Campus Mag LR: la faluche, coiffe traditionnelle des ‘tudiants en France (UM1)

Campus Mag LR: la faluche, coiffe traditionnelle des ‘tudiants en France (UM1)

 

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Tableaux au sein de l’Université de Montpellier


.Le bureau de l’association des étudiants de Montpellier aux fêtes du VIème centenaire 1892.

Le bureau de l’association des étudiants de Montpellier aux fêtes du VIème centenaire (H/T, 200 x 298), Ernest Michel (1833-1902), 1892.


La remise du drapeau à l’Association générale des étudiants par le président de la République Sadi Carnot 1891

La remise du drapeau à l’Association générale des étudiants par le président de la République Sadi Carnot (H/T, 200 x 300), Édouard Marsal (1845-1929), 1891.

 


.Le salut des drapeaux sur la place du Peyrou 1892.
Le salut des drapeaux sur la place du Peyrou (H/T, 300 x 700), Max Leenhardt (1853-1941), 1892.

 


 

Ce tableau fait partie des toiles commandées à trois artistes montpelliérains renommés au XIXe siècle et aujourd’hui injustement oubliés, Ernest Michel (1833-1902), Max Leenhardt (1853-1941) et Édouard Marsal (1845-1929). Contemporains d’autres artistes montpelliérains tels que Frédéric Bazille (1841-1870), Charles Matet (1791-1870), Auguste Glaize (1807-1893), Jean-Pierre Montseret (1813-1888) et bien sûr d’Alexandre Cabanel (1824-1889), dont ils furent les élèves, ils réalisèrent aussi de nombreux portraits pour la galerie des professeurs de l’université.

La redécouverte de trois toiles que l’on croyait disparues, mises au rebut et roulées dans un réduit de la faculté de médecine, a permis de mettre en relation les œuvres commémorant le centenaire. La première, d’Édouard Marsal, La remise du drapeau à l’Association générale des étudiants par le président de la République Sadi Carnot sur la place de la Préfecture le vendredi 23 mai 1890, ornait l’escalier d’honneur de la faculté de médecine. À cette première cérémonie assistent Chancel recteur de l’Académie, les doyens Vigié (faculté de droit), de Rouville (faculté des sciences), Castets (faculté de lettres), Castan (faculté de médecine) et le directeur de l’école de pharmacie (Diacon). On peut reconnaître, en outre, le préfet Pointu-Nores, Eugène Lisbonne, président du conseil général, Alexandre Laissac, maire de Montpellier. Elle complète l’ensemble formé par les deux toiles immortalisant la célébration de l’après-midi, Le salut des drapeaux sur la place du Peyrou le 23 mai : l’une d’Ernest Michel pour le Conseil général est conservée aux archives départementales, l’autre de Max Leenhardt, destinée à la salle des Fêtes du palais universitaire est au Rectorat. Le cérémonial prévoyait que la bannière de l’association des étudiants serait entourée de toutes les bannières des délégations des universités étrangères et que les étudiants défileraient ensuite devant le président de la République, reconnaissables à leur faluche, ornée de liserés de différentes couleurs selon les disciplines : rouge pour le droit, verte pour la pharmacie, grenat pour la médecine, jaune pour les lettres. À côté de ces tableaux officiels, et commandés aux mêmes peintres, les deux autres tableaux retrouvés, Le Bureau de l’association des étudiants de Montpellier aux fêtes du VIe centenaire (Ernest Michel) et Étudiants fêtant le VIe centenaire près de la cathédrale de Maguelone (Max Leenhardt), rappellent la fête des étudiants du 26 mai 1890. Ce sont des donations des artistes pour le Cercle des étudiants (actuel Pavillon populaire) qui venait d’être construit par l’architecte Carlier pour l’association des étudiants nouvellement créée, l’A.G.E.M. et présidée par Jean-François Guy.

L’Université de Montpellier, créée le 26 octobre 1289 par la bulle du pape Nicolas IV, célèbre avec faste son VIe centenaire en 1890, du 21 au 26 mai, en présence du président de la République Sadi Carnot, du ministre de l’instruction publique, Léon Bourgeois, du directeur de l’enseignement supérieur, Louis Liard, et de Gaston Boissier, de l’Académie française. Une toile emblématique vient d’être redécouverte, toujours conservée in situ, dans l’ancien palais universitaire, actuel rectorat. Dans la lignée de l’Apothéose d’Homère (Ingres, 1827) ou de l’Hémicycle de l’École des Beaux-Arts (Delaroche, 1837), l’université commande pour la salle des fêtes de son palais l’allégorie des Savoirs du monde et de l’université de Montpellier ; l’artiste choisi est le peintre montpelliérain Ernest Michel, élève de Cabanel, connu pour ses décors du théâtre et du palais de Justice de Montpellier. Ce tableau symbolise l’union des Arts et Sciences, reflétant le projet d’une université républicaine sur le modèle de l’université pluridisciplinaire de Berlin, l’université des savoirs, regroupée sous un même toit et sous une même autorité, mettant un terme provisoire à la fragmentation du système des facultés napoléoniennes et renouant avec l’organisation de l’université médiévale. Candidate au statut de ville universitaire du sud de la France, Montpellier souhaite alors promouvoir l’université régionale par l’édification d’un palais universitaire (la faculté de médecine et l’école de pharmacie – qui sera faculté en 1920 – échappent à ce regroupement). Toutes les institutions se sont associées, préfecture, conseil général, mairie, sociétés savantes pour faire de cette fête intellectuelle un événement grandiose et populaire, imaginé par Alexandre Germain (1809-1887), doyen de la faculté des Lettres et membre de l’académie des sciences et des lettres de Montpellier. L’objectif de ces fêtes du VIe centenaire, célébrant la renaissance de l’université, est de mettre en scène la dimension universitaire de la ville, de se distinguer auprès des élites nationales et d’emporter la décision du gouvernement. Ce tableau fait écho à l’organisation que l’université souhaite mettre en place avec ses cinq facultés, médecine, droit, lettres, sciences et pharmacie, en inaugurant le palais de l’université et le musée des moulages le samedi 24 mai 1890 dans l’ancien hôpital Saint-Éloi, réaménagé par l’architecte de la ville Anthony Kruger. Plan Campus avant la lettre, le parallèle avec le projet actuel de fusion des trois universités est saisissant et riche d’enseignements.


article extrait de l’excellent site : http://insitu.revues.org


La statue de Rabelais au jardin des plantes de Montpellier


Un bourgeois de la ville se désespère parce que son épouse est muette. Les chirurgiens lui rendent la voix, mais notre homme excédé ne peut plus la supporter. L’opération inverse étant impossible, ils lui enlevèrent un osselet dans chaque oreille, pour le rendre sourd. Dès lors, il n’entend plus rien et tout finit par une bagarre générale.

Les personnages de droite représentent : l’un, la Faculté de Médecine, sous l’apparence allégorique d’une jeune femme en costume professoral, l’épitoge au côté, l’autre un carabin style entre-deux-guerres, avec cape et faluche.

François Rabelais s’inscrivit à la Faculté de Médecine en septembre 1530, avant d’être célèbre pour son oeuvre de littérateur. Les étudiants le considèrent comme un modèle, peut-être pour sa philosophie qui allie beaucoup de travail à quantité de plaisirs à tirer de la vie, celui de la « dive bouteille » étant le plus recommandé. Il est assez fréquent que des monômes soient organisés ici, autour d’un tonneau de vin de Mireval, mis en perce.

En 1910, l’Union des Etudiants voulut élever un monument à Rabelais, sur l’Esplanade, à proximité du local de l’association. A l’instigation de Paul Ravoire, leur Secrétaire Général, une souscription fut lancée et un grand concours national, ouvert auprès des sculpteurs. Deux projets sur sept furent retenus, celui de Jacques Villeneuve devançant celui du bitterois Magrou par 12 voix contre sept au jury. Ce choix entraîna une violente polémique journalistique. Pendant quatre années, les gazettes locales se déchaînèrent.

Il fallut la première guerre mondiale pour apaiser les esprits. Quelque opinion que l’on ait de cette oeuvre, que ses détracteurs comparaient à un cheminée ou une pendule, il est difficile actuellement d’imaginer la virulence de la querelle qui partagea les montpelliérains. Les rancoeurs étant calmées, il fut décidé d’élever le monument au Jardin des plantes. L’inauguration eut lieu le 21 octobre 1921, à l’occasion des grandioses fêtes du VIIème centenaire de la Faculté de Médecine. La foule réconciliée pouvait goûter un florilège de beaux discours.

Article du Journal l’Eclair du 7 novembre 1921 :

« A dix heures sonnantes, Monsieur le Président Millérand est venu s’asseoir, entouré des Ministres, sur l’estrade aménagée devant le monument de Villeneuve. La tribune des orateurs est dressée en face. Les délégations professorales de nos facultés, précédées de leur Doyen, les délégations françaises et étrangères, sont présentes en costumes d’apparat. Autour du piédestal ont pris place les porteurs de drapeaux et bannières, ainsi que les choristes de l’Ecole Normale qui nous donnèrent une interprétation nuancée de l’hymne national et la cantate Au drapeau, accompagnée par la Sainte-Cécile. »


(Merci à Diesel Montpellier)


Autres clichés d’époque du monument.

Rabelais

 

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