2017 – Code national de la Faluche – 129ème anniversaire – Montpellier

D’après les décisions des Croix, lors :

Centenaire de la Faluche

Reims les 25 et 26 Juin 1988

États Généraux de la Faluche

Dijon, les 23, 24 et 25 Juin 1989

Convention Nationale de la Faluche

Lille les 22, 23 et 24 juin 1990
Congrès Nationaux de la faluche
Clermont-Ferrand, les 23, 24 et 25 Juin 1991
Poitiers les 24, 25 et 26 Juin 1992
Nancy, les 3, 4 et 5 Juillet 1993
Toulouse les 1, 2 et 3 Juillet 1994
Paris les 30 Juin, 1 et 2 Juillet 1995
Orléans les 28, 29 et 30 Juin 1996
Montpellier les 27, 28 et 29 Juin 1997
Reims les 2, 3 et 4 Juillet 1998
Grenoble les 25, 26 et 27 Juin 1999
Lille les 30 Juin, 1 et 2 Juillet 2000
Poitiers les 29, 30 Juin et 1 Juillet 2001
Paris les 28, 29 et 30 Juin 2002
Bordeaux les 27, 28 et 29 Juin 2003
Toulouse les 2, 3 et 4 Juillet 2004
Lyon les 8, 9 et 10 Juillet 2005
Onzain les 7, 8 et 9 Juillet 2006
Montpellier les 29, 30 Juin et 1 Juillet 2007
Reims les 4, 5 et 6 Juillet 2008
Strasbourg les 3, 4 et 5 Juillet 2009
Grenoble les 2, 3 et 4 Juillet 2010
Aix-en-Provence les 7, 8 et 9 Juillet 2011
Paris les 6, 7 et 8 Juillet 2012
Nantes les 5, 6 et 7 Juillet 2013
Toulouse les 4, 5 et 6 Juillet 2014
Rouen les 3, 4 et 5 Juillet 2015
Lille les 1, 2 et 3 Juillet 2016
Montpellier les 30 Juin, 1 et 2 Juillet 2017

Notre béret d’étudiant fut ramené de Bologne, en juin 1888, par la délégation
française d’un congrès international d’étudiants qui, jalouse de voir le chapeau façon
Louis XI des étudiants Italiens et la casquette plate des étudiants belges et allemands,
décida d’avoir une coiffure spécifique aux étudiants français. Elle adopta le béret de
velours des habitants de la région bolonaise, en souvenir du congrès qui fut, paraît-il,
magnifique.

Article I

La faluche est la coiffe traditionnelle des étudiants de France. Elle a remplacé la toque datant du Moyen-Âge. Les étudiants français l’ont ramenée de Bologne, lors d’un congrès international d’étudiants où ils adoptèrent le béret de velours des habitants de la région bolonaise, le 12 juin 1888.

Article II

La faluche est portée de nos jours dans certaines facultés et écoles, d’une manière habituelle ou à titre exceptionnel, lors de manifestations estudiantines. On ne l’enlève pas, même devant un professeur, sauf s’il a le rang de recteur. Elle ne se réclame d’aucune appartenance politique, religieuse ou syndicale.

Article III

Escholier, il est interdit de faire de la faluche une succursale de Monoprix. Elle doit être le parchemin qui s’enorgueillit toujours de nouvelles richesses de l’histoire de l’étudiant. A ce titre le Grand Maître (peu importe lequel) peut décider de faire enlever un insigne qu’il juge non représentatif de l’étudiant.

Article IV

L’étudiant doit se conformer à ces dispositions assez larges pour permettre toute fantaisie, assez strictes pour réaliser l’uniformité.

Article V

La faluche comporte deux parties :

  1. Le ruban circulaire avec ses emblèmes (cursus estudiantin).
  2. Le velours noir avec ses rubans et insignes.

Article VI

Le ruban circulaire est à la couleur de la discipline principale. Pour les disciplines secondaires (double inscription), on placera sur le bord supérieur du ruban de la discipline principale, un ruban plus mince aux couleurs de cette (ou ces) discipline(s) annexe(s).
Voici les couleurs nationalement adoptées, basées à l’origine sur celles des toges doctorales et professorales des universités françaises :

Filière Couleur
Chirurgie dentaire Velours violet
Médecine Velours rouge
Ostéopathie Velours bleu
Paramédical Velours rose
Pharmacie, Préparateur en pharmacie Velours vert
PAES, Prépas santé Velours marron
Sage-Femme Velours fuchsia
Vétérinaire Velours bordeaux
Administration Économique et Sociale (AES) Satin vert clair
Architecture, Beaux-arts, Cinéma, Arts du spectacle Satin bleu
Classes préparatoires Satin marron
Communication Satin suivant l’UFR de rattachement
Droit Satin rouge
Écoles de commerce, gestion, communication, journalisme Satin vert & rouge
Écoles d’ingénieurs Satin bleu & noir
Écoles de notariat Satin rouge & noir
ESPE Satin aux couleurs de la discipline étudiée
Filières sportives Satin vert foncé
IUT & BTS Satin blanc
IUP Satin aux couleurs de la discipline étudiée
Lettres, Langues, Sciences humaines et sociales Satin jaune
Musique, Musicologie Satin argenté
Œnologie Satin saumon
Sciences Satin violet
Sciences économiques, Gestion, IAE Satin orange
Sciences politiques Satin bleu & rouge

Article VII

Sur le ruban circulaire doivent figurer :

  1. Le baccalauréat
   
Bac L φ
Bac ES β
Bac S ε
Bac International Lettre “i” après le bac principal
Autres bacs Lettre ou initiales correspondantes
Capacitaire Lettre “C”
DAEU Lettres DAEU

NB : A la fin du cursus pourra figurer un petit « a » pour l’agrégation et/ou un petit « c »
pour le CAPES, suivis d’une petite palme.

  1. L’emblème de la discipline
Filière Insigne
Administration Économique et Sociale “AES”
Archéologie Sphinx
Architecture Équerre & Compas
Arts du spectacle Masque de comédie
Beaux-arts Palette & Pinceau
BTS “BTS”
Chirurgie dentaire Molaire
Cinéma Clap de cinéma
Classes préparatoires Chouette bicéphale
Communication Caducée Mercure
Droit Glaive & Balance
École de commerce, gestion, communication, journalisme Caducée Mercure
École d’ingénieur Étoile & Foudre
École notariale Glaive & Balance
ESPE “ESPE”
Filières sportives Coq
Géographie Globe
Histoire Casque de Périclès
Infirmier Caducée infirmier
IUT “IUT”
IUP “IUP”
Kiné Caducée Mercure
Lettres, Langues Livre ouvert & Plume
Médecine Caducée médecine
Musique, Musicologie Lyre
OEnologie Grappe de raisin
Ostéopathie Sphénoïde
Paramédical Ciseaux
PAES Tête de mort sur fémurs croisés
Pharmacie Caducée de pharmacie
Philosophie φ
Préparateurs en pharmacie Mortier & Pilon
Psychologie ψ
Sage-femme Ânkh
Sciences Palmes croisées de chêne & de laurier
+ initiales de la filière
Sciences économiques Caducée Mercure
Sciences politiques Parapluie
Social Initiales de la filière
Sociologie Grenouille
Vétérinaire Tête de cheval

NB : Le cas de la L1 Santé. En cas de le L1 réussie, la première année sera sanctionnée par un velours de la même couleur que la L2 (idem pour l’emblème). En cas de L1 échouée ou en cours, la première année sera sanctionnée par le velours marron (avec pour emblème la tête de mort sur fémurs croisé).

  1. Le cursus universitaire
    • Une étoile dorée par année d’études (se place en début d’année).
    • Une large palme placée à coté de l’étoile de l’année pour le major de promotion.
    • Une étoile argentée pour les années redoublées ou blanches.
    • Les années de disciplines annexes seront de taille plus petite.
    • La première étoile sera placée sur un petit ruban disposé de biais, de couleur bleue pour les facultés ou établissements d’État, blanche pour les facultés catholiques, écoles ou instituts privés. En cas de changement d’établissement du public vers le privé ou inversement, on placera un nouveau ruban sous l’étoile de l’année de changement.
    • Une simple palme à la fin de chaque cycle (s’il n’y a pas de diplôme correspondant).
    • Une double palme croisée de lauriers pour chaque diplôme obtenu (DEUG, DUT, BTS,
      licence, maîtrise, DU, DE, …).
    • À côté de l’étoile de l’année :
    • Une tête de vache pour tout échec aux examens de première session et réussite aux rattrapages.
    • Une tête de mort pour abandon d’une discipline.
    • Les années validées par équivalence seront marquées par un « e » remplaçant l’étoile.
    • Les années en alternance seront marquées par un “a” en dessous de l’étoile correspondante.
    • Un drapeau du pays sera placé sous l’étoile de l’année d’étude si une partie quelconque de celle ci se déroule à l’étranger.
    • Une quille pendra du ruban à l’endroit du cursus où aura été effectué le service militaire.

Article VIII

Le velours peut comporter :

  1. Les insignes

    • Des associations et clubs étudiants auxquels vous avez appartenu ou appartenez.
    • Des congrès et week-ends estudiantins auxquels vous avez participé.
    • Des villes où vous avez séjourné pour motifs étudiants.
    • Des établissement scolaires auxquels vous avez appartenu.
      Tous les insignes doivent être constitués de matériaux nobles.
  2. La devise
    En grec, en latin, en français, en hébreu, en langue régionale, en patois … elle s’inscrit en toutes lettres dans la langue correspondante, sur le velours du frontal à l’occipital à la gauche du ruban de province natale.

  3. Les armes personnelles

  4. Les symboles

Insigne Signification
Bacchus troué Personne abstème
Chameau À l’endroit : Célibataire
À l’envers : Coeur pris dans l’antichambre du mariage
Cochon À l’endroit : N’a pas été intégré
À l’envers : A été intégré
Épi de blé Radin
Épi de blé croisé faucille Chanceux aux examens
Fer à cheval Chanceux
Feuille de vigne Perte de la virginité masculine
Fourchette Amour des plaisirs de la table
Grappe de raisin Amour du bon vin
Lyre Amour de la musique
Masque de comédie Amour des arts de la scène et du cinéma
Palette vernie Amour des arts plastiques
Pendu Marié(e) ou pacsé(é)
Plume Amour de la littérature
Rose Perte de la virginité féminine
Sphinx Polyglotte (Langue des signes incluse)
Squelette À l’endroit : Amour de l’anatomie
À l’envers : Amour de l’anatomie du sexe opposé
À l’envers avec une pointe de diamant entre les jambes : Homosexuel

Insignes décernés par le ou la partenaire :

Insigne Signification
Épée Fin baiseur
Flèche Éjaculateur précoce
Lime Acte laborieux et difficile

Insignes décernés par un Grand Maître :

Insigne Signification
Anneaux olympiques Excellence sportive universitaire
Bacchus Dignité dans l’ivresse (retournable et retirable)
Bouteille de Bordeaux Cuite certifiée (possibilité de coefficient multiplicateur)
Bouteille de Champagne Coma éthylique certifié
Chouette Oiseau de nuit
Clé de sol Digne chanteur de paillarde
Coq Grande gueule sachant l’ouvrir
Cor de chasse Grand chasseur devant l’éternel
Fourchette sur ruban bleu Cordon bleu
Hache Prise de guerre (Acte exceptionnel à ne pas confondre avec vandalisme)
Mammouth Gardien des traditions
Poule Personne très chaude
Singe Quémandeur d’insignes (empêche de recevoir tout autre insigne)
Sou troué Nuit passée au poste pour motif étudiant
Volant Conducteur de fin de soirée

Insigne placé sur le ruban d’association :

Abeille Travail et minutie associative

Article IX

Lors d’une garde assurée par un étudiant en santé, tout passage de vie à trépas sera sanctionné par une unique faux placée sur le velours noir.

Article X

Sur le velours figurent aussi les rubans supérieurs de gauche à droite, du frontal à l’occipital :

  1. Ruban de ville de faculté
    Ruban perpendiculaire à celui de l’association, aux couleurs de la ville de faculté, surmonté d’un écusson.
    L’étudiant changeant de ville de faculté (France ou étranger) placera parallèlement et en arrière du précédent, un ruban surmonté d’un écusson, aux couleurs de sa nouvelle ville universitaire, et l’année de changement en chiffres.

  2. Ruban d’association
    Ruban aux couleurs de l’association précisant la place occupée par l’étudiant.

  3. Pour les représentants des associations

    • Pour les membres du conseil d’administration et du bureau d’association régionale : un ruban aux couleurs de la ville d’élection.
    • Pour les élus et délégués au plan national :
      • Pour les membres du conseil d’administration des associations, unions, fédérations nationales : un ruban tricolore.
      • Pour les membres de bureau : un ruban tricolore avec un filet blanc de chaque coté.
      • Pour le président : un ruban tricolore avec une bande blanche de chaque coté.
        • Pour les élus ou délégués au plan européen : Les couleurs de l’Europe.
        • Pour les élus ou délégués au plan international : les couleurs de l’ONU. Le délégué placera le ruban de plus haut grade.
  4. Élus au conseil d’UFR, conseils d’université, conseils régionaux et nationaux
    L’élu placera, du frontal à l’occipital, un ruban de couleur jaune dont l’extrémité occipitale sera laissée libre. Sur ce pendentif seront placées par mandat :

    • Une grenouille argentée pour les élus au conseil d’UFR.
    • Une grenouille dorée pour les élus au conseil d’université.
    • Une tortue argentée pour les élus au CROUS.
    • Une tortue dorée pour les élus au CNOUS.
    • Les initiales des autres conseils (CNESER, OVE, COMUE, …).
    • Une étoile dorée pour VPE d’université.
    • Une étoile argentée pour le VPE d’UFR ou de CA d’IUT.
    • Une étoile dorée par mandat de délégués mutualistes (sur un petit ruban bleu).
    • Un Glaive & Balance pour les élus au conseil disciplinaire.
  5. Les rubans de province et de ville de naissance
    Surmontés des écussons en toile correspondants.

Article XI

La faluche montpelliéraine se distingue par la présence de quatre crevés aux couleurs de la discipline principale étudiée, divisant ainsi le couvre-chef en quatre parties de velours noir égales. Ce “privilège” est réservé aux seuls étudiants de l’Université de Montpellier, en hommage à François Rabelais qui y fit ses études de médecine au XVIème siècle. Il enseigna la médecine à Montpellier qui est la plus ancienne université française (XIIème siècle). Les disciplines médicales ont conservé les couleurs traditionnelles :

Médecine 4 crevés bordeaux
Pharmacie 4 crevés verts
Chirurgie dentaire 2 crevés bordeaux & 2 crevés violets
Paramédical 4 crevés roses

Article XII

Tout étudiant ayant, au cours de sortie, repas, ou soirée, tiré un coup en bonne et due forme, devra mettre à l’intérieur de sa faluche :

  • Une carotte : Signe de son acte valeureux et digne du grand baisouillard qu’il est.
  • Un poireau : Pour une pipe dûment accomplie.
  • Un navet : Pour l’enculage.
  • Une betterave : Pour un cunnilingus.

Pour tout dépucelage, il aura droit, suivant l’endroit, à deux légumes placés en X.
Ceci sous l’oeil attentif des anciens, dignes contrôleurs des actes accomplis. Ils contrôleront en particulier que l’étudiant était sorti couvert. En espérant voir les faluches se transformer durant les années estudiantines, en de véritables potagers.

Article XIII

Dans chaque faculté ou école ou ville, il sera procédé à l’élection d’un Grand Maître, choisi par les faluchards au vu de ses mérites, et dont le tâche principale sera de veiller à l’application des principes de base qui régissent le port de la faluche. Le GM est le garant des traditions, il veille aux baptêmes des étudiants de sa filière et fait procéder l’élection de son successeur.
Sa distinction est une croix du mérite émaillée de blanc soutenue par un ruban aux couleurs de la discipline. Lui seul est en mesure de décerner le Bacchus, l’abeille, la chouette, le coq, … (voir article VIII). Il doit en outre certifier, avec le concours de trois autres porteurs de faluche, l’acquisition de bouteilles.
Il existe aussi des Grands Chambellans (GC) qui assistent le Grand Maître dans sa tâche. Leur distinction est une croix au mérite non émaillée soutenue par un ruban à la couleur de la discipline ou de la ville du mandat.

Article XIV

Toute faluche devra être baptisée par un Grand Maître (ou un de ses représentants légitimes) de la filière ou de la ville (de la dite Faluche) sous l’oeil attentif des anciens.

Article XV

La faluche doit être portée dans toute cérémonie : repas, soirées, sorties estudiantines,…

Article XVI

Toute personne demandant à voir le potager particulier (intérieur de la faluche) d’un(e) faluchard(e), devra comme il se doit, en passer par les armes suivant les goûts dudit étudiant, choisissant le lieu, le jour et l’heure. La faluche représentant la vie d’un étudiant, toute personne mettant une faluche ne lui appartenant pas devra subir une épreuve qu’aura choisie le propriétaire de la faluche en question.

Article XVII

La faluche est le parchemin qui s’enorgueillit des expériences de son récipiendaire, qui n’est que l’humble ambassadeur de notre communauté, de ses traditions et de son histoire. Toutes les personnes qui, par leur comportement collectif ou individuel, jetteraient l’opprobre sur notre communauté, seront sanctionnées comme il se doit. De la même manière, toute personne qui, par son comportement individuel, porterait atteinte à ses semblables sera tout autant sanctionnée par les personnes devant qui elle devra en répondre : qu’il s’agisse des parrains-marraines, des croix, ou des anciens. D’autre part, tout étudiant surpris en train de baptiser sans être porteur d’une faluche sera lui-même considéré comme impétrant. A ce titre, il encourt les pires sévices…

Les croix de France

La couture

(ndlr: les croix ont chié cette partie là en inversant A et B)

A. Côté officiel – Titres et insignes officiels (art. VIII §1 et X §1 à 3, cf Figure 1)

  • a Ruban aux couleurs de la ville de faculté surmonté de l’écusson en toile (i)
  • b Ruban d’association
    • b1 Simple adhérent de l’association
    • b2 Élu ou coopté au sein de l’association
  • c Ruban des représentants d’associations
  • d Ruban de conseil d’UFR ou d’université

B. Côté officiel – Pin’s de congrès et de week-ends estudiantins

C. Côté personnel (art. VIII §2 à 4 et X §4) : coq, cochon, squelette, chameau, …

  • e Couleur de la ville natale
  • f Couleur de la province natale
  • g Écusson de la ville natale
  • h Écusson de la province natale

D. Côté voyage

Couture Faluche

2017 – Poitiers – Le Manneken-Pis habillé par les Bitards

La 71 e semaine de l’ordre du vénéré Bitard (Loué soit-il) s’est achevée en fin de semaine dernière par la traditionnelle visite des autorités de « Bitardbourg », nouveau nom donné à Poitiers pendant une semaine. Le commissariat de police intégrait inévitablement le circuit de remerciements du grand maistre, accompagné de ses adjoints, grand intendant, sommelier ou argentier. « Ici, tous les ans, nous vous offrons la garde-à-vue ! », ont rappelé les commandants de police qui avaient préparé un breuvage sans alcool. Un défi pour les dignitaires d’un ordre dédié à célébrer l’héritage orgiaque du regretté Rabelais, étudiant de Poitiers, en 1431. Les sons entêtants de la fanfare ont aidé à faire couler.

La semaine de l’ordre du vénéré Bitard (LST) est le seul moment de l’année où l’une des six copies du Manneken-Pis Bruxellois existante au monde, exposée dans le hall d’accueil du commissariat, a droit à un relooking inédit : habituellement vêtu d’un uniforme, le petit bonhomme du sculpteur Jérôme Duquesnoy (1619) se transforme également en bitard (notre photo) ! Présent depuis le 22 mai 1950 à Poitiers, le Manneken-Pis avait été offert par les policiers belges, en reconnaissance de l’accueil lorsqu’ils étaient réfugiés dans la Vienne, en 1940.

X.B.

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/le-manneken-pis-habille-par-les-bitards

2016 – Poitiers – Et du rosé gicla de la blanche verge !

Désormais la Verge des Bitards fonctionne comme une fontaine… et distribuera du rosé pour les grandes occasions.

Elle pèse presque une tonne et envoie du rosé dans les gosiers. La nouvelle quéquette de l’ordre du vénéré Bitard (Loué soit-il) redressée ce week-end a été inaugurée ce lundi sur le campus en présence de quelques autorités. L’ancien modèle avait été détruit lors de travaux d’aménagement en octobre dernier.
L’originalité de la nouvelle sculpture est de fonctionner comme une fontaine grâce à un tuyau glissé à l’intérieur. Mais le dispositif ne fonctionnera que pour les grandes occasions. Le reste de l’année, on pourra toujours venir se prendre en photo devant ce haut monument poitevin. Cette « Blanche Verge et les sept mains » a encore de beaux jours devant elle.

Désormais la Verge des Bitards fonctionne comme une fontaine… et distribuera du rosé pour les grandes occasions.
Désormais la Verge des Bitards fonctionne comme une fontaine… et distribuera du rosé pour les grandes occasions.

Source : https://leblogdemonsieurecho.wordpress.com/2016/04/25/et-du-rose-gicla-de-la-blanche-verge/

Partition ‘”L’Etudiant Passe”

 “L’étudiant passe”

Lo studente passa” fût écrit en 1929 par Enrico Maria Chiappo, sur une musique de Julio Cesar Ibanez. Elle fût notamment traduite en français sous le nom de “L’Etudiant Passe”, et en allemand comme “Der Student Geht Vorbei“. Une version de février 1932, interprétée par Darcelys, est disponible en ligne.

La chanson relate une histoire d’amour entre un jeune homme venu de province à Turin pour ses études de Médecine, et une demoiselle ouvrière. Leur amourette finira brutalement lorsque l’étudiant obtiendra son diplôme: devenant bourgeois, il serait indigne de sa condition que d’entretenir une relation de ce type ou de se marier avec une simple ouvrière.

L’histoire est basée sur une comédie datant de 1911 et intitulée “Addio Giovinezza!” (“Adieu Jeunesse!”). Cette comédie en 3 actes, écrite par Sandro Camasio et Nino Oxilia, eut beaucoup de succès, et a été mise en scène, pendant les années suivantes,  dans quatre films (trois muets).  Le film de 1940, le plus réussi et le plus chanceux, est disponible en libre-accès en ligne. En 1915, le musicien Giuseppe Pietri également a tiré de cette comédie une opérette.

En 1935, l’intrigue de “Addio Giovinezza ! ” a donné lieu à une nouvelle chanson intitulée “Piemontesina“, dont les paroles [1] suivent la même trame que “Lo Studente Passa” (à la différence que le nom de la jeune fille de la chanson est cette fois Rosina).

 

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Le thème de « l’amour impossible » est récurrent dans les œuvres de fiction. Ainsi, une comédie allemande intitulée “Le prince étudiant” retrace l’histoire d’un prince venant faire ses études dans la ville de Heidelberg, et qui tombe amoureux d’une serveuse de brasserie. L’issue de leur histoire sera la même, une fois son diplôme obtenu « l’étudiant passe » et rompt avec cette fille, simple ouvrière qu’il ne peut décemment par marier.

Les illustrations des partitions représentent, en version française comme italienne, une étudiante, reconnaissable à sa coiffe (feluca pour l’Italie, faluche pour la France). Il est par contre étonnant que ce soit une étudiante qui soit représentée, car les paroles de la chanson ne parlent que d’un étudiant, et la femme n’est qu’ouvrière !

 

Différences entre les versions

Dans la version d’origine de “Lo Studente Passa“, l’histoire se déroule donc à Turin en Italie, comme dans la comédie “Addio Giovinezza!“. Mario, l’étudiant, y vient pour faire sa médecine.

La version française a bien entendu été adaptée, en se basant à Paris, mais en gardant le même corps d’études.

Une différence notable se situe sur la demoiselle: hormis son prénom passant de “Dorina” en version italienne à “Janine” en version française, sa profession est modifiée. Elle se trouve donc être dactylo à Paris dans la version allemande, et couturière à Turin.

Ce métier n’est pas anodin: à l’époque, Turin était “la ville de la mode”, et de nombreux ateliers de couture étaient logés au centre-ville, proches des Universités … On se doute bien que les étudiants passaient ainsi un temps certains à courtiser les jeunes couturières !

Une autre différence réside dans la « situation » des deux amoureux : dans la version française, ils vivent en concubinage, partageant une chambre comme le ferait un couple marié ; alors que la version italienne voit Mario et Dorina vivre séparément (Mario dans une chambre de location et Dorina chez sa famille). Il faut croire que le concubinage était à l’époque mieux toléré en France qu’en Italie !

 

Les auteurs

L’air a été composé par J.C. Ibanez, un musicien argentin. Les paroles ont quant à elles été écrites par E.M. Chiappo (Turin, 1892-1961 [4]), un éditeur musical et fabricant de pianos particulièrement connu à Turin. Il était de la famille de Felice Chiappo, qui fonda en 1825 la Maison du même nom.

Concernant les auteurs de “Addio Giovinezza”: Nino Oxilia était un poète,  auteur de pièces de théâtre et metteur en scène de cinéma muet; Sandro Camasio était journaliste, également auteur de pièces de théâtre et metteur en scène. L’un comme l’autre sont morts jeunes, Oxilia pendant la 1ère Guerre Mondiale, et Camasio des suites d’une méningite. Ils écrivirent Addio Giovinezza durant leurs années d’études à l’Université de Turin. 

A gauche: J.C. Ibanez. A droite: réclame de 1928 de la maison Chiappo

 

Les Catherinettes

Les “filles de la mode” à Turin étaient traditionnellement appelées “Catherinettes”. Chaque année, un bal était organisé, et les étudiants y étaient conviés. C’est souvent lors de ce bal que des histoires sentimentales arrivaient entre couturières et étudiants …

 

Affiche du dernier bal en date des Catherinettes en 1970 (à gauche), groupe de Catherinettes en 1904 (à droite)

 

Ce nom de “Catherinette” leur était donné en rapport avec Sainte-Catherine, dont la fête (le 25 novembre) célébrait les couturières.

On retrouve la même idée en France: Sainte Catherine est la patronne des filles à marier, et à Paris elle est également devenue la « protectrice » des modistes avant les années 20 (et même dès le début des années 1900, comme le suggère [5]).

A l’origine, un curé bénissait une statue de la Sainte et ce sont les filles à marier (entre 25 et 35 ans en général) qui étaient chargées de changer la coiffe de la statue. On parlait alors de “coiffer Sainte Catherine”, cérémonie qui avait lieu le 25 novembre.

          

A gauche: un curé coiffe Sainte-Catherine. A droite: groupe de Catherinettes

Avec le temps, plutôt que de coiffer la Sainte, les jeunes filles se sont mises à se coiffer elles-mêmes, avec des chapeaux en général extravagants, qui portent principalement des tons vert (couleur de l’espoir, de la foi), et jaune (couleur de la sagesse, de la fête, de la joie).

Cette tradition s’est par la suite surtout conservée dans le milieu de la mode et de la couture, car les ouvrières fleurissaient régulièrement une statue du quartier du Sentier, située à l’angle de la rue Poissonnière et de la rue Cléry (ce quartier est traditionnellement un lieu de confection de textiles), la même statue qui était coiffée le 25 novembre.

 

On retrouve ces liens entre Catherinettes et le domaine de la mode dans la chanson « les petites Catherinettes » [5], où les Maison Beer, Chérnit et Paquin (page 2) font référence à des maisons de couture [6,7].

Un grand merci à Paolo Benevelli pour ses apports documentaires, ses informations et ses pistes de recherche !

Sources

[1] Italy Word Club

[2] Le Prince Etudiant

[3] Bibliothèque Nationale de France

[4] Ricordando il trio Lescano

[5] Les petites Catherinettes, C. Mauselin et L. Mauger-Bourdelle, 1910

[6] Fashion: The Collection of the Kyoto Costume Institute : a History from the 18th to the 20th Century, Volume 1, Akiko Fukai, Taschen, 2002

[7] Encyclopaedia Universalis

 

Partition intitulée “L’Etudiant Passe”, par J.C. Ibanez.

 

faluche etudiant

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2015 – Poitiers – Bitard, Faluchard et Basochard… Il y a quoi sous ta faluche?

Ça rigole, ça picole, ça chante et ça braille. A l’occasion de la 69 semaine de l’ordre du Bitard (Loué soit-Il), nous faisons le point sur les trois ordres étudiants qui animent le campus et la ville.

Pour comprendre un peu mieux les trois ordres étudiants de Poitiers, nous avons choisi de les présenter sous quatre grandes thématiques: l’histoire, la tenue, la hiérarchie, les études.

L’histoire

Les Faluchards. Première trace de la faluche en 1888 mais il faut attendre 1980 pour voir l’apparition d’un code national que tous les Faluchards de France suivent à la lettre. A Poitiers, les premiers Faluchards apparaissent en 1990 avec les étudiants en médecine.

Les Bitards. La première trace d’une chasse au bitard dans les bois de Ligugé date de 1921, mais l’ordre a été créé en 1923 et n’est propre qu’à la ville de Poitiers.

Les Basochards. Né en 1961, le royaume de la Basoche, lié à la faculté de droit, est en sommeil depuis 2008 mais Benjamin 1, leur roi, n’a toujours pas été destitué. Date historique de la basoche à Poitiers: 1977 (lire ci-dessous)

La tenue

Les Faluchards. La faluche noire est la coiffe emblématique des étudiants faluchards. Chaque ruban, chaque insigne, chaque pin’s a une signification précise dictée par le code national de la faluche. Rien n’est fixé au hasard. Quelques exemples: le bandeau circulaire sur la faluche est en velours pour les étudiants en filière santé, en satin pour les autres. Les étoiles dorées correspondent aux années d’études. Lorsqu’elles sont argentées, elles symbolisent les échecs.

Les Bitards. Un peu comme les Faluchards, les Bitards portent la faluche avec grosso modo les mêmes codes: étoiles, palmes… « Mais on a moins de pin’s qu’eux » rigolent-ils. Le bitard porte surtout la cape. La bleue bordée de fourrure blanche pour le Grand Maître, un camaïeu pour le Grand Bitardier, une rouge pour les dignitaires (Chevaliers et Commandeurs), une blanche pour les Novices…

Les Basochards. « J’ai toujours ma couronne et le sceptre en forme de phallus chez moi », raconte Benjamin 1 qui ne sortait jamais sans pour les soirées. Tous les Basochards portent la cape noire et une faluche noire avec un ruban rouge.

La semaine des Bitards a été officiellement lancée mardi dernier devant Saint-Porchaire comme le veut la tradition depuis 1923.
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Les épingles et les rubans sur les faluches de Paul et Brieuc, fiers Faluchards, répondent à un code national très précis.

 

L’organisation

Les Faluchards. On ne devient pas Faluchard par hasard. Les « impétrants » (les nouveaux) doivent se présenter au Grand Maître (il en existe un par filière) accompagné du Grand Chambellan. Les baptêmes déterminent l’entrée dans l’ordre. On peut aussi croiser des évêques qui célèbrent des mariages d’amitié.

Les Bitards. « On se moque un peu de la hiérarchie », dit le Grand Maître. Il n’empêche. Lors de cette semaine estudiantine, le Grand Bitardier et les Chevaliers ont en charge de surveiller les Novices. D’autres grades existent: Grand Argentier, Grand Escriturier….

Les Basochards. Au royaume de la Basoche, il y a un clergé, une armée et une administration. Trois ordres eux-mêmes organisés en grades. L’armée est composée du général, du colonel, du capitaine et du sergent; le clergé est composé quant à lui du pape, du cardinal, de l’évêque et du moine. Pour finir, l’administration s’organise autour du sénéchal, du bailli, du prévôt et du jeune clerc.

Les études

Les Faluchards. Peut-on réussir ses études en étant Faluchard? Oui, affirment les étudiants qui voient surtout dans cette organisation « un réseau social » essentiel. « On se croise entre filières. Ça permet de ne pas se retrouver seul à l’université » ajoute Brieuc, étudiant en médecine.

Les Bitards. Le Grand Maître des Bitards de 2014, “Première A”, prépare une thèse sur la biologie cellulaire. Pas mal.

Les Basochards. « Beaucoup de Basochards n’ont pas brillé à la fac de droit » rigole Benjamin 1. Mais beaucoup sont devenus avocat, huissier, prof de droit… Benjamin 1 en attendant de rendre sa couronne est, dans le civil, assistant notaire.

Pour en savoir plus, on vous conseille plusieurs sites: www.faluche.info, www.ordredubitard.fr

 

Source : https://www.centre-presse.fr/article-382612-bitard-faluchard-et-basochard-il-y-a-quoi-sous-ta-faluche.html

2015 – Poitiers – Le Manneken-Pis des policiers est un Bitard (LST)

Poitiers

Le Manneken-Pis a été habillé d’une cape et d’une faluche.

 

Qu’on se le dise, et ce n’est pas une mince information, le Manneken-Pis (traduire par « le gamin qui pisse en néerlandais »), offert en 1940 par la police Belge au commissariat de police de Poitiers, vient de renouer avec une vieille tradition à l’occasion de la semaine du Bitard (LST). Une délégation conduite par le grand maître a été reçue par le commandant Merle. Le Manneken-Pis a été très officiellement revêtu d’une cape et d’une faluche. Et cette visite diplomatique s’est achevée comme il se devait : autour d’un partage de broyé poitevin et de jus d’orange. Un breuvage avec lequel l’un des Bitards (LST) a failli avoir un malaise. La tradition, ça du bon mais pas trop. Heureusement, il y avait un troquet juste en face !

Source: https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/le-manneken-pis-des-policiers-est-un-bitard-lst

 

45 tours “La Faluche” – Choeur Des Etudiants De L’Université Catholique De Paris

Vinyl 45 tours – La Faluche

“La Faluche” fut le Choeur des étudiants de l’Institut Catholique de Paris après la Seconde Guerre Mondiale. Il a existé sous ce nom jusqu’en 1975, avant d’être remplacé par l’association loi 1901 “Choeur et Orchestre de Musique en Sorbonne” [1]. Concernant sa date de création, il est au moins sûr que le Choeur existait en août / septembre 1949, puisqu’un curé canadien l’avait confondu avec la Chorale, groupement de scoutisme parisien [2].

 

Ce 45 tours, paru en 1963 (selon la BNF [4]) regroupe 4 chants du folklore français, sous la direction de Jacques Grimbert:

-face 1: “Quand la Marie” (folklore du Poitou) (pour l’écouter, cliquez >> ici << )

{youtube}pMoV2z1Mrpg{/youtube}

-face 1: “Colchiques dans les prés” (Francine Cockenpot, auteur de plus de 800 chants et musiques véhiculés par les mouvements de jeunesse, notamment le scoutisme [3]) (pour l’écouter, cliquez >> ici << )

{youtube}MoST-CD3_Hk{/youtube}

-face 2:”En passant par la Lorraine” (folklore français) (pour l’écouter, cliquez >> ici << )

{youtube}iD11vv9nlbM{/youtube}

-face 2: “Otoya” (folklore du pays Basque) (pour l’écouter, cliquez >> ici << )

{youtube}NEdVRtlilIk{/youtube}

 

 

[1]: Chœur et Orchestre de Musique en Sorbonne, dossier général 2012, sur www.toccataeurope.eu/

[2]: Histoire de la Chorale – Comment tout a commencé – Prélude et ouverture, par Marcel Gouge, sur michel.brunetti.pagesperso-orange.fr/

[3]: www.fr.scoutwiki.org/Francine_Cockenpot ; www.triofrancinecockenpot.eu/francine.htm

[4]: catalogue.bnf.fr/