2015 – Poitiers – Nouvelle République – Rentrée solennelle de l’Université et faluche

2A Poitiers, la Nouvelle République publie tous les jeudis des articles concernant l’Université, les étudiants, les professeurs … dans une “page Campus”.

Celle du Jeudi 8 octobre 2015 était consacrée à la rentrée solennelle de l’Université (avec un focus sur les couleurs des toges doctorales et le rôle de “massier”) ainsi qu’à une présentation de la faluche et des faluchards.

(articles parus en page 13, dossier préparé par Didier Monteil).

Poitiers - rentrée solennelle

Au premier plan, le massier, Louis Krauskopf, guide le cortège où l’on reconnaît notamment le président de l’université, Yves Jean, et le recteur Jacques Moret, chancelier des universités ?

La rentrée solennelle de l’université de Poitiers est codifiée par les couleurs des toges portées par les professeurs et un massier, sergent d’armes.

Le massier guide le cortège

Qu’est ce qu’un massier ? Il faut remonter au Moyen Âge pour comprendre ce personnage. Lors des processions religieuses et des rentrées universitaires, il y avait en tête de cortège un sergent d’armes qui portait une masse dont la tête, garnie de petites piques, servait à écarter les curieux sur le passage des cortèges. « Cet homme-là contenait la foule en agitant sa masse »,explique Louis Krauskopf. Depuis cette époque, le personnage a traversé les siècles sans changer son rôle ou presque. Le cortège de savants et d’autorités n’a plus besoin de prendre des mesures pour assurer sa sécurité et la masse reste bien inoffensive. « C’est toujours avec plaisir et bonheur que je joue ce rôle qui peut apparaître, aux yeux des néophytes, désuet mais qui perpétue la tradition »,témoigne le massier Louis Krauskopf. C’est lui qui guide le cortège pour aller à l’amphithéâtre. Cette année, la rentrée s’effectuera à la faculté de médecine. Louis Krauskopf est vêtu d’une toge noire. Comme le vice-président étudiant. Les autres, professeurs et autres vice-présidents, offrent une palette de couleurs variées mais très codifiées. La couleur de la robe diffère en fonction de la discipline enseignée. Ainsi les professeurs de médecine portent une toge rouge vif, ceux de droit en rouge plus clair, les sciences défilent en grenade, les lettres et langues ainsi que sciences humaines et arts en jaune et le président de l’université toujours en violet. « C’est Napoléon qui fixe et impose les couleurs des toges universitaires en 1804 »,explique l’universitaire, Laurent Hablot. Ajoutant : « Les juristes conservent le rouge de la souveraineté que l’on décline alors pour les autres disciplines autour de couleurs chaudes – l’université est souvent comparée au Moyen Âge au soleil du Royaume »

A cette cérémonie, assistent notamment des étudiants, les faluchards, ceux qui portent la faluche, une coiffe aux multiples significations (lire article ci-dessous) qui participe à perpétuer la tradition de cette cérémonie très officielle.

faluche rentrée solennelle poitierspoitiers rentrée solennelle faluche étudiant

2015 – Poitiers – Faluchard : le plus vieux réseau social étudiant

Les faluchards lors de la rentrée solennelle de l’université de Poitiers en 2011.

 

Bauer et Bilbo (c’est leur surnom de faluchard) respectivement en L3 chimie et 1 ereannée de doctorat en sciences ne tarient pas d’éloges sur l’esprit faluche, la coiffe que portent les étudiants. Elle signe toute la vie de ces jeunes gens qui entrent dans un cursus universitaire. Pour les initiés, on peut lire sur ce chapeau décoré d’insignes, de couleurs, de symboles toute la vie de son propriétaire. Connaître son niveau d’études, sa vie sentimentale, ses passions etc. Tout est codifié et le (*) circulaire (la bande de tissu qui entoure la faluche) fournit moult détails. Cette coiffe traditionnelle remonte à 1888. Il en existe dans chaque université avec ses spécificités. Le centenaire de la faluche, fêté en 1988 à Reims, a accouché d’un code national pour jeter une base commune.

Aujourd’hui, les faluchards en association perpétuent une tradition dans un « esprit d’entraide et de fraternité, c’est le plus vieux réseau social étudiant ». « Nous ne voulons pas être des consommateurs de l’université mais des acteurs »,expliquent-ils. Ambassadeur de leur établissement d’enseignement supérieur (– «Nous sommes fiers d’être ici » –)et de la ville de Poitiers, ils se disent apolitique, areligieux, aconfessionnel lorsqu’ils portent leur coiffe, qu’ils ne prêtent pas et ne quittent qu’en présence du Recteur, le chancelier des universités. « C’est le seul qui peut nous demander de l’enlever ».La communauté des faluchards a un Grand Maître et un Grand Chambellan qui n’ont « que le pouvoir que nous voulons bien leur donner. Ce ne sont pas des chefs. »Ce sont eux qui décident de baptiser l’impétrant.
Les faluchards montrent l’exemple en étant responsable dans leurs sorties. Ainsi, ils se réunissent tous les mardis dans un café de la ville pour entretenir ce lien et dire aux nouveaux que l’on peut s’amuser sans tomber dans l’excès d’alcool par exemple.

(*) circulaire est au masculin

2015 – Chinon – Les étudiants réunis aux Caves painctes

Les étudiants de La Faluche, réunis hier aux Caves painctes. © dr
Les étudiants de La Faluche, réunis hier aux Caves painctes.
© dr

 

Coiffes brillantes d’insignes sur la tête, les étudiants de la confrérie La Faluche se sont accordé une après-midi chinonaise, hier.

Après une halte au pied de la statue de Rabelais, « pour le saluer et lui rendre hommage », 150 étudiants de La Faluche ont arpenté les rues de Chinon bruyamment, à renfort de chants remarqués.
Direction les Caves painctes, pour une visite assurée par Jean Méré et les Entonneurs Rabelaisiens. Mémoire de ce lieu emblématique de l’appellation Chinon, le fidèle entonneur a distillé anecdotes et extraits de textes pour permettre à son auditoire de mieux saisir l’importance du site.
Étudiants depuis quelques mois ou actifs qui gardent un lien avec le milieu estudiantin, les représentants de La Faluche revendiquent l’héritage de François Rabelais. « Nous partageons ses valeurs humanistes, le plaisir de bien boire et de bien manger »,présente Antoine Bordier, Tourangeau de 25 ans.
S’ils ont choisi les Caves painctes, c’est que la section tourangelle de l’association des étudiants de France fête cette année ses 20 ans. Habitués à la Maison de la Devinière pour ce rassemblement annuel, « nous avons voulu marquer le coup en faisant découvrir ces caves extraordinaires », conclut Antoine Bordier.

le mot
Faluche

Du nom du béret de velours noir porté par les étudiants reçus à Chinon, hier. Ornée de rubans colorés et d’insignes dorées, la faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France. Son nom viendrait d’un pain du Nord-Pas de Calais, dont il imite la forme.

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/chinon/les-etudiants-reunis-aux-caves-painctes

2014 – Poitiers – Les faluchards rois du lancer de pantoufle (+vidéo)

Sophie, charentaise au pied: le lancer de pantoufle est un sport aussi pour les faluchardes.
Sophie, charentaise au pied: le lancer de pantoufle est un sport aussi pour les faluchardes.

Connaissez-vous le lancer de charentaise? La discipline n’est certes pas homologuée aux jeux olympiques, mais à ce petit jeu-là, les faluchards de Poitiers sont d’éminents spécialistes. Vendredi matin, près du restaurant universitaire Rabelais, ils étaient une douzaine à s’adonner à ce concours régulièrement organisé pour faire parler d’eux dans les rangs estudiantins. « Pour l’instant, le record est à 24, 70 m. Mais l’an dernier, un lancer avait dépassé les 31 mètres », expliquait Paul Bonnet, vice-président de l’association des faluchards étudiants en sciences (Afes), même s’il est lui-même inscrit en psychologie. Les faluchards, qui tiennent leur nom de la fameuse faluche, ce béret traditionnel des étudiants de France depuis la fin du XIX siècle, font surtout de ce lancer de charentaises le prétexte pour mieux se faire connaître dans une fac où la confrérie purement locale des Bitards est peut-être davantage connue. Comme les Bitards, les faluchards -une centaine au total sur le campus de Poitiers-, se réclament de l’esprit rabelaisien (« avec peut-être un moindre rapport à l’alcool! », sourit Paul Bonnet), et organisent régulièrement des soirées. Les prix à rafler lors de ce concours de lancer de charentaises consistaient d’ailleurs en quelques verres offerts au Wallaby (l’ex-Connemara) où les faluchards de Poitiers se retrouvent tous les mardis soirs à partir de 21h30.

Source : https://www.centre-presse.fr/article-334077-les-faluchards-rois-du-lancer-de-pantoufle-video.html