2015 – La Bastide-de-Sérou. Les étudiants faluchards reviennent

Venus de plusieurs villes universitaires, les étudiants de l'association La Faluche.
Venus de plusieurs villes universitaires, les étudiants de l’association La Faluche.

 

Deux-cent trente étudiants faluchards venus de toute la France, Lyon, Montpellier, Paris, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse… ont passé ce dernier week-end dans la commune.

En effet, la fédération des associations de faluchards organise tous les ans en France une vingtaine de ces rencontres étudiantes dans une commune différente.

Depuis six ans, la FETT, association faluche et tradition toulousaines, prépare son week-end des étudiants à La Bastide-de-Sérou. En plus de la location des chalets du village vacances Les Lambrilles, la FETT avait commandé au boulanger 450 baguettes. Le but de ces rencontres est pour les étudiants de se détendre, s’amuser et de faire la connaissance d’autres faluchards. La convivialité et le partage font partie du code des faluchards, avec le respect de la société. Ils avaient averti le Mac Do de Foix qu’ils seraient deux cents à venir y déjeuner ce dimanche avant de prendre l’autoroute et retourner dans leur ville universitaire.

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2015/04/27/2094580-les-etudiants-faluchards-reviennent.html

2014 – Toulouse – Une ligne de vêtements siglée «Université Toulouse Capitole»

Onze mannequins défileront ce mardi dans le grand hall de l’Arsenal à Toulouse I-Capitole pour la présentation des premiers vêtements siglés du nom de l’université.

Un défilé de mode dans le grand hall de l’Arsenal à Toulouse I-Capitole. Voilà qui promet une joyeuse ambiance, demain mardi à la fac, en présence de son président Bruno Sire qui, le sourire jusqu’aux oreilles, s’en réjouit par avance.


Personne n’y avait vraiment pensé avant. Pourtant, dans cette université de centre-ville, dotée d’un patrimoine exceptionnel et délibérément tournée vers l’Europe et le monde on aurait pu imaginer que l’idée coulait de source. À l’image des universités américaines où (presque) tous les étudiants arborent T-shirts, sweats ou top aux couleurs de l’établissement.

Et bien UT1 a sauté le pas, grâce à l’initiative de deux jeunes de Cahors, anciens étudiants à Toulouse I, Virgile Accoman en droit d’entreprise et Julien Ales en administration économique et sociale.

«Nous avions terminé nos études et nous étions fiers d’avoir été étudiants à UT1» raconte Virgile. «Et puis l’université était l’une des premières en France à être passée sous statut d’autonomie, en 2009, ce qui témoignait de sa volonté d’innover et de porter des projets.»

Chemin faisant et diplômes en poche, les deux étudiants ont fondé fin 2013 le site www.university-project.fr avant de rencontrer le président Sire en février de cette année pour une présentation de deux sweats, modèle homme et femme, «qu’il a bien aimés»…

Feu vert présidentiel donné, la suite s’est donc déclinée en T-shirts, tops, polos et autres «hoodies», une collection qui sera présentée, ce mardi dans le grand hall de l’Arsenal par onze mannequins. «Des étudiants filles et garçons et des membres de la Corpo de la fac», précise Virgile.

Pour autant, pas question «de faire n’importe quoi. Tous nos produits sont soumis à autorisation étant donné que nous produisons sous la marque de l’université et les produits dérivés sont bannis».

Des limites qui ne sont pas un frein en soi, les jeunes chefs d’entreprise souhaitant «dynamiser la vie de l’université» en «s’implantant sur le campus pour créer des soirées événements» tout en s’appuyant sur une marque de vêtements qui affirmer son appartenance à l’établissement… A Paris-Dauphine, en Bourgogne et à l’ENA d’autres l’ont fait avant eux. Et ça marche.

«La tradition de la faluche»
Président de l’Université Toulouse 1 Capitole, Bruno Sire explique les raisons du lancement de cette ligne de vêtements.

Le lancement d’une marque de vêtements semble vous réjouir. Pourquoi ?

Ce que nous voulons, c’est créer un sentiment d’appartenance. Nous travaillons déjà depuis longtemps sur un réseau d’anciens diplômés. D’une part, par la mise à disposition d’une adresse internet à vie. Ils sont aujourd’hui des milliers à en disposer. Par ailleurs, il est important pour nous de faire passer le message de «comprendre pour entreprendre» qui se traduit par une lettre régulière dans laquelle nous leur faisons part des dernières avancées de nos recherches, de l’évolution de l’université et de nos ambitions. Le troisième volet passe par le signe extérieur d’appartenance. D’où la mise en ligne d’une boutique qui propose des cravates, sweats, polos, etc.

Un peu à la manière américaine ?

Oui et non, car les Américains nous ont en fait pris ce qui existait en France depuis le XVIe siècle. Autrefois, chaque étudiant français portait un béret que nous appelions la faluche, qui permettait à chaque université de s’identifier. C’est nous qui avons inventé la confrérie des étudiants. Et aujourd’hui, nous renouons tout simplement avec une vieille tradition.

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2014/09/22/1956593-une-ligne-de-vetements-siglee-universite-toulouse-capitole.html

2013 – La Bastide-de-Sérou. Week-end faluchard au bord de l’Arize

Les faluchards se donnent tous les ans rendez-vous à La Bastide-de-Sérou.
Les faluchards se donnent tous les ans rendez-vous à La Bastide-de-Sérou.

 

Ce dernier week-end, 200 faluchards venus de plusieurs villes universitaires de France se sont retrouvés au village vacances des Lambrilles. Chaque année, les faluchards choisissent la commune le temps d’un week-end de congrès.

Ils sont adhérents de l’organisation étudiante La Faluche, du nom de la coiffe qu’ils portent, un béret de velours noir orné de rubans de couleurs et d’insignes.


Elle a été créée au tout début de la IIIe République, aux alentours de 1888. Ses adhérents s’appliquent à cultiver la grande solidarité des étudiants du Moyen Age selon la philosophie de Rabelais. Apolline, étudiante à l’université de Valence, dans la Drôme, nous a décrit l’esprit faluchard où dominent l’entraide, la défense des intérêts étudiants, la convivialité, la bonne chère et la bonne humeur. «Ces rencontres nous permettent, complète-t-elle, de rencontrer des étudiants d’autres villes et de tisser les liens d’un réseau d’entraide pour trouver un logement, donner des cours aux enfants par exemple. Nous sommes absolument contre le bizutage qui est une pratique dégradante. Nous nous méfions de l’alcool et des drogues. Nous veillons sur notre santé et un bon faluchard réussit ses études. Notre tradition philosophique est avant tout la solidarité, l’amitié et le partage. Et aussi l’esprit paillard et rabelaisien.

»Lors de chaque week-end faluchard, nous apportons des spécialités gastronomiques de chez nous pour les faire découvrir aux autres. A La Bastide-de-Sérou, nous venons d’acheter 200 baguettes de pain, le pâté, le fromage et plein d’autres petites choses. Nous sommes toujours bien accueillis dans ce village vacances qui nous permet de passer les deux jours de congrès confortablement dans un cadre magnifique au bord de l’Arize.»

Source : https://www.ladepeche.fr/article/2013/10/24/1738306-bastide-serou-week-end-faluchard-bord-arize.html