1888 – le ptit journal – les étudiants à Bologne

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« Mr Lockrey, ministre de l’instruction publque, a communiqué au conseil des renseignements à propos des faits qui se sont produits à Bologne à l’occasion des fêtes de huitiième centenaire de l’Université.
Les étudiants italiens et allemands attendaient à la gare les étudiants français. Les allemands ont salué de l’épée le drapeau français.
Les italiens ont poussé le cri de « vive la France! ». Ils ont ensuite embrassé le drapeau.
La voiture où se trouvaient les étudiants français a été dételée, les étudiants ont été portées en triomphe.
Le président de la société des étuidants français,M. Chaumeton, a eu une entrevue publique avec le roi qui lui a sérré la main.
Le roi est entré à Bologne précédé par le drapeau français apporté par les étudiants.
A droite, se trouvait le drapeau de Rome, à gauche celui de Venise. »

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« Bologne
Au moment du départ des souverains, les étudiants français ont offert, au milieu des acclamations, à la reine Marguerite un bouquet de fleurs aux couleurs nationales françaises réunies par un ruban aux couleurs italiennes. »

Juin 1888 - le ptit journal - les étudiants à Bologne

Juin 1888 - le ptit journal - les étudiants à Bologne

1890 – le congrès de BOLOGNE raconté par E. LAVISSE

Les paragraphes sont les suivants:
– LA POLITIQUE ETRANGERE DES ETUDIANTS
– Devoirs envers les étrangers (Allocution prononcée dans une réunion de l’Alliance
française.)
– Les fêtes de Bologne
– Le retour de Bologne (Allocution prononcée dans une réunion des étudiants de Paris, le 23 juin 1889)
– Les fêtes de 1889 (discours aux étudiants étrangers et français, prononcé au banquet de Meudon, le 12 mai 1889)
– Présentation des etudiants à M.CASTELAR (discours prononcé le 13 novembre 1889, en Sorbonne dans une réunion de l’Association Générale des Etudiants de Paris)

Un extrait des fêtes de bologne:
« LES FÊTES DE BOLOGNE

Les fêtes de Bologne ont été très belles, et si pleines de toutes sortes de choses, que l’ensemble, « au moment où j’essaye de le représenter à mon esprit, m’appârait comme une toile immense, où des centaines de personnages, les uns en ordre de procession, les autres en tumulte de cohue. s’avancent ou se bousculent autour des palais, des fontaines, des églises et des statues, sous le grand soleil et le ciel bleu, avec, un éclat extraordinaire de couleurs, couleurs aux fenêtres d’où pendent les guirlandes et les tapis, couleurs surles épaules et les têtes bariolées de centaines de professeurs et d’un millier d’étudiants, couleurs sur les visages qui représentent toutes les nuances de la race aryenne, depuis la blancheur des septentrionaux jusqu’au brun doré des Méditerranéens.

Au fond du tableau, l’histoire dessine les contrastes des temps : le paganisme, le christianisme, la vieille Etrurie, Rome el le moyen âge se confondent. (…) »



Ernest Lavisse,
 né en 1842 et mort à Paris en 1922, est un historien français.

Présenté au ministre et historien Victor Duruy, Lavisse devient très rapidement précepteur du prince impérial (1868) sur recommandation de Duruy puis membre de son cabinet (directeur sans titre) en 1869. La défaite de 1870 touche au plus profond de lui-même ce protégé du régime. Décidé à œuvrer pour sa patrie vaincue, Lavisse, muni d’un modeste viatique, part étudier le fonctionnement du système universitaire de l’Allemagne victorieuse. Durant trois années, il étudie sur place l’histoire et les origines de la Prusse, thème qui restera sa spécialité. L’une de ses deux thèses, la Marche de Brandebourg sous la monarchie ascanienne préfigure ainsi ses œuvres futures les plus originales : Études sur l’histoire de Prusse (1879), Trois empereurs d’Allemagne, Guillaume Ier, Frederic III, Guillaume II (1888), et enfin deux ouvrages sur Frédéric le Grand en 1891 et 1893: La Jeunesse du Grand Frederic et Le Grand Fréderic avant l’avènement.

De retour d’Allemagne en 1875, Lavisse se rallie par degrés au régime républicain, jusqu’à y adhérer tout à fait lors de la crise du 16 mai 1877. Suppléant de Fustel de Coulanges à la Sorbonne en 1880 puis professeur adjoint en 1883, il succède à Henri Wallon à la chaire d’histoire moderne cinq ans plus tard.

En juin 1888, il participe en Italie aux grandes fêtes de Bologne, organisées pour les 800 ans de la plus ancienne université d’Europe.

Personnage phare de la IIIe République, membre de l’Académie française en 1892, directeur de la Revue de Paris en 1894, instituteur national, surtout lorsqu’il devient, en 1904, directeur de l’École normale supérieure, Lavisse mène durant toute sa carrière la régénération du système universitaire et scolaire du régime. Sa politique se révèle d’ailleurs plus patriotique que républicaine, comme les conservateurs s’en rendront compte très vite. Ernest Lavisse, le général Pau et Louis-Emile Bertin seront, avant la guerre de 1914, les cofondateurs de La Ligue Française. Ernest Lavisse, le général Paul Pau seront les Présidents d’honneur de La Ligue Française sous la Présidence de Louis-Emile Bertin. Fort de cette posture institutionnelle reconnue et incontournable, pendant la première guerre mondiale, il présida le Comité d’études, chargé par Aristide Briand en février 1917 de travailler à l’élaboration des buts de guerre de la France.

Professeur talentueux et orateur hors pair, capable de subjuguer par la force de son discours les auditoires les plus divers, Lavisse n’atteint pas cependant la dimension théorique d’un Leopold von Ranke. Durant deux décennies, il dirige la publication des célèbres ouvrages collectifs qui portent son nom : Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu’à la Révolution, 1900-1912, et l’Histoire contemporaine de la France, 1920-1922.

Ses ouvrages, parmi lesquels les nombreux « manuels Lavisse », accompagnent la formation de multiples générations de professeurs, d’instituteurs et d’élèves. Ils vont faire naître, phénomène nouveau, une véritable culture historique populaire en France. Toutefois, bon nombre de clichés y trouvent aussi leurs sources, Lavisse étant souvent plus soucieux d’une reconstruction systématique de l’Ancien Régime en fonction de l’avènement de la République que d’une stricte recherche de la vérité historique.

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5740418v.r=ernest+lavisse+etudes+et+etudiants.langFR

Etude – De l’origine du béret ou les tribulations d’une galette pas comme les autres

Manuel segura

En fait, l’origine du béret a été très vite oubliée des étudiants français. Le souvenir d’un rassemblement étudiant en Italie est vaguement resté, mais dès le début du XXème s. on trouve des références variées comme un congrès à Venise. Guy Daniel a recherché l’origine du béret et pose la date de juin 1888 en s’appuyant sur un livre d’Henri Bourrelier paru en 1936.
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INTRODUCTION à la FALUCHE

La faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France et remplace la toque datant du Moyen Âge. C’est un béret de velours noir orné de rubans de couleur et d’insignes.

À l’origine, « faluche » est le nom du béret porté par plusieurs traditions estudiantines, notamment les bitards, les basochards et les faluchards. Au fil du temps, la faluche a été associée presque exclusivement aux faluchards, alors que d’autres folklores la portent.

HISTOIRE

À la suite de manifestations en 1884, nait l’Association générale des étudiants de Paris (l’«A»). Le 12 juin 1888 les étudiants parisiens sont invités à fêter les 800 ans de l’université de Bologne. La délégation française, avec leurs vêtements sombres égayés d’une cocarde à la boutonnière et d’un ruban en sautoir aux couleurs de la ville de Paris, émerveillée par la plus grande rencontre de costumes et de coiffures écolières du monde, se sentit « pauvre ». En effet, on pouvait y voir défiler toutes les formes de costumes et de coiffures des étudiants européens : les pennes des étudiants belges de facultés laïques, les Espagnols arboraient les tunas et leur capes à rubans, signe de leur appartenance à une université précise, les coiffes allemandes, larges casquettes plates sans rebords, les minces képis à petites visières des étudiants suisse, le chapeau façon Louis XI des étudiants italiens, etc. Elle décida donc d’arborer une coiffure spécifique pour les étudiants français présents. Elle choisit le béret de velours noir des habitants de la région bolonaise en souvenir du congrès qui fut, parait-il, magnifique.

Mais c’est le 25 juin 1888, lors du retour de la délégation à Paris, que la faluche est réellement lancée. Son port s’est généralisé lors du VIe centenaire de l’université de Montpellier qui eut lieu du 22 au 25 mai 1890. À l’origine, elle était portée vierge puis sont apparus le ruban circulaire, les insignes, les rubans…

paris vie étudiante Mi-Careme 1894 cafe Voltaire

Affiche 1945 Congrès de l'UNEF Union nationale des étudiants de FranceLors de l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, le port de la faluche est interdit avec une tolérance le jour de la saint Nicolas. Elle est jugée trop nationaliste ; les Allemands y voient un moyen de rassemblement et de résistance (système de messages codés avec les insignes). Pour anecdote, le 11 novembre 1940, des étudiants de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) manifestent en faluche sur les Champs-Élysées ; les Allemands ouvrent le feu (plaque commémorative près de l’Arc de Triomphe).

Mais les évènements de Mai 68 appelant à un rejet de tout carcan entraînent un rejet en masse de la coiffe étudiante.

Les codes, d’abord transmis oralement, divergeaient selon les universités. C’est pourquoi une synthèse fut faite à Lille le 8 mars 1986 ; celle-ci est inspirée du code toulousain. Il fut adopté comme code national en décembre 1986 à Toulouse et c’est à ce moment-là que débute la notion de Grand Maître. Puis en 1988, lors du centenaire de la Faluche à Reims, est édité un nouveau code plus complet tenant compte des particularités montpelliéraines. La même année a lieu le congrès des 100 ans de la faluche, à Reims. Depuis, un congrès-anniversaire a lieu tous les ans dans une ville différente.

ORGANISATION:

Les faluchards dépendent la plupart du temps d’une association étudiante de filières, d’une corporation ou d’un bureau des élèves et ceci dans la plupart des grandes villes universitaires françaises. Un Grand-Maître (GM) est alors désigné comme garant des traditions, du bon déroulement des baptêmes et du comportement des faluchards. Selon les traditions locales, il est parfois appuyé par un Grand-Chambellan (GC) qu’il choisit ou qui est élu. L’insigne de ces responsables est une croix, sur laquelle se trouve inscrit « au mérite ». Ils la portent au bout d’un ruban de la couleur de la filière qu’ils représentent. La croix de GM est émaillée de blanc et celle de GC est dorée.

Il existe également des ordres au sein de la faluche, créés au gré des années. L’appartenance à une confrérie étudiante peut être signalée sur la faluche par un ruban ou un insigne particulier à chaque confrérie.

UNE COIFFE CODIFIEE:

étudiants en faluche Les couleurs et insignes portés sur la faluche retracent la vie de l’étudiant. Un code écrit permet d’assurer une homogénéité au sein du mouvement faluchard afin que chaque étudiant puisse « lire » la faluche et ainsi connaître le parcours de chaque personne. Une synthèse des différents codes régionaux est réalisée le 8 mars 1986 à Lille. Le descendant de ce code national est remis à jour chaque année depuis le centenaire de la faluche en 1988.

 Voici une introduction rapide de la Faluche. A vous de découvrir tout ce qui fait son histoire au sein de ce site.

CONSTITUTION D’UN MUSEE:

Le but du site WWW.FALUCHE.INFO est de rassembler tout ce qui a fait, fait ou fera l’histoire de la Faluche, aussi bien en documents papiers, en vidéo, en photos qu’en pin’s. Nous tentons donc de rassembler, d’acheter tout ce qui peut nous tomber entre les mains. Malheureusement, nous sommes tous bénévoles et c’est sur nos deniers personnels que tout ceci est collecté. Ce travail, commencé il y a presque 15 ans, nous a permis de rassembler des centaines de pièces. Lire la suite…


Pourquoi des fonds sont-ils nécessaires?

Parfois, quelques uns d’entre vous se demandent pourquoi faluche.net aurait besoin de fonds pour constituer son musée. Je vous mets ci dessous les captures d’écran de plusieurs photos qui ont un intérêt historique indéniable pour la vie du monde étudiants et de la faluche. Malheureusement, à 50 euros pièces, il nous reste à gagner au loto.  😉 

Faluche musée