2011 – Laurent Wauquiez à Strasbourg pour la remise du DUEE

C’est jeudi 15 septembre 2011 que Laurent Wauquiez, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, est venu à Strasbourg pour se pencher sur le thème de la formation universitaire et de l’innovation pédagogique.

Laurent Wauquiez à Strasbourg pour la remise du DUEESix étudiants de l’Université de Strasbourg se sont vus décerner le Diplôme Universitaire de l’Engagement Etudiant (DUEE) par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en personne. Parmi eux, quatre étudiants de l’AFGES : Thibaut Klein, président de l’Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg ; Vanessa Liot, vice-présidente de l’AFGES en charge des relations extérieures, Marie Salomon, vice-présidente au CEVU de l’UdS et Didier Tossé, vice-président étudiant au CROUS.

« Nous avons beaucoup apprécié l’intérêt du ministre au sujet de l’engagement étudiant », expose Vanessa Liot, une des étudiantes titulaires du DUEE. « Laurent Wauquiez nous a dit : ‘On parle toujours d’un emploi du temps de ministre, mais comment faites-vous pour en gérer trois ?’ Une question assez pertinente puisque nous avons nos cours, notre investissement au sein des associations, et les mandats d’élus. Il a dit être impressionné, que les étudiants engagés sont de très bons exemple et qu’il y a besoin de gens comme cela ».

Le ministre s’est également intéressé au DU Tremplin Réussite. « Il voulait avoir l’avis des étudiants concernés, pourquoi ils s’étaient tournés vers ce DU, quelles étaient leurs motivations, et ce qu’ils allaient faire après. Il a souligné aussi l’importance de ne pas être dans une situation d’échec mais de rebondir afin de ne pas perdre un an », précise Vanessa.

Anecdote oblige, Laurent Wauquiez en a profité aussi pour s’enquérir de ce qu’était la faluche, portée ce jour-là par les étudiants sur l’épaule droite, en signe de respect. « Il était très accessible, ouvert et à la recherche du dialogue », souligne Vanessa Liot. Propos similaires de la part de Thibaut Klein, président de l’AFGES : « Le Ministre était venu pour saluer l’aboutissement de deux diplômes universitaires, et il a remis lui-même ceux du DUEE. C’est un geste politique fort de voir le ministre se déplacer pour reconnaître l’engagement dont font preuve les étudiants élus et associatifs envers leurs pairs. Et cela démontre l’importance de voir des étudiants en responsabilités ».

Crédit photo : Pascal Disdier : Misha-CNRS Alsace-UdS.

 


Article trouvé sur le site de l’AFGES : http://afges.org/fr/131618042529497-laurent-wauquiez-a-strasbourg-pour-la-remise-du-duee.html


 

Histoire de l’AFGES

Strasbourg – Histoire de l’AFGES

1936 – Le 10ème Anniversaire de l’Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg

Strasbourg – Histoire de l’AFGES

 

1ère de couverture du livret édité par Strasbourg Université pour les 10 ans de l’AFGES – Avril 1936

 

« Les débuts de l’A.F.G. »

« Strasbourg Université a bien voulu faire appel pour son n° spécial, à un « ancien » et un « ancien » ne peut s’empêcher de se dire, quand on lui parle du 10ème anniversaire de l’A.F.G. : déjà dix ans de cela, et il songe aux difficultés qui de 1919 – inauguration de l’Université – à 1926 n’ont cessé de s’accumuler, semblant rendre vaine toute tentative d’entente et d’union entre les étudiants de Strasbourg. Pourtant le moment vint : Après les échecs d’un Cercle des Etudiants, d’un Comité Central, d’une première A.G., vers la fin de l’année 1925, les cadres d’une Fédération se trouvaient prêts.

En effet, parallèlement à l’A.G., s’étaient fondées les Amicales d’Etudiants, organisées corporativement, par Facultés. Une initiative hardie, partie des Amicales de Droit et des Lettres, dont l’instigateur fut un des fondateurs de l’A.G. elle même, notre ami Bobtscheff, réussit à fédérer les Amicales.  L’Association Fédérative Générale des Etudiants, le 18 janvier 1926 se substitua à l’A.G. La solidité de la base, qui avait manqué à l’A.G., se trouvait créée de ce fait et le recrutement par sélection des membres du comité de l’A.F.G. était désormais assuré.

L’A.F.G. se trouvait devant une tâche énorme. Dans son manifeste elle annonçait comme programme : un nouveau régime des abonnements des chemins de fer, la création d’une Caisse de Malades, d’un Restaurant Universitaire. Coup sur coup ces promesses furent réalisées. Quinze jours après la constitution de l’A.F.G., le nouveau régime des abonnements des chemins de fer était chose faite. M. de Monzie, alors Ministre des Travaux Publics, accorda deux audiences aux délégués de l’A.F.G., et leur projet de tarifs fut celui qu’adopta le Conseil Supérieur des Chemins de Fer.

La Caisse des Malades entraina une longue série de négociations. Les Services Alsace-Lorraine accueillirent favorablement notre projet et le 23 octobre de la même année, M. Poincaré signa le décret qui rétablit à l’Université de Strasbourg la Caisse de Malades des Etudiants.

Entre temps, à Pâques 1926, au congrès de l’Union Nationale à Poitiers, l’A.F.G. s’était fait reconnaître comme membre de l’U.N. Elle obtint même, avec un siège de Vice-Président que pour 1927, Strasbourg fût choisie comme ville de Congrès.

Restait la question du Restaurant Universitaire. De courtes négociations permirent au début de 1927 à l’A.F.G. d’acheter le fonds de commerce et le matériel du restaurant de la Gallia, et le 7 février, le Restaurant Universitaire fut inauguré par un banquet présidé par M. le Recteur Charléty et M. Borromée, Préfet du Bas-Rhin.

Deux mois plus tard l’A.F.G. eut l’honneur d’y recevoir M. Poincaré, venu présider le Congrès de l’Union Nationale des Etudiants de France.

 

L’intérieur du Restaurant Universitaire, la Gallia

 L’intérieur du Restaurant Universitaire, la Gallia

© Cité des mémoires étudiantes, fonds documentaire, 1Fi87.

Une des causes du succès de l’A.F.G. a été, certes, le fait que dès sa constitution elle s’est présentée devant les Etudiants avec une doctrine nette et claire : créer à Strasbourg un organisme englobant toutes les manifestations d’ordre économique de la vie d’un étudiant. A un tel programme, l’A.F.G. pouvait hardiment s’attaquer, car d’autres réussites dans le même domaine – spécialement dans les pays étrangers – ne pouvaient que l’y encourager. Ainsi en dernier n’a t-elle pas contribué – grâce à la création d’œuvres diverses – au développement même de l’Université de Strasbourg?

Mais les Anciens entendent continuer la collaboration à l’œuvre qu’ils ont créée. Groupés à leur tour en une Association, ils veulent maintenir entre eux les liens d’amitié et garder vivace le souvenir des années passées au service des Etudiants, et aussi continuer à se dévouer pour leur Université et à l’A.F.G. auxquelles ils sont estes passionnément attachés. »

A.    Ricklin,
Président honoraire de l’A.F.G.

Extrait du livret commémorant le 10ème anniversaire de l’A.F.G.E.S. – Page 5

Les locaux de l’A.F.G.E.S. – Bâtiment construit en 1885 pour les assurances Germania

  

   


Source : www.archi-strasbourg.org