Mémoire – L’Association Générale des Etudiantes et Etudiants Rennais de 1919 à 1940



PREMIERE PARTIE : ORIGINES, CONTEXTE ET ORGANISATION DE l’ASSOCIATION GENERALE DES ETUDIANTS DE RENNES



En 1919, l’Association Générale des Etudiantes et Etudiants Rennais reprend vie. Née à la fin du XIXe siècle, elle possède donc déjà un passé qu’il convient d’évoquer. Une fois posé ce contexte historique, apparaît le cadre géographique composé des établissements d’enseignement supérieur de Rennes. Ce décor reste le même de 1919 à 1940, avec seulement quelques créations supplémentaires. Il ne reste ensuite qu’à présenter les acteurs principaux, à savoir les étudiants rennais.

Ces différents points de repère mis en place, l’Association Générale devient l’objet essentiel. Son organisation est détaillée sous deux aspects. Ce sont d’abord les textes statutaires et réglementaires qui en constituent l’ossature. Ensuite, les faits quotidiens et les membres de l’Association influent sur le fonctionnement de cette dernière.

Enfin, pour compléter le portrait de l’A.G.E.R., deux éléments prennent une dimension incontournable. Le premier est la Maison des Etudiants, symbole du regroupement des étudiants rennais et centre de leur vie associative. Le deuxième élément est le journal L’A. L’organe de l’Association offre aux étudiants une tribune pour commenter leurs activités et exprimer leur verve.



I. L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR A RENNES A PARTIR DU XIXe SIECLE

L’enseignement supérieur à Rennes constitue, de façon logique, le cadre de l’étude de l’Association Générale des Etudiants Rennais. En effet, dans la capitale bretonne comme dans les autres villes universitaires françaises, l’émergence de l’enseignement supérieur s’accompagne de la naissance du mouvement associatif des étudiants. Des origines à l’entre-deux-guerres, en passant des locaux aux effectifs estudiantins rennais, le contexte est mis en place ici.

A. Aux origines

Les entorses faites aux limites chronologiques et géographiques du sujet doivent permettre d’éclairer ensuite certaines réalités de l’entre-deux-guerres.

 

Emergence de l’enseignement supérieur et naissance des associations d’étudiants

Au XIXe siècle, une vaste réorganisation marque l’enseignement en France. C’est le cas en particulier pour le primaire et le secondaire. Mais l’enseignement supérieur est également concerné. Ainsi le 17 mars 1808, un décret impérial fixe notamment l’organisation des facultés de droit, médecine, sciences, lettres et théologie. Cependant, ce n’est que vers 1880 qu’émerge véritablement le « haut » enseignement. Jusqu’alors, seules deux facultés comptent réellement : celles de médecine et de droit. Mais leur tâche reste étroitement professionnelle. Quant aux facultés de lettres et de sciences, elles se contentent de fournir des jurys de baccalauréat. Les différents établissements supérieurs n’ont, de surcroît, aucun lien organique entre eux et sont géographiquement séparés. De ce fait, le sentiment collectif d’appartenir à une même communauté n’existe pas.

Vers 1880 donc, après une longue stagnation, tout change. A l’origine du mouvement réformateur, se trouve un groupe d’universitaires réunis dans la Société pour l’étude des questions d’enseignement supérieur. Son secrétaire n’est autre que Ernest Lavisse. Avec plusieurs confrères – comme Ch. Seignobos ou G. Monod -, il a fréquenté les universités allemandes après la guerre de 1870-1871. Impressionnés par l’organisation des institutions militaires, civiles et intellectuelles d’outre-Rhin, ils y ont vu l’explication de la victoire de l’Allemagne. De ce modèle, ils tirent des applications devant assurer le redressement de la France [1]. D’autres grands noms participent aux réformes. Et leurs débats sont repris, dès 1881, dans l’organe de la Société, laRevue internationale de l’enseignement. Outre la solidarité unissant cette génération d’universitaires, des liens étroits existent aussi avec le monde politique et l’administration. Bref, dans les années 1880-1900, les conditions sont réunies pour l’édification de l’enseignement supérieur.

Les facultés ont un premier organe commun à partir de 1885, dans le Conseil des Facultés. La loi de finance de 1889 leur donne l’autonomie financière. Mais c’est la loi du 10 juillet 1896 qui les groupe en restituant à ce corps le nom d’Université, administrée par un conseil que préside le recteur de l’académie et dotée d’un budget particulier. Les études supérieurs se développent. Crédits et locaux sont obtenus. Le nombre des maîtres et des étudiants ne cesse de croître. Une véritable unité du milieu estudiantin se forge alors et les associations d’étudiants apparaissent.

Bien sûr, des groupements estudiantins ont existé auparavant, et ce, dès l’Université médiévale. Plusieurs siècles après, certains étudiants se réclament encore les héritiers des escholiers du Moyen Age, de Rabelais ou de François Villon. Mais les deux époques sont difficilement comparables. A Rennes, on n’oublie pas non plus qu’en 1756, les étudiants en droit ont fondé leur corporation et qu’ils ont participé aux heurts de la Révolution [2]. Au XIXe siècle, d’autres groupes d’étudiants se forment. Leurs batailles sont celles de 1830 ou de 1848. Mais leur engagement n’est pas celui d’un « corps ». Ils agissent en citoyens auprès d’autres membres de la société. Et c’est bien là une différence notable avec les associations des années 1880. Car ce n’est qu’en cette fin de siècle que les étudiants prennent conscience qu’ils forment un ensemble.

Mais pouvait-il en être autrement ? En effet, si l’on suit Antoine Prost, la naissance de l’étudiant n’intervient qu’en 1877 [3]. Avant, l’étudiant en lettres ou en sciences n’existe pas. La définition du Littré ne mentionne que ceux en droit ou en médecine. Mais le 3 novembre 1877, un arrêté crée 300 bourses de licence et des maîtres de conférence pour enseigner aux boursiers. Selon Prost, on peut seulement alors parler d’étudiants. Un enseignement cohérent est organisé qui leur est réservé. 200 bourses d’agrégation, créées en 1880, complètent celles de licence.

L’émergence de l’enseignement supérieur, son organisation et sa cohérence, la naissance et la multiplication des étudiants, la prise de conscience de leur unité collective, favorisent donc l’apparition des associations d’étudiants. D’autres facteurs favorables interviennent. La France est en paix et la IIIe République est une période de stabilisation du régime politique. Les libertés démocratiques, en particulier, sont instaurées même si la liberté d’association n’est reconnue de façon officielle qu’en 1901.

Alors, par delà les différences disciplinaires, partout en France, dans chaque université, les étudiants se regroupent. Ainsi en 1877, se fonde à Nancy, l’Union des étudiants qui deviendra Cercle des Etudiants puis Société générale des Etudiants. A Lille, l’Union des Etudiants de l’Etat est fondée en 1881 [4]. Viennent ensuite Bordeaux en 1882, Paris en 1884, Rennes en 1887, Lyon en 1888, etc.

A Paris, l’Association Générale des Etudiants se constitue dans un climat « à la fois patriotique et paternaliste [5] ». Elle bénéficie du patronage de personnalités comme G. Monod ou E. Lavisse, nommé président d’honneur. L’A.G. de Paris, comme d’autres en province d’ailleurs, se trouve donc pleinement impliquée dans le vaste mouvement de refonte de l’enseignement supérieur. Les discours « débonnaires, graves et moralisateurs [6] », prononcés par Lavisse, le rappellent aux étudiants lors des assemblées générales ou des fêtes de l’A. Pour ses banquets, le directeur de l’enseignement supérieur n’hésite ni à se déplacer, ni à « porter des toasts paternels [7]». Enfin, l’A.G. de Paris est représentée, avec son drapeau, aux grandes manifestations officielles, que ce soit l’inauguration de la nouvelle Sorbonne ou les fêtes du 14 Juillet.

Les Associations Générales s’organisent chacune à sa manière et conservent un fort particularisme local. Au-delà de celui-ci pourtant, des constantes se retrouvent dans les différentes villes universitaires françaises. En premier lieu, la « belle époque » marque de son empreinte la jeunesse « dorée » des Universités. Les étudiants appartiennent en effet en grande majorité à la bourgeoisie, à l’élite dirigeante. Même si des exceptions viennent confirmer la règle, la vie facile est le lot général. L’esprit libre de tout souci financier, le père banquier ou riche commerçant pourvoyant aux besoins, l’étudiant vient passer à la faculté les plus belles années de sa vie. Son avenir professionnel est déjà tracé : sa famille entretient des relations qui permettront de lui trouver un emploi et une épouse.

En attendant, les A.G.E. s’occupent de lui fournir les occasions de retrouver ses pairs et de se détendre. Dans cette optique, leur tâche essentielle voire unique est de mettre sur pied un certain nombre de festivités. Les monômes et les bals de l’A en sont les principales. Ces occasions, où d’autres, permettent à l’étudiant d’effrayer le « bourgeois », d’exercer ses talents de chansonnier ou de faire la cour aux « grisettes ». La littérature de l’époque offre plusieurs exemples de cet étudiant menant la « vie de Bohème », au quartier latin notamment. Dès lors, on comprend que le qualificatif « folklorique » ait été attribué à cette époque du mouvement estudiantin [8]. Cette époque prend fin avec la Première Guerre mondiale.

 

Une ou des A.G.E.R. ?

De l’histoire de l’Association Générale des Etudiants Rennais des origines, nous ne connaissons que des bribes. Les documents collectés sont, en effet, peu nombreux. Ils ne permettent pas de retracer de façon complète la vie ou plutôt les vies de l’Association. Seuls certains jalons sont donc présentés ici.

L’Association Générale des Etudiantes et Etudiants de Rennes ou l’A, comme on la nomme communément, est fondée en 1887. Plusieurs documents mentionnent cette date et en premier lieu le Bulletin artistique et littéraire de l’A.G.E.R. datant de 1898 [9]. 1887 est aussi la date que gardent en mémoire et nous communiquent les membres de l’A.G.E. de Rennes en 1932, par l’intermédiaire de leur annuaire [10]. Ce dernier d’ailleurs, malgré son nom, ne paraîtra que cette seule fois. Ainsi, les informations qu’il nous apporte, notamment sur l’histoire de l’Association, sont d’autant plus précieuses qu’elles sont rares. Mais cela ne va pas sans poser le problème de leur exactitude. Il est difficile, en effet, de faire des recoupements et des comparaisons avec des sources de première main.

Les premiers documents officiels attestant l’existence de l’Association que j’ai pu trouver remontent au début de l’année 1889 [11]. Ils citent l’Association Générale mais sans en donner plus de détail. En l’absence d’éléments plus anciens, il est ici délicat d’évoquer le mode de fonctionnement de l’A.G.E.R. ou les conditions de sa naissance. On peut seulement replacer celle-ci dans le vaste mouvement de regroupement des étudiants dans des cadres similaires.

Une autre étape de l’histoire de l’Association est présentée, une nouvelle fois, par l’annuaire de 1932. Il est question de l’affaire Dreyfus. Pendant cette période, les étudiants rennais se déchirent, à l’image des autres composantes de la société française. Leur association souffre alors du mélange de la politique et des préoccupations purement corporatistes. C’est du moins ce qu’affirment les étudiants de 1932. Il faut préciser que pour eux, nous le verrons, l’apolitisme est une condition fondamentale de leur vie associative. Il ne doit souffrir aucune exception car il garantit la cohésion.

Nous retrouvons d’ailleurs cette notion dans un Extrait des statuts de l’A.G.E.R. publié en 1904 [12]. Ainsi « l’Association s’interdit toute discussion politique et religieuse ». Le petit livret rappelle aussi la date de fondation de 1887 et situe le siège de l’A au 1 quai Lamennais. Mais le plus intéressant réside dans les buts et l’administration présentés dans le « Résumé des statuts [13] ».

« L’Association a pour but :

1° De faciliter les relations, respectueusement amicales, entre les Professeurs et les Etudiants ;

2° De resserrer les liens de solidarité et de camaraderie entre la jeunesse des différentes Facultés ou Ecoles […]

3° De grouper les Etudiants dans l’intérêt de leurs études, d’entretenir chez eux l’esprit de corps, les sentiments d’honneur et de patriotisme ;

4° De prendre en main la défense de leurs intérêts légitimes ; de leur permettre, au moyen de l’Association, de réaliser toute une série d’avantages et d’économies sur leurs dépenses. »

Avec l’alinéa 3, nous retrouvons une atmosphère proche de celle qui règne au moment des naissances d’associations d’étudiants : conscience d’une unité collective et patriotisme. Quant au premier alinéa, il sous-entend un certain paternalisme, comparable à celui qui existe à l’A.G.E. de Paris au moment de sa fondation. D’ailleurs le paragraphe relatif à l’administration de l’A.G.E.R. souligne le contrôle au moins théorique sinon réel exercé par les professeurs :

« La gestion des intérêts de l’Association est confiée à deux Assemblées :

1° Une Commission consultative composée de professeurs.

2° Un Comité d’Etudiants.

La Commission consultative […] a pour but d’approuver les décisions prises par le Comité, d’examiner les comptes du Trésorier, de donner son avis sur toutes les questions importantes. »

Dans l’historique de l’annuaire de 1932, l’autre étape présentée est celle de 1910. C’est alors que les étudiants commencent à penser à une association corporative groupant les corporations déjà existantes : celles du droit, des lettres – dont on nous précise qu’elle fut fondée en 1905 -, de médecine, des sciences. Et l’année 1912 marque la fondation de cette association fédérale. Mais ce résumé, proposé en 1932, n’est pas exactement conforme à la réalité.

Il est vrai qu’en 1911, l’Association Générale n’existe plus, « l’A a sombré [14] ». Les étudiants sont dispersés dans différents groupements politiques ou corporatistes. Mais des signes existent de leur volonté de se rejoindre, de s’entendre [15]. Et la naissance d’un journal estudiantin, Le Cri des Ecoles, à la rentrée 1910, est un de ces signes. Pour aider les étudiants à se rassembler après les cours, le maire leur promet un foyer.

Et c’est le 28 novembre 1912 que leurs délégués se réunissent à la Halle-aux-Toiles « pour fixer l’attribution des locaux donnés par la Municipalité [16] ». Ce ne sont pas seulement les membres de corporatives, mais aussi ceux de groupes politiques ou d’autres étudiants qui sont désormais réunis sous le même toit. Leur association est la Maison des Etudiants. Commence pour eux le véritable apprentissage de la cohabitation.

Mais la guerre éclate et marque une période de « cinq [ans] de léthargie involontaire et de silence imposé [17] ». En 1920, un article de L’A souligne « les louables efforts » et le « mérite des camarades Tromeur, Le Gall et Delalande auxquels revient la gloire de n’avoir pas laissé – aux temps difficiles de 1917, 1918, 1919 – l’Association complètement mourir [18] ».

 

Facultés, écoles et instituts rennais

Du début du XIXe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale, l’histoire et la géographie des établissements d’enseignement supérieur de Rennes sont loin d’être figées. Une certaine stabilité marque cependant l’entre-deux-guerres.

Dès 1803, une Ecole de Médecine départementale est instituée en 1803. Elle devient successivement Ecole secondaire de Médecine en 1820, Ecole préparatoire de Médecine et de Pharmacie en 1841, puis Ecole de plein exercice en 1896. Une Faculté de Droit est fondée en 1806. Une Faculté des Lettres est instituée, une première fois, en 1810. Supprimée au lendemain de l’Empire, elle est rétablie en 1839 avec cinq chaires. Et en 1881, on commence d’augmenter le nombre de chaires et les enseignements. La Faculté des Sciences est créée en 1840, avec cinq chaires dont le nombre va s’accroître surtout après 1878 [19].

Sans lien entre elles pendant longtemps, ces facultés et écoles ont un premier organe commun à partir de 1885, dans le Conseil des Facultés. La loi de 1896 les groupe en Université.

Installées d’abord dans divers locaux mal appropriés, les facultés et l’Ecole de Médecine de Rennes sont réunies, en 1855, dans le Palais universitaire spécialement construit pour elles. A la fin du siècle, elles s’y trouvent à l’étroit. La Faculté des Sciences en sort la première et s’installe de 1896 à 1910 dans le Palais des Sciences construit place Pasteur [20]. Deux annexes y seront ajoutées, en 1903 et 1928. En 1938, rue du Thabor, la construction d’un Institut de Géologie est achevée. Comme pour la Faculté des Sciences, l’année 1896 marque pour l’Ecole de Médecine, l’occupation de ses nouveaux bâtiments, boulevard Laënnec.

Mais revenons un moment sur les « palais ». Partout en France, de tels édifices sont en chantier. La volonté de constituer un véritable enseignement supérieur s’accompagne d’un immense effort pour le loger. Paris en est un exemple : la construction de la Sorbonne débute en 1885 pour s’achever en 1889. La participation considérable des villes « témoigne de l’ampleur du mouvement suscité par l’enseignement supérieur [21] ». L’emplacement choisi et le style monumental des constructions « confirment l’importance accordée à l’entreprise [22] ».

Ainsi, à Rennes, l’axe de la Vilaine est mis en valeur « en tirant partie de la perspective rectiligne créée par la canalisation de la rivière [23] ». Les nouveaux bâtiments doivent soutenir la comparaison avec les réalisations prestigieuses des XVIIe et XVIIIe siècles et du second Empire. On érige donc le Palais universitaire puis celui des Sciences, achevé en 1888. Du même mouvement fait également partie l’édification du Palais du Commerce. C’est en 1887 que sa première pierre est posée.

Profitant de la loi de Séparation de décembre 1905, la municipalité opère un transfert massif de locaux en faveur de l’Université et de l’enseignement public. En 1911, dans le Palais universitaire ne restent que les appartements et les bureaux du recteur d’académie, avec les musées des beaux-arts, d’archéologie et d’histoire naturelle de la ville de Rennes. La Faculté de Droit est transférée dans l’hôtel de l’Archevêché, place Saint Melaine. Celle des Lettres s’installe avec les bibliothèques universitaire et municipale dans les locaux et les jardins du Grand Séminaire, place Hoche [24].

Tous les établissements universitaires occupent donc désormais la place qu’ils vont garder jusqu’en 1940. Deux autres établissements anciens ne dépendent pas de l’Université même s’ils appartiennent à l’enseignement supérieur. Leur situation géographique est également stable entre les deux guerres.

Le premier est l’Ecole des Beaux-Arts. Sa création intervient en 1881, à la suite d’une convention conclue entre la municipalité rennaise et l’administration des beaux-arts. L’école occupe successivement la Halle-aux-Toiles, l’hôtel des Postes et enfin l’ancien couvent, rue Hoche, où elle est encore. Les cours s’y multiplient et se diversifient de telle façon qu’en 1905, une Ecole Régionale d’Architecture est fondée [25].

Le deuxième établissement est l’Ecole Nationale d’Agriculture. Elle s’installe à Rennes, en 1896, route de Saint-Brieuc [26].

De nouvelles créations marquent aussi la période de l’entre-deux-guerres. L’Institut de Géologie, achevé en 1938, a déjà été évoqué. Toujours dans le cadre de l’Université, l’Institut Polytechnique de Bretagne (I.P.B.) est créé en 1919 avec ses deux sections, commerciale et industrielle. Situé 23 rue Victor Hugo [27], il est inauguré officiellement en février 1920 [28].

En 1929, c’est l’Institut Régional d’Education Physique (I.R.E.P.) qui voit le jour. En effet, « pour permettre le développement de l’éducation physique en France, le Ministère a créé un certain nombre d’Instituts régionaux, rattachés aux Universités et établis dans les principales villes sièges de Faculté ou d’Ecole de Médecine [29]». Il n’en existe qu’un dans l’Ouest, valable pour les académies de Rennes et de Caen. Son siège est à Rennes et ses cours débutent en décembre 1929.

Enfin, en 1930, l’Ecole de Chirurgie dentaire et de Stomatologie est créée, quai Lamennais. Une grande partie de ses enseignants sont des professeurs de l’Ecole de Médecine [30].

Pour la période de l’entre-deux-guerres, la géographie des établissements d’enseignement supérieur est désormais posée. Il reste à connaître l’importance de la jeunesse qui fréquente ces lieux.

 

B. La population estudiantine de Rennes de 1919 à 1940

Le recensement des étudiants rennais, même incomplet, permet d’aborder la place de cette jeunesse à l’Université ou dans la ville.

Les effectifs estudiantins à l’Université de Rennes

 

Droit

Sciences

Lettres

Médecine

Pharmacie

I.R.E.P.

TOTAUX

(1917-1918)

231

124

85

165

605

1918-1919

357

191

126

(48)

163

53

890

(1919-1920)

558

223

122

903

1920-1921

526

236

138

(43)

156

67

1123

1921-1922

563

244

178

(78)

128

77

1190

1922-1923

621

248

199

(76)

123

80

1271

1923-1924

613

225

186

(67)

116

79

1219

1924-1925

563

270

203

(88)

97

77

1210

1925-1926

574

325

208

(94)

76

(5)

92

(24)

1275

1926-1927

756

342

206

(81)

93

(7)

116

(33)

1513

1927-1928

931

410

263

(128)

98

(10)

124

(37)

1826

1928-1929

884

402

293

(159)

125

(10)

159

(54)

1863

1929-1930

943

422

343

(144)

130

(10)

154

(51)

43

2035

1930-1931

952

402

379

(170)

155

(8)

164

(57)

26

2078

1931-1932

930

334

406

(187)

188

(14)

159

(57)

36

2053

1932-1933

926

360

411

(191)

211

(15)

146

(52)

28

2082

1933-1934

1032

370

445

(192)

218

(13)

137

(57)

27

2229

1934-1935

941

270

412

(201)

237

(16)

149

(53)

18

2027

1935-1936

1028

225

360

(177)

270

154

15

2052

1936-1937

1035

251

354

(163)

249

151

11

2051

1937-1938

961

392

405

(207)

229

168

24

2179

1938-1939

1019

361

466

(251)

278

154

21

2299

1939-1940

1164

550

941

(264)

286

170

21

3132

 

N.B. : A côté du nombre d’étudiantes et étudiants par année et discipline, le nombre entre parenthèses donne l’effectif proprement féminin.

 

Remarques

Les chiffres posent en eux-mêmes un certain nombre de problèmes.

En ce qui concerne les étudiants en droit, deux façons de les dénombrer existent. Le chiffre haut a été retenu. Reprenons les termes du rapport annuel du Conseil de l’Université concernant l’année scolaire 1927-1928 [31] : « Il y a […] un élément d’incertitude provenant du fait que les chiffres théoriques contiennent un certain nombre d’étudiants signalés comme étant en cours d’étude, mais n’ayant fait en réalité aucun acte de scolarité ». Ainsi, cette catégorie des « étudiants dont les inscriptions prises antérieurement à la présente année scolaire ne sont pas périmées et qui n’ont pas subi d’examen en 1927-1928 » regroupe 438 personnes. Les étudiants ayant fait réellement acte de scolarité sont au nombre de 493. On peut considérer ce chiffre comme le seul vraiment représentatif des étudiants et le retenir comme total des effectifs. Mais si l’on prend en compte tous les étudiants inscrits sans tenir compte du fait qu’ils aient ou non fait acte de scolarité, on aboutit au total de 931 étudiants en droit. C’est le chiffre haut. L’écart entre les deux totaux est ici flagrant. Et la possibilité de deux comptabilités ne va pas sans poser problème.

Ainsi, pour l’année scolaire 1936-1937, le rapport est explicite : « D’une façon générale, il nous paraît utile d’observer ici que l’on pourrait tout aussi légitimement adopter d’autres bases et par suite arriver à un total assez différent. Ainsi dans le calcul des étudiants en Droit l’on n’a pas compris ceux dont les inscriptions, prises antérieurement à la présente année scolaire, ne sont pas périmées, mais qui n’ont pas subi d’examens en 1936-1937. Or le nombre de ces étudiants s’élève à 331 pour la dernière année. Si l’on en tenait compte, l’effectif du Droit s’élèverait à 1 035 ». Quant aux totaux différents obtenus, que ce soit en droit ou pour l’Université entière, « aucune raison décisive ne paraît contraindre à préférer » le chiffre haut au chiffre bas [32].

Le décompte des effectifs de la Faculté des Sciences n’est pas plus simple. Toujours pour l’année 1936-1937, on trouve dans le rapport, introduisant l’observation faite pour la Faculté de Droit citée ci-dessus, la précision suivante : « L’on a compté parmi les étudiants de la Faculté des Sciences les étudiants inscrits à la Faculté libre d’Angers qui ont passé des examens de sciences à Rennes, afin de se conformer aux errements antérieurs [33] ». Pour expliquer ces « errements », précisons que du ressort de l’Université de Rennes dépend un certain nombre d’établissements d’enseignement supérieur de Nantes et d’Angers. Ainsi, un décret du 20 juin 1922 rattache aux facultés de sciences et de lettres de Rennes, « les établissements d’enseignement supérieur récemment créés sous des dénominations distinctives, par la ville de Nantes [34]» : l’Institut Polytechnique de l’Ouest, l’établissement d’enseignement supérieur des Sciences Naturelles du Muséum de Nantes, l’Institut municipal d’Enseignement des Lettres.

Dans les rapports, les effectifs de sciences mais aussi de médecine incluent donc des étudiants de Nantes et d’Angers. A travers les divers modes de calcul adoptés, je me suis efforcé de faire la part entre les effectifs proprement rennais et les autres que je ne mentionne pas. Ainsi ne sont pas comptabilisés les étudiants des Institut Polytechnique de l’Ouest et Institut de Sciences Naturelles de Nantes et de la Faculté libre d’Angers. Enfin, on peut noter ici que les étudiants de l’Institut Polytechnique de Bretagne sont comptabilisés pour une part avec ceux de sciences et pour certains avec les étudiants en droit. L’institut comprend en effet une section commerciale et une section industrielle limitée, en 1919, aux industries chimiques. Pour celle-ci, les cours sont ceux que suivent à la Faculté des Sciences les étudiants candidats au diplôme d’ingénieur-chimiste [35].

Pour les étudiants en médecine et pharmacie, les chiffres distinguant nettement ceux de Rennes de ceux de Nantes ou Angers, j’ai pu facilement ne retenir que les Rennais.

Dans les rapports, l’effectif féminin de la Faculté des Sciences représente une difficulté dans la mesure où il est donné avec le total des effectifs rennais, nantais et angevin confondus. Le détail du nombre d’étudiantes par établissement n’est pas précisé, ce qui rend impossible la présentation de l’effectif féminin proprement rennais. En droit, la difficulté de prendre en compte l’effectif féminin provient du fait que le nombre total des étudiants de la faculté avec lequel le total féminin est donné dans les rapports annuels n’est pas toujours le même. En effet, les étudiants dont les inscriptions précédentes ne sont pas périmées sont parfois écartés du total s’ils ne font pas acte de scolarité. Enfin, en médecine et pharmacie, le nombre d’étudiantes, généralement peu élevé, n’est pas mentionné systématiquement par les rapports. Pour ces raisons, nous n’avons pas une vue d’ensemble précise du nombre de jeunes filles qui fréquentent les facultés rennaises. Seule la Faculté des Lettres fait exception. C’est d’ailleurs un des établissements où les étudiantes sont le mieux représentées par rapport aux garçons.

Les totaux des étudiants de Rennes présentés ici, pour toutes les raisons évoquées précédemment, sont donc assez différents de ceux des rapports. Précisons aussi qu’ils cachent un certain nombre d’individus comptés plusieurs fois. Certains étudiants, en effet, sont inscrits en même temps dans plusieurs disciplines, en vue de passer plusieurs diplômes. Compte tenu des difficultés de dénombrement déjà rencontrées, il m’a semblé inutile de rajouter celle-ci qui, au reste, ne concerne qu’une minorité d’étudiants.

L’ultime remarque consiste à souligner l’absence dans ce tableau des effectifs d’un certains nombre d’établissements d’enseignement supérieur rennais. La source consultée, à savoir les rapports annuels du Conseil de l’Université, n’évoque évidemment que ce qui dépend de l’Université. Or, de son ressort ne font pas partie l’Ecole des Beaux-Arts, l’Ecole Nationale d’Agriculture, le Conservatoire, l’Ecole de Notariat, l’Ecole d’Architecture, les cours de préparation aux Grandes Ecoles et, enfin, l’Ecole de Chirurgie dentaire. Ce sont donc plusieurs dizaines d’étudiants qui échappent au recensement présenté.

 

Les étudiants à l’Université et dans la ville

Dans un premier temps, nous ne tiendrons compte que de la seule Université. L’évolution de ses effectifs requiert quelques précisions.

Après la Première Guerre, la vie reprend à l’Université. Le rapport du Conseil souligne « une rassurante impression de renaissance [36] » pour l’année 1918-1919. Mais cette dernière n’est pas considérée comme normale en raison de la démobilisation trop tardive des professeurs et surtout des étudiants. En droit, comme dans les autres disciplines d’ailleurs, l’effectif continue à s’étoffer. La présence de 35 étudiants serbes, déjà inscrits en 1918, l’explique en partie [37]. Ils regagnent cependant leur pays à l’été 1919 [38]. Des Américains, plus nombreux, fréquentent aussi les facultés rennaises. Ils sont 61 en droit, 31 en sciences et 35 en lettres [39].

L’année 1920-1921 marque le retour définitif à la normale. Les facultés disposent désormais de leurs anciens locaux de façon complète. Celle des Lettres, « à peine rentrée en possession de ceux qu’elle avait dû céder à l’Autorité militaire pendant la guerre, s’était vue obligée de donner asile à l’Ecole primaire supérieure de jeunes filles, dont le bâtiment avait été incendié [40] ». Mais elle a repris possession de tous ses locaux. Le seul rappel vraiment apparent de la guerre est l’organisation d’examens spéciaux pour les étudiants démobilisés.

La vie continue et le nombre d’étudiants progresse assez régulièrement. Mais en 1934-1935, le rapport fait remarquer la baisse importante du nombre des étudiants de la Faculté des Sciences. D’autres établissements sont aussi concernés par la diminution de leurs effectifs. Alors, bien sûr, le creux démographique consécutif au conflit mondial explique le phénomène. Et il n’échappe pas aux membres de l’Université qui rappellent « la faible natalité des années de guerre ». Pourtant, cette explication ne leur suffit pas. Ils y ajoutent « le peu de débouchés offerts aux jeunes gens qui font des études ». La période est marquée, en effet, par les difficultés économiques et le chômage. Le gouvernement lui-même souhaite ralentir fortement les recrutements dans l’administration. Or celle-ci est d’habitude largement ouverte aux étudiants des facultés. Ainsi, dans la mesure où un exemplaire du rapport du Conseil de l’Université est destiné au ministère, l’explication qui y est présentée sonne comme une mise en garde [41].

Enfin, au terme de la période évoquée, la guerre perturbe à nouveau la vie universitaire. Le rapport relatif à l’année 1939-1940 met en relief les « difficultés nées des circonstances, de l’afflux des étudiants réfugiés, du manque de locaux et, plus tard, des faits de guerre [42] ». Le gonflement des effectifs, particulièrement spectaculaire à la Faculté des Lettres, est donc lié à l’arrivée de réfugiés. Ils affluent du Nord dont Rennes doit recevoir, selon un plan préétabli, les services départementaux et les facultés [43].

Voilà donc quelques jalons posés sur cette période de l’entre-deux-guerres. Globalement, l’effectif de l’Université est donc en progression de 1919 à 1940. Et même s’il manque dans le décompte un certain nombre d’établissements, essayons d’estimer le poids des étudiants dans Rennes

Numériquement d’abord, les étudiants forment un petit groupe par rapport à la population rennaise. Pour cette dernière, nous possédons des dénombrements précis lors de quatre années de l’entre-deux-guerres [44]. Leur mise en parallèle avec les effectifs de l’Université est claire :

Nombre d’habitants à Rennes

Nombre d’étudiants de l’Université

1921

81 241

1 190

1926

83 418

1 513

1931

88 659

2 053

1936

98 538

2 051



En 1939, J. Meyer estime à 4 000 personnes, professeurs compris, les effectifs de l’Université. Et il précise qu’une « bonne partie de ce groupe social provient de l’extérieur de la ville [45]». Gardons ce chiffre même s’il est un peu élevé pour la seule Université. En effet, il est basé sur le total présenté dans les rapports annuels du Conseil. Or nous avons vu que ce total englobe les étudiants de Nantes et d’Angers.

D’un point de vue économique, le poids des étudiants est difficilement quantifiable. Si l’on suit J. Meyer, nous pouvons l’envisager dans un contexte plus large. Ainsi enseignements supérieur et secondaire réunis apportent environ 5 000 personnes à Rennes, soit 5% de la population. « Cela représente une partie importante du mouvement commercial de la ville [46] ». Pour cette raison, certaines municipalités se soucient de soutenir les secteurs qui favorisent l’expansion de Rennes. L’industrie lourde est absente, mais une garnison importante, les administrations et l’enseignement représentent une source de dynamisme économique. En outre, le soutien apporté à l’enseignement par certains édiles, comme Le Bastard ou Janvier, s’explique par les valeurs républicaines et laïques qu’ils défendent et partagent avec la majorité des universitaires.

Mais revenons aux étudiants. La politique les intéresse aussi. Jean Meyer évoque d’ailleurs à ce sujet « l’animation qu’amènent au cours de l’année scolaire, dans une ville réservée et secrète, des étudiants fortement intéressés par les luttes politiques du moment [47]». Certes, avant la Première Guerre mondiale, ils constituent plusieurs groupements politiques : Groupe Socialiste des Etudiants Rennais, Union Républicaine, Saint-Yves… Mais après-guerre, beaucoup d’étudiants rejoignent les corporations et l’Association Générale. Or, celle-ci prône l’apolitisme, rendant exceptionnelles, en son sein, les manifestations politiques.

Certes, l’animation générée à travers la ville par les étudiants représente un autre indice de la place qu’ils y occupent. Mais bien plus que les luttes politiques, ce sont les festivités qui sont mises à profit par les étudiants pour se montrer aux yeux de la cité. Ainsi, les monômes réunissant plusieurs dizaines voire quelques centaines de personnes et surtout les fêtes du mardi-gras et de la mi-carême sont des temps forts. L’A.G.E.R. est alors sous les feux de l’actualité. Le reste du temps, la présence des étudiants dans Rennes semble peu perceptible [48].

 

Et pourtant, l’activité associative des étudiants est structurée et très intense.

 

 


[1] BOURDE Guy et MARTIN Hervé, Les écoles historiques, Paris, Le Seuil, coll. Point Histoire, 1990, 415 p., p. 181 à 214

[2] [sans auteur] « Les Etudiants de Rennes », L’A n° 9 J. 1er mai 1924, p. 4

[3] PROST Antoine, Histoire de l’enseignement en France, Paris, Armand Colin, coll. U, 2e éd. 1970, 526 p., p. 223 et suivantes

[4]ADIV – M 269 : lettres des maires de Nancy et de Lille

[5] PROST A., op. cit., p. 223 et suivantes

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] BORELLA François et de LA FOURNIERE Michel, Le syndicalisme étudiant, Paris, Le Seuil, 1967, 188 p. pp. 34 à 38

[9] ADIV – 3 Per 629 : Association Générale des Etudiants – Bulletin artistique et littéraire (Rennes) n° 1 de janvier 1898

[10] ADIV – 2 Per 876 : A.G.E.R. Annuaire de 1932. Imp. de L’Ouest-Eclair

[11] AMR – R 82 : Lettres

[12] BMR – 34 735 : Association Générale des Etudiants de Rennes – Extraits des statuts 1904

[13] BMR – 34 735 : Extraits des statuts 1904, p. 6

[14] F. Q., « On nous loge », Le Cri des Ecoles N° 4, 15 février 1911, p. 1

[15] QUESSETTE F., « Entre Etudiants », Le Cri des Ecoles N° 2, 11 janvier 1911, p. 1

[16] Goziré, « Autour d’un Foyer », Le Cri des Ecoles N° 23, 12 décembre 1912, p. 1

[17] L’Astronome, « Les astres au firmament rennais : VI – Monsieur Raoul Félix, président de l’A.G.E. », L’A n° 6 L. 8 mars 1920, p. 2

[18] L’Astronome, « Les astres au firmament rennais : VI – Monsieur Raoul Félix, président de l’A.G.E. », L’A n° 6 L. 8 mars 1920, p. 2

[19] Académie de Rennes – Célébration du Ve centenaire de la fondation de l’Université 1461-1961, Rennes, Imprimeries Simon

[20] MEYER Jean (dir.), Histoire de Rennes, Toulouse, Privat, 1972, 496 p., pp. 391 et suivantes

[21] PROST A., Hist. de l’enseignement, p. 223 et suivantes

[22] Ibid.

[23] MEYER J. (dir.), Histoire de Rennes, pp. 391 et suivantes

[24] MEYER J. (dir.), Histoire de Rennes, pp. 391 et suivantes

[25] BURV – 19 209 : Rennes – Ecole des Beaux-Arts, Cinquantenaire 1881-1931, livre d’or

[26] BMR : 46 964 : Ecole Nationale d’Agriculture, Rennes – album photographique.

BMR : 45 632 : Ecole Nationale d’Agriculture, 1926

[27] [sans auteur] « Institut Polytechnique », L’A n° 5 J. 2 février 1922, p. 4

[28] [sans auteur] « A l’Institut Polytechnique », style=’font-style:L’A n° 5 L. 23 février 1920, p. 2

[29] Docteur LEFEUVRE, Professeur de physiologie, Directeur de l’Institut Régional, « L’Institut Régional d’Education Physique des Académies de Rennes et de Caen – I. Organisation actuelle », L’A n° 4 J. 29 janvier 1931, p. 6 et du même auteur, « L’Institut Régional d’Education Physique des Académies de Rennes et de Caen – II. Réformes et améliorations à envisager », L’A n° 5 J. 12 février 1931, p. 6

[30] Docteur LE NORCY et M. HOUALET, directeurs de l’Ecole Dentaire, « L’Ecole de chirurgie dentaire et de stomatologie de Rennes », L’A N° 1 J. 4 décembre 1930, p. 6

[31] BURH – 182 300 : Rapport annuel du Conseil de l’Université 1927-1928, pp. 9 et 10

[32] BURH – 182 300 : Rapport annuel 1936-1937, p. 10

[33] Ibid.

[34] ADIV – 2 Per 161 : Rapport annuel 1921-1922, p. 3

[35] BURH – 182 300 : Rapport annuel 1918-1919, p. 48

[36] BURH – 182 300 : Rapport annuel 1918-1919, p. 22

[37] Ibid., p. 31

[38] Ibid., p. 17

[39] Ibid.

[40] BURH – 182 300 : Rapport annuel 1920-1921, p. 3

[41] BURH – 182 300 : Rapport annuel 1934-1935, p. 31

[42] BURH – 182 300 : Rapport annuel 1939-1940

[43] SAINCLIVIER Jacqueline, L’Ille-et-Vilaine 1918-1958, Vie politique et sociale, Rennes, coll. « Histoire », PUR, 1996, 480 p., p. 219

[44] MEYER J., Histoire de Rennes, p. 385

[45] MEYER J., Histoire de Rennes, p. 385

[46] Ibid.

[47] Ibid.

[48] Témoignage de M. Piron

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