savoir plus, on vous conseille plusieurs sites: www.faluche.info, www.ordredubitard.fr

 

Source : https://www.centre-presse.fr/article-382612-bitard-faluchard-et-basochard-il-y-a-quoi-sous-ta-faluche.html

2015 – Chinon – Les étudiants réunis aux Caves painctes

Les étudiants de La Faluche, réunis hier aux Caves painctes. © dr
Les étudiants de La Faluche, réunis hier aux Caves painctes.
© dr

 

Coiffes brillantes d’insignes sur la tête, les étudiants de la confrérie La Faluche se sont accordé une après-midi chinonaise, hier.

Après une halte au pied de la statue de Rabelais, « pour le saluer et lui rendre hommage », 150 étudiants de La Faluche ont arpenté les rues de Chinon bruyamment, à renfort de chants remarqués.
Direction les Caves painctes, pour une visite assurée par Jean Méré et les Entonneurs Rabelaisiens. Mémoire de ce lieu emblématique de l’appellation Chinon, le fidèle entonneur a distillé anecdotes et extraits de textes pour permettre à son auditoire de mieux saisir l’importance du site.
Étudiants depuis quelques mois ou actifs qui gardent un lien avec le milieu estudiantin, les représentants de La Faluche revendiquent l’héritage de François Rabelais. « Nous partageons ses valeurs humanistes, le plaisir de bien boire et de bien manger »,présente Antoine Bordier, Tourangeau de 25 ans.
S’ils ont choisi les Caves painctes, c’est que la section tourangelle de l’association des étudiants de France fête cette année ses 20 ans. Habitués à la Maison de la Devinière pour ce rassemblement annuel, « nous avons voulu marquer le coup en faisant découvrir ces caves extraordinaires », conclut Antoine Bordier.

le mot
Faluche

Du nom du béret de velours noir porté par les étudiants reçus à Chinon, hier. Ornée de rubans colorés et d’insignes dorées, la faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France. Son nom viendrait d’un pain du Nord-Pas de Calais, dont il imite la forme.

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/chinon/les-etudiants-reunis-aux-caves-painctes

2015 – La Bastide-de-Sérou. Les étudiants faluchards reviennent

Venus de plusieurs villes universitaires, les étudiants de l'association La Faluche.
Venus de plusieurs villes universitaires, les étudiants de l’association La Faluche.

 

Deux-cent trente étudiants faluchards venus de toute la France, Lyon, Montpellier, Paris, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse… ont passé ce dernier week-end dans la commune.

En effet, la fédération des associations de faluchards organise tous les ans en France une vingtaine de ces rencontres étudiantes dans une commune différente.

Depuis six ans, la FETT, association faluche et tradition toulousaines, prépare son week-end des étudiants à La Bastide-de-Sérou. En plus de la location des chalets du village vacances Les Lambrilles, la FETT avait commandé au boulanger 450 baguettes. Le but de ces rencontres est pour les étudiants de se détendre, s’amuser et de faire la connaissance d’autres faluchards. La convivialité et le partage font partie du code des faluchards, avec le respect de la société. Ils avaient averti le Mac Do de Foix qu’ils seraient deux cents à venir y déjeuner ce dimanche avant de prendre l’autoroute et retourner dans leur ville universitaire.

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2015/04/27/2094580-les-etudiants-faluchards-reviennent.html

2015 – Poitiers – Le Manneken-Pis des policiers est un Bitard (LST)

Poitiers

Le Manneken-Pis a été habillé d’une cape et d’une faluche.

 

Qu’on se le dise, et ce n’est pas une mince information, le Manneken-Pis (traduire par « le gamin qui pisse en néerlandais »), offert en 1940 par la police Belge au commissariat de police de Poitiers, vient de renouer avec une vieille tradition à l’occasion de la semaine du Bitard (LST). Une délégation conduite par le grand maître a été reçue par le commandant Merle. Le Manneken-Pis a été très officiellement revêtu d’une cape et d’une faluche. Et cette visite diplomatique s’est achevée comme il se devait : autour d’un partage de broyé poitevin et de jus d’orange. Un breuvage avec lequel l’un des Bitards (LST) a failli avoir un malaise. La tradition, ça du bon mais pas trop. Heureusement, il y avait un troquet juste en face !

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/le-manneken-pis-des-policiers-est-un-bitard-lst

 

2014 – Toulouse – Une ligne de vêtements siglée «Université Toulouse Capitole»

Onze mannequins défileront ce mardi dans le grand hall de l’Arsenal à Toulouse I-Capitole pour la présentation des premiers vêtements siglés du nom de l’université.

Un défilé de mode dans le grand hall de l’Arsenal à Toulouse I-Capitole. Voilà qui promet une joyeuse ambiance, demain mardi à la fac, en présence de son président Bruno Sire qui, le sourire jusqu’aux oreilles, s’en réjouit par avance.


Personne n’y avait vraiment pensé avant. Pourtant, dans cette université de centre-ville, dotée d’un patrimoine exceptionnel et délibérément tournée vers l’Europe et le monde on aurait pu imaginer que l’idée coulait de source. À l’image des universités américaines où (presque) tous les étudiants arborent T-shirts, sweats ou top aux couleurs de l’établissement.

Et bien UT1 a sauté le pas, grâce à l’initiative de deux jeunes de Cahors, anciens étudiants à Toulouse I, Virgile Accoman en droit d’entreprise et Julien Ales en administration économique et sociale.

«Nous avions terminé nos études et nous étions fiers d’avoir été étudiants à UT1» raconte Virgile. «Et puis l’université était l’une des premières en France à être passée sous statut d’autonomie, en 2009, ce qui témoignait de sa volonté d’innover et de porter des projets.»

Chemin faisant et diplômes en poche, les deux étudiants ont fondé fin 2013 le site www.university-project.fr avant de rencontrer le président Sire en février de cette année pour une présentation de deux sweats, modèle homme et femme, «qu’il a bien aimés»…

Feu vert présidentiel donné, la suite s’est donc déclinée en T-shirts, tops, polos et autres «hoodies», une collection qui sera présentée, ce mardi dans le grand hall de l’Arsenal par onze mannequins. «Des étudiants filles et garçons et des membres de la Corpo de la fac», précise Virgile.

Pour autant, pas question «de faire n’importe quoi. Tous nos produits sont soumis à autorisation étant donné que nous produisons sous la marque de l’université et les produits dérivés sont bannis».

Des limites qui ne sont pas un frein en soi, les jeunes chefs d’entreprise souhaitant «dynamiser la vie de l’université» en «s’implantant sur le campus pour créer des soirées événements» tout en s’appuyant sur une marque de vêtements qui affirmer son appartenance à l’établissement… A Paris-Dauphine, en Bourgogne et à l’ENA d’autres l’ont fait avant eux. Et ça marche.

«La tradition de la faluche»
Président de l’Université Toulouse 1 Capitole, Bruno Sire explique les raisons du lancement de cette ligne de vêtements.

Le lancement d’une marque de vêtements semble vous réjouir. Pourquoi ?

Ce que nous voulons, c’est créer un sentiment d’appartenance. Nous travaillons déjà depuis longtemps sur un réseau d’anciens diplômés. D’une part, par la mise à disposition d’une adresse internet à vie. Ils sont aujourd’hui des milliers à en disposer. Par ailleurs, il est important pour nous de faire passer le message de «comprendre pour entreprendre» qui se traduit par une lettre régulière dans laquelle nous leur faisons part des dernières avancées de nos recherches, de l’évolution de l’université et de nos ambitions. Le troisième volet passe par le signe extérieur d’appartenance. D’où la mise en ligne d’une boutique qui propose des cravates, sweats, polos, etc.

Un peu à la manière américaine ?

Oui et non, car les Américains nous ont en fait pris ce qui existait en France depuis le XVIe siècle. Autrefois, chaque étudiant français portait un béret que nous appelions la faluche, qui permettait à chaque université de s’identifier. C’est nous qui avons inventé la confrérie des étudiants. Et aujourd’hui, nous renouons tout simplement avec une vieille tradition.

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2014/09/22/1956593-une-ligne-de-vetements-siglee-universite-toulouse-capitole.html

2014 – Poitiers – Les faluchards rois du lancer de pantoufle (+vidéo)

Sophie, charentaise au pied: le lancer de pantoufle est un sport aussi pour les faluchardes.
Sophie, charentaise au pied: le lancer de pantoufle est un sport aussi pour les faluchardes.

Connaissez-vous le lancer de charentaise? La discipline n’est certes pas homologuée aux jeux olympiques, mais à ce petit jeu-là, les faluchards de Poitiers sont d’éminents spécialistes. Vendredi matin, près du restaurant universitaire Rabelais, ils étaient une douzaine à s’adonner à ce concours régulièrement organisé pour faire parler d’eux dans les rangs estudiantins. « Pour l’instant, le record est à 24, 70 m. Mais l’an dernier, un lancer avait dépassé les 31 mètres », expliquait Paul Bonnet, vice-président de l’association des faluchards étudiants en sciences (Afes), même s’il est lui-même inscrit en psychologie. Les faluchards, qui tiennent leur nom de la fameuse faluche, ce béret traditionnel des étudiants de France depuis la fin du XIX siècle, font surtout de ce lancer de charentaises le prétexte pour mieux se faire connaître dans une fac où la confrérie purement locale des Bitards est peut-être davantage connue. Comme les Bitards, les faluchards -une centaine au total sur le campus de Poitiers-, se réclament de l’esprit rabelaisien (« avec peut-être un moindre rapport à l’alcool! », sourit Paul Bonnet), et organisent régulièrement des soirées. Les prix à rafler lors de ce concours de lancer de charentaises consistaient d’ailleurs en quelques verres offerts au Wallaby (l’ex-Connemara) où les faluchards de Poitiers se retrouvent tous les mardis soirs à partir de 21h30.

Source : https://www.centre-presse.fr/article-334077-les-faluchards-rois-du-lancer-de-pantoufle-video.html

2013 – La Bastide-de-Sérou. Week-end faluchard au bord de l’Arize

Les faluchards se donnent tous les ans rendez-vous à La Bastide-de-Sérou.
Les faluchards se donnent tous les ans rendez-vous à La Bastide-de-Sérou.

 

Ce dernier week-end, 200 faluchards venus de plusieurs villes universitaires de France se sont retrouvés au village vacances des Lambrilles. Chaque année, les faluchards choisissent la commune le temps d’un week-end de congrès.

Ils sont adhérents de l’organisation étudiante La Faluche, du nom de la coiffe qu’ils portent, un béret de velours noir orné de rubans de couleurs et d’insignes.


Elle a été créée au tout début de la IIIe République, aux alentours de 1888. Ses adhérents s’appliquent à cultiver la grande solidarité des étudiants du Moyen Age selon la philosophie de Rabelais. Apolline, étudiante à l’université de Valence, dans la Drôme, nous a décrit l’esprit faluchard où dominent l’entraide, la défense des intérêts étudiants, la convivialité, la bonne chère et la bonne humeur. «Ces rencontres nous permettent, complète-t-elle, de rencontrer des étudiants d’autres villes et de tisser les liens d’un réseau d’entraide pour trouver un logement, donner des cours aux enfants par exemple. Nous sommes absolument contre le bizutage qui est une pratique dégradante. Nous nous méfions de l’alcool et des drogues. Nous veillons sur notre santé et un bon faluchard réussit ses études. Notre tradition philosophique est avant tout la solidarité, l’amitié et le partage. Et aussi l’esprit paillard et rabelaisien.

»Lors de chaque week-end faluchard, nous apportons des spécialités gastronomiques de chez nous pour les faire découvrir aux autres. A La Bastide-de-Sérou, nous venons d’acheter 200 baguettes de pain, le pâté, le fromage et plein d’autres petites choses. Nous sommes toujours bien accueillis dans ce village vacances qui nous permet de passer les deux jours de congrès confortablement dans un cadre magnifique au bord de l’Arize.»

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2013/10/24/1738306-bastide-serou-week-end-faluchard-bord-arize.html

2013 – Poitiers – L’Express – des confréries étudiantes sur les traces de Rabelais

Article paru dans l’Express n°3233, édition spéciale Poitiers, le 19 juin 2013.

“Des confréries sur les traces de Rabelais”

bitard faluchebitard faluche poitiers

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Sur la photo, de gauche à droite, à l’arrière-plan: KeKalor, KulbutoP, PasDeBol, Chabousse Groseille, Minimoi, LaMineur. Au premier plan: McFly, MaskoteP, Chevalier CDL, Grand Bitardier Pearl Harbor, Chabousse Marti Fouette, Bilbo, Carambar, Bauer. Tout au fond, on voit la Pierre Levée.

2013 -Poitiers – Semaine estudiantine avec le Vénéré Bitard (Loué soit-il !)

Le Vénéré Bitard (LST) entre grand Bitardier et grand Maistre.
Le Vénéré Bitard (LST) entre grand Bitardier et grand Maistre.

La Semaine estudiantine organisée par l’ordre du Vénéré Bitard (Loué soit-il !) a débuté hier au son des douze coups de la cloche Anne, comme le veut la tradition. Réunis devant l’église Saint-Porchaire, les étudiants ont alors jeté leurs faluches en l’air, symbole du lancement des festivités


En préambule, la journée de lundi avait vu une vingtaine d’étudiants de l’ordre faire le rituel tour des amphis pour annoncer aux « escoliers » le proche début des festivités. Parmi les temps forts de cette semaine placée sous le patronage du Vénéré Bitard (LST) – sorte de demi-dieu au corps de carpe, à la tête de fouine et à la queue en plumes de paon – pique-nique aujourd’hui à la Pierre Levée, rallye étudiant jeudi, tournée des autorités vendredi et chasse au bitard (LST) samedi en clôture.

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/poitiers/semaine-estudiantine-avec-le-venere-bitard-loue-soit-il