Rennes Notariat 1938-1939

Rennes et ses faluchards !

Et oui, preuve que les Rennais étaient très actifs depuis longtemps, voici 2 photos de faluchards Rennais datant de 1938-1939.

  • La première me permet de compléter l’article de la mi-Carême de Rennes de Mars 1938 car cette photo date du 27 mars 1938.
  • La photo suivante est celle du bureau des étudiants de l’école de Notariat de Rennes pour l’année 1938-1939…Donc juste avant la guerre!

Ces photos me viennent de ma famille puisque mon grand-père y figure. Il m’a livré quelques anecdotes croustillantes dont les forces de l’ordre se seraient bien passés à l’époque ! 😉

 

Origine du logo de www.faluche.info

L’A, 1948

 Bi-mensuel de l’AGER – Association Générale des Etudiants de Rennes

__________

Avec comme slogan: « L’A, le premier journal par …ordre alphabétique ».

Le logo a donc servi de modèle pour le journal de l’AFRE (Faluchement vôtre) et le logo de www.faluche.info.

rennes, l'A, association générale des étudiants de rennes, AGER, faluche


Pin’s faluche.info version 2010 et 2013 inspiré de ce même logo.

Pin's faluche.info version 2010 et 2013

1998 – Faluchement Vôtre N°4 – Rennes


faluche, faluchard, rennes, faluchement vôtre

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textes des articles ci dessus


FALUCH

 

Faluchement votre N°4
JUILLET 1998

Le journal de l’A.F.R.E. (prononcez « AFFREUX ») pour l’année 1997-1998.

L’ A.F.R.E. est l’Association des Faluchards deRennes, association type loi 1901 à but apolitique, acconfessionel, à but non lucratif.

Copyright AFRE & P’tit Joe

 

 

Spécial traditions étudiantes…

Spécial congrès Reims 110….

Voici un cycle universitaire et faluchard bien rempli qui s’achève. Comme chaque année, tout se conclut par la traditionnelle « convention nationale de la Faluche ». Au- delà de ce titre ronflant et sérieux, une formidable fête s’annonce. Préparez vos vitamines, vos Alka seltzers, vos aspirines, et sortez couverts!.

Le congrès est une occasion pour découvrir la Faluche sous d’autres formes, à travers différents horizons et convictions. Les prises de becs sont nombreuses car aucune ville vie son chapeau à pin’s de la même manière. Soyez certains qu’à Rennes, nous détenons la vérité!. De toute façon, tous les différents se règlent autour d’un verre et Rennes enterre toutes les autres! (Rajoutez le Malox et le Citrate de Bétaïne dans votre liste).

Reims se trouvant non loin de la Belgique, le bruit court que des autochtones étudiants passeraient la frontière pour nous rendre visite (Conseil: ne pas les défier à la bière, demandez à YULL qui mictionne encore de la mousse). On résume dans ce numéro les rudiments de ces traditions mais rien ne vaut une confrontation directe pour échange d’idées, et plus si affinités. En France existent aussi d’autres traditions étudiantes: l’Ordre du Bitard (L.S.T.) par exemple que vous découvrirez dans les pages suivantes, mais aussi la Tuna pour les espagnols. Dès plus amples informations, nous vous ferons découvrir « le royaume de la Basoche », « le Calot », les autres pays europpéens,…

Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter

un bon congrès!!

Faluchement Vôtre

Bitardement Vôtre

P’tit Joe , Chevalier de l’Ordre du Bitard (L.S.T.)

Dernier conseil: Gare à vos bouteilles de chouchen
qui sont prises d’assaut tous les ans.


SOMMAIRE

Page 2

La calotte, La penne (Belgique)

Page 3

Définition de l’étudiant

Page 4

Ordre du Bitard (LST)

Page 6

France 98

Classification Falucharde

Page 7

Pym’s et IRM

Page 8

La TUNA (Espagne)

Page 10

Compte-rendu de la réunion des GM -Montpellier 109-

Page 12

Kénavo!

BONNES VACANCES

à TOUTES zé à TOUS!!

 

Petit historique de la calotte:

De tout temps, l’une des premières préocupations de l’étudiant a été de s’amuser. Mais simplement boire, danser ou faire la fête ne représente rien de spécifiquement estudiantin. Par contre, certains grands symboles d’appartenance à ce monde particulier qu’est l’université demeurent encore à ce jour très représentatifs de l’étudiant guindailleur. L’une des versions les plus courantes de l’histoire de la naissance de le calotte est donc celle-ci: La calotte fut officiellement créée en 1895, par Edmond Carton de Wiart, et choisie comme symbole par les étudiants de la Société Générale Bruxelloise des Etudiants Catholiques; qui avait pour but de « rendre un caractère estudiantin » à la jeunesse universitaire qui s’embourgeoisait. La calotte fut donc choisie comme signe distinctif pour représenter l’étudiant catholique.

– Où ? La calotte se passe dans les universités catholiques, dans certaines écoles supérieures catholiques et dans certains ordres. (Exemples: L’Ordre de la Calotte Montoise,  L’Ordre du Toré,…..)

– Qui ? La plupart des gens qui la passent, le font dans une idée de continuité par rapport aux baptêmes; comme une approche plus profonde du folklore estudiantin. Cependant, la symbolique de la calotte va beaucoup plus loin.

– Comment ? La calotte se passe en corona (il existe aussi des coronas sans passage de calotte et qui s’appellent alors des bibitives): réunion à huis-clos de calottés (disposés en forme de U à la manière des réunions de templiers) et de, généralement, plusieurs impétrants (personnes désirant passer leur calotte).

Durant cette réunion, il est chanté des chantsdu folklore estudiantin et régional, bu de la bière, et les impétrants y exposent les raisons de leur désir de porter la calotte. Il peut également y être demandé aux impétrants de remplir une « mission » dans un temps limité. Après quoi, a lieu le dépucelage de la calotte qui pourra alors être portée.

– Pourquoi: Les raisons qui poussent à passer la calotte recoupent généralement en grande partie la symbolique de celle-ci; mais ont également, TOUJOURS, des motivations personnelles des plus diverses.

La symbolique de la calotte:

– La calotte est avant tout le symbole d’une adhésion à un ensemble de valeurs telles que: L’OUVERTURE vers l’extérieur, la CAMARADERIE, la TOLÉRANCE et le RESPECT de l’autre et des TRADITIONS et du FOLKLORE.

– Étant caractéristique des écoles et universités catholiques (sauf exceptions), on lui attribue également une symbolique chrétienne (plus théorique que pratique).

– De par les insignes qui s’y retrouvent, elle permet de connaître globalement la provenance, le parcours estudiantin et le mode de vie de celui qui la porte, ainsi que ses attaches particulières avec un cercle ou une régionale.

– Le port de la calotte, par la participation aux coronas (passages de calottes) qu’il sous-tend, montre un esprit de camaraderie et l’attrait d’une certaine ambiance estudiantine décontractée mais respectueuse des traditions.  

Pour le reste, je vous invite à consulter internet.

Petit historique de « la Penne »:

Le terme de penne est un mot d’origine wallone signifiant visière. La penne apparaît à l’ULB vers 1850 et se porte avec une visière courte. Elle est inspirée de celle des étudiants Allemands et se porte beaucoup moins que la faluche. La penne à visière longue apparut vers la fin du siècle sous le nom de « crapuleuse ». A l’ULB, la penne à visière longue apparut seulement vers les années 1950.

Qui et comment la porter ?

La penne, couvre-chef estudiantin sans symbolique religieuse, se porte par les étudiants ayant mené à terme leur baptême. La symbolique de la penne est très différente de celle de la calotte, la penne, symbole estudiantin de guindailleurs et de bons vivants, ne revêt pas de valeurs morales particulières (si ce n’est à l’ULB pour le libre examen). (Ce qui tendrait à démontrer que ces deux couvre-chefs, même s’ils s’opposent dans l’esprit de certains, sont simplement complémentaires et non en compétition).

Ses caractéristiques sont très variables selon les endroits d’où elle provient (couleurs, longueurs et motifs variables selon les écoles).

Les couleurs des pennes et deleurs bandes facultaires varient selon l’université ou l’école où on la passe; c’est pourquoi, le classement en sera fait par école.

La penne se porte dans les écoles et universités ne s’affirmant pas en tant que catholiques (Université de Liège, ULB, UMH,…) et dans certaines écoles catholiques (Gramme, Sainte-Elisabeth,…)

 

Disponibles sur internet à l’adresse: http://www.geocities.com/athens/7371

 

Définition de l’étudiant.

•ETUDE DE CORPS :  » L’ETUDIANT « 

ETAT NATUREL

L’étudiant est un corps sain assez répandu dans la nature. En France, l’un des gisements les plus riches est celui de la montagne Sainte-Geneviéve. On le rencontre à l’état libre dans les cafés et dans les cinémas, à l’état concentré dans les amphithéâtres ; ils forment alors une masse agglutinante et inerte. C’est un élément radio-actif et, fait surprenant, il a une durée normale de vie de cinq ans.

PREPARATION

On met une certaine quantité de minerais appelés « Bizuths » dans les amphis ; alors, sous l’action des lumières professorales, il s’y forme lentement de l’Etudiant. Après un ou deux morcellements, on procède à une bonne distillation fractionnée, un examen qui a pour effet de précipiter les impuretés sous forme de colles.

VARIETES

Il existe deux phénomènes : l’étudiant et l’étudiante ; le premier, le plus actif, se sublime devant le second, tandis que le second, trop souvent, fond en eau à l’examen. L’Etudiant présente un chimicotactisme positif pour l’étudiante (à de rares exceptions près). Il est dangereux de conserver les deux variétés dans un même champ d’action ; elles s’enflamment spontanément. Toutes deux ont une tendance assez prononcée à s’évaporer des amphis sous l’effet de l’argumentation de températures et de la luminosité des rayons solaires. Par une curieuse habitude, on dit alors qu’ils ont séché !

Ils s’extirpent plus ou moins facilement de n’importe quel établissement scolaire, à l’aide d’un solvant appelé « Bac à Lauréats ». Il faut noter qu’il est souvent nécessaire de recommencer l’opération.

PROPRIETES CHIMIQUES

Très peu stable, l’Etudiant donne des réactions diverses, mais toujours violentes. Il absorbe et libère l’argent à toute température. Cette libération est particulièrement active en présence d’alcool et de la variété 2 qui joue le rôle de catalyseur. On a alors une réaction de substitution avec l’alcool, pour lequel il a une grande affinité. Il forme ainsi un mélange détonant qui explose à la moindre étincelle. Le pouvoir d’absorption de l’Etudiant augmente au fur et à mesure de l’absorption … A forte concentration, il constitue une masse amorphe et sans réaction : on dit qu’il est plein ou rond.

Avec le flic oxyde de plomb, on a une réaction exothermique (22 cal. dégagées) particulièrement violentes, avec effervescence (40° environ). Cette réaction se fait en deux temps :

•Coloration externe passant de rose au bleu, puis au rouge ; à ces stades, projection de particules lourdes.

•Formation d’un précipité sur l’agent en présence ; absorption par la force publique ; libération de cartes d’identité en un récipient spécial et en général peu propre : le Commissariat.

Enfin, l’Etudiant a la propriété de gratter le papier. Il est peu résistant à l’influence somnifère des cours. La variété 1, comme la variété 2, prend une coloration plus ou moins verdâtre sous l’influence du réactif appelé Examinateur.

OBSERVATION

La variété Etudiant se conserve dans l’alcool et à l’abri de l’humidité. La variété 2, en raison de son effervescence perpétuelle, doit être conservée en vase clos ou « Foyers ».

La conservation des deux variétés peut conduire à une forme très curieuse de la cristallisation appelée « Mariage» ; cependant, en raison de son électro-positivité, l’Etudiant se combine souvent avec plusieurs variétés 2. La molécule formée est rarement stable : souvent, la stabilité est augmentée par la formation d’une précipitée.

USAGES

L’Etudiant sert à remplir des carrières libérales ou commerciales, mais, au bout de quelque temps, il se transforme en un autre corps : « La Bourgeoisie ». Il faut noter que ce corps peut être attaqué très violemment par des cellules rouges.

D. LECUVRE.                   

Cet article est extrait de « Flandres-Étudiant », un mensuel des Etudiants de Lille datant des années 60.

 

L’Ordre du Bitard (L.S.T.)

Disponibles sur internet à l’adresse: http://www.worldnet.fr/~wmatter/ordre/

 

L’Ordre du Bitard (L.S.T.) : hiérarchie, costume et coutumes

•Hiérarchie :

L’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.) est constitué par les dignitaires (chevaliers et commandeurs), les novices et les chabousses. Il est dirigé par le Grand Maître.

L’étudiant qui veut devenir bitard se présente aux dignitaires. Il reçoit un surnom et devient novice. Si il manifeste des aptitudes, il devient ensuite dignitaire et est intronisé chevalier. Et si ses qualités le justifient, il sera plus tard intronisé Commandeur.

Le Grand Conseil statue sur chaque intronisation. Le Grand Maître est élu à l’automne. Il nomme le Grand Conseil, dont il fait partie avec : le Grand Sommelier (boissons), le Grand Argentier (comptes), le Grand Escriturier (courrier et archives), le Grand Intendant (rangement, bricolage, victuailles…) et le Grand Chantre (chansons paillardes, canulars et donne le LA). Tous sont choisis parmi les dignitaires.

Le Grand Bitardier, déterminé par la printanière Chasse au Bitard, (L.S.T.) en fait aussi partie (chef des novices).

Eléments féminins, les chabousses côtoient les bitards, sans espoir de promotion.

•Costume :

Les bitards portent tous une faluche, coiffure traditionnelle des étudiants de France. C’est un béret de feutre. Des insignes et rubans de couleur y résument la vie du porteur. Les bitards y ajoutent un chevron, et portent une cape.

Sommairement, les chabousses ont une cape verte, les novices un chevron blanc et une cape blanche, les chevaliers un chevron bleu et une cape rouge, et les commandeurs surchargent avec un liseré argent sur le chevron bleu de la faluche, un chevron bleu sur la cape rouge.

Le Grand Maître se distingue au premier coup d’oeil à sa cape bleue à bordure de fourrure blanche, le Grand Bitardier à sa cape camaïeu. Sans indiquer certaines autres particularités.

* Coutumes :

*Les bitards visitent les lieux poitevins devenus mythiques grâce à Rabelais (la Pierre Levée et Passelourdain). *Le cusec (cul-sec?) de verre de vin rouge est une institution. L’hymne au Bitard (L.S.T.) est chanté à chaque instant solennel. *Chaque bitard a une chanson paillarde qui lui est sienne au sein de l’Ordre. *Le vénéré Bitard (L.S.T.) est célébré lors de réunions secrètes et nocturnes.

La fanfare des Chiures de Mouche est l’émanation sonore de l’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.)

Les trompettes, trombones, basses, souba, grosse caisse et caisse claire y sont représentés. Elle fut créée pour soutenir les chanteurs de chansons paillardes, chères aux étudiants de tous temps. Loin des musiques martiales et des harmonies municipales, le répertoire reprend des classiques des bandas (la pixuli, quand j’étais saoul…), des standards (when the saints go marchin’…) et des pastiches de variété (le clair de lune à Maubeuge, le lion…).

Enfin une formation sérieuse qui ne se prend pas au sérieux! Les décibels des cuivres chauffent vite l’ambiance, et les fanfarons se transforment en clowns, apaches, mafiosi ou wokie, pour le plaisir de tous.

Le recrutement est toujours ouvert. Aucun niveau n’est requis, mais la motivation et l’amour de la fête sont demandés.

La fanfare est souvent de sortie, sur invitation d’un organisateur de lunch, apéritif, boume. Les Chiures de mouche participent aux concours de fanfares (Paris, Nantes…) et aux ferias (Vic-Fesenzac, Dax…). Nous avons des liens avec d’autres formations, principalement des fanfares des Beaux-Arts (Paris, Lyon…). La fanfare exerce également son talent à la demande, lors d’animations musicales : rencontres sportives, foires, inaugurations. Contactez nous!

Rabelais, Poitiers et l’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.)

Si Rabelais (1494?-1553) ne fut pas étudiant à Poitiers, il y séjourna longtemps et y côtoya le monde universitaire. Et son Pantagruel est incontestablement l’étudiant le plus célèbre de l’Université de Poitiers. Voici comment Maître Alcofribas raconte le haut fait (Pantagruel roy des Dispodes, chap 5) :

« De faict vint à Poitiers pour étudier, et proffita beaucoup : auquel lieu, voyant que les escholiers estoyent aulcunesfoys de loysir et ne savoient à quoi passer temps, il en eut compassion; et un jour print d’un grand rocher qu’on nomme Passelourdin une roche…, et la mist sur quatre pilliers au milieu d’un champ bien à son aise, afin que lesdictz escholiers, quand ilsz ne scauroyent aultre chose faire, passassent temps à monter sur ladicte pierre, et là à bancqueter à force flaccons, jambons et pastés, et escrire leurs noms dessus avec un couteau, et de présent, l’appelle on la Pierre Levée. Et, en mémoire de ce, n’est aujourd’huy passe aulcun en la matricule de ladicte université de Poitiers, sinon qu’il beu de la fontaine caballine de Croustelles, passe à Passelourdin et monte sur la Pierre Levée. »

Rabelais attribue à Pantagruel l’origine de coutumes qu’il a pu observer. Celles-ci sont perpétuées par l’Ordre du Bitard (L.S.T.), même si les champs ont disparu autour de la Pierre Levée. L’Ordre du Bitard (L.S.T.) trouve ses racines chez Rabelais, mais ses origines bien antérieures en font la plus vieille tradition estudiantine française encore vivante. Et ses membres se plaisent à prouver qu’humanisme n’est pas incompatible avec grivoiserie. 

 

 

 

Le vénéré Bitard (loué-soit-il)

Le dieu des étudiants de Poitiers trouve ses origines dans les temps anciens, quand les dieux habitaient l’Olympe. Junon, épouse de Jupiter, fauta un jour avec un berger. Le courroux de son mari dut influencer le destin : elle enfanta dans la douleur.

Son rejeton était un monstre : tête de fouine, corps de carpe, plumes de dindon, pattes de lièvre et palmes académiques. Cet être, dieu par sa mère, était le vénéré Bitard (L.S.T.).

Pourtant Junon, horrifiée par l’aspect de son divin enfant, le projeta par dessus monts et vallées. Ce dernier tomba dans la foret de Ligugé.

Par de nombreux miracles, il y fit connaître sa nature divine aux autochtones. Ceux-ci lui rendirent un culte et battirent un sanctuaire en son honneur.

Au cinquième siècle, Saint Martin convertit de nombreux indigènes à sa religion. Le sanctuaire devint un couvent.

Mais des initiés, refusant les idées nouvelles, s’enfuirent dans les bois avec les reliques du vénéré Bitard (L.S.T.). Ils enseignèrent leur religion à leur enfants.

 

C’est ainsi qu’au fil des siècles, leur mystères furent transmis aux dignitaires de l’Ordre du vénéré Bitard (L.S.T.). Le culte est toujours célébré par les « escholiers fidèles » lors de réunions nocturnes et secrètes. Le Grand Bitardier est l’étudiant qui trouve le vénéré Bitard (L.S.T.) lors de la printanière chasse au Bitard (L.S.T.).

Hymne au Bitard (L.S.T.) sur l’air des Montagnards

Bitard, notre dieu vénéré,

protège nous toujours,

de tes forets de Ligugé,

où tu t’ébats tout le jour.

Songe à tes escholiers fidèles,

sur eux sans cesse étends

ton aile.

Oh! escholiers, Oh! escholiers,

louons en choeur, louons en coeur,

du plus profond de notre coeur

le Bitard vénéré loué soit il!

ah ah ah ah ah ah

Soyons gais (ter)

Oh escholiers (bis)

Soyons gais (ter)

car le Bitard est là

car le Bitard est là

car le Bitard est là

car le Bitard est là

car le Bitard est là(bis).

(La faluche est projetée en l’air au final de cet hymne)

Une semaine de bacchanales printanières, pour se défouler avant les révisions pour les examens de juin. Elle a lieu au printemps, fin mars ou début avril. Le programme diffère très peu d’une année à l’autre.

Lundi :

8h : les bitards annoncent les réjouissances à venir dans les amphithéâtres de l’Université, en kir et fanfare.

11h 69 : apéro/fanfare dans un RU.

Après-midi : jeux de plein air : concours de cusec, lancé de charentaises…

Soirée : guinche dans un cabaret pictave.

Mardi :

Midi : début officiel de la Semaine Estudiantine, au douzième coup de la cloche Anne, église Saint Porchaire.

11h 69 : apéro/fanfare dans un RU.

18h69 : arrivée triomphale du vénéré Bitard (L.S.T.) en la cité de Poitiers, de retour de sa mystérieuse migration. Les étudiants se comptent par centaines pour l’accueillir et lui rendre gloire lors d’une procession en kir et fanfare.

Arrivée au pont Joubert : le pont est couvert d’étudiants…

 

Juste après : bal populaire gratuit.

Mercredi :

11h69: suivant Rabelais, les bitards vont «banqueter à force de flacons, jambons et pâtés» sur la Pierre Levée.

La fin d’après-midi est consacrée à la visite d’une cave, pour faire couler les victuailles.

Jeudi :

11h69 : apéro/fanfare dans un RU.

14h : début du rallye par équipes, à coups d’énigmes, étapes et diverses boissons.

 Epreuve dans les faubourgs poitevins.

Jeudi en soirée : mirobolante boume sous chapiteau, jusqu’à tard dans la nuit.

Vendredi :

11h69 : apéro/fanfare dans un RU.

14h : la tournée des autorités, réservée aux initiés.

Les bitards sont reçus par les institutions de la ville, du commissariat à l’Université.

 Accueil à l’Hôtel de Ville.

Samedi :

11h 69 : Départ en bus pour la Chasse au Bitard (L.S.T.), dans les bois de Chanteloup. L’étudiant qui découvre le vénéré Bitard (L.S.T.), caché dans les fourrés, devient le Grand Bitardier. Il est le bras droit du Grand Maître.

Dimanche :

Les survivants des 6 jours de Bitardbourg se retrouvent pour un pantagruélique banquet. L’occasion de raconter les exploits des jours passés ou à venir.

Chaque étudiant est convié à participer à ces agapes (une participation symbolique est demandée pour le rallye ou la boume).

Des Rennais, montpelliérains, lyonnais, parisiens ou tourangeaux sont déjà venus festoyer avec les bitards et les étudiants de Poitiers.

Avis aux amateurs

 

 

 

France 98

Après la phase « préliminaire » très longue (2 ans!), le « tirage » a eu lieu en décembre. En juin, sera donné le « coup » d’envoi! Ce n’est pas un hasard si le mondial de football doit être retransmis sur CANAL+, la chaîne du foot et… du porno! D’ailleurs le nom de la mascotte résume bien le programme: FOOT-X!!!

Sans attendre, l’Hermine s’est faite l’alliée de cet ailier ailé. Elle change donc de partenaire. Il faut dire que son ex, le coq gaulois, a bien failli disparaître malgré des années de bons et loyaux services en tant qu’emblème du sport français.

En effet, le CON (Comité Olympique National), sans doute alléché à l’approche des fêtes de fin d’année, avait décidé de passer le coq à la casserole. Un mouvement d’indignation massif et unanime (affreux, affreux, affreux!) ne s’est pas faite attendre. Le célèbre gallinacé pourra donc chanter les pieds dans la merde!

Rien à foot.     

 

REPONSE DE L’AUTEUR A L’AJOUT DE LA CLASSIFICATION DES FALUCHES DANS L’ECOSYSTEME RENNAIS.

(CF FALUCHEMENT VOTRE 3)

Ce n’est pas sans une certaine surprise ,voire une surprise certaine, que j’ai pris connaissance de l’existence de cet animal à activité pédestre qu’est le Stapus (Animal à ego sur-dimensionné ayant pour particularités anatomiques: deux cerveaux et un seul muscle gastronecmien [Définition du traité de zoologie]).Cependant mon petit Le Goc (en opposition au grand Le Goc, faluchard jauni par ses écrits ),je t’ai lâchement oublié et je m’en excuse.

Mais dans mon embêtement, j’élabore plusieurs hypothèses pouvant expliquer cet oubli non discriminatoire :

#Le soir de la rédaction du numéro 1 ,il y avait bien un Art plasticus (si jalousé)pour les dessins mais point de Stapus ,peut-être est-ce là mon erreur et par conséquent le fruit de notre discorde. En tout cas ,si tu veux rejoindre l’équipe du Faluchement Vôtre, on t’attend (surtout Ptit Joe qui a besoin de faire du sport ,NDLR :tu ne trouves pas qu’il a encore pris 2 ou 3 kilos après le repas faluchard ?Ne l’énerve pas , il va bientôt accoucher !Arrête on va se faire censurer.) .

#Les affinités du dit Satin vert avec les Droiticus qui ,rappelons nous, se déplacent toujours en banc.

Pour expliquer cette hypothèse, je m’en vais vous conter une petite histoire :

« Un jour de Novembre ,j’allais tout heureux à mon premier baptême Droit (Avant c’était soit trop cher, soit on n’était pas au courant). Une fois rentré dans l’auberge ,le seigneur Mimosa me donna à manger une paella .Entre deux crustacés, quel ne fut pas mon étonnement d’apercevoir une faluche verte au milieu d’une horde de rouges.

Je questionnais l’aubergiste :

– Mais qu’est ce que c’est ?

– C’est un rouge qui n’est pas encore mûr !

– Ha ,bon !Mais combien de temps mettra- t-il à rougir ?

– Environ 3 à 5 ans !( Cela fait beaucoup de temps pour une maturation sexuelle, mais d’après Mac Namara Physiologiste à l’université d’Ottawa, cette hétérochronie de développement entraine une augmentation de l’appareil génital et une diminution des synapses neuroneuroniques[A vérifier]. »

#Les vapeurs éthyléniques traînant dans le local de la rédaction, mais n’allez pas dire que j’écris sous l’emprise de l’alcool.

Voilà mon Méa culpa fait, veuillez accepter mes excuses mon cher Pierre -Yves .

Faluchement Vôtre Erwan the Bibisurf  

 

 

PYM’S

Encore vestimentés de nos freloques de ménestrels , déguenillés comme des pouilleux et notre bedasse respectivement pleines de souvenirs Mortuatiens (« Vingt dioux v’la t’y pas la saucisse de Morteau ») et Agenais (Ndlr : si j’ m’appelle maître Prunille c’est pas pour des prunes mais pour des pruneaux sacrebleu ! !), nous arrivâmes dans le Duché de Bretagne (du nom de la donzelle juvénile qui se fit violentement dépucelée par un moribond de seigneur Franc.), montés sur nos chariotes crottées par le pénible voyage.

Quelque temps plus tard, attablés devant une chopine de vinasse, nous vîmes débarquer une troupe de bardes à la langue bien pendue, chapeautés d’une coiffe étrange. « Mortecouille les bouffons du Roy ici !, dans l’auberge de Ponchaillou ? » Non : ils s’avéraient être en fait des Faluchards de médecine…

Lors du carabinage des puceaux de première année nous vîmes émerveillés et surpris à la fois, qu’ils festoyaient joyeusement des cervoises tièdes plein les poches. Nous fûmes éblouis par l’arc-en-ciel de couleurs et de lumières émanant des diverses faluches (certaines un peu vieillottes) présentes près de la paillasse. Après deux ans de vie « ecclésiastique » indubitable, la tête remplie de cours universitaires et paviotesques (les cours « Pavot » c’est du pipeau ) se contentant 2 à 3 fois par semaine d’un maigre « 5 contre 1 » ( « 2 contre ½ » pour les lépreux ), histoire d’aérer popol , et n’ayant goutté que très rarement au fameux beuvrage qui rend saoul (alcool ?) notre cerveau était encore vierge de toute intrusion éthanolique et cyprinique. En effet, les filles de première année, trop effarouchées pour daigner nous adresser leur foune (et encore moins la parole) se contentaient de passer tout leur temps devant leurs grimoires poussiéreux remplis de formules chimiques dignes d’un cours du mage Oeuzébius. 

Ces deux années de guerroyage sur les vastes étendues blanches des feuillasses , mis notre armée en déroute : ils sont trop forts les enculés d’en face (Ndlr : Mickey Willis alias Bernie Noël ) .Nous fûmes repoussés en seconde ligne avec les Trolls des cavernes . Nous voilà donc parachutés sur le campus de Beaulieu (caramba , encore raté ! ! ! ). L’ambiance beaucoup plus décontracte nous permis de festoyer plus fréquemment. La croisade fut rude, bon nombre de nos neurones y restèrent. Nous apprîmes donc à mieux connaître les dudits Faluchards, notamment ceux de sciences, ainsi que la tradition étudiante qu’ils perpétuent. On se fit connoître des anciens par notre désir d’arborer le fameux couvre chef . La sentence fut prononcée (« Yé m’appelle Oligo Montoya. Tou a toué mon père, prépare toi à mourir. ») ( …)Nous voici donc intégrés au rang d’initiateur de la tradition estudiantine et de la vie festive, que nous devons inculquer aux puceaux et défendre des « enculés d’en face ».   Eh les enculés !Vous croyez qu’on vous à pas reconnus ?.

PIM & JEAN PHY. (Sciences)

 

 

LA TUNA

INTRODUCTION:

La Tuna est une institution universitaire à caractère culturel qui garde vivace des coutumes héritées des étudiants espagnoles du treizième siècle. On peut dire que la Tuna, plus qu’une institution, est une tradition en soi qui, pour la comprendre en profondeur, exige d’approfondir un peu son histoire et ses coutumes. Entretenue par des jeunes étudiants qui, années après années, s’enrôlent dans ces files, elle est un lieu de rencontre pour tous ces étudiants amateurs du romantisme, de la nuit, de la musique et des voyages.

A ces origines, elle réunissait des étudiants qui de par leur condition économique ne pouvait payer les frais de logement à l’université et jouait donc dans les pensions et les auberges afin de ramasser de l’argent et un plat de soupe pour se sustanter. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les appelait les soupistes. Pour ce faire, il jouaient de la guitarre et de la bandurria et chantaient des vers populaires. Ils utilisaient aussi leurs talents musicaux faire succonber les demoiselles qu’ils courtisaient. On retrouve des traces de tout cela dans la première référence écrite à la Tuna que l’on trouve dans les archives de l’Université de Lerida. Dans ce document on interdit formellement aux étudiants de faire des sérénades nocturnes sous peine de se faire confisquer leurs instruments.

De nos jours, à cause de l’évolution de la société, la Tuna a perdu sa fonction de gagne pain pour les étudiants qui la composent (bien qu’il y ait certains étudiants qui se payent encore leurs études avec ce qu’ils gagnent grâce à elles) et regroupe des étudiants universitaires (« fauchés » par définition) qui attachés aux traditions et à la musique, aiment découvrir le monde, les femmes et de nouvelles sensations sans disposer de grands moyens. Pour ce qui est du reste, la Tuna a su garder vivace les traditions héritées des siècles antérieurs et le costume d’époque, elle interprète des chansons populaires avec les mêmes instruments (enfin, pas tout à fait les mêmes mais identiques et neufs), fait la sérénade aux dames (qui sont toujours aussi sensibles à ses chansons), voyage (invitée ou contratée dans la plupart des cas par des gens des quatre coins du monde qui veulent donc savourer de sa musique et de sa sympathie), et dispense sa bonne humeur dans les rues et les restaurants juste en échange d’une petite pièce de monnaie qui aiderait ses membres à financer leurs études ….Envoyer votre courrier à : tuna@etsit.upv.es .

HISTOIRE:

En l’an 1212, et sous le règne de Alphonse VIII, fut fondé le premier « Studium Generale », préfigurant ce qui plus tard deviendrait l’Université. Ces Etudes Générales et celles qui furent créés par après, attirèrent des jeunes de toutes les conditions parmi lesquels apparurent les « Sopistas », prédécesseurs des Tunos (membres de la Tuna) actuels.

Les « Sopistas » étaient des étudiants pauvres qui avec leur musique, leur bonne humeur et leur ruse parcouraient et égayaient auberges, rues et places en échange d’une assiette de soupe (d’où leur nom de « sopistas » que l’on pourrait traduire par « soupiste ») ou d’une pièce de monnaie pour financer leurs études. Au tomber du jour, ils sortaient pour chanter sous les balcons de leurs dulcinées. Ils reçurent le nom de « soupistes » car l’on disaient d’eux qu’ils vivaient de la soupe populaire et que, de ce fait, ils avaient toujours à portée de main une cuiller et un coteau de bois pour pouvoir manger n’importe où s’offrait à eux une occasion de manger. Ces couverts de bois qui étaient le signe distinctif des soupistes de l’époque est maintenant le symbole des Tunas Universitaires (c’est à dire celles qui rassemblent des étudiants de diverses facultés).

Ils étaient en fait la version espagnole d’une tradition européenne très répandue pendant le Moyen Age, qu’étaient les étudiants troubadours. La première trace écrite que l’on ai retrouvé des « soupistes » date de l’an 1300 et provient du Liber Constitutionem de l’université de Lérida, dans lequel on interdisait précisément à ces étudiants leurs virées nocturnes sous les balcons sous peine de se faire confisquer les instruments pour « tapage nocturne » (le silence était de rigueur après certaines heures dans l’université et dans la ville).

En 1348, Alphonse, X dit « El Sabio », se referait aux soupistes dans Las Partidas en disant : »Esos escholares que troban y tañen instrumentos para haber mantenencia »; c’ est à dire « Ces étudiants qui chantent des poésies et jouent des instruments pour survivre ». Razón de amor y denuestos del agua y el vino ou « Raisons d’amour et offense de l’eau et du vin » est une oeuvre de la même époque. Dans l’introduction, l’auteur brosse un dit : Un escolar la rimó, que siempre dueñas amó ou « un écolier fit des vers, qu’il aima toujours les maîtresses ».

Un prêtre de Hita composa plus de dix feuillets de chants pour « escolares que andan nocherniegos e para muchos otros por puertas andariegos » ou « étudiants errants nocturnes et pour bien d’autres errants sur les portes », et dans son « Libro del buen amor » (Livre du bon amour), il fait référence au caractère mendiant de ces étudiants : « Señor dat a escolar que vos viene a demandar. Dat limosna o ración faré por vos oración » (Seigneur, donnez à l’étudiant qui viens vous demander. Donnez lui l’aumône ou une ration et je ferai une prière pour vous ».

C’est au seizième siècle que se formèrent les Tunas telles que nous les connaissons aujourd’hui. Les « soupistes » se conformèrent à la « Instrucción para bachilleres de pupilos » qui fut imposée en 1538. Cette directive offrait logis aux étudiants qui ne pouvaient pas se le permettre financièrement. D’après celle ci, les études différentes ne pouvaient pas être mélangées, et étaient dirigées par les étudiants les plus anciens que l’on appelait d’ailleurs « bachilleres de pupilos » (sorte d’instructeurs), qui de plus devaient aider les nouveaux étudiants, ou un peu moins doués, dans leurs études. Ces maisons étaient donc majoritairement habitées par des « soupistes » qui par ailleurs ne furent jamais le bon exemple pour les études sérieuses. Ainsi dans le livre « La vida del Pícaro Guzmán de Alfarache » (« La vie du rusé Guzmán de Alfarache ») on y lit :

 » . . . no querían ver libro, ni atender a lo que habían venido a la Universidad; jamás se les caían las guitarras de las manos, daban mucho entretenimiento, cantaban muy buenos sonetillos y siempre tenían de nuevos, y los sabían hacer muy bien y pasar el instrumento » ce qui pourrait être traduit par « …. ils ne voulaient point voir de livre, ni s’occuper de ce pourquoi ils étaient venus à l’université; jamais les guitares ne tombaient de leurs mains, ils étaient un grand divertissement, chantaient de bons petits sonnets et en avaient toujours de nouveaux, et savaient très bien le faire et accompagner de l’instrument ».

Donc les nouveaux étudiants qui voulaient faire partie des chambrées des « soupistes » se convertissaient en valets de ces derniers qui en échange leurs apprenaient leur art ; ce qui d’ailleurs permettait aux « soupistes » d’avoir une vie similaire à celle des étudiants riches. Les nouveaux qui s’y décidaient, sans doute à cause de leur inexpérience, étaient les têtes de turc de leurs maîtres dans leurs activités, mais une fois passé un certain temps, le nouveau était admis comme un de plus parmi les autres et comme il est dit dans le livre « Historia de la vida del Buscón » de Quevedo, on y fait référence à ces coutumes estudiantines qui persistent encore aujourd’hui :

« Viva el compañero, y sea admitido en nuestra amistad; goce de las preeminencias de antiguo; pueda tene sarna, andar manchado y padecer el hambre que todos! » c’est à dire « vive le compagnon et qu’il soit admis dans notre amitié; qu’il jouissent des avantages des anciens; puisse-t-il avoir la gale, marcher maculé et souffrir de la même faim que nous tous ».

Comme l’a très bien dit D. Emilio de la Cruz y Aguilar dans ses « Chrónicas de la Tuna », « A pesar del paso y cambio de los tiempos, los tunos siguen siendo viva credencial de la juventud de siempre, los mismos antiguos ju glares y trovadores escolares que siguen en el mester, los entrañables y nocherniegos universitarios que, desde hace muchos siglos, sucediéndose a sí mismos, recorren rondando el mundo, cultivan los instrumentos populares y practican un género de música entroncada directamente con las albadas medievales o los cantos escolares pobres, testificando así este fenómeno cultural único . . .  » qui signifie  » Malgré le temps qui s’écoule et les changements qui en découlent, les tunos continuent à être les exemples de la jeunesse de toujours, les mêmes antiques étudiants troubadours qui suivent l’art et la tradition, les secrets et nocturnes universitaires qui, depuis dde nombreux siècles, se succédant à eux-mêmes, parcourent le monde en chantant, cultivent la musique des instruments populaires et pratiquent un genre de musique directement issue des aubades médiévales ou des chants pauvres étudiants témoignant ainsi de ce phénomène culturel unique… ».

Enfin, pour terminer, rappelions nous de Jiménez Catalán y Sinués y Urbiola, historiens de l’université de Saragosse, qui disait que :  » . . . de estas comparsas de tunos y sopistas salieron hombres que gobernaron a España y ocuparon puestos preeminentes en las letras, la política y el foro » qui veut dire  » … de ces bandes de tunos et « soupistes » sortirent les hommes qui gou-vernèrent l’Espagne et qui occupèrent des postes importants dans les lettres, la politique et dans la justice ».

SON COSTUME:

Le vêtement du tuno est probablement un des éléments les plus représentatifs et traditionnel de la Tuna. Très interpellant et d’un noir caractéristique, il n’a quasiment pas changé à travers les siècles et est similaire à celui utilisé par les étudiants des premières universités espagnoles. Le costume se compose d’une veste (jubón), de la « beca » d’une chemise, de chausses, de pantalons de différents modèles, de chaussures ou de bottes. La veste (jubón), serrée à la ceinture, se porte au dessus d’une chemise blanche au col et aux manches de grand format, généralement terminée par de la dentelle. Le premier document qui parle du « jubón » sur la péninsule ibérique date de 1377 et au XVI siècle son usage comme vetêment légér se répand. Les pantalons utilisés sont soit une culotte bouffante courte et ample, serrée à mi cuisse, soit une culotte courte serrée sous le genou surtout utilisés au XVIème et XVIIème siècle. Les chausses recouvrent la jambe du pied à la taille. On les utilisait seules ou en dessous des pantalons. La « beca » est une bande de couleur portée sur la poitrine et les épaules au dessus de la veste. Avant, elle indiquait que le porteur recevait une bourse de son université et comme boursier il recevait une aide qui faisait que son séjour à l’université lui fut moins coûteuse. les couleurs de la beca et l’écusson qui y est brodé identifient l’université et la Faculté ou Ecoles à laquelle appartient le tuno. La beca est donnée au tuno, par ses compagnos, cuando on considère qu’il a atteint un grade suffisant d’ancienneté et qu’il peut, par conséquent, représenter correctement sa Tuna, et donc son université. La cape est une autre partie importante du costume du tuno. Il s’agit d’un grand vêtement ample, sans manches, ouverte sur le devant et portée sur le costume. La cape n’est pas seulement qu’une protection contre le froid, elle représente aussi deux des conditions fondamentales pour être tuno : être un voyageur infatigable et être aimé de beaucoup de femmes. Sur le côté droit de la cape, le tuno exhibe les écussons des villes et des pays qu’il a connu par ses voyages avec la Tuna. Au dos, il porte aussi des rubans de toutes les couleurs brodés de dédicaces affectueuses par de jeunes filles qui de cette anière témoignent au tuno leur affection ou leur amour. Qu’il soit d’une petite amie, d’une mère ou d’une amie, comme le dit une des chansons les plus connues de la Tuna, « La Tuna Compostelana », « chaque ruban que porte ma cape est un petit morceau de coeur » « cada cinta que adorna su capa guarda un trocito de corazón ».

LA REPARTITION GEOGRAPHIQUE

DE LA TUNA:

Bien que la Tuna soit un phénomène espagnole à l’origine, on retrouve beaucoup de Tunas hors d’Espagne.La plupart d’entre elles sont au Portugal et en Amérique Latine, bienque qu’il y ait un certain nombre de pays européens où l’on puisse en trouver.

En Europe on les retrouve dans les pays suivants:

En Espagne, Au Portugal, En Hollande, En Belgique, En Irlande, En Grande Bretagne, En France????

 

 

Compte-rendu de la réunion des Grands Maitres

lors du 109ème congrès national de la Faluche

-Montpellier 109-

1 er point : La prolifération d’insignes dorés

On aperçoit de plus en plus des insignes sortis de nulle part tels le volant, le skieur, la cocotte, j’en passe beaucoup, proliférer sur les faluches. Lorsque l’on pose la question bête, c’est quoi ? Alors là c’est l’hallali. Le. volant veut dire as du volant, si tu as un accident tu retires une branche…Pourquoi pas un livre sous un rouleau de papier waters car on aime lire aux W.C.

La réponse apportée par les Grands Maîtres présents fut soit les insignes, mais pas dans le code. Il est vrai que l’on peut mettre des insignes dorés car on aime bien ou cela rappelle quelque chose mais de là à te jurer sur la tête de tes parrains et marraines que c’est dans le code, STOP ! ! ! Le code est déjà assez lourd comme cela, n’en rajoutons pas.

La dernière phrase est de GOUGOU : je veux un insigne qui sera des skis croisés avec une boule de pétanque et une raquette car j’aime jouer à la pétanque avec une raquette sur des skis.

2ème point : La prolifération des ordres et des rubans qui vont avec.

De même que les insignes dorés, les ordres fleurissent en France. Mais en plus, ces ordres ont des rubans. Sachant qu’il faut être trois minimum ou cinq, chaque soirée accompagnée de boisson finit par : tiens je crée l’ordre des Faluchards qui se touchent les burnes à minuit.

Les réponses furent diverses et variées. Les premières réponses furent pour ceux qui réfutent totalement ces ordres, car on voit des rubans partout et on comprend rien et surtout ces ordres n’ont pas d’utilité. La réponse de certains étaient: d’accord pas d’ordre, alors on réfute l’ordre du grelot, du buffalo et tous les autres. Enfin la troisième réponse, qui adoptée était: Les ordres d’accord, mais il faut qu’il y ait une raison d’être, et surtout que cela soit reconnu par les Grands Maîtres. Donc messieurs et demoiselles, à vos ciseaux !!!

3ème point: Le bien fondé actuel des Grands Chambellans.

Cette question posée par PETIT JOE (ancien Grand Maître sciences Rennes) fut reçue avec beaucoup de critiques.

La réponse majoritairement adoptée est que le Grand Chambellan est là pour seconder voire lors de l’absence du Grand Maître de le remplacer lors d’organisation, de soirées ou de Faluchards mal en point. II est vrai aussi qu’être Grand Chambellan est une formation pour pouvoir devenir Grand Maître mais n’est pas obligatoirement vrai. Et surtout l’objet de la question de PETIT JOE était que l’on voyait de plus en plus en plus souvent ce titre pour une action honorifique, des services rendus et ou plus comme une aide et un potentiel futur successeur. Donc en conclusion le titre de Grand Chambellan reste mais aux Grands Maîtres de les surveiller et de les former.

4ème point : Le rebaptème de Faluchards

Dans certaines villes des Faluchards se font rebaptisés par des Grands Maîtres compatissants du fait qu’ils ne les voient jamais leurs premier parrain et/ou première marraine. La réponse fut très rapide qui est : vous n’aviez qu’à bien les choisir. Là, il faut arrêter le sketch. Sinon on se fait baptiser toutes les semaines. A part la perte de faluche, aucun besoin de se refaire baptiser.

5ème point : La couleur du ruban d’architecture

La Grande Maîtresse archi de Nantes (fort jolie d’ailleurs !) est arrivée avec un dossier haut comme mes cours (si, si j’en ai). Pour elle la couleur archi est leur bleu clair dont je n’ai pas retenu le nom. Alors que dans les autres villes il est bleu ciel. Dans leur grande complaisance les Grands Maîtres ont adopté sa couleur. Pour plus de renseignements contacter la Grande Maîtresse archi Nantes (si vous pouviez me donner ses cordonnées en passant).

6ème point : Retour au 108

Dans ma grande fainéantise et surtout après cet enculage de mouches (excusez l’ expression mais c’est vrai) je n’ai pas fait de compte rendu de la réunion. Les seules (et bien maigres) choses qui ont été dites sont l’officialisation du ruban musique argentée avec comme symbole la lyre, le refus d’une couleur pour journalisme, et pour les équivalences débrouillez-vous avec vos Grands Maîtres !

7ème point : Le lieu du prochain congrès

Unanimement voté le prochain congrès se passera à REIMS. BONNE CHANCE !

Conclusion

J’espère ne pas avoir été trop lourd dans ce compte-rendu mais faute de temps lors de cette réunion certaines questions ou interrogations n’ont pu être posées. Elles sont :

Les Grands Singes c’est bien mais il faudrait qu’ils bougent et sont-ils utiles ? Instauration d’ un ruban pour Buffalo (j’ ai l’ air fin avec ce que j’ ai écrit avant ! ) Et d’ autres encore..

J’ai une idée personnelle qui est de faire un Week-end pour Grands Maîtres (pouvant être accompagnés sans arriver à 200) ou l’on pourrait enfin faire sérieux. Si vous êtes intéressés contactez-moi pour savoir si c’est réalisable un week-end (mon numéro est le 04 67 58 05 51). Je vous souhaite une excellente année Falucharde avec énormément de chouilles et réussites aux examens.

YULL

 

Remerciements

Mise en page: P’tit Joe & Twix

Dessin: Benjamin (Arts plastiques Rennes), KGB (Nancy ESSTIN), Diesel(Inf. Montpellier)

Articles & documentation:Manu (Histoire Poitiers), Vite-Fait (Poitiers), P’tit Joe (Manip Radio Rennes), Erwan (Sciences), Rien à Foot (Rennes), PIM & JEAN PHY (Sciences), NRV (Rennes),Yull (Paris – Montpellier – Rennes)

ABONNEMENT: Il vous en coutera un forfait de 6 Frs (port compris) par numéro. Faites la multiplication et envoyez vos chèques pour les X prochains numéros désirés (pour ceux qui ne comprennent pas, retournez au lycée).

 EMEN


 

 Le « Faluchement Vôtre » était le journal de l’AFRE afin de fédérer autour d’articles venant de toutes les disciplines, un esprit faluchard qui était déjà très fort sur Rennes. Il suffisait de voir l’organisation pour les congrès où nous descendions à 2 cars, armés de Gwenadu et les coffres remplis de bouteilles de chouchen.

Le journal a été fondé par P’tit Joe, Erwan et Marmotte de Sciences, Twix de pharma avec les illustrations de Benjamin d’arts plastiques.

1998 – Faluchement Vôtre N°3 – Rennes


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textes des articles ci dessus


FALUCHEMENT VOTRE

 

Faluchement votre N°3
FEVRIER-MARS 1998

Le journal de l’A.F.R.E. (prononcez « AFFREUX ») pour l’année 1997-1998.

L’ A.F.R.E. est l’Association des Faluchards deRennes, association type loi 1901 à but apolitique, acconfessionel, à but non lucratif.

Copyright AFRE & P’tit Joe

 

 

Editorial

Déjà le 3ème journal ; et oui entourée d’une petite équipe de motivée ,notre petit « faluchement votre » fait son petit bonhomme de chemin….

C’est pour le repas faluchard que notre journal sortira, il y a ceux qui le liront et ceux qui ne le liront pas. Mais je suis sûr que mis dans une main, personne ne voudra s’en séparer, car il deviendra dans les années futures (je l’espère fortement), une sorte de RDV par chaque nouveau faluchard, où il apprendra les us et coutumes de ses anciens, l’actualités de la faluche et toutes les infos se rapportant à son béret bolognais.

Il y a aussi ceux qui seront au repas et ceux qui n’y étaient pas, mais ne venez pas dire que vous n’avez pas été prévenus. Une occasion de faire la connaissance de faluchards d’autres villes, et peut-être de nouer des amitiés pour un certain nombre d’années, et c’est sans doute ça être faluchard : savoir s’exporter et non pas simplement porter sa faluche lors du gala de votre corpo. Les présents au repas ne manqueront pas de noter cet esprit de cohésion entre les faluchards, qu’ils soient médecins, pharmaciens, scientifiques, économistes, droits, sans oublier nos amis les lettres (sans qui la faluche ne serait pas ce qu’elle est !). Certes, il y avait beaucoup de violets, mais les seuls à blâmer ne seraient-ils pas les absents au repas (je sais : les absents on toujours tort), mais il s’agissait d’un repas faluchard, où chaque faluchard était convié à montrer ses couleurs, sans aucune discriminations.

Je tenais à remercier tous ceux qui ont participer à l’organisation de cette fête de la faluche.

Une personne qui y était.

Marmotte .

SOMMAIRE

Page 2

Le port de la Faluche

Moi, le Faluchard de base

Page 3

Le vénéré ordre du Bitard

Page 4

Retour au 109

Montpellier ville de congrès

Page 6

Bologne ou le pourquoi de l’adoption de la Faluche

Page 7

Considérations

d’aeronautique

La position du mois

Page 8

Notre partenaire

Abonnement

Remerciements

le 6 mars: Gala Pharma

TWIX

 

LE PORT DE LA FALUCHE

 

Au cours des soirées faluchardes et lors de circonstances particulières, certains demandent que nous enlevions notre béret à pin’s. Celui-ci doit alors être posé religieusement sur l’épaule, la gauche, pas la droite enfin ! (Ah bon ?!?). Comme j’ai souvent un verre à la main, ça m’emm…- d’ôter mon béret, pas d’avoir un verre!- En effet, si enlever la faluche d’une main (celle qui est libre) est à ma portée, la remettre, toujours d’une main, me pose de plus grosses difficultés. Le béret se recroqueville, se tord. Je ne sais plus où est l’avant et l’arrière. Et l’opération demande plusieurs minutes d’effort et de concentration. Bref ça me donne l’allure d’un mec souffrant des séquelles d’une polio avancée ! Vous me dites : « Pose donc ton verre et tu auras les deux mains libres ! » C’est logique, mais je ne tiens pas à ce qu’on me le pique ! A ces déboires, il faut ajouter la tête que j’ai dès que j’ôte ma faluche : les cheveux aplatis en certains endroits, en pétard ailleurs, sans parler de la marque qui cint ma tête faisant penser que je vient d’ôter un képi (beurk !). A cette chevelure en bataille, ajoutez mon teint pâle et mes yeux rougis par l’alcool ressemblant à s’y méprendre à ceux d’un lapin frappé par la myxomatose. En comparaison, la tronche de l’Alien est angélique ! C’est dire !

Alors j’ai une requête. Qu’on me demande d’ôter ma faluche avec un air grave et solennel lorsque les nouveaux baptisés prêtent serment, soit. Mais foutez moi la paix quand vous allez chanter « La Paimpolaise », « Avé le petit doigt » ou je ne sais quoi encore, la faluche sur l’épaule (la gauche, pas la droite ! T’écoute ce qu’on te dit ?!?). Je suis assez grand (qui a dit vieux ?…) pour savoir ce que j’ai à faire. Je ne suis solennel que lorsque je le décide. Or, souvent, quand je suis parmi les faluchards, je préfère faire le con ! C’est étrange, non ? Pour finir, je rappelle ce que dit le code à propos de la faluche : « on ne l’enlève pas, même devant un professeur, sauf s’il a rang de recteur. » (Art.2) Cela dit, il m’arrive quand même d’ôter ma faluche: c’est lorsque j’ai les deux mains libres et que donc, par malheur, je n’ai pas de verre à la main! Tavernier, à boire!

LE GROGNARD

 

MOI, LE FALUCHARD DE BASE

Je n’ai pas pu réprimer l’envie d’exprimer mon agacement face à quelques signatures d’articles parus dans le premier numéro du « Faluchement vôtre ». J’ai donc pris le clavier, la plume n’étant plus vraiment d’actualité! Les deux lettres « G.M. » suivant systématiquement la signature d’un grand maître, qu’il soit en exercice ou pas, font un peu « frime », non ?!? Je savais que de nombreux grands maîtres avaient la grosse tête, mais là, ça va finir par se voir ! Bientôt, ils ne pourront plus se coiffer de leur faluche. Mais ne nous montrons pas trop sévères à l’égard des G.M., G.C. (grands chambellans) et autres T.V.A. (très vénérables anciens). Ainsi, nous pourrons, nous les obscurs, les sans grade, avoir aussi notre fierté: celle d’être des F.B. (faluchards de base) et d’accoler ces deux lettres « honorifiques » à notre signature !!!

Le grognard F.B.

RUMEUR

Il paraît qu’un carabin aurait pour aïeule une certaine Fatima. Cela se voit comme une main sur la faluche ! Rappelons tout de même que les symboles politiques et religieux sur la faluche sont fortement déconseillés sinon interdits.

DEVINETTE:

Parlons de pin’s: M. et Mme Nai-déjà-plein-la-faluche ont un fils. Quel est son prénom ?

BRUITS DE COULOIRS

J’ai entendu dire que de petites bestioles acariâtres étaient actuellement dans la gêne. Ils se seraient aussi rapprochés de l’espèce mère dont elles sont issus, mettant fin à une brouille passagère. Si on l’écoute, la rumeur met un lien de cause à effet entre ces deux potins. Les gens sont méchants !

 

P’tit Joe m’a proposé de bafouiller quelque chose sur

l’Ordre du Vénéré Bitard

(loué soit-t’il !)

, et bien woalà ..

Je vous parle d’un temps que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître. Ordoncques, ce fût là, asteure, que l’Ordre du Vénéré Bitard (loué soit-t’il !) pris à cœur de relever hardement les traditions estudiantines qui firent la gloire de bazochiens, cornards et autres Villon, euh vilains.

Ordre des escholiers fidèles de l’AGEP, il animait, avec la complicité de l’Ordre national et international de l’Astragale (une bande de carabins animés des mêmes intentions, et parfois des mêmes dignitaires) les congrès de L’UNEF. Puis après différentes fractures musculaires, l’Ordre se sépara de l’AGEP. Il sut se préserver des vicissitudes du temps et de l’argent, mais aussi des mégères bitardicides du MLF (organisées en groupuscules terroristes contre les activités de l’Ordre) en leur faisant partager sa couche.

Mais qu’est-ce que l’Ordre ?

Des anciens étudiants de Droit des années 60, que j’eus l’occasion de rencontrer me demandèrent « Existe t’il toujours à Poitiers ces étudiants de gauche qui portent la cape et la faluche ? »

Plus que de gauche, c’était surtout les seuls étudiants de l’époque à porter la faluche et à ne pas être de droite. Ils seraient plutôt libertaires, car l’Ordre n’est pas sérieux quand il le faudrait, et il l’est quand il ne le faudrait pas. l’Ordre est une parodie d’Ordre qui anime l’année universitaire pour le plus grand plaisir des escholiers et le malheur des bourgeois de la ville avec des Boumes, des vins chauds sur le Campus et La Semaine. La « Semaine des Bitards » est à Poitiers ce que le carnaval est à Rio. Chaque année, l’Ordre du Vénéré Bitard (LST) organise la Semaine Estudiantine pour le plus grand bonheur des étudiants pictaves et d’ailleurs, et à cette occasion Poitiers est rebaptisé Bitardbourg et l’on peut en voir les panneaux à chaque entrée de la ville.

La Semaine est un programme de festivités et de traditions séculaires dont Rabelais parle dans son Pantagruel. Cette semaine est ponctuée par la fanfare des Chiures de Mouche, émanation sonore de l’Ordre.

Mais à quoi ressemble ces Bitards ?

I,e Grand Maistre porte la cape bleue bordée d’hermine, les commandeurs la cape rouge au chevron bleu, les chevaliers la cape rouge, les novices la cape blanche et les chabousses (personnel féminin de choc) la cape verte. Les Bitards portent la faluche, apanage des étudiants de France, mais ne cherchez pas, son code, bien différent de celui des Faluchards, est le même depuis les années 30, car à quoi bon changer ce qui fonctionne.

Ah, j’oubliais le principal, c’est un jeu …

Manu

 

AJOUT A LA CLASSIFICATION DES FALUCHES DANS L’ECOSYSTEME RENNAIS

(cf. Faluchement Vôtre n°1)

Ce n’est pas sans une certaine déception, voire une déception certaine, que j’ai pris connaissance de la classification biologique de cet animal à activité plutôt nocturne qu’est la Faluche, si facilement reconnaissable à son haleine douteuse et néanmoins matinale de lendemain de fête. En effet, l’auteur a fait fi d’une classe aussi représentée que celle des Artplasticus, la classe des STAPSUS, plus communément appelée classe des Sportivus appartenant à l’embranchement des Falichus Satinus.

Dans un souci d’ouverture d’esprit, j’élabore alors plusieurs hypothèses pouvant expliquer cet oubli discriminatoire :

1°- le manque d’affinités avec Medicalis, Pharmacis et Scientis qui composent majoritairement l’équipe du Faluchement Vôtre.

2°- la capacité physionomiste de courte durée de certains membres de la faluche qui, étant redevenus Etudiantis, semblent ne pas se souvenir qu’ils ont passé quelques soirées avec les congénères qu’ils viennent de croiser sans les saluer.

3°- la peau satinée vert clair du sujet héritée d’un code plus ancien que l’actuel et posant donc un problème aux Scientis Puris (qui maîtrisent en général assez bien ce code étranger à bien des Faluches).

4°- le fait de ne pas assumer son corps chétif d’Etudiantis Non-Sportivus face au physique surestimé et supposé parfait du Sportivus qui, de surcroît, étudie également la physiologie humaine, la psychologie, la sociologie et l’histoire (Anima sana in corpore sano, ça vous dit quelque chose ?).

5°- les vapeurs d’alcool de la soirée précédant la rédaction de cette classification entraînant une amnésie partielle.

N’ayant point de rancœur, je compléterai donc simplement la classification :

EMBRANCHEMENT DES FALUCHIS SATINUS

CLASSE DES SPORTIVUS

Un seul individu à peau satinée verte ayant des affinités avec Droiticus (ainsi qu’avec quelques Medicalis, Scientis et Lettris), après un rapide passage chez les Medicalis.

Pour information : STAPS = Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives.

Dans la famille « Les Gocs », je veux… PYLG

 

Montpellier, ville de congrès

Le dernier week-end du mois de juin, nous nous apprêtons comme d’habitude à fêter l’anniversaire de la Faluche. Jeudi soir, on se prend donc une muflée en attendant que le camion arrive devant le Webb pour nous emmener cette année à Montpellier au 109.

Le chauffeur du camion était cool ce coup-ci on a eu le droit de regarder ce qu’on voulait à la télé. Oui mais voilà, Parrain avait pas pris les cassettes qu’on aime, on a dû faire un détour par chez lui. Nous v’là donc partis en direction de la ville-soleil, approvisionnés comme il faut pour leur montrer qui on est. Chouchen, bibine, pinard, et autre aliment ne devaient pas manquer car le voyage fut long et difficile, parsemé de pauses pipi, de pauses caca, manger, et toutes sortes d’activités qui n’ont pas à être relaté ici, vous aviez qu’à y être.

Un peu avant Montpellier, on a vu Carcassonne, et pas Honolulu, la ville des Cathares. Çà avait l’air chouette. Puis enfin on arrive là où vous savez, çà se voyait parce que Poupée recommençait à prendre un drôle d’accent tout en mouillant sa culotte. De joie, parait-il. direct au camping, piscine, bronzette, et tout le bordel, Flagger à gogo…

Les Clermontois, avait déjà monté leur tente destinée à être conviviale puisque c’était une immense bâche suspendue par un fil. Les Bitards n’avaient à ce moment qu’un seul de leurs représentants mais c’est déjà pas triste car c’est Golus. Les Montpelliérains ont des mines fermées, trop occupés à accomplir cette rude tâche qu’est accueillir un congrès national.

Le temps de s’enquiller un nombre déjà conséquent de bouteilles, le ballet des camions commence pour nous emmener à la première bouffe du 109. Honnêtement, je peux pas vous dire ce que c’était, par contre y avait un apéro, même plusieurs, puis un buffet froid. une minute de silence est demandée, je sais pas très bien pour quelle raison car je l’ai pas entendue, il y avait trop de bruit. Bref, la prière et à table, un coup de pinard, et en avant la musique!

Pour ce qu’aime pas la musique, il y a de la place dehors pour aller vomir, rencontrer, discuter, voire plus si affinités. N’étant pas accompagné de ma chère et tendre mie, je commence à me lasser d’observer ces amoureux d’un soir que les types de la sécurité prennent un malin plaisir à traquer avec leur Maglite, les stoppant ainsi net dans leur efforts pourtant bien engagés.

De retour au camping, c’est pourtant pas l’heure d’aller se coucher, Jérôme me propose de tenir compagnie pour un petit moment à une charmante bouteille de chouchen. un dodo bien mérité s’impose quand au beau milieu du petit matin, Cocoune trouve refuge dans ma tente. Un peu plus tard, les Chevaliers de l’ordre du Bitard, loué soit-il, arrivent et le font savoir en improvisant une fanfare, qui est décidément toujours aussi nulle. C’est alors que quelques bonnes âmes déposent devant ma tente une pochtron quelque peu éthylisé nommé David. La pauvre tente 3 places doit donc supporter quatre mâles dont deux gros. Heureusement, c’est bientôt l’heure de se lever avec un ptit déj pas plus varié que la veille au soir.

Après l’apéro, décollage pour le RU qui nous avait déjà reçu en 93, histoire de se requinquer un peu avant le rallye qui doit nous faire traverser la ville entière, devant ses bâtiments les plus illustres tels que la faculté de médecine, la place de la comédie avec sa fameuse fontaine, le parc qui vaut le plus beau des potagers, et bien sûr pour finir après une cinquantaine de km à pied devant l’hôtel de région. Une buvette nous y attendait, Bacchus merci.

Mais très vite le ciel aussi gris que nos consciences commence à se rafraîchir, t très vite le ballet des camions reprend, pour aller prendre l’apéro au campage, avant de repartir chasser la vachette en pleine brousse. Mais là, les nuages nous pissent dessus, et la paella se transforme peu à peu en soupe froide, alors que je m’efforce de me protéger sous une table. Profitant d’une accalmie je m’enfuie vers les camions garés très loin car le chemin était trop petit pour eux.

La soirée part en couille quand, de retour au camping, l’orage explose au dessus de nos têtes, ma tente prend la flotte, l’inondation se fait sentir, je commence à regretter d’être venu. Faut dire que de l’eau à un congrès faluchard, çà fait un peu blasphème.

Même les pires des choses ont une fin, et on peut enfin sortir dans la boue au beau milieu d’une nuit qui, en fin de compte, ne fait que commencer. C’est là aussi qu’on apprécie la tente des Clermontois située juste en face de la buvette.

Avant d’aller me coucher, je vide mes dernières binouses avec Jérôme (tiens donc çà faisait longtemps!) pas loin des chiottes d’où ne proviennent que quelques bruits de régurgitations si chères à nos amis les Bitards.

C’est sous un soleil chatoyant que nous nous réveillons. Il est temps de ranger les affaires si elles arrivent à sécher, de trouver un Efferalgan, de voir les tronches blafardes de ceux qui ont tenu le plus longtemps, de trouver quelque chose à grailler, de piquer une tête dans la piscine. C’est le moment de commencer à faire quelques adieux, quelques cadeaux, quelques échanges d’adresses, de pin’s et de sous-vêtements arrachés.

Il faut maintenant remonter dans le camion et s’en retourner vers un pays où y a du soleil. Le départ est déchirant. Heureusement, Gougou fait vite oublier ce moment désagréable. C’est toujours un de ces moments de bonheur qu’il sait nous offrir quand nous en avons le plus besoin. Notamment au MacDo où il a présenté son spectacle de mime, de l’autre côté de la baie vitrée. Y avait pas le son, mais vu l’attitude de ses voisins, y avait l’odeur!

C’est après ces frasques que, de retour à Rennes, il fallu nous séparer d’une manière définitive pour des mois d’été bien mérités. Vivement le 110!

BOUIG

 

...suite du N°2:

Bologne

ou le pourquoi

de l’adoption

de la faluche

 

Rouzaud nous décrit une scène à Montpellier de vivats et de hourras où les bans éclatent de tous cotés . Et dans le tumulte général « les casquettes, les toques et les bérets volent en l’air en signe d’allégresse ». Ces coiffes, où nul insigne particulier si ce n’est des rubans de couleur ou des plumes, qui viennent renforcer le sentiment de propriété personnelle, étaient jetées en l’air en signe de joie, gageons qu’elles devaient être échangées en signe d’amitié. Et c’est très certainement ce qui a dû se passer à Bologne, et qui permit aux étudiants parisiens « une heure après leur arrivée » de coiffer ce que Lavisse appelle le bonnet de soie des étudiants bolonais. Et ce sont ces étudiants qui en ramenèrent la mode à Paris.

Une coiffe commune à tous les étudiants de Paris, c’est une idée que personne n’avait eue. Et même si son adoption par les parisiens apparaît sommes toutes dans la logique de l’époque, il aura fallu un concours de circonstances extraordinaires pour qu’elle ait lieu. II aurait été intéressant de trouver dans le bulletin de l’association de Paris le compte rendu propre aux étudiants et par là même les explications qu’ils donnèrent à l’adoption du béret. De même, il aurait été intéressant de connaître les circonstances de l’adoption de la coiffe à Paris par l’ensemble de l’association. Hélas! Les bibliothèques parisiennes n’ont conservé le bulletin de l’association qu’à partir de la fin de l’année 1889.

Mais cette adoption n’est pas passée inaperçue, et il nous faut avancer une deuxième personne à qui les étudiants doivent beaucoup, même s’il fut moins populaire et reconnu que Lavisse. Lavisse est derrière la création des associations étudiantes et était présent lorsque les parisiens ont coiffé le béret. Louis Liard est l’homme qui a voulu que tous les étudiants aient une coiffe.

Liard, philosophe de formation, enseigna à Bordeaux (1874), et fut recteur à Caen, puis vice-recteur à Paris (1902). De 1884 à 1902 il occupa la charge de directeur de l’enseignement supérieur. Lors d’un passage à Montpellier, Liard conseilla aux étudiants de Montpellier d’adopter , à l’imitation des étudiants de Paris, une coiffure spéciale, et propose le « bonnet de Rabelais ». Quinze jours après, ils avaient leur coiffure.

Lorsque les étudiants montpelliérains ont présenté leur toque, il y eut une véritable « épidémie ». Ainsi lycéens, clercs d’huissier, garçons coiffeurs et bien d’autres adoptèrent à leur tour un couvre chef. Le même phénomène se produisit à Paris. Si bien que les parisiens ont décidé d’abandonner le béret usurpé par les « Philistins » (décision sans suite).

Nous pouvons supposer que ce que Liard proposa aux montpelliérains, il le fit aux autres associations étudiantes. Et en juillet 1889, les étudiants de France avaient presque tous une coiffe.

« LA FALUCHE,

une forme de sociabilité étudiante »

Manuel SEGURA

Mémoire de maîtrise en Histoire

– Poitiers 1994 –

 

UN BRETON A L’ESTRANGER…

Je tiens tout d’abord à saluer l’initiative des AFREux résidents qui, par ce présent journal, permet aux expatriés dont je fais partie, de prendre des nouvelles et la température des réunions faluchardes rennaises. Toulousain à cette heure je suis, Strasbourgeois bientôt je serai, faluchard toujours, mais la légende est arrivée jusqu’ici. Nous naissons, disent-ils, dans une barrique. Tout petit, élevé à la cervoise, le Breton reçoit un enseignement druidique qui l’immunise : le cidre, c’est de la Badoit, le chouchen de l’eau plate, la goutte du petit-lait. Sortes de demi-dieux, nous faisons vivre le mythe en écumant, ça et là, les quelques estaminets de la place. Nous défendons corps et âme le noir, le blanc et l’hermine et si notre foie vacille, notre foi prend le relais. Quand certains autochtones à l’accent chantant se vautrent dans la verdure, s’écroulent à l’agonie, régurgitent leur trop plein et maudissent Dyonisos, nous, stoïques, finissons notre énième verre. « Marée basse », nous luttons contre le flux et le reflux pour ravitailler au port. Puis, les cales bien pleines, nous hissons le drapeau aux hermines et partons à la chasse des quelques atteints encore en mer. Marins encore, corsaires toujours. Nous sommes respectés en réunion, craints en soirée, fiers de notre religion druidique et de notre foi (de l’autre aussi), toujours et encore les premiers à faire sauter un bouchon, les derniers debout, cela va sans l’écrire. Aux futurs expatriés, je n’aurai qu’un mot : « Partez en conquête », il faut faire vivre la légende. Aux dieux et déesses de toutes les couleurs, à bientôt en Olympie.

Cédrick

 

Considérations aéronautiques

Une jeune « violette » semble s’être spécialisée dans l’exécution d’une figure communément appelée « B.52 ». Je dis « figure » pour ne pas employer le terme « position », bien que ça y ressemble ! En effet, légèrement vêtue et flanquée de deux acolytes mimant les moteurs et … les hélices d’un avion, la demoiselle fait office de carlingue et de voilure. De là vient sans doute l’expression « t’es belle comme un … avion !!! » Ceux qui ne visualiseraient pas bien la posture iront voir le dessin du premier numéro du « Faluchement vôtre » (p.3). Cependant, il me semble utile de préciser un point important au sujet du « B.52 ». Cet aéronef est un bombardier lourd américain propulsé par huit réacteurs et non par deux moteurs à pistons entraînant chacun une hélice. La figure décrite ci-dessus ne peut donc prendre son nom. Ou alors, il faut mimer huit réacteurs. Je vous laisse imaginer ce que cela pourrait donner ! Plus simplement, je propose de rebaptiser la figure « B.25 ». Les chiffres sont les mêmes, mais inversés, et désignent un bombardier moyen doté, cette fois, de deux hélices. Je signale aussi qu’un avion possède, en général, une dérive, que le « B.25 » en a deux et que cette partie de l’appareil manque lors de l’exécution de la figure. Pour ceux qui, décidément, n’ont aucune notion aéronautique, je précise que la dérive est … la queue verticale ! Enfin, il me semble que les deux ogives du « bombardier » féminin ont une allure bien pacifique. Elles devraient plutôt inciter à faire l’amour, pas la guerre! C’est cooool !!!

Pour conclure, je serais d’avis, après avoir rebaptisé la figure, de rebaptiser aussi la jeune fille : pourquoi pas Mlle GLLOQ ?!?

November Roméo Victor

 

Mise en page:P’tit Joe, Marmotte, Twix, Erwan.

Dessin:Benjamin (Arts plastiques), Diesel (Inf.Montpellier).

Articles & documentation:NRV, Bouig (Inf.),Le Grognard F.B., Manu (Histoire Poitiers), Cédrick (STAPS), Cédrick (Aviateur au sol).

 


 

 Le « Faluchement Vôtre » était le journal de l’AFRE afin de fédérer autour d’articles venant de toutes les disciplines, un esprit faluchard qui était déjà très fort sur Rennes. Il suffisait de voir l’organisation pour les congrès où nous descendions à 2 cars, armés de Gwenadu et les coffres remplis de bouteilles de chouchen.

Le journal a été fondé par P’tit Joe, Erwan et Marmotte de Sciences, Twix de pharma avec les illustrations de Benjamin d’arts plastiques.

1998 – Faluchement Vôtre N°2 – Rennes

faluche, faluchard, rennes, faluchement vôtre

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textes des articles ci dessus


 

Editorial

Déjà le N°2 1ère année, à croire qu’il y a vraiment des Faluchards qui ont quelque chose à dire, d’ailleurs je vous rappelle que vous pouvez nous envoyer dessins ou articles, nous serons très heureux de les publier. Je tiens à ce sujet, à remercier ceux qui nous ont lu dans le N°1, il n’en reste plus qu’un pour les archives.

Passons à l’actualité, actualité qui se promet faste, bientôt arrive le « Gala du cinquantenaire de la corpo pharma » (Ndlr: AAEPR) qui se déroulera le Vendredi 6 Mars salle Rennes Congrès, boulevard Solférino: c’est à coté de la gare (non, ce n’est pas de la pub, c’est de la promotion!). En effet, lors de cet événement, un grand moment de la Faluche (en pharma en tout cas) aura lieu: tous les anciens de la corpo sont invités, ils ne seront peut être pas tous présents mais beaucoup seront là; il n’est alors pas impossible que quelques uns ressortent de l’armoire « le vieux béret qui y dort affaissé » (Ce que fit le monôme, l’A déc.1928 10ème année), depuis je ne sais combien d’année. A part ce détail, la soirée nous promet des moments tout aussi grands, peut être plus animés ou alcoolisés pour certains.

Je n’oublie pas non plus le grand bal droit et le Gala sciences éco qui auront lieu un peu plus tard, je préfère cependant leur laisser le soins de vous les présenter eux même (Je viens d’en griller un pour le prochain édito)

 

Sur ce, Faluchement Vôtre.

Pour les Pharma  Twix – Mickaël

SOMMAIRE

Page 2

Pour qu’on cesse de parler d’un GM en lettres

Page 3

St Valentin

« l’escargot »

Page 4

Revue de Presse

Page 5

Mise au Point

Page 6-7

Bologne ou le pourquoi de l’adoptation de la Faluche

Page 8

Notre partenaire

Abonnement

remerciements

 

 

 

POUR QU’ON CESSE DE PARLER D’UN GRAND MAITRE EN LETTRES…

Ce qui suit s’adresse aux jeunes mais aussi au moins jeunes ; aux « Lettres » mais surtout aux autres qui donnent leur avis sur le sujet sans connaître la situation ; enfin, à tous ceux qui se croient originaux en imaginant untel ou untel grand maître de la faluche « Lettres » à Rennes. Sachez que d’autres y ont déjà pensé !

Ainsi, régulièrement, le débat reprend pour savoir quand, comment, pourquoi, qui installer à la tête des faluchards « Lettres ». Les discussions s’éternisent et chacun apporte ses « solutions » à la question. Jamais personne ne semble porter attention aux faits qui ont toujours fourni la même réponse, à savoir l’absence d’un G.M. en Lettres. Et nombreux sont ceux qui refusent l’évidence : les « jaunes » qui n’ont jamais eu besoin d’un meneur, doivent continuer à s’en passer.

Les « Lettres » : un mythe

A la différence des étudiants en médecine ou en droit, les étudiants en lettres ne forment pas un corps. Ils ne sont pas unis. En cela, ils se distinguent également des étudiants en sciences qui ont toujours su former un groupe. Dans celui-ci, les distinctions entre filières restent secondaires : que l’étudiant fasse des maths, de la physique ou de la biologie, il est avant tout en sciences. Les littéraires, au contraire, sont avant tout étudiants en langues, en histoire ou en psycho. Les linguistes eux-mêmes se répartissent entre anglicistes, germanophones, hispanisants… On est fier d’appartenir à la filière qu’on a choisi et on l’affirme. On ne se côtoie qu’avec difficulté. L’unité est impossible. Imaginez les étudiants en médecine, pharma, dentaire et paramédical regroupés sous le même terme de « Médicaux » et vous aurez une idée de la situation des « Lettres ». Cette absence d’unité des littéraires apparaît nettement au sein du milieu associatif.

Une corpo ou des associations

En Lettres, il n’y a pas une corpo comme il en existe une en droit, en pharma, en sciences… Les littéraires disposent de plusieurs associations d’étudiants ; une dans chaque filière ou presque. Or l’impact de ces associations est faible, comme noyé dans la masse. Peu d’étudiants les connaissent, les fréquentent, en bénéficient. Ailleurs, par contre, la corpo détient une position hégémonique. Elle possède, en effet, le monopole, ou presque, des services proposés aux étudiants. La distribution d’annales, en particulier, est souvent attractive et lui profite largement, que ce soit sur le plan financier ou humain. Et c’est ce dernier qu’il faut souligner ici : plus nombreux sont les adhérents, plus nombreux seront ceux qui sortiront du rang pour devenir membres actifs… et faluchards.

Association et faluche

On le sait, les faluchards se recrutent au sein du milieu associatif. D’ailleurs, très souvent, le groupe actif de l’association et le groupe faluchard ne font qu’un. La volonté parfois affichée de dissocier les deux apparaît donc vaine. Or en Lettres, la distinction entre l’activité associative et celle de la faluche reste très forte. La faluche est loin d’être intimement liée à l’association puisqu’elle possède un caractère facultatif. Les quelques porteurs du béret étudiant n’y sont donc pas « contagieux ». Ainsi dilués parmi les membres d’une même association, les faluchards sont, en outre, dispersés dans plusieurs associations disciplinaires. Leur implantation et l’affirmation de leur identité s’en trouvent particulièrement amoindries. En Lettres, à défaut d’avoir, comme ailleurs, un caractère quasi obligatoire pour un membre d’association, le port de la faluche pourrait avoir d’autres attraits. En médecine, par exemple, le succès au concours de première année représente une exceptionnelle promotion de la faluche. Le port de celle-ci est le moyen d’affirmer avec fierté la réussite au concours et son appartenance au corps des carabins. En droit, en sciences ou ailleurs, les anciens bizutages devenus parrainages (lorsqu’ils existent encore) jouent un rôle similaire en faisant découvrir aux nouveaux ce drôle de couvre-chef. Il n’existe rien de tel à Rennes 2.

La rareté des faluchards « Lettres »

Il n’aura échappé à personne que les « jaunes » forment une espèce rare ! Depuis la renaissance de la faluche à Rennes, voici dix ans, une quarantaine de « Lettres » seulement a été baptisée. En outre, beaucoup d’entre eux ont peu ou n’ont pas du tout porté le béret étudiant. L’effectif des porteurs réguliers de la faluche est donc bien faible chez les littéraires. Les raisons en ont été évoquées. Elles suffiront, je l’espère, à faire comprendre qu’on ne peut pas raisonner simplement en considérant les 20 000 étudiants de l’Université Rennes 2 comme un énorme potentiel de faluchards. Des causes structurelles, qui ne s’effaceront pas du jour au lendemain, font que les « Lettres » n’ont pas la couleur la mieux représentée à Rennes… même si certains en rêvent !

Un grand maître en Lettres : pour quoi faire ?

La première fonction reconnue au grand maître est celle de diriger les baptêmes. Et ce rite revêt une importance particulière : il marque l’entrée dans le monde des faluchards mais aussi, et peut-être surtout, dans le groupe des faluchards de sa discipline. Ainsi, une couleur n’existe en tant que telle que si elle a son propre baptême et son G.M. Mais on a déjà vu que les « Lettres » ne formaient pas un groupe. La seule chose qu’ils aient en commun est la couleur de leur ruban. Ce n’est pas un grand maître qui assurerait leur cohésion. Il apporterait peut-être même la discorde. D’autre part, les « jaunes » ne sont pas assez nombreux (et cette année en particulier !) pour qu’un chef de file leur soit utile et encore moins nécessaire. Regardons une fois encore chez les autres. Il y a deux ans, les faluchards en I.U.T.-B.T.S. ont demandé à avoir leur grand maître et l’ont obtenu. Ils n’étaient pas plus nombreux que les « Lettres ». Aujourd’hui, les « blancs » ont entièrement disparu. Etait-ce bien nécessaire d’avoir un G.M. ? Prenons aussi l’exemple des « Sciences-éco ». Ils n’ont jamais été très nombreux non plus, mais ont toujours eu un grand maître. Cette année, il ne reste plus que lui. Cela fait réfléchir, non ? Quant au nouveau grand maître « Paramédical », l’avenir, que je lui souhaite « rose », nous dira si sa présence est justifiée.

JAUNI A L’IDEE

 

St Valentin

l’AFRE vous donne un coup de pouce. Recopiez cette missive amoureuse à votre amant, il vous en sera reconnaissant, et vous, « remplie » d’émotion.

Je suis très émue de vous dire que j’ai

bien compris, l’autre jour, que vous avez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde un souvenir de votre

baiser et je voudrais que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à vous montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul. Si vous voulez me voir ainsi

dévoiler, sans aucun artifice, mon âme

toute nue, daignez donc me faire une visite.

Et nous causerons en amis et en chemin,

je vous prouverais que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l’affection

la plus profonde et la plus étroite

amitié, en un mot, la meilleure amie

que vous puissiez rêver. Puisque votre

âme est libre, alors que l’abandon ou je

vit est bien long, bien dur et bien souvent

pénible, ami très cher, j’ai le coeur

gros, accourez vite et venez me le

faire oublier. A l’amour je veux me sou-

mettre.

LETTRE DE GEORGE SAND A ALFRED DE MUSSET

*lire la lettre une ligne sur deux!?!

 

 

Jeu: Amuses-toi à retrouver toutes les fautes volontairement glissées dans ce numéro, et tais-toi!

 

 

Rennes, le 31 janvier 1998

 

sujet : article sur le F.N. du POINT n°1323, de Janvier 1998.

 

Monsieur le directeur des publications,

en tant que Président de l’Association des faluchards de Rennes, je suis choqué et indigné par le rapprochement effectué entre la faluche, symbole étudiant apolitique et aconfessionnelle, et le F.N, parti politique d’extrême droite.

En effet, cet article mentionne que les faluchards (tout étudiant possesseur d’une faluche) sont des individus asociaux, extrémistes et antisémites. Aussi, je pense qu’il serait souhaitable de replacer ces propos dans leurs contextes historiques. Il est peut-être vrai que dans les années 60-70, certaines corporations étudiantes, comme celle de Droit Paris, auraient eu des actions et idées extrémistes ; or de nos jours, il en est autrement, la faluche étant détachée de toute considération politique.

L’assimilation F.N / faluche est d’autant plus facile à faire que Mr Jean-Marie Le Pen était Président de la corpo Droit Paris et donc faluchard, or dans ces années de rassemblement estudiantin, tous les étudiants et universitaires de France arboraient cette coiffe traditionnelle qu’est la faluche. Depuis mai 68, la faluche ne se trouve plus portée que par une minorité étudiante attachée à la tradition. Il serait donc dommage qu’un peu plus d’un siècle (110 ans pour être exacte) de noble tradition soit souillée sous prétexte que certains hommes politiques la portait à leur époque.

Nous ne voulons pas qu’à la suite d’une mauvaise compréhension des lecteurs fassent un tel amalgame tout à fait infondé et funeste pour l’image de la faluche ; le titre du paragraphe étant déjà suffisamment évocateur : « F comme Faluche ».

Nous vous demandons de ce fait, un droit de réponse, publié dans votre magazine, expliquant les fondements ainsi que les motivations qui nous poussent à porter la faluche avec la foi des traditions.

Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

Pour l’AFRE, le Président,

Yann Le Faou.

 

 

Les moeurs de l’Homo Phallus Paramedicis

Cette espèce très particulière des Homo Phallus (prononcez Faluche) a un mode de reproduction qui lui est propre puisque ses individus, jusque très récemment, faisaient une gestation uniquement extra-utero

Les hasards de la nature ont fait que la tribu pourrait désormais mettre bas par ses propres moyens grâce à l’apparition d’un géniteur encore fécond (car il existait déjà un mâle dominant issu de la branche des Scientis mais qui aurait perdu sa vaillance, ce qui reste à prouver).Cette nouveauté dans la sexualité de l’espèce rencontre pourtant certaines difficultés. En effet, tout acte progéniteur s’accompagne de tout un rituel amoureux auquel tous les membres de la tribu doivent être présents sans quoi les rejetons risquent de souffrir de malformations. De plus il faut que chaque famille de la tribu, les M.E.R.D.Es*, les Kinés, les Infs, les Préparateurs, ect, se mélangent afin d’éviter les phénomènes de consanguinité.Malheureusement pour l’espèce il semblerait que le mâle dominant ne daigne pas faire honneur aux autres familles que la sienne, en oubliant de les convier à la partouze, qui pourtant est le meilleur moyen d’affirmer les liens du clan et d’éduquer au mieux des petits dans des valeurs de diversité, de tolérance, du respect des ancienspour le savoir qu’ils nous prodiguent,enfin bref on connait la chanson (zaï zaï zaï).Selon les lois de l’evolution, il est fort à parier que, si le mâle dominant ne veille pas sur toutes ses ouailles, la vie reprenne le dessus en explorant de nouvelles voies. J’appelle tous les amoureux de Dame Nature à ne pas laisser une espèce s’éteindre en enseignant au jeune et fringant daguet à dominer dans le respect des traditions et de la convivialité qui nous sont chères. La puissance de l’Homo Phallus doit être aussi longue et vigoureuse que celle de l’Homo Erectus.

BOUIG

*Manipulateur en Electroradiologie Médicale Diplomé d’Eta

 

… suite du N°1

Bologne

ou « le pourquoi de l’adoption de la faluche. »

 

Les fêtes de Bologne se sont articulées sur trois points importants pour nos étudiants français.

Le premier, nous en avons déjà parlé, c’est de découvrir qu’ils ont un rang à tenir dans le monde universitaire européen. Voilà pourquoi en 1889, pour les fêtes cumulées du centenaire de la Révolution et l’inauguration de la nouvelle Sorbonne, ils ont invité les étudiants de France, mais aussi ceux d’Europe. II en est de même à Montpellier (1890), Nancy (1892) et certainement, à bien d’autres cérémonies dont nous n’avons pas trouvé la trace.

Les étudiants se sont sentis investis d’une mission confiée par le gouvernement. Mais très vite, Lavisse remet les pendules à l’heure. Les étudiants de Bologne ont invité leurs camarades français qui ont accepté. Et si le gouvernement a aidé les étudiants pour faire le voyage, ce sont les étudiants qui se sont donnés eux-mêmes la mission.

Et citant le carabin Corbin, Lavisse résume l’action des étudiants: « Vous avez montré aux étudiants de toutes les nations que les étudiants de Paris sont une force et qu’ils sont dignes de prendre place dans les solennités intellectuelles qui, de temps en temps, unissent les peuples dans une idée commune!

Là est le vrai service rendu par l’Association. Grâce à elle, notre jeunesse fait corps, elle devient une force au service de 1a patrie. » (Lavisse p 323).

Le second, plus flagrant, est la joute qui, dès le début avec la course de voitures, s’est engagée entre Français et Allemands.

 » A la courtoisie des Allemands, ils ont répondu avec politesse. Les étudiants d’Allemagne ont eu 1e bon goût de venir au devant d’eux à la gare, de les saluer, et de leur faire visite dans leur chambrée. Saluts et visites ont été rendus. […]

[…à l’immense banquet] Tout ce jeune monde était fort échauffé. Les toasts avaient commencé avec les horsd’œuvre, et un toast ne va pas sans boire. Un étudiant d’Heidelberg, vers le milieu du repas, s’approcha du président de l’Association française, verre en main, et cria: Vive la France! II lui fut répondu : Merci, mais excusez-moi, je ne puis crier : Vive l’Allemagne! Hélas! Rien de plus vrai. Bien que nous sachions ce que l’Allemagne vaut dans le monde et quel bienfait serait pour l’humanité la réconciliation de deux si grands pays, aucun Français ne peut aujourd’hui crier : Vive l’Allemagne! »

A la fin du banquet, les étudiants de Berlin proposèrent d’envoyer par télégramme à l’empereur Frédéric les vœux de l’assistance pour le rétablissement de sa santé. Ils demandèrent aux Français s’ils voulaient s’associer à cette démarche. Les nôtres n’hésitèrent pas à consentir; mais tout de suite, leur président rédigea ce télégramme : « Les étudiants de toutes nations, réunis à Bologne pour fêter le huitième centenaire de l’Université, adressent au Président de la République française l’assurance de leur profond respect. Ils se souviennent que la France est le pays du progrès et de la liberté!. » (Lavisse p 314-315).

Dans son discours adressé aux étudiants de Paris, Lavisse déclare:« Le jour où les souverains ont quitté Bologne, fidèles aux traditions de la galanterie française, les nôtres ont présenté à la gracieuse reine d’Italie un bouquet en présence des Allemands, qui n’avaient apporté que leurs rapières. » (Lavisse p319-320).

Lors de l’inauguration de la statue de Victor-Emmanuel, les Français étaient au premier rang avec leur bannière, mais une autre bannière tentait de s’avancer vers elle. C’était celle de l’université de Berlin. Le porte drapeau français ne s’est pas laissé dépasser.

Le troisième et dernier point qui marqua ces étudiants peut, comme le premier, s’étendre à toute la période étudiée précédemment. II s’agit de l’apparat, du costume et du paraître. Dans un extrait de son rapport de Bologne déjà cité, Lavisse décrit le cortège de tenues traditionnelles (Lavisse, p304-305), énumérant les diverses coiffures, les robes ou toges. Et témoin de tout cela, la population est ravie. Déjà en 1886, Lavisse, dans un discours prononcé le, 16 mars lors d’une réunion de l’association, remarquait : « C’est […] une heureuse idée que d’avoir marié sur le ruban que vous portez en sautoir la couleur universitaire aux couleurs de Paris. Rien de tout cela n’est banal; tout cela prouve au contraire, que vous vous entendez à composer votre physionomie, ce qui est un art difficile. Peut-être d’ailleurs les insignes ne sont-ils pas inutiles au recrutement. On m’a raconté qu’une délégation, envoyée à la cérémonie du mariage d’un camarade, avait été très flattée d’entendre demander quels étaient ces messieurs qui avaient, si jeunes, de si beaux rubans autour de la poitrine. Nous aimons, en France, les rubans; mais, bah ! Nous sommes pas les seuls […] » (Lavisse p227).

Non, les Français n’étaient pas les seuls, loin de là. Ils étaient même en retard. II n’est pas étonnant que Lavisse, dans un extrait cité plus haut, trouva la tenue des Français bien sévère, avec leur habit noir, leur cocarde à la boutonnière et leur ruban en sautoir, quand ils se sont trouvés dans ce  » ruissellement de lumière et de couleurs ».

Pour Rouzaud, les insignes (tenue, coiffe et ruban) « servent de marques de reconnaissance ou de moyen de ralliement ».

Mais l’importance accordée aux vêtements doit se placer dans le contexte de cette fin de siècle. Les Français accordaient une plus grande part de leur budget aux vêtements. La position sociale était donc moins évidente dans le port de l’habit qu’elle ne le fut. L’habit masculin de la bourgeoisie ne traduisait et n’exprimait plus la puissance et le pouvoir. C’est donc par les insignes que les étudiants faisaient paraître leur état, représentaient leur association, lors des manifestations publiques et officielles. Mais ce qui les faisait remarquer à Paris, les rendait « pauvres » à Bologne, au milieu des autres étudiants.

Ces trois points forment les circonstances qui ont permis et poussé à l’adoption du béret noir.

…à suivre dans le prochain numéro.

« LA FALUCHE

une forme de sociabilité étudiante »

Manuel SEGURA

Mémoire de maîtrise en Histoire

– Poitiers 1994 –

 

 

 

ABONNEMENT: Cher(e)s ancien(ne)s, loin de votre patrie universitaire et falucharde, restez en contact!

Faire la demande auprès d’un GM, ou bien directement à l’AFRE citée ci-dessous. Bien sûr, ce sera avec plaisir que nous recevrons votre courrier accompagné d’un article, dessin ou d’une actualité falucharde de par chez vous. Il vous en coutera un forfait de 6 Frs (port compris) par numéro. Faites la multiplication et envoyez vos chèques pour les X prochains numéros désirés (pour ceux qui ne comprennent pas, retournez au lycée)

A.F.R.E.

Association des Faluchards de RENNESc\o ARES

263, av. du Général LECLERC Campus de Beaulieu

35700 Rennes

Association type loi 1901 à butnon lucratif, apolitique et aconfessionelle

Remerciements:

Mise en page: P’tit Joe(ex-Sciences), Marmotte(Sciences), Twix (Pharma).

Dessin: Benjamin (Arts plastiques), Diesel (Inf.Montpellier), P’tit Joe (Manip Radio).

Articles & documentation: Hervé (Histoire), Bouig (Inf.),Mickaël (PHARMA), Manu (Histoire Poitiers), P’tit Joe (Faluchard un jour…).

 Le « Faluchement Vôtre » était le journal de l’AFRE afin de fédérer autour d’articles venant de toutes les disciplines, un esprit faluchard qui était déjà très fort sur Rennes. Il suffisait de voir l’organisation pour les congrès où nous descendions à 2 cars, armés de Gwenadu et les coffres remplis de bouteilles de chouchen.

Le journal a été fondé par P’tit Joe, Erwan et Marmotte de Sciences, Twix de pharma avec les illustrations de Benjamin d’arts plastiques.

1997 – Faluchement Vôtre N°1 – Rennes

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

faluchement vôtre N°1

 


 

TEXTES DES ARTICLES

Le journal de l’A.F.R.E. (prononcez « AFFREUX ») pour l’année 1997-1998.

L’ A.F.R.E. est l’Association des Faluchards deRennes, association type loi 1901 à but apolitique, acconfessionel, à but non lucratif.

Copyright AFRE & P’tit Joe

 

 

Editorial

Enfin, le journal de l’AFRE est né avec une ambition simple: être un lien entre les acteurs qui constitue l’association: VOUS! les Faluchards de Rennes.

Mais rappelons-nous un instant quel est le rôle premier de la Faluche. Dans cette jungle universitaire aux multiples filières, aux campus excentrés où l’anonymat est de mise, elle sert de passeport étudiant. Connaissant le code, il n’existe plus de barrières: en un seul coup d’œil, les goûts et les couleurs de notre interlocuteur nous sont familiers. Les préliminaires devenant superflus, on en vient de suite à l’essentiel…boire un pot et chanter des paillardes. Bref, tomber dans la convivialité! Il n’est pas rare que ces chansons de salle de garde rappellent de vieux souvenirs à un grand-père croisé dans la rue au détour d’un rallye. Tout de suite la conversation s’engage. Et oui, lui aussi arborait fièrement ce large béret de velours noir. La Faluche en plus de rapprocher des étudiants d’une même génération, bannit la barrière des ans et traverse les siècles.

Prenant modèle sur sa coiffe, l’objectif de l’AFRE est de faire de ce journal une revue de rencontre, de référence avec un poil de confrontation, un soupçon de réflexion et un brin de régionalisme.

Une revue de rencontre donc, où l’actualité estudiantine ne doit pas nous échapper, qu’elle soit locale, régionale, nationale ou européenne. Et oui européenne! Au fil des ans, la notion de distance s’amoindrit et l’Europe se rapetisse. Il n’est pas rare de croiser des belges avec leur Penne ou des espagnols avec leur Tuna. Même en France, les traditions estudiantines sont diverses: l’ordre du Bitard (LST), les fanfares, le royaume de la Basoche, le Calot, les congrès, les Galas, les baptêmes…et patati et patata. Promis, on vous parlera de tout ça!

Une revue de référence également. Le temps est notre ennemi, tout change, tout bouge et le savoir hérité des anciens se perd avec leur départ. Tout se mêle, se confond «j’ai entendu dire que… il paraît que…». Il faut empêcher que les années nous glissent entre les doigts. C’est ce qu’avait compris les gars de l’AGER* «la vieille» (*Association Générale des Etudiants Rennais) celle de 1900 qui avait leur propre journal: l’A, « Le premier journal français…par ordre alphabétique ». Le premier numéro sort en 1919. Ils y racontaient leurs congrès nationaux et internationaux, la grande UNEF, les premiers galas, les amicales,… Saviez vous qu’en 1920, la Fédération des Etudiants Bretons existaient déjà (NDRL: il y en a «des» qui n’ont pas inventé l’eau chaude), que le REC a été fondé par l’AGER…?

Malheureusement la publication stoppe en 1962, et avec, la mémoire des étudiants de Rennes. A nous de raconter notre époque et de la transmettre aux prochaines générations.

Une revue de réflexion et de confrontation. Chaque numéro posera une question sous forme de forum et les réponses les plus pertinentes vous seront retranscrites. Ca fera avancer le Schmilblick, préparera la réunion des Grands-Maîtres où tous les ans on y enc….le les mouches d’une force énorme. Y’en a marre de perdre du temps.

La confrontation des idées est nécessaire pour un débat constuctif.

« La confrontation, c’est aussi l’échange.»

Le tout sera agrémenté d’un brin de régionalisme. Il est facile dans les congrès de chanter la Paimpolaise, de réclamer du foin pour nos vaches, et de scander « Bretagne Libre » en brandissant fièrement notre drapeau national: le Gwenadu… ou le Gwehna du, ou le gouennadu; question à 10 balles. Il est presque sûr que bon nombre d’entre nous ne savent pas l’écrire correctement et encore moins son histoire et sa signification exacte. Pour réponse, c’est le Gwenn ha du, officialisé en 1925, et pour la signification, on vous racontera le tout une prochaine fois. Il faut être fier de la Bretagne, mais il faut savoir la raconter, la faire aimer. Dès que cela sera possible, un ou deux articles agrémenteront ces colonnes de légendes, de vieilles traditions et de notre histoire riche.

Voilà donc le numéro 1 de la première année. Peut-être aurons nous un jour dans les mains, le numéro 1 de la 99ème année. Ce jour là, il faudra faire péter le champagne avec la Faluche sur l’épaule gauche, coté cœur avec une larme sur la joue. Ce travail ne pourra se perpétuer sans votre aide; c’est vous qui ferez le succès de cette revue, par la lecture et vos articles.

Faluchement Vôtre.

P’tit Joe        GM Sciences 92-93

SOMMAIRE

 

Page 1…

Vous y êtes!

Page 2…

Classification des Faluches dans l’ecosystème rennais.

Page 3…

Baptême Sciences

Page 4…

Nos ancêtres étudiants

Page 5…

Baptême Pharma,

Médecine, Droit.

Page 6…

Origine de la Faluche.

Page 7…

Bureau de l’AFRE

Coup de gueule

Un peu de philo

Page 8…

Notre partenaire

Abonnement

Remerciements

CLASSIFICATION DES FALUCHES 
DANS L’ECOSYSTEME RENNAIS

GENERALITES

La faluche est un animal à fourrure noire recouverte d’une autre peau satinée ou à fourrure selon son groupe ethnique. Elle entretient une symbiose avec une autre espèce : L’Etudiantis ; suit un mode de vie colonial à structure hiérarchisée : En clair, elle dépend selon les ethnies d’un grand maître ; individu ayant une excroissance métallique sur sa face distale. Enfin pour ce qui est des caractères généraux, elle possède une sélection naturelle le jour des naissances, qui est plus ou moins complexe selon les ethnies

EMBRANCHEMENT DES FALUCHIS FOURRUS

CLASSE DES MEDICALIS :

Très grand groupe ethnique à fourrure rouge. Son acolyte symbiotique : L’Etudiantis Médicalis la délaisse quelquefois, on dit en langage scientifique que l’Etudiantis sort nu. Sélection naturelle peu contraignante.

CLASSE DES DENTAIRUS :

Groupe à fourrure bordeaux, proche des Médicalis car ayant une maturation sexuelle commune lors de la 1ere année. Sélection naturelle ludique : Ils sont connus pour leurs petites joutes lors de la naissance de nouveaux individus.

CLASSE DES PHARMACIS :

Très grand groupe ethnique à fourrure verte. Sélection naturelle très (hard)ue, son camarade de symbiose n’hésitant pas à se délester de tout vêtement pour honorer la faluche.

CLASSE DES PARAMEDICALUS :

Groupe à fourrure rose comportant quelques individus. Espèce dite ‘bâtarde ‘ du point de vue biologique car elle n’a pas de grand maître. Sélection naturelle qui dépend donc de l’ethnie avec laquelle ils ont des affinités.

EMBRANCHEMENT DES FALUCHIS SATINUS

CLASSE DES SCIENTIS : Grand groupe à peau satinée violette qui se divise en 3 sous classes

#SOUS CLASSE DES SCIENTIS PURIS : Quelques individus à chaque gestation

#SOUS CLASSE DES SCIENTIS PHARMACIS:Quelques individus par-ci par-là

#SOUS CLASSE DES SCIENTIS MEDICALIS :Individus qui se divisent en 2 ordres :

SCIENTIS MEDICALIS MEDICALIS : Reconnaissable à une fourrure rouge omniprésente sur leur corps et regagnant souvent les médicalis y compris le jour de leur naissance.

SCIENTIS MEDICALIS SCIENTIS : Individus ayant une fourrure rouge mais ne prenant pas le dessus sur leur peau violette. Ils se regroupent souvent avec les Scientis y compris le jour de leur naissance.

En tout cas, leur sélection naturelle est ardue et à tendance à s’orienter vers un nouveau mode de vie : ‘LE B 52’. ® BIG-BANG

CLASSE DES DROITICUS :

Groupe à peau satinée rouge. Mode de vie très spécifique : En effet, ils ne se déplacent qu’en banc et seulement s’ils peuvent rencontrer des faluches de même couleur. Sélection naturelle peu contraignante.

CLASSE DES ECOSCIENTIS :

Groupe à peau satinée orange qui est malheureusement en voie d’extinction : C’est une espèce protégée dont la sélection est peu connue.

CLASSE DES LETTRIS :

Comme les, paramédicalis, espèce dite ‘bâtarde’ biologiquement. Ils ont des affinités avec les Scientis d’où leur participation à la sélection naturelle de ces derniers

CLASSE DES ARTPLASTICUS :

Un seul individu présent à peau satinée bleue ayant des affinités avec Pharmacis et Scientis afin d’exprimer ses talents.

CLASSE DES BTSUS :

Espèce à peau satinée blanche malheureusement disparue.

LES INCLASSABLES :

LE BIG BANGUS :

Individu Scienticus Pharmacus paramédicalus à l’appareil génital hypertrophié et possédant une excroissance photographique importante. Présent à toutes les sélections naturelles afin d’y exprimer ses talents.

LE GOUGOU :

Individu droiticus barmanicus passionné des sports (à vélo, avec un accordéon, avec un ballon ovale ou en chambre avec du dermofil indien ) .Grand catalyseur de chaleur et d’énergie lors des rassemblements ethniques.

CONCLUSION :

Malgré cette classification, cette diversité de couleurs, de comportements…Tous ces individus sont des faluches, l’animal le plus sociable de son règne qui permet donc à son camarade symbiotique : L’étudiantis de vivre dans une ambiance conviviale, d’honorer les 3B, de respecter les anciens: En bref de faire vivre l’esprit rabelaisien.

Faluchement vôtre               ERWAN dit BIBISURF

NB Pour les paramédicalis : Désolé pour le terme «espèce bâtarde » mais l’espèce l’était encore lorsque ce texte a été rédigé.

Jeudi noir chez les Sciences.

Jeudi 13 Novembre, la journée s’annonçait glauque, il pleuvait, le vent soufflait ; je n’arrivais décidément pas à me lever de mon lit ! je pensais aux innombrables méchancetés que j’allais faire à mes nouveaux faluchards (dagobi, B52, cap Fréhel, escargot…). Je décidais de faire les courses (godes, manche à balai, vaseline…) et de préparer une concotion infâme. Le RDV était fixé à 19H à la Baleine Bleue, située dans les faubourgs de la ville. A mon arrivée, le bar était déjà rempli de gens avec des chapeaux à pin’s. J’apercevais mes nouveaux baptisés, le teint pâle, le main tremblante, grillant clope sur clope. Après le repas, n’ayant pas pu avaler grand chose, je les fîs passer 2 par 2, les yeux bandés, dans l’arrière salle sombre, ce qui devait être la chambre d’interrogation et de tortures. C’est là que nous les baptisâmes tous…..et que j’y perdis ma voix.

Les tortures terminées, je sortis de cet endroit de débauche et retourna à mes occupations : ma thèse sur le pourquoi du comment du sommeil.

Bonne Nuit !

MARMOTTE GM Sciences 96-97

Rapport.

J’ai l’honneur de rendre compte à Monsieur le Commissaire Central que des élèves du Lycée ont adopté la même coiffure que les étudiants et acheté des bérets exactement semblables. Aujourd’hui pour protester contre ce mode de coiffure que les étudiants veulent se réserver à eux seuls, ceux-ci se sont formés en groupe d’environs 200 et sont allés attendre les élèves à la sortie du Lycée à 4 heures du soir. Là, ils ont crié sur les élèves en les poursuivant sur les quais. Arrivés au pont de Berlin, une bousculade, sans être trop violente, s’est produite entre étudiants et lycéens et le béret de l’externe Haméon, âgé de 16 ans, demeurant chez ses parents rue Chateaurenault, 4, a disparu ; il suppose qu’il a été jeté dans la rivière. La police a fait dissiper ce rassemblement qui se composait à ce moment d’environ 300 personnes rue de Berlin.

Des renseignements que j’ai pu recueillir après avoir rétabli l’ordre, il résulte que depuis hier matin, une cinquantaine de Lycéens (externes et internes) portent le béret qui n’a aucune distinction de celui des Facultés. Ce matin, M. le Proviseur, prévoyant sans doute une protestation de la part des Etudiants, aurait engagé les élèves à faire disparaître les rubans de diverses nuances et à ne laisser autour du béret, que le petit galon doré. Les élèves s’y sont conformés mais malgré cela, les étudiants voulant absolument qu’il n’y ait qu’eux à porter cette coiffure comme l’exigent leurs camarades des autres villes, demandent à ce que les élèves en adoptent une autre complètement distincte de la leur ; ils déclarent vouloir recommencer leur manifestation tous les jours jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction.

Rennes, le 19 février 1889,

L’Inspecteur de police.

 

 

<< Nos ancêtres étudiants

 

Le document qui vous est présenté ci-dessous est un rapport de police manuscrit décrivant une manifestation pour le moins originale, à la fin du siècle dernier. Le document se trouve aux archives municipales de Rennes, accompagné de trois lettres manuscrites concernant aussi la manifestation. Précisons que l’une de ces lettres émane du maire de Rennes et est destinée au président de l’A.G.E.R. (Association Générale des Etudiants de Rennes). Elle est datée du 20 février 1889 et atteste donc de l’existence de l’Association Générale à cette date. D’autres sources indiquent que l’A.G. de Rennes a été fondée en 1887. Mais je n’ai retrouvé aucun document d’époque (déclaration officielle, statuts, composition du bureau, …) confirmant officiellement cette date.

Des quatre documents relatifs aux mêmes faits, le rapport de police est le plus ancien. En outre, il détaille clairement la situation dans un style que vous saurez apprécier, j’en suis sûr. Ne voulant pas tout dévoiler avant votre lecture, je n’ajoute rien. Le texte est, de toute façon, assez explicite. Juste une chose : regardez la date !

L’NRV

 

Le beaujo nouveau est arrivé !!!

Le beaujo nouveau est arrivé !!!

Le jeudi 20 Novembre s’annonçait bien. Et oui, le beaujo arrivait à 0h00. Ah, quel plaisir de goûter, regoûter et encore regoûter…. ce vin parfumé cette année à la framboise (enfin, il paraît….. ). Le goût, la saveur du beaujo est une chose, mais n’oublions pas l’ambiance, l’atmosphère de cet événement international !!! Qu’il est bon de vaciller dans les rues rennaises submergées de rejets gastriques (Plouf!! Tiens, j’ai marché dedans – Ha, je l’ai évité celle-là – Mais on m’a gerbé dans ma capuche !!… ). En ce qui me concerne, la soirée beaujo à rapidement été écourtée. Je suis tombé en embuscade à la Corpo Pharma sans comprendre ni comment, ni pourquoi. Il n’y avait que des faluchards venant du monde entier. L’ambiance était sympa, chaude, un peu trop chaude même. Tellement chaude qu’il a fallu enlever quelques fringues (et on recommence…). Bien entendu, la température ambiante restant fortement élevée, la déshydratation menaçait chacun de nos organismes. Alors pour lutter contre ce fléau, il a fallu boire, boire, boire, boiiii… . Ce qu’il y a d’agréable, c’est que pour une fois, à mon égard, ils n’ont pas été regardant sur la qualité du breuvage: ils m’ont donné du champagne. Alors, de mon côté, j’ai fait un geste: cette fois-ci, je n’ai pas vomi !!!! Oh, je sais, les nostalgiques regretteront les superbes fusées inondant de splendeur les yeux des spectateurs. Mais pour du champagne, il m’a semblé plus honorable de ravaler plutôt que de gerber.

Mickaël GM pharma 97

 

 

Toute première fois, toutoute première fois…

Après un bon gueuleton, durant lequel je n’ai quasiment rien mangé, ma première fois est arrivée. J’entrais dans le vif du sujet. Excité, énervé, angoissé, je devais assurer: ils étaient 15. Une équipe de rugby mixte, avec pour entraîneur… une peluche. Ils devaient tous passer par moi; quelle forme il me fallait avoir ce soir là!

Ca moussait, ça coulait, les filles avalaient par gorgée, tout comme les garçons. Ils étaient prêts à tout, surtout à m’épuiser avant la fin. Tandis que le public rentrait et sortait régulièrement sans jamais arrêter de me regarder, moi j’accélérais la cadence, sentant peu à peu mon gosier s’assécher. J’étais vidé, mais rapidement je me sentis plein de ressources pour continuer toute la nuit, avec ces nouveaux rois d’un soir, qui ont eu la délicatesse de nous rejoindre dans la grande famille du bonheur.

MIMOSA GM Droit 97

39…

Ils étaient 39, 39 juvéniles naïades et candides éphèbes à vouloir la pauvre bolognaise. Les plus attentifs ou les plus au fait d’histoire, aurons tout de suite compris que je ne parle pas ici de cette sauce italienne qui accompagne si bien (et à si peu de frais) les nouilles zé autres préparations ritals. Pour ceux qui, asthéniques du neurone, paralytique de la synapse, aphasique du bulbe, n’auraient pas encore compris, je parle bien sûr de la Faluche.

39! Ce n’est plus un Faluchage! C’est de l’usinage direz-vous… et bien non! Et pour deux raisons: la première, je ne suis pas un adepte du taylorisme, du travail à la chaîne. Je ne suis pas le Stakanov de la Faluche. En plus, vu ce que je m’étais mis derrière la cravate pour me déstresser de cette première grande soirée de mon mandat, je crois que je n’aurais pas pu tenir un rythme soutenu toute la soirée, au risque de me retrouver en FA, puis en TV et en FV (Ndlr: seuls les carabins peuvent comprendre.) nécessitant un CEE pour nous ramener à un rythme sinusale… Mais je m’égare…

La seconde qui cette fois est compréhensible par tous et toutes: j’ai une paire de burnes énormes. Je ne vois pas bien le rapport, mais c’est toujours intéressant que vous le sachiez au cas où…

En outre, je bénéficiais de l’appui, non négligeable, de celui qui m’a formé, qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui, un peu à son image, un petit grand maître blond, avec du bide: Erwan (Merci à toi… Snif…). La soirée c’est plutôt bien passée. Nos nouvelles recrues semblent décider à porter haut les couleurs du béret à épinglettes, et continuent à me demander pourquoi je ne leur avait pas conseillé de prendre des bottes en caoutchouc pour la soirée.

En effet, dans cette esprit de franche camaraderie, de communion disais-je même autour de ce couvre-chef, nous nous sommes laissés aller à quelques libations cidresques à tel pont que j’ai quasiment dû finir la soirée en scaphandre de plongée pour achever les baptêmes, les bouteilles au dos. Toujours est-il que le lendemain, je ne sais pas si c’est la narcose ou l’émotion de la soirée, nombreuses et nombreux étaient ceux victimes de l’ivresse des profondeurs.

LUDO GM Médecine 97

 

Bologne

ou le pourquoi

de l’adoption de la

Faluche

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Les fêtes de Bologne ont marqué l’esprit des étudiants français, et ce jusqu’à nos jours. Dans les codes de la faluche, nous trouvons « Elle (la délégation française) adopta le béret de velours des habitants de la région bolonaise, en souvenir du congrès qui fut parait-il, magnifique. »(Code de la faluche, plaquette du 104° anniversaire de la faluche, Poitiers 1992). Plus proche des fêtes de Bologne, en 1889, l’A. de Paris tient une Revue théâtrale de M. Carré, G. Berr et Duharnois. Cette Revue avait pour titre Vive la Bologne, Messieurs !. Les fêtes de Bologne, nous l’avons déjà observé, marquent les premières apparitions des étudiants français en public et à l’étranger.

Grâce à Ernest Lavisse, présent lui aussi à ces fêtes, nous avons un témoignage précis du déplacement des étudiants parisiens, consignés dans deux discours (Les fêtes de Bologne, compte-rendu « détaillé » des fêtes,Lavisse p290. Le retour de Bologne, allocution prononcée à la réunion des étudiants de Paris du 23 juin 1888, Lavisse p319). L’association des étudiants de Paris communique aux autres associations étudiantes françaises l’invitation qu’elle a reçue, l’engageant à se déplacer à Bologne pour fêter le VIII° centenaire de son université.

Peu d’étudiants français y sont allés, Lavisse annonce le chiffre de six parisiens. En août 1888, l’A.G.E. de Montpellier envoie ses félicitations aux étudiants parisiens et marseillais qui étaient à Bologne. L’inspecteur général des Facultés des lettres et président honoraire de l’Association Générale des Etudiants de Paris, Michel Bréal en visite à Montpellier le 22 juin 1888, trouve regrettable qu’une Université d’à peine deux siècles de moins n’ait eu de représentant à l’anniversaire de l’Université de Bologne. Bologne fut un événement considérable de l’époque. C’est pourquoi il parait juste de lui consacrer une étude particulière, c’est à Bologne que fut adopté le béret étudiant: la faluche.

Les professeurs et les étudiants parisiens arrivent en train, à Bologne le dimanche 10 juin 1888 à 5 heures. II y a six étudiants délégués par l’A.G.E. de Paris. Ils n’étaient pas sans quelques appréhensions. Ils ne représentaient plus la France victorieuse ! De plus, à Bologne, les étudiants allemands étaient nombreux. Les jeunes Français n’ont pu arriver le samedi, jour de la réception de la jeunesse par la jeunesse. Mais ils purent lire dans la presse les « ovations adressées aux étudiants de Berlin, Heidelberg et autres lieux, comment ils avaient répondu aux saluts des camarades italiens et aux sourires des dames, en agitant leurs chapels de velours à plumets, ou en levant et abaissant leurs longues rapières. Quelle figure allaient faire nos six français, en chapeau et petit veston ? » (Lavisse, p294). Pour tout seul ornement ils n’avaient que leur drapeau tricolore « à l’approche duquel, en juin 1859, les Autrichiens avaient abandonné Bologne. » (Lavisse, p297).

Mais tous les étudiants sont à la gare, en tenue, et les Français accueillis aux cris de « Vive la France ! Viva la Francia ». Le drapeau français est embrassé partout ce n’est qu’effusion. Mais certains avaient une réaction plus prude; « Très courtoisement, les étudiants d’Allemagne saluaient de la rapière ». Les Français quittent la gare en voiture à cheval. Dans l’enthousiasme général, les chevaux sont dételés et des étudiants bolonais prennent leur place. II en fut de même pour les Allemands. II s’engagea ensuite une course des deux véhicules dans des rires et cris de joie. Les Français arrivèrent les premiers au logis. Le lendemain, les étudiants sont allés accueillir le roi à la gare, et ont réussis à se faire remarquer par lui. Ils prennent la tête du cortège sans le demander. Un étudiant allemand avec sa rapière et un étudiant italien viennent alors se poster auprès de l’étudiant français en tête qui portait le drapeau.

Le lundi après midi fut inaugurée la statue de Victor-Emmanuel. Le roi et la reine font le tour des corps d’étudiants. La bannière française est en tête, place qu’elle avait réclamée, en souvenir de 1859.

Le mardi 12 juin s’est déroulée la grande cérémonie universitaire à l’archiginnasio, en tenues solennelles. Les étudiants précédèrent les professeurs. C’était là un rassemblement de tenues qui ne pouvaient pas laisser indifférents les spectateurs.

« Toutes les formes des coiffures d’autrefois, bonnets ronds, toques, bérets, tricornes et quadricornes; les manteaux et les robes des vieux magistrats, les longs manteaux de drap noir à parement de velours des Scandinaves, les amples robes de soie noire des graves romains, les pèlerines de soie rouge écarlate des Espagnols, la pèlerine violette d’un abbé hongrois, suivi d’un professeur de géologie qui portait la tunique nationale, avec le bonnet à aigrette et le sabre recourbé; les robes allemandes, les plus doctes de toutes, car elles sont exactement celles du moyen âge; les nôtres, plus modernes, plus légères et plus vives, défilèrent, une heure durant, au petit pas, entre deux haies d’une foule curieuse, gaie, sympathique, qui se tassait sous les arcades, se pressait aux fenêtres d’où pendaient des étoffes éclatantes, souriait, battait des mains, jetait des fleurs et des feuillages, la plus aimable foule que j’aie [sic] jamais vue. »(Lavisse, p 304-305).

Lorsque les professeurs français firent leur discours, ils furent salués par trois cris de « Francia ». II y eut trois « Germania » après le discours allemand. « Le public avait le sentiment qu’il fallait faire à l’Allemagne et à la France une part égale « . (Lavisse p308).

II y eu des banquets, des fêtes où la gaieté était de mise.C’était la première fois qu’une députation d’étudiants français figurait à l’étranger dans une fête solennelle. Et même s’ils se sont conduits à merveille

« Ils ne sont pas organisés pour ces cérémonies. Leur habit noir rehaussé seulement par une cocarde à la boutonnière et par un ruban en sautoir était bien sévère dans ce ruissellement de lumière et de couleurs. Aussi, une heure après leur arrivée, avaient-ils adopté les petits bonnets de soie des étudiants bolonais. C’est ce qui a fait dire sans doute à des malintentionnés qu’ils avaient pris les couleurs allemandes. » (Lavisse p 314).

(à suivre N°2)

 

« LA FALUCHE une forme de sociabilité étudiante »

Manuel SEGURA

Mémoire de maîtrise en Histoire – Poitiers 1994

 

FALUCHARDS , FALUCHARDES,

Une nouvelle année voit le jour pour l’AFRE… Mais tout d’abord, qu’est ce que l’AFRE*? (*prononcez « AFFREUX »)

Ce n’est pas que les Grands Maîtres ! Vrai /faux. Petits et anciens faluchards peuvent y participer, après tout que serait l’AFRE sans faluchard? Je fait donc appel à votre sens des traditions estudiantines ; venez apposer votre nom, à la postérité, sur le « FALUCHEMENT VÔTRE » qui sera notre témoignage au …..(comment est ce qui dit le monsieur avec le bonnet rouge : Cousteau !!) ….aux générations futures de faluchards, tout comme l’A l’avait fait des années auparavant.

Après ce résumé de dis(court) à la De Gaulle, présentons ce bureau qui vous fera passer une année haut en malt et houblon :

à la présidence, le non moins célèbre par son oreiller et ses fréquentes hibernations : Marmotte(GM Sciences).

à la trésorerie, le lever de coude le plus rapide de la place de Rennes : Twix (Pharma)

au secrétariat, la planche de surf toujours à la main (à quand un CA à St Malo) : Bibisurf(Sciences)

aux vice-présidences :

partenariat, il a battu des records de Gamma GT, le matin aux Urgences : Ludo (GM Médecine)

au journal, avec son incapacité à reconnaître le Pastis du Ricard à partir de 2H du mat’ : Mikaël (GM Pharma). (Ndlr: houououuu!)

Aux soirées, avec toujours des idées aussi délirantes que alcolisées et poursuivit 24H/24 par une bouteille de Chouchen : Alexandre(GM Droit).

Les autres GM, n’ayant pu venir à l’AG se verront attribuer leurs postes en appellant le 08 36 68 69 69 (demander ma secrétaire personnelle : Katia). Je vous quitte, mais envoyez nous vos projets, on en parlera autour d’un verre (ou plusieurs ! ? !).

 

COUP DE GUEULE !?!?

La pin’s mania…!

Important: Les faluches ne doivent devenir en aucun cas des « arbres de noël »: Elles doivent signifier quelque chose; ils seraient donc bon de se débarasser de quelques pin’s inutiles et ne conserver que les badges de congrès, universitaires ou de coeur uniquement.

La Faluche est une entité et non pas une collection de pin’s.

A bon entendeur…

Joyeux noël quand même…

 

 

ABONNEMENT:

Cher(e)s ancien(ne)s loin de votre patrie universitaire et falucharde, restez en contact! Il est prévu 4 numéros pour l’année (on s’y est pris un peu tard, on fera mieux l’an prochain) pour la somme modique de 32 francs, port compris. Faire la demande auprès d’un GM, ou bien directement à l’AFRE citée ci-dessous.

Bien sûr, ce sera avec plaisir que nous recevrons votre courrier accompagné d’un article, dessin ou d’une actualité falucharde de par chez vous.

REMERCIEMENTS:

Mise en page:P’tit joe, Erwan & Marmotte(Sciences), Twix (Pharma).

Dessins:Benjamin (Arts plastiques).

Articles:Hervé (Histoire), Ludo (Médecine),Mimosa (Droit),Mickaël (PHARMA), Manu (Histoire Poitiers), P’tit joe, Erwan & Marmotte(Sciences), Gougou (Barman juriste au Webb).

Logistique:Poupée (GC Sciences Montpellier) pour les pâtes, Ludo (Sciences) pour le pizzas, Stéphanie pour le moral.

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« A.F.R.E. »

Association des Faluchards de RENNES   c\o ARES

263, av. du Général LECLERC  Campus de Beaulieu

35700 Rennes