2011 – Pharma : un nouveau bureau pour l´H2S

L’Assemblée Générale de l’Association Amicale des Etudiants en Pharmacie de Strasbourg (AAEPS) a eu lieu le mercredi 4 mai. L’occasion d’élire un nouveau bureau, et de prospecter sur les projets à venir.

L’amicale de Pharma, ou H2S pour les intimes, est une des plus anciennes associations étudiantes de France. Créée en 1893, c’est elle qui a introduit la faluche à Strasbourg en 1909.

Pharma Strasbourg un nouveau bureau pour l´H2S  Elle a toujours été au service des étudiants grâce à des actions variées, mais aussi de part sa représentation dans les différents conseils. Cette année, dix étudiants en pharmacie sont élus au conseil de leur UFR, et un étudiant est élu au CEVU. L’association compte aujourd’hui près de 1200 membres.

Le 4 mai dernier, le bureau a été renouvelé et Victorien Brion succède à Frédéric Lesser au poste de président de l’amicale. « Je suis très content de continuer la belle aventure de l’amicale de Pharma. L’objectif est de toujours faire mieux. » déclare-t-il.

Pour cette année, outre les classiques weekends de promo, le traditionnel banquet et les habituelles soirées, on compte parmi les projets poursuivis, la rédaction de l’Héroïne, le magazine de l’amicale « désormais en ligne » précise Victorien.

Les projets de santé publique (don du sang, participation au Sidaction et au Téléthon…) seront réitérés. « Nous aimerions aussi développer l’humanitaire : si des étudiants ont un projet dans ce domaine, on peut les aider dans la logistique par exemple » explique le nouveau président.

La nouveauté pour cette année ? «  La création d’un poste de responsable Culture et Loisirs. L’année dernière, il y a déjà eu des sorties ciné et une visite des Hospices Civils de Strasbourg ; mais aujourd’hui deux personnes sont chargées de développer ces projets, notamment autour du sport et d’excursions. »

Et le grand projet, encore à l’état embryonnaire, « ce serait de refaire la Coopé ». Comprendre : le lieu de réunion et de vente de matériels, polycopiés et annales. « Agée de plus de 20 ans, elle en aurait bien besoin » poursuit Victorien.

Beaucoup de projets pour ce nouveau bureau, qui entend bien communiquer plus largement que d’habitude, « pour bien montrer la variété de nos actions, et toujours améliorer la vie étudiante ».

Et au fait, pourquoi « H2S » ? Lorsque la fac de pharma était située rue de l’Argonne, les locaux de l’amicale étaient proches d’une usine produisant du sulfure d’hydrogène (H2S). L’amicale était donc souvent envahie d’odeurs douteuses… d’où son surnom. Par la suite, un des journeaux de l’amicale s’est appelé H2S. En souvenir, l’amicale a gardé ce nom.

Reconnaissance envers leurs aînés ? Sûrement. En tout cas l’amicale de pharma demeure active, engagée et au service des étudiants. Et ça dure depuis 118 ans.

 


article trouvé sur le site de l’AFGES: http://www.afges.org/


 

1988 – Réapparition de la Faluche

Les dictionnaires ne peuvent guère les renseigner à ce sujet. Le Robert {Dictionnaire de la langue française, éd. 1977) rappelle seulement que c’est un « béret d’étudiant » (terme d’origine obscure). Le Larousse {Grand dictionnaire encyclopédique, éd. 1983), signalant que c’est un terme vieilli (dont l’étymologie serait à rechercher dans le lillois faluche, galette ?), indique que c’est le béret de velours noir des étudiants.
Ce béret aurait cent ans d’existence. Il aurait été adopté par les étudiants français à l’occasion d’un congrès international auquel tous les étudiants étrangers portaient des coiffures spéciales, généralement des casquettes de couleurs vives.
On peut se demander s’il n’a pas été choisi alors à l’imitation du béret alpin. Ne s’en coiffe-t-on pas de la même façon ? N’en a-t-il pas la forme et l’ampleur ? Serait-ce d’ailleurs une coïncidence si justement le béret alpin a également cent ans, sa description ayant été précisée par une décision ministérielle du 24 mars 1889 ? Il comporte trois parties : un bourrelet de tête d’une hauteur de 18 mm, qui se rentre à l’intérieur quand on se coiffe du béret ; une couronne et un turban qui, tissés en laine d’une seule pièce et sans couture, ne peuvent se distinguer que lorsque le béret est à plat, le turban réunissant au bourrelet la couronne dessus du béret.
La faluche comprend pareillement une couronne et un turban en velours noir d’une seule pièce, mais au lieu d’un bourrelet, un bandeau qui n’est pas rentré à l’intérieur quand on coiffe le béret. Ce bandeau, de 40 mm de hauteur environ, est traditionnellement recouvert d’un ruban de la couleur attribuée à la faculté : rouge pour les étudiants en droit, velours cramoisi pour ceux de médecine, amarante ceux des sciences, jaune d’or pour ceux des lettres et velours vert pour ceux de pharmacie.

Dans certaines associations d’étudiants, comme à Paris, la faluche ne comporte pas ce seul ruban sur le bandeau, mais parfois bien d’autres ornements : rubans au travers de la couronne, divers insignes généralement métalliques sur le bandeau ou la couronne, armoiries de la ville universitaire brodées ou sur écusson de métal, etc. Il n’est évidemment pas question de les décrire ici, ni d’en indiquer la signification.

Cette réapparition de la faluche sera-t-elle durable ? Ce que l’on peut en dire actuellement, c’est qu’à Paris, elle serait portée par quelques étudiants en droit et en pharmacie. Pour ces derniers, en juin 1988, une quarantaine d’étudiants s’en était procuré une et beaucoup plus en province. La photo ci-jointe représente une manifestation en l’honneur de la faluche organisée le 22 juin 1988 à laquelle Mlle le Professeur Bournique avait été invitée ainsi que moi-même en qualité de président de la Société d’Histoire de la Pharmacie.

 

GROUPE D'ÉTUDIANTS EN PHARMACIE PARISIENS PORTANT LA FALUCHE

GROUPE D’ÉTUDIANTS EN PHARMACIE PARISIENS PORTANT LA FALUCHE
(au premier plan, M. le Doyen honoraire G. Dillemann et Mlle le Pr C. Bournique)

Georges DILLEMANN.

 


In: Revue d’histoire de la pharmacie, 76e année, N. 279, 1988. pp. 369-370.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pharm_0035-2349_1988_num_76_279_3005