Semaine estudiantine 1939 – Scapin revue des étudiants du centre ouest

La semaine estudiantine, moment important dans la vie de l’Ordre du Vénéré Bitard (LST!) ne date pas d’aujourd’hui,

pour preuve ce résumé de 1939 qui nous est proposé dans Scapin, la revue de l’Université de Poitiers (qui comprend notamment Limoges à l’époque, d’où le terme « revue universitaire du Centre-Ouest »).

Les gens passés en notre belle cité Picte reconnaîtrons peut être la description de certains lieux.

Bonne (et joyeuse!) lecture

McFly

2012 – Les bitards reviennent en fanfare

Les Bitards reviennent en fanfare

Les Bitards ne sont pas passés inaperçus samedi matin sur le marché de Notre-Dame pour annoncer la tenue imminente de leur « semaine estudiantine ».

Ils sont la plus rabelaisienne des coquetteries de Poitiers. Samedi matin, derrière l’église Notre-Dame et devant des terrasses de cafés illuminées d’un soleil tout printanier, les Bitards n’ont pas failli à la gaillarde tradition: c’est en fanfare, en l’occurrence avec « l’émanation sonore » de l’Ordre, les Chiures de Mouches, qu’ils ont dynamité cette partie du marché à quelques jours du début de leur fameuse « semaine estudiantine » qui célèbre cette année encore, comme toutes les précédentes, sa… 69 édition (voir ci-contre).

Le Grand Escriturier est une fille…

Mais en 2012, à l’heure des réseaux sociaux et des smart-phones, qu’est-ce-qui pousse donc d’innocents jeunes Poitevins à rejoindre le très ancien et vénérable Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T!) (1)? « Le plaisir de perpétuer la tradition estudiantine de Poitiers », répond avec fierté le Grand Maistre, par ailleurs étudiant infirmier. Il faut dire que sous ses contours éthylo-grivois, ladite tradition ne laisse rien au hasard: le Grand Maistre a été élu à l’issue d’une véritable élection au mois de septembre dernier. « Dans un lieu tenu secret et après un vote à plusieurs tours. Nous étions une trentaine de participants et autant de candidats. Mais c’est moi qui ai le mieux dit n’importe quoi! », se félicite-il. Après l’élection, c’est à lui qu’est revenu l’insigne honneur de nommer son gouvernement, autrement dit tous ses grands conseillers: les grands Bitardier, Sommelier, Intendant, Escriturier, Argentier et Chantre. Sans oublier, surtout pas, la Grande Capière: « C’est la chef des chabousses, reconnaissables à leurs capes vertes… et parce que ce sont des filles. » Car depuis déjà une bonne trentaine d’années, les dignitaires de l’ordre du Vénéré Bitard (L.S.T!) se sont ouverts à la gent féminine. Au point que l’actuel Grand Escriturier est une escriturière (si l’on peut dire), forcément bien née puisque sa mère fut en son temps, les années 80-90, nommée commandeur des Bitards. Malgré la demi-douzaine de demoiselles, la rabelaisienne confrérie reste toutefois à forte majorité mâle, et pas seulement pour mener « la grande quéquête » qui fait la tournée des bars en janvier au rythme des « Chiures de mouches » et d’autres fanfares estudiantines invitées (venues de Lyon et Paris, il y a deux mois). En vérité, la faluche des Bitards s’enorgueillit de n’offrir guère de prises à une très versatile modernité. Comme le souligne joliment mais fermement le Grand Maistre en personne: « L’Ordre ne s’adapte pas, ce sont les gens qui s’adaptent à l’Ordre. »

(1) Malheur au plumitif de service qui oublierait de préciser les sigles de « Loué-SoiT-il! » après avoir osé écrire le nom de l’animal mythique qui a donné son nom à la confrérie.

 

repères

Au programme de la semaine estudiantineC’est toujours, depuis des temps immémoriaux, la 69 édition. Ce sera donc toujours le cas cette année pour la semaine estudiantine organisée par l’Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T!). Du 2 avril au 8 avril, on verra donc à Poitiers les dignitaires de l’Ordre un peu plus souvent qu’à l’accoutumée pour animer le campus, offrir des verres et plus si affinités. Parmi les principaux rendez-vous, citons la tournée des amphis (lundi 2 avril, dès 8h!), l’arrivée du Vénéré Bitard (L.S.T!) au Pont Joubert le mardi 3 avril à 14h45, la tournée des autorités (commissariat, rectorat, mairie) le vendredi 6 avril après-midi ou encore la chasse au Bitard (L.S.T!) le samedi 7 avril (rendez-vous à 11h42 précises au RU Rabelais). Le programme complet de la semaine est disponible sur le site: http://ordredubitard.free.fr

Frédéric Delâge

bitard faluche etudiant poitiers


Article trouvé sur : http://www.centre-presse.fr/article-189094-les-bitards-reviennent-br-en-fanfare.html

INTRODUCTION à la FALUCHE

La faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France et remplace la toque datant du Moyen Âge. C’est un béret de velours noir orné de rubans de couleur et d’insignes.

À l’origine, « faluche » est le nom du béret porté par plusieurs traditions estudiantines, notamment les bitards, les basochards et les faluchards. Au fil du temps, la faluche a été associée presque exclusivement aux faluchards, alors que d’autres folklores la portent.

HISTOIRE

À la suite de manifestations en 1884, nait l’Association générale des étudiants de Paris (l’«A»). Le 12 juin 1888 les étudiants parisiens sont invités à fêter les 800 ans de l’université de Bologne. La délégation française, avec leurs vêtements sombres égayés d’une cocarde à la boutonnière et d’un ruban en sautoir aux couleurs de la ville de Paris, émerveillée par la plus grande rencontre de costumes et de coiffures écolières du monde, se sentit « pauvre ». En effet, on pouvait y voir défiler toutes les formes de costumes et de coiffures des étudiants européens : les pennes des étudiants belges de facultés laïques, les Espagnols arboraient les tunas et leur capes à rubans, signe de leur appartenance à une université précise, les coiffes allemandes, larges casquettes plates sans rebords, les minces képis à petites visières des étudiants suisse, le chapeau façon Louis XI des étudiants italiens, etc. Elle décida donc d’arborer une coiffure spécifique pour les étudiants français présents. Elle choisit le béret de velours noir des habitants de la région bolonaise en souvenir du congrès qui fut, parait-il, magnifique.

Mais c’est le 25 juin 1888, lors du retour de la délégation à Paris, que la faluche est réellement lancée. Son port s’est généralisé lors du VIe centenaire de l’université de Montpellier qui eut lieu du 22 au 25 mai 1890. À l’origine, elle était portée vierge puis sont apparus le ruban circulaire, les insignes, les rubans…

paris vie étudiante Mi-Careme 1894 cafe Voltaire

Affiche 1945 Congrès de l'UNEF Union nationale des étudiants de FranceLors de l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, le port de la faluche est interdit avec une tolérance le jour de la saint Nicolas. Elle est jugée trop nationaliste ; les Allemands y voient un moyen de rassemblement et de résistance (système de messages codés avec les insignes). Pour anecdote, le 11 novembre 1940, des étudiants de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) manifestent en faluche sur les Champs-Élysées ; les Allemands ouvrent le feu (plaque commémorative près de l’Arc de Triomphe).

Mais les évènements de Mai 68 appelant à un rejet de tout carcan entraînent un rejet en masse de la coiffe étudiante.

Les codes, d’abord transmis oralement, divergeaient selon les universités. C’est pourquoi une synthèse fut faite à Lille le 8 mars 1986 ; celle-ci est inspirée du code toulousain. Il fut adopté comme code national en décembre 1986 à Toulouse et c’est à ce moment-là que débute la notion de Grand Maître. Puis en 1988, lors du centenaire de la Faluche à Reims, est édité un nouveau code plus complet tenant compte des particularités montpelliéraines. La même année a lieu le congrès des 100 ans de la faluche, à Reims. Depuis, un congrès-anniversaire a lieu tous les ans dans une ville différente.

ORGANISATION:

Les faluchards dépendent la plupart du temps d’une association étudiante de filières, d’une corporation ou d’un bureau des élèves et ceci dans la plupart des grandes villes universitaires françaises. Un Grand-Maître (GM) est alors désigné comme garant des traditions, du bon déroulement des baptêmes et du comportement des faluchards. Selon les traditions locales, il est parfois appuyé par un Grand-Chambellan (GC) qu’il choisit ou qui est élu. L’insigne de ces responsables est une croix, sur laquelle se trouve inscrit « au mérite ». Ils la portent au bout d’un ruban de la couleur de la filière qu’ils représentent. La croix de GM est émaillée de blanc et celle de GC est dorée.

Il existe également des ordres au sein de la faluche, créés au gré des années. L’appartenance à une confrérie étudiante peut être signalée sur la faluche par un ruban ou un insigne particulier à chaque confrérie.

UNE COIFFE CODIFIEE:

étudiants en faluche Les couleurs et insignes portés sur la faluche retracent la vie de l’étudiant. Un code écrit permet d’assurer une homogénéité au sein du mouvement faluchard afin que chaque étudiant puisse « lire » la faluche et ainsi connaître le parcours de chaque personne. Une synthèse des différents codes régionaux est réalisée le 8 mars 1986 à Lille. Le descendant de ce code national est remis à jour chaque année depuis le centenaire de la faluche en 1988.

 Voici une introduction rapide de la Faluche. A vous de découvrir tout ce qui fait son histoire au sein de ce site.

CONSTITUTION D’UN MUSEE:

Le but du site WWW.FALUCHE.INFO est de rassembler tout ce qui a fait, fait ou fera l’histoire de la Faluche, aussi bien en documents papiers, en vidéo, en photos qu’en pin’s. Nous tentons donc de rassembler, d’acheter tout ce qui peut nous tomber entre les mains. Malheureusement, nous sommes tous bénévoles et c’est sur nos deniers personnels que tout ceci est collecté. Ce travail, commencé il y a presque 15 ans, nous a permis de rassembler des centaines de pièces. Lire la suite…


Pourquoi des fonds sont-ils nécessaires?

Parfois, quelques uns d’entre vous se demandent pourquoi faluche.net aurait besoin de fonds pour constituer son musée. Je vous mets ci dessous les captures d’écran de plusieurs photos qui ont un intérêt historique indéniable pour la vie du monde étudiants et de la faluche. Malheureusement, à 50 euros pièces, il nous reste à gagner au loto.  😉 

Faluche musée