Lille – Les origines du Singe

Éléments de contexte

Pour ma part, j’avais en tête l’article auquel Ptit Joe faisait référence et qui relatait que le Singe avait amené vivant par l’équipe d’Afrique du Sud lors d’une rencontre de rugby contre l’Université de Lille. Le singe étant resté à Lille, il devint rapidement la mascotte locale.

 

 Source : http://irhis.recherche.univ-lille3.fr/00-SiteUniversite/htdocs/sport.html

 Note : aucune mention concernant l’année de cette rencontre…

 

Qu’apporte l’article de Lille Université

Cet article fait état des traditions au sein de L’U. (ie Union des Etudiants de Lille) et plus particulièrement d’une qualifiée de « La belle tradition de l’U, c’est le singe ». 

L’article fait mention d’un « vrai singe » et qui a « l’inappréciable avantage d’être empaillé » ce qui contribue à le rendre selon l’auteur de l’article « plus vénérable, et plus propre ».

Note : notre singe rugbyman serait-il passé de vie à trépas dans la belle ville de Lille et afin d’honorer sa mémoire, les étudiants de l’Union auraient-ils pris la décision de le faire empailler… 

Il est également précisé que ce fameux singe « préside aux destinées de l’U » et que ses membres ne « sauraient vivre sans lui ».

Notre singe réside dans le « salon de la Dictature » considéré par les étudiants par « le Saint des Saints »

 

Le rituel

 Le singe est semble t-il au centre d’une cérémonie, une sorte de rituel initiatique qui est le suivant :

« Les bonzes, introduits tour à tour dans le sanctuaire (ie. La chambre de la Dictature), la tête rasée et couverte de cendre, les pieds nus, un cierge à la main, s’avancent défaillants. Chacun d’eux prononce les imprécations d’usage, vide d’un trait un grand demi et imprime ses lèvres à l’endroit consacré. Autrefois, l’extrémité caudale du singe recevait ce chaste baiser. Aujourd’hui ! … Hélas ! Trois fois hélas ! Les traditions baissent !

Note personnelle : je comprends mieux l’importance du singe et de son usage en tant qu’emblème au sein de l’Union

Le lieu du rituel – la salle du Comité

 

A propos du singe – Les insignes de l’U.E.L.

Il est à noter qu’au moins 2 matrices ont existé, par contre, je suis dans l’incapacité de pouvoir les dater et les replacer dans le temps…avis aux éventuels contributeurs

Vous connaissez le jeu des 7 erreurs, dans ce cas à vous de jouer…

 

   

 


Ajouté par Hervé Giraud le 2 décembre 2012


 

 

INTRODUCTION à la FALUCHE

La faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France et remplace la toque datant du Moyen Âge. C’est un béret de velours noir orné de rubans de couleur et d’insignes.

À l’origine, « faluche » est le nom du béret porté par plusieurs traditions estudiantines, notamment les bitards, les basochards et les faluchards. Au fil du temps, la faluche a été associée presque exclusivement aux faluchards, alors que d’autres folklores la portent.

HISTOIRE

À la suite de manifestations en 1884, nait l’Association générale des étudiants de Paris (l’«A»). Le 12 juin 1888 les étudiants parisiens sont invités à fêter les 800 ans de l’université de Bologne. La délégation française, avec leurs vêtements sombres égayés d’une cocarde à la boutonnière et d’un ruban en sautoir aux couleurs de la ville de Paris, émerveillée par la plus grande rencontre de costumes et de coiffures écolières du monde, se sentit « pauvre ». En effet, on pouvait y voir défiler toutes les formes de costumes et de coiffures des étudiants européens : les pennes des étudiants belges de facultés laïques, les Espagnols arboraient les tunas et leur capes à rubans, signe de leur appartenance à une université précise, les coiffes allemandes, larges casquettes plates sans rebords, les minces képis à petites visières des étudiants suisse, le chapeau façon Louis XI des étudiants italiens, etc. Elle décida donc d’arborer une coiffure spécifique pour les étudiants français présents. Elle choisit le béret de velours noir des habitants de la région bolonaise en souvenir du congrès qui fut, parait-il, magnifique.

Mais c’est le 25 juin 1888, lors du retour de la délégation à Paris, que la faluche est réellement lancée. Son port s’est généralisé lors du VIe centenaire de l’université de Montpellier qui eut lieu du 22 au 25 mai 1890. À l’origine, elle était portée vierge puis sont apparus le ruban circulaire, les insignes, les rubans…

paris vie étudiante Mi-Careme 1894 cafe Voltaire

Affiche 1945 Congrès de l'UNEF Union nationale des étudiants de FranceLors de l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, le port de la faluche est interdit avec une tolérance le jour de la saint Nicolas. Elle est jugée trop nationaliste ; les Allemands y voient un moyen de rassemblement et de résistance (système de messages codés avec les insignes). Pour anecdote, le 11 novembre 1940, des étudiants de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) manifestent en faluche sur les Champs-Élysées ; les Allemands ouvrent le feu (plaque commémorative près de l’Arc de Triomphe).

Mais les évènements de Mai 68 appelant à un rejet de tout carcan entraînent un rejet en masse de la coiffe étudiante.

Les codes, d’abord transmis oralement, divergeaient selon les universités. C’est pourquoi une synthèse fut faite à Lille le 8 mars 1986 ; celle-ci est inspirée du code toulousain. Il fut adopté comme code national en décembre 1986 à Toulouse et c’est à ce moment-là que débute la notion de Grand Maître. Puis en 1988, lors du centenaire de la Faluche à Reims, est édité un nouveau code plus complet tenant compte des particularités montpelliéraines. La même année a lieu le congrès des 100 ans de la faluche, à Reims. Depuis, un congrès-anniversaire a lieu tous les ans dans une ville différente.

ORGANISATION:

Les faluchards dépendent la plupart du temps d’une association étudiante de filières, d’une corporation ou d’un bureau des élèves et ceci dans la plupart des grandes villes universitaires françaises. Un Grand-Maître (GM) est alors désigné comme garant des traditions, du bon déroulement des baptêmes et du comportement des faluchards. Selon les traditions locales, il est parfois appuyé par un Grand-Chambellan (GC) qu’il choisit ou qui est élu. L’insigne de ces responsables est une croix, sur laquelle se trouve inscrit « au mérite ». Ils la portent au bout d’un ruban de la couleur de la filière qu’ils représentent. La croix de GM est émaillée de blanc et celle de GC est dorée.

Il existe également des ordres au sein de la faluche, créés au gré des années. L’appartenance à une confrérie étudiante peut être signalée sur la faluche par un ruban ou un insigne particulier à chaque confrérie.

UNE COIFFE CODIFIEE:

étudiants en faluche Les couleurs et insignes portés sur la faluche retracent la vie de l’étudiant. Un code écrit permet d’assurer une homogénéité au sein du mouvement faluchard afin que chaque étudiant puisse « lire » la faluche et ainsi connaître le parcours de chaque personne. Une synthèse des différents codes régionaux est réalisée le 8 mars 1986 à Lille. Le descendant de ce code national est remis à jour chaque année depuis le centenaire de la faluche en 1988.

 Voici une introduction rapide de la Faluche. A vous de découvrir tout ce qui fait son histoire au sein de ce site.

CONSTITUTION D’UN MUSEE:

Le but du site WWW.FALUCHE.INFO est de rassembler tout ce qui a fait, fait ou fera l’histoire de la Faluche, aussi bien en documents papiers, en vidéo, en photos qu’en pin’s. Nous tentons donc de rassembler, d’acheter tout ce qui peut nous tomber entre les mains. Malheureusement, nous sommes tous bénévoles et c’est sur nos deniers personnels que tout ceci est collecté. Ce travail, commencé il y a presque 15 ans, nous a permis de rassembler des centaines de pièces. Lire la suite…


Pourquoi des fonds sont-ils nécessaires?

Parfois, quelques uns d’entre vous se demandent pourquoi faluche.net aurait besoin de fonds pour constituer son musée. Je vous mets ci dessous les captures d’écran de plusieurs photos qui ont un intérêt historique indéniable pour la vie du monde étudiants et de la faluche. Malheureusement, à 50 euros pièces, il nous reste à gagner au loto.  😉 

Faluche musée