2015 – Poitiers – Faluchard : le plus vieux réseau social étudiant

Les faluchards lors de la rentrée solennelle de l’université de Poitiers en 2011.

 

Bauer et Bilbo (c’est leur surnom de faluchard) respectivement en L3 chimie et 1 ereannée de doctorat en sciences ne tarient pas d’éloges sur l’esprit faluche, la coiffe que portent les étudiants. Elle signe toute la vie de ces jeunes gens qui entrent dans un cursus universitaire. Pour les initiés, on peut lire sur ce chapeau décoré d’insignes, de couleurs, de symboles toute la vie de son propriétaire. Connaître son niveau d’études, sa vie sentimentale, ses passions etc. Tout est codifié et le (*) circulaire (la bande de tissu qui entoure la faluche) fournit moult détails. Cette coiffe traditionnelle remonte à 1888. Il en existe dans chaque université avec ses spécificités. Le centenaire de la faluche, fêté en 1988 à Reims, a accouché d’un code national pour jeter une base commune.

Aujourd’hui, les faluchards en association perpétuent une tradition dans un « esprit d’entraide et de fraternité, c’est le plus vieux réseau social étudiant ». « Nous ne voulons pas être des consommateurs de l’université mais des acteurs »,expliquent-ils. Ambassadeur de leur établissement d’enseignement supérieur (– «Nous sommes fiers d’être ici » –)et de la ville de Poitiers, ils se disent apolitique, areligieux, aconfessionnel lorsqu’ils portent leur coiffe, qu’ils ne prêtent pas et ne quittent qu’en présence du Recteur, le chancelier des universités. « C’est le seul qui peut nous demander de l’enlever ».La communauté des faluchards a un Grand Maître et un Grand Chambellan qui n’ont « que le pouvoir que nous voulons bien leur donner. Ce ne sont pas des chefs. »Ce sont eux qui décident de baptiser l’impétrant.
Les faluchards montrent l’exemple en étant responsable dans leurs sorties. Ainsi, ils se réunissent tous les mardis dans un café de la ville pour entretenir ce lien et dire aux nouveaux que l’on peut s’amuser sans tomber dans l’excès d’alcool par exemple.

(*) circulaire est au masculin

Monôme1935 et étudiants perturbateurs

La vie étudiante Poitevine a toujours été très animée,

pour preuve ce petit article humouristique sur le monôme de décembre 1935 de Poitiers paru dans Scapin, revue des étudiants de l’Université de Poitiers.

Les étudiants ont toujours étés une foule jeune, bruyante et chahuteuse avec comme passe temps favoris de railler la police et moquer le bourgeois.

 c’est avec humour que le rédacteur compare le monôme étudiant au rassemblement d’une ligue, mouvements extrémistes fleurissant dans l’entre deux guerres et dont la dissolution venait d’être ordonnée.

Ils ont des uniformes (la faluche), des animaux de combat (le Bitard) et résistent à la police comme des troupes de choc!

Bonne lecture

McFly

2012 – Les bitards reviennent en fanfare

Les Bitards reviennent en fanfare

Les Bitards ne sont pas passés inaperçus samedi matin sur le marché de Notre-Dame pour annoncer la tenue imminente de leur “semaine estudiantine”.

Ils sont la plus rabelaisienne des coquetteries de Poitiers. Samedi matin, derrière l’église Notre-Dame et devant des terrasses de cafés illuminées d’un soleil tout printanier, les Bitards n’ont pas failli à la gaillarde tradition: c’est en fanfare, en l’occurrence avec « l’émanation sonore » de l’Ordre, les Chiures de Mouches, qu’ils ont dynamité cette partie du marché à quelques jours du début de leur fameuse « semaine estudiantine » qui célèbre cette année encore, comme toutes les précédentes, sa… 69 édition (voir ci-contre).

Le Grand Escriturier est une fille…

Mais en 2012, à l’heure des réseaux sociaux et des smart-phones, qu’est-ce-qui pousse donc d’innocents jeunes Poitevins à rejoindre le très ancien et vénérable Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T!) (1)? « Le plaisir de perpétuer la tradition estudiantine de Poitiers », répond avec fierté le Grand Maistre, par ailleurs étudiant infirmier. Il faut dire que sous ses contours éthylo-grivois, ladite tradition ne laisse rien au hasard: le Grand Maistre a été élu à l’issue d’une véritable élection au mois de septembre dernier. « Dans un lieu tenu secret et après un vote à plusieurs tours. Nous étions une trentaine de participants et autant de candidats. Mais c’est moi qui ai le mieux dit n’importe quoi! », se félicite-il. Après l’élection, c’est à lui qu’est revenu l’insigne honneur de nommer son gouvernement, autrement dit tous ses grands conseillers: les grands Bitardier, Sommelier, Intendant, Escriturier, Argentier et Chantre. Sans oublier, surtout pas, la Grande Capière: « C’est la chef des chabousses, reconnaissables à leurs capes vertes… et parce que ce sont des filles. » Car depuis déjà une bonne trentaine d’années, les dignitaires de l’ordre du Vénéré Bitard (L.S.T!) se sont ouverts à la gent féminine. Au point que l’actuel Grand Escriturier est une escriturière (si l’on peut dire), forcément bien née puisque sa mère fut en son temps, les années 80-90, nommée commandeur des Bitards. Malgré la demi-douzaine de demoiselles, la rabelaisienne confrérie reste toutefois à forte majorité mâle, et pas seulement pour mener « la grande quéquête » qui fait la tournée des bars en janvier au rythme des « Chiures de mouches » et d’autres fanfares estudiantines invitées (venues de Lyon et Paris, il y a deux mois). En vérité, la faluche des Bitards s’enorgueillit de n’offrir guère de prises à une très versatile modernité. Comme le souligne joliment mais fermement le Grand Maistre en personne: « L’Ordre ne s’adapte pas, ce sont les gens qui s’adaptent à l’Ordre. »

(1) Malheur au plumitif de service qui oublierait de préciser les sigles de « Loué-SoiT-il! » après avoir osé écrire le nom de l’animal mythique qui a donné son nom à la confrérie.

repères

Au programme de la semaine estudiantineC’est toujours, depuis des temps immémoriaux, la 69 édition. Ce sera donc toujours le cas cette année pour la semaine estudiantine organisée par l’Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T!). Du 2 avril au 8 avril, on verra donc à Poitiers les dignitaires de l’Ordre un peu plus souvent qu’à l’accoutumée pour animer le campus, offrir des verres et plus si affinités. Parmi les principaux rendez-vous, citons la tournée des amphis (lundi 2 avril, dès 8h!), l’arrivée du Vénéré Bitard (L.S.T!) au Pont Joubert le mardi 3 avril à 14h45, la tournée des autorités (commissariat, rectorat, mairie) le vendredi 6 avril après-midi ou encore la chasse au Bitard (L.S.T!) le samedi 7 avril (rendez-vous à 11h42 précises au RU Rabelais). Le programme complet de la semaine est disponible sur le site: http://ordredubitard.free.fr

Frédéric Delâge

bitard faluche etudiant poitiers


Article trouvé sur : http://www.centre-presse.fr/article-189094-les-bitards-reviennent-br-en-fanfare.html

Musée de la Faluche – Appel aux dons

Le but du site WWW.FALUCHE.NET est de rassembler tout ce qui a fait, fait ou fera l’histoire de la Faluche, aussi bien en documents papiers, en vidéo, en photos qu’en pin’s. Nous tentons donc de rassembler, d’acheter tout ce qui peut nous tomber entre les mains. Malheureusement, nous sommes tous bénévoles et c’est sur nos deniers personnels que tout ceci est collecté. Ce travail, commencé il y a presque 15 ans, nous a permis de rassembler des centaines de pièces.

Expoistion musée de la faluche
Exposition réalisée en mairie de Poitiers en 2006

Au travers de cet article, je demande aux responsables d’associations étudiantes et de corpos, de Grands Maîtres gardiens des traditions, à tous les faluchards motivés de nous envoyer tout ce qui a fait l’histoire de l’année universitaire de votre fac, de vos corpos: coupures de presses, pin’s, autocollants, journaux étudiants, journaux faluchards, affiches des soirées, des galas,… Cela peut sembler superflu maintenant, mais dans 10 ans, 20 ou 50 ans, tout ceci sera déjà répertorié dans ce site et au sein du musée que nous constituons petit à petit.
Cela ne coute que quelques euros pour une corpo mais si chacune faisait cela chaque année, cela serait ééééénorme pour nous! Nous en appelons donc à la générosité des assos et au dévouement des faluchards.

Vous pouvez me contacter directment sur ptit.joe@gmail.com

Faluchement vôtre

expoistion musée de la faluche
Exposition réalisée en mairie de Poitiers en 2006

P’tit Joe
CoFondateur de www.faluchet.net et associé.

 

2012 – la 69ème semaine du Bitard

Comme on prend trop souvent les Bitards pour des boit-sans-soif, M. Echo a tenu à réparer une injustice : non, les dignitaires de l’Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T !) n’ont pas forcément besoin d’alcool pour se distinguer et faire la fête. Cette photo de leur fameuse fanfare, les Chiures de Mouches, prise ce samedi matin derrière l’église Notre-Dame de Poitiers, en témoigne. Ce sont bien deux inoffensives bouteilles d’eau qui accompagnent nos étudiants musiciens. L’histoire ne dit toutefois pas si la sobriété a duré plus de temps que celui d’un cliché…

Les Bitards ne boivent que de l’eau !
Les Bitards ne boivent que de l’eau !

 

Source : http://leblogdemonsieurecho.wordpress.com/2012/03/24/les-bitards-ne-boivent-que-de-leau/

bitard poitiers etudiant faluche

Les Bitards ne boivent que de l’eau !

1994 – Mémoire – LA FALUCHE une forme de sociabilité estudiantine – Révisé

Manuel SEGURA – Tomes 1 et 2

Manuel segura faluche maitrise histoire

Ce sujet de maîtrise peut paraître farfelu, et pourtant il y aurait tant à dire sur la faluche et ceux qui l’ont portée. Quand, avec quelques camarades, nous avons voulu remettre la faluche d’actualité à la faculté d’Histoire de Poitiers, nous nous sommes heurtés à différents problèmes; nous avions des codes de la faluche différents, nous ne savions rien de l’organisation que nécessitait la faluche, et, si elle en nécessitait une.
Il nous manquait un témoignage, une trace écrite pour nous guider. Faire un mémoire sur la faluche, c’est laisser la possibilité à de futurs étudiants qui en auraient envie, de réactualiser la faluche si celle-ci venait à disparaître.
Faire un mémoire sur la faluche c’est aussi s’intéresser à un phénomène de société. En effet, depuis deux ou trois ans on ne compte plus les livres ou les articles de journaux et de revues consacrés à la faluche et aux faluchards, les porteurs de faluche. Aborder ce sujet, c’est aussi aborder un siècle d’Histoire de France, d’un point de vue original, surtout à notre époque que marque le retour aux traditions folkloriques.

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